08.11.2009
TROP BIEN RASE

Se raser, c'est là sans doute une corvée quotidienne pour les hommes qui préfèrent offrir un visage net, lisse plutôt que poilu ou barbu. C'est aussi le souci de notre ami Mathieu, qui vient d'en rêver. Son rêve l'a surpris et il s'est dit qu'il fallait le regarder avec moi.

Il me raconte :
Circonstances
La veille, dans la matinée, me regardant dans le rétroviseur de ma voiture, j' ai vu dans le verre grossissant que j'étais mal rasé, des poils disgracieux noircissaient ma peau. Cela ne me plaisait absolument pas !

Rêve
Dans mon rêve, je me suis vu alors avec une bande nette, rasée, sans poils. Ca faisait une grande bande blanche sur le cou. C'était comme si les poils avaient été empêchés de pousser. C'était bizarre. Le contraste entre la partie rasée et l'autre était choquant. Ca m'a même révolté.
Je me suis réveillé mal à l'aise. C'est un drôle de rêve !
Je confirme avec enthousiasme :
- Vous avez employé le mot juste. « Drôle », c'est en effet un adjectif qui caractérise très bien le rêve, car il comporte les significations de « étrange » et « spirituel »,
dans le sens où il fait aussi rire ou sourire. Le rêve est rempli d'esprit.
- Je suppose que j'ai rêvé de cette partie du cou rasée blanche parce que la veille je me suis vu mal rasé dans le rétroviseur. C'est sans doute à cause de cette impression que j'ai rêvé de ça la nuit.
- Pas tout à fait, ai-je repris. J'entends souvent cette remarque. On s'imagine que le rêve vient simplement s'amuser à reprendre une expérience de la veille et que tout cela est sans importance. En fait, le rêve choisit certains détails bien précis de votre journée précédente, et ce n'est pas par hasard : cela a une signification qu'il nous faut trouver.
Eh bien, voyons votre rêve :
Interprétation
Dans votre rêve, vous vous voyez sans poils autour du cou. Il nous faut donc d'abord comprendre ce que représentent les poils.
Les poils, c'est quoi, c'est comment ?
- Alors, Mathieu, vous, un homme, dîtes-moi, ces poils sur le visage et le cou, qu'est-ce donc pour vous ?
- Eh bien, les poils à cet endroit là, c'est un attribut de l'homme, ils sont la marque du masculin. Les poils sont une production naturelle sur tout le corps, mais chez un homme ils poussent sur le bas du visage, autour des lèvres, sur les joues, le menton et le cou. Ce sont des fils comme les cheveux. Quand on les rase, ils repoussent constamment et tous les jours il faut de nouveau les faire disparaître.

- Et c'est comment ?
Ils peuvent être plus ou moins longs sur le visage. Ils peuvent enlaidir ou embellir.

Mais quand ils n'ont pas disparu après le rasage, ils dérangent, ils sont tout à fait inesthétiques. De plus ils sont très désagréables au toucher, ils piquent ! Les gens que j' approche n' apprécient pas du tout quand je pique. Cela peut les irriter.

Maintenant je passe au récapitulé et à la grande question :
- Bien. Maintenant, dîtes-moi, un attribut masculin, naturel, que vous produisez chaque jour, qui apparaît autour de vos lèvres, dans le bas du visage, quelque chose de plus ou moins long, qui peut agresser, piquer, à quoi cela vous fait-il penser?
- Qu'est-ce qui chaque jour se produit autour de mes lèvres, sur mon visage, répète Mathieu qui réfléchit ?
Est-ce que ce ne serait pas les paroles que je prononce ?
- Eh bien, faisons les vérifications :
- Est-ce que vos paroles sont une production naturelle ?
- Oui.
- Peuvent-elles être plus ou moins longues ?
- Oui, je peux faire des phrases plus ou moins longues.
- Est-ce vos paroles peuvent piquer, agresser et faire mal aux personnes rencontrées ?
- Ah oui s'exclame Mathieu en riant !
- Est-ce que vous n'aimez pas vous montrer piquant ou agressif ? Vous trouvez que cela prouve un manque de soin, d'égards ?
Mmh ! C'est certain. On n'est pas des sauvages !
Ainsi, tout ce que le rêveur a dit des poils, peut être dit également des paroles. Les vérifications sont concluantes. L'analyse du symbole par la technique de l'interview a donc donné accès à son sens : les poils du visage et du cou, ce sont les paroles que l'homme prononce, les paroles viriles.
Arrêtons-nous un instant sur tout ce qui a été dit et essayons d'en comprendre toutes les implications :
Vous avez dit, Mathieu, que les poils étaient une production naturelle, un attribut masculin. Nous devons donc comprendre qu'il est naturel aussi de produire, de prononcer des paroles qui peuvent être piquantes, agressives et que c'est même un attribut viril.

Je pense nécessaire de souligner cette déduction.
Avec les poils, dont l'homme est doté, le rêve représente toutes les façons de parler où l'on se montre agressif, incisif, caustique, critique, vexant, blessant, provoquant, voire offusquant. C'est là une caractéristique masculine, voulue par la nature. C'est un don fait par la nature à l'homme.

Maintenant que nous savons que les poils symbolisent les paroles plus ou moins agressives, revenons au fait de se raser.
Se raser : c'est quoi, c'est comment ?
C'est une activité tous les matins, qui permet de supprimer, retirer le poil au plus près. La joue devient toute lisse et douce, cela est très agréable.
Je reprends :
Mathieu, dîtes-moi, qu'est-ce que c'est que se raser, cette façon de faire où prenez soin de retirez tout parole agressive ?
- C'est ma volonté quotidienne de me montrer soigné et respectueux dans la façon dont je me présente pour mon entourage et pour moi même.
- Et actuellement, à quoi cela vous fait-il penser ? Où prenez vous soin de ne pas irriter votre entourage par des paroles agressives ? Que se passe-t-il en ce moment ?
- Oh la la la la, s'exclame Mathieu ! En ce moment j'ai un problème incroyable dans l'association où j'interviens comme bénévole depuis des années.
Et Mathieu m'explique :
Cette association distribue de l'aide alimentaire. Il m'a été demandé d'informatiser les données, de les analyser, puis de faire un rapport. Cela m'a demandé un énorme travail.

Or ces données révèlent une mauvaise gestion et des dysfonctionnements graves, en contradiction avec les objectifs définis. Les abus sont répétés depuis longtemps, les ressources humaines et financières sont gâchées de façon lamentable.
Des bénévoles ont pris certaines décisions sans en informer les responsables de l'association : depuis des années, croyant être généreuses, ces personnes distribuent chaque semaine une grande proportion des colis alimentaires, mais c'est toujours aux mêmes bénéficiaires.
Et ça, c'est en désaccord complet avec le règlement de la chartre, qui stipule qu'une personne ne peut recevoir ces colis alimentaires que sur une durée de huit semaines. On s'est aperçu en effet que ce favoritisme donnait lieu à des déviances : par exemple, entre autres, certains bénéficiaires ne sont plus dans la nécessité, d'autres revendent les produits donnés. Et ce favoritisme, pratiqué depuis des années, pourrait très bien être reproché à l'association comme un détournement des aides et subventions officielles, privées comme publiques.
Voilà ce que le rapport a mis en évidence et qui a déchaîné la haine des membres de l'association.
J'ai appris par un tiers que la direction de l'association s'est réunie pour me juger, sans que je sois prévenu, sans m'avoir convoqué pour entretien. Un vote a eu lieu qui m' a condamné et exclu de l'association. Par ailleurs, c'est la directrice de l'association qui a annoncé mon exclusion à ma femme.
La voix de Mathieu s'assombrit d'une indignation contenue. Il poursuit :
- Comment peut-on en arriver à condamner le rapporteur pour avoir fourni les informations que les responsables de l'association lui ont demandées ?

Je m'exclame :
- Oh, je connais bien le problème, c'est la même chose quand on interprète un rêve, on tue le messager parce que le message ne plait pas.
Et qu'avez vous fait ?
- J'ai réclamé des explications, le compte rendu de la réunion ; j'ai écrit à chacun des dirigeants pour demander la clarté dans les relations au sein de l'association et le pourquoi de cette condamnation. Je n'ai reçu aucune réponse.
Je vais enfin rencontrer la Présidente de l'association qui elle aussi a voté ma condamnation.
- Alors, que signifie cette volonté de raser, de supprimer à la racine, radicalement, tout mot blessant, tandis que vous êtes attaqué et condamné de façon inadmissible ?
- Je me trouve en face de personnes qui représentent des références morales publiques au niveau local. Je ne veux pas les attaquer.

- Je comprends la difficulté de votre situation. Voilà une injustice et une humiliation très douloureuses à vivre. Mais, Mathieu, retournons à votre rêve et voyons ce qu'il montre.
Cette bande rasée, sans poils sous le visage, ça faisait une bande blanche.
Mathieu, spontanément, insiste. Visiblement il a été impressionné par l'image du rêve.
- Ecoutez, cette bande blanche m'a choqué, elle contrastait trop avec le reste du visage, avec la couleur de la peau.
- Alors, le blanc, c'est quoi, c'est comment ?
- Le blanc, ça contraste avec le reste, c'est toujours impeccable, c'est pur.
Et le cou ?
- Mathieu, s'il vous plaît, mettez votre main sur votre cou, à l'endroit de cette bande blanche.
Qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
- C'est en haut de la gorge.
- Et qu'est-ce que vous sentez ?
- Je sens les vibrations quand je parle.
Que déduire de cette image ? J'explique à notre rêveur :
Vous êtes animé par une volonté de supprimer toute agressivité à l'égard de ces personnes, qui se sont érigées en tribunal et ont décidé, en dehors de toute légalité, de vous condamner, sans vous donner droit à la défense. Et vous dans tout ça, vous n'avez qu'une volonté, rester impeccable, pur. Vous refusez de prononcer toute critique, toute observation, jugement, reproche, qui pourraient être désagréables ou blessants pour ces gens là.
Mais regardez ce qui se passe alors : vous dîtes que cette bande blanche est bizarre, elle vous choque. Sa présence est donc négative. Si c'était ce que vous vous constatiez dans la réalité, vous comprendriez tout de suite qu'il y a quelque chose d'anormal.
L'image montre que votre organisme a été attaqué à cet endroit là.

Je m'arrête un instant et reprends :
- Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
Mathieu reste silencieux quelques secondes.
- Je me révolte devant cette bande blanche. Ca me révolte qu'on m'interdise d'affirmer tout ce que j'ai mis à jour, de dénoncer les abus, les détournements, les complicités, les lâchetés. C'est absolument anormal.
- Mais Mathieu, qui est ce « on » que vous employez ? Y a-t-il donc quelqu'un d'autre que vous, qui vous rase le cou le matin ?
- Non, en effet,... personne d'autre que moi-même...
- Alors, ce « on »...?
Mathieu soupire.
- Oui, je comprends, c'est moi qui suis trop gentil, trop correct, trop respectueux des autres et en ce moment, ...je vois, c'est ça..., ce blanc...
La voix de Mathieu s'élève, s'affirme ...Avec une émotion vibrante, rebelle et contenue il s'exclame :
- Oui ! Voilà : Je ne veux pas lancer de critiques blessantes, alors, je me mets comme un garrot pour m'empêcher de parler, les paroles restent étranglées dans ma gorge, j'étouffe ce que j'ai à dire.
- Exactement, vous avez très bien compris le sens de votre rêve. Votre blanc, votre souci de paraître impeccable et de plaire vous impose une contrainte insupportable. Vous voulez éviter toute discours désagréable ou blessant, alors que vous dénoncez les abus, le gâchis, les complicités, les lâchetés, ça ne peut pas aller ensemble ! En vous-même, vous avez un conflit entre votre volonté et votre ressenti, et vous vous révoltez contre cette volonté d'être impeccable : vous comprenez qu'une certaine agressivité est inévitable et naturelle. C'est une réaction courageuse et virile.
Le regard de cet homme s'est éclairci. Il m'a dit d'une voix émue :
- Mon rêve est formidable et je vous remercie de votre analyse. Notre entretien me confirme ce que je dois faire, c'est ce que je sentais, mais je n'osais pas. J'ai rendez-vous lundi et je vous donnerai des nouvelles.
Que s'est-il passé ?
Mathieu a rencontré la directrice de l' association, accompagnée de son mari. Il a exprimé son indignation, il a remis en cause un notable. Ecoeuré, il a alors entendu ses interlocuteurs lui prétendre qu'il n'avait jamais été ni exclu, ni condamné. Puis quelques moments après, se contredisant, ils ont déclaré qu'ils s'étaient trompés de décision.
Quel euphémisme ! Grotesque, dérisoire !
Rencontrant la femme de Mathieu dans une réunion, la directrice, devant tout le monde, s'est confondue en compliments à son égard et à celui de son mari...
Quelqu'un a même déclaré :
- Mais ce que Mathieu a dit, ce n'est pas faux !
Conclusion
Le conflit de Mathieu est un conflit intérieur très courant, un conflit entre l'homme civilisé, bien éduqué, trop bien, et l'homme naturel, qui réagit instinctivement, selon ce qu'il ressent, selon l'élan juste qui jaillit de sa nature profonde.
Mathieu est un grand chrétien, il est droit, fidèle dans les petites choses comme dans les grandes ; dans sa vie il aide, il donne, il accepte, il respecte et ...il aime son prochain.... Oui, mais... il ne l'aime pas comme lui même, il l'aime plus que lui même. Et, quand c'est plus que lui-même, alors, l'inconscient n'est plus d'accord.
Alors apparaît un événement, une coïncidence apparemment anodine, où le monde extérieur et le monde intérieur entrent en résonance, où la matière et l'esprit se répondent de façon synchrone. Cette apparente coïncidence s'appelle une synchronicité, comme Jung l'a révélé à l'Occident.

Et voilà que le matin, dans la matière, dans la rue, l'inconscient intervient, et met Mathieu devant son rétroviseur pour lui montrer ses poils disgracieux et déplaisants sur la joue... et alors...qu'est-ce que ça peut vous faire... ?
Et la nuit suivante, dans l'esprit, dans le rêve, l'inconscient lui fait prendre conscience que, dans sa situation actuelle, son attitude respectueuse, sa courtoisie, sa gentillesse sont anormales, inadmissibles, révoltantes. La vie l'a doté d'une arme naturelle et virile pour le protéger, le défendre : ce sont ses poils qu'il ne faut pas trop raser. Il ne doit pas l'oublier. Ce sont là des facultés immunitaires.
Mathieu a suivi l'impulsion de son rêve. Il a été droit et courageux. Il s'est rendu compte alors de la veulerie de ceux qu'il estimait et respectait. Et la situation s'est complètement inversée. C'est lui maintenant qui est reconnu et respecté.

Illustrations
Je remercie les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
Chris.noth.biotherm : http://estheticfactory.fr
Barbu : http://blog.linfographic.com
Rasage : http://i.ehow.com
Rasé : http://www.guim.fr
http://fr.evilox.com
Brad Pitt : http://static1.purepeople.com
Pelade : http://www.drvarlet.fr
Ecrire un rapport : http://www.polyphoto.org
Image Ouest France : http://a31.idata.overblog.com
Synchronicité et Paracelsica : cgjung.net
accusation : sethbarnes.com
14:27 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, poils, raser, agressivité, virilité, critiquer
14.10.2009
GENTILLE...GENTILLE

Business man de cœur, voilà une notion stimulante ! Avoir du cœur, rendre service, aimer son prochain, aider les défavorisés, voilà des comportements moraux reconnus. Même les rêves viennent en souligner l'importance. Mais est-ce toujours valable pour tout le monde ? Qu'en est-il de notre amie, la charmante Christelle ?
Christelle a ouvert un cabinet de consultante depuis quelques temps. Ses clients apprécient ses compétences, son sérieux, et surtout sa grande qualité d'écoute et sa gentillesse.
Cependant, par les temps qui courent, nombreux sont ceux qui, parce qu'ils ont des moyens financiers limités, demandent et obtiennent des réductions. Faire baisser les prix d'un côté, cela est devenu une habitude, et les baisser de l'autre, cela est devenu un geste commercial. Les clients de Christelle ne font pas exception. Christelle elle-même n'a pas de gros moyens, elle a beaucoup de charges comme tout le monde. Ne pas avoir assez d'argent, elle sait ce que sait. Aussi se montre-t-elle très compréhensive et toute prête à aider, quand ses clients lui expliquent leurs difficultés à la payer.

Un matin, elle se réveille interloquée. Elle vient de recevoir un rêve qui l'intrigue et la secoue.
Elle me le raconte.
Rêve
Dans mon rêve, je me trouvais dans une grande salle d'accueil, avec de très nombreuses petites tables, et des chaises autour. Ca et là, on voyait des canapés deux places, et sur toutes les tables on avait posé des bouquets de fleurs. Il y en avait partout.
Quelqu'un est arrivé, un homme que je ne voyais pas bien. En entrant il s'est écrié :
- Mais qu'est-ce que c'est que ces fleurs partout!
Le ton était limite méprisant.
Je me suis réveillée mal à l'aise.
Interprétation
La salle d'accueil, les nombreuses petites tables et chaises
Christelle m'explique que cette salle d'accueil est un lieu de rencontre ; les gens se sont donné rendez-vous, ils viennent échanger, parler de leur vie et puis repartent. Ces images représentent le cadre des différentes consultations que donne Christelle.
Les canapès deux places
Ces canapés, me dit la jeune femme, ce ne sont pas les canapés habituels, où l'on ne voit pas son voisin. Ce sont les canapés Napoléon 3, où l'on est assis aussi côte à côte, mais en position inversée, face à face.
Je cherche à obtenir plus de détails :
- Vous savez comment s'appellent ces canapés ?
- Ah oui, s'exclame Christelle, ce sont des canapés « confident ».
Le terme est éloquent et décrit les moments où la consultante écoute les confidences de ses clientes et clients.

Sur toutes les tables on avait posé des bouquets de fleurs. Il y en avait partout.




Quelqu'un est arrivé...en entrant il s'est exclamé
- Mais qu'est-ce que c'est que ces fleurs partout !?
La réflexion est claire : le rêve n'apprécie pas toutes ces fleurs. Mais voyons ce qu'est une fleur. Christelle va nous le dire :
Une fleur
- C'est une production merveilleuse de la nature, une fleur, c'est toujours agréable, elle réjouit par ses couleurs, sa fraîcheur, son parfum. On en offre pour manifester son amitié, pour faire plaisir. C'est une note de bonheur dans la vie quotidienne.
Je reprends alors cette description et la mets en relation avec les consultations de la jeune femme, puisque c'est le cadre dont parle le rêve :
- Christelle, dîtes moi, quand vous donnez des consultations, qu'est-ce donc qui est agréable et que vous offrez pour manifester votre amitié, faire plaisir ?
- La rêveuse se concentre, et après un court instant de silence elle me répond :
- C'est quand je cherche à faire plaisir aux personnes qui me demandent de leur faire une réduction.

Je procède aux vérifications. Ce que Christelle a dit des fleurs doit pouvoir être dit également des réductions qu'elle accorde à ses clients. Je demande :
- Est-ce qu' une réduction, c'est quelque chose de réjouissant, toujours agréable, ? Est-ce que c'est une note bonheur dans le quotidien ?
Christelle acquiesce.
Quelqu'un arrive.
La rêveuse s'exclame :
- Je ne sais pas qui c'est, c'est un homme qui rayonnait la force, il avait de l'envergure, de la puissance.
Cet homme représente l'aspect du pôle masculin de la jeune femme, une force d'affirmation virile qu'elle n'a pas encore développée en elle et dont elle aurait besoin dans son métier pour prendre de l'envergure. Devant toutes ces fleurs cet homme manifeste du mécontentement et un certain mépris.
Le rêve n'apprécie vraiment pas la façon dont Christelle accepte de faire des réductions. Elle « fait des fleurs » à tout le monde. Mais cela ne convient pas du tout !
Christelle s'est sentie un peu honteuse. Elle, qui se croyait « bien faire » et être une « bonne personne », voilà que le rêve lui reproche sa générosité avec un certain mépris !

Moi même, des années plus tôt, j'avais aussi reçu un rêve similaire qui m'avait laissée confondue, désolée.
A cette époque, j'avais animé un stage d'interprétation des rêves et j'avais « fait des fleurs », baissé mes prix dans l'espoir d'attirer même des personnes en difficultés financières, et de leur faire connaître la valeur des rêves.
Mon rêve
La nuit, le rêve est venu et m'a lancé un violent reproche. J'ai entendu quelqu'un me dire avec colère :
- Mais pourquoi tu brades tes caisses de champagne?


Mon Dieu ! Quelle gifle ! Que j'ai été honteuse !
Je devais comprendre que je devais prendre mon travail avec plus de considération : tout le labeur de l'interprète pour arriver à l'interprétation du rêve est aussi remarquable que celui du vigneron qui, à partir du raisin /symbole, sait produire une boisson de grand prix, appréciée de tous. Ainsi, le rêve me faisait prendre conscience que mes interprétations de rêves offrait une boisson aussi précieuse que du champagne, qui ne se brade pas !

Baisser le prix de mon stage pour offrir à un plus grand nombre l'opportunité de savourer l'interprétation des rêves était donc complètement inconvenant.
Voilà deux exemples de rêves qui protestent contre un sens du service qu'ils jugent excessif et injustifié.
Oui vraiment, à chacun son rêve !
Et chaque fois, mettre son rêve en pratique, que ce travail sur soi est long et difficile, d'autant plus que les reproches de l'entourage ne manquent pas.
Mais préfère-t-on l'avis des gens extérieurs ou celui de son monde intérieur ?

Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
« Conversation confidentielle » du peintre français Renoir, 1841-1919
« Vase bleu » du peintre néerlandais Van Gogh, 1853-1890
« Vase avec fleurs des champs », de van Gogh
Vase avec fleurs : http://photos.jannonce.be
Vase avec fleurs : http://henriette57.h.e.pic.centerblog.net
Vase peint : http://www.benita-loca .com
Vase et fleurs: http://vente.peinture.com
Fleurs violette : http://www.kiosquefleuri.com
Vase en cristal et fleurs : http://www.cosydeco.com
Offrir des fleurs : http://farm3.static.flickr.com
Vase mille fleurs : http://www.muezocollection.com
Caisse de champagne Deutz : http://www.enviedechamp.com
Champagne Bruno Paillard : http://www.lesdomaines-tours.com
Illustration pour le champagne Heidsieck, du peintre tchèque Mucha,1860-1939: http://antiquesandhearts.com
Illustration pour le champagne Moet et Chandon, de Mucha
Illustration pour le champagne, de Mucha, http://img2.allposters.com
Illustration pour le champagne Ruinart : http://imagecache5.art.com
15:05 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, réductions, fleurs, faire une fleur, champagne
27.09.2009
CHERCHE BUSINESS MAN DE COEUR
Les rêves viennent régulièrement nous aider à nous orienter dans la multitude des informations qui nous envahissent de façon permanente dans le monde extérieur. Nous sommes exposés à toutes sortes d'influences exercées par le mode de pensées ambiant, la télévision, les journaux, les livres, les penseurs en vogue, les professeurs, l'entourage. Comment ne pas devenir un mouton ? Comment garder notre autonomie ? Comment nous comporter de façon personnelle et juste dans les situations que la vie nous présente ? C'est là que notre rêve apparaît pour nous montrer « notre vérité » qu'il nous est nécessaire de revoir ou d'apprendre.

Il y a bientôt vingt ans, en 1990, Osman, un rêveur d'origine africaine, entrait dans le monde occidental des affaires et poursuivait un stage de formation professionnelle, dans le but de développer ses connaissances, d'améliorer ses performances et sa compétitivité. Comme Ruben dans mon dernier exposé, il m'avait demandé de lui interpréter le rêve qu'il avait reçu à la fin du stage et l'avait très intrigué.
Rêve
Je me trouve en cours avec les autres participants du stage. Le professeur nous parle et nous donne des conseils. Il nous parle avec assurance, autorité et compétence. Son air est grave, sa voix profonde. Il apparaît très convaincant.

Il nous explique que dans le travail, il s'agit d'être efficace, compétitif, battant, gagnant. Il nous donne en exemple la civilisation américaine, le monde du travail outre-atlantique. C'est un modèle à suivre.

Le cours est fini et je m'en vais. Kamel, un des participants d'origine maghrébine, s'approche de moi en souriant et me propose de m'emmener en voiture pour me déposer chez moi. J'accepte avec satisfaction.
Interprétation
Comme d'habitude j'explore les images du rêve avec la technique de l'interview. Je demande donc au rêveur :
- Pouvez-vous m'expliquer ce qu'est ce modèle américain dans le monde du travail ?
- C'est l'exemple du comportement professionnel fondamental, c'est se battre pour gagner.
- Se battre pour gagner, gagner quoi, dans quel but ?
- Gagner pour dominer et être les plus forts me répond Osman.

Dans la seconde partie du rêve, notre rêveur se trouve en face d'un des participants du cours, Kamel, qui lui propose de le raccompagner chez lui en voiture.
Je poursuis mon enquête avec mes questions
- Pouvez-vous me décrire votre co-stagiaire ?
- C'est un homme agréable, très serviable, qui pendant le stage a réellement transporté plusieurs participants dans sa voiture.

Cet homme d'Afrique du Nord n'a pas la mentalité professionnelle américaine.
Ainsi, le rêve présente deux hommes, deux objectifs, deux attitudes opposées :
D'un côté, le professeur forme les stagiaires dans une perspective matérialiste, il s'agit de gagner des contrats et de l'argent, d'acquérir le prestige d'un business man qui réussit ; il faut se battre pour faire triompher ses intérêts, devenir le plus fort et dominer sur le marché.


Le rêve nous décrit souvent des conflits latents en nous, dont nous n'avons pas bien conscience. Ici, le professeur et Kamel représentent deux facettes, deux attitudes qui s'opposent chez le rêveur et le laissent hésitant, dans une situation problématique.
Quel est le conseil du rêve ?
Comme souvent, le conseil est fourni avec les dernières images du scénario.
Osman accepte avec satisfaction de monter dans la voiture de son collègue qui le ramène chez lui.


Que veut dire l'expression « chez lui » ?
C'est la vraie place du rêveur, son domaine personnel où il dispose de son espace, de ses valeurs propres qui le caractérisent. « Chez moi » symbolise donc l'individualité du rêveur, là où il est lui même, dans son être authentique, sans subir les influences extérieures.
Grâce à Kamel, en suivant son exemple, Osman se retrouvera dans sa réalité propre : garder une attitude d'attention aux besoins des autres, se montrer disponible pour les aider de façon désintéressée, vivre dans un esprit de service au lieu de chercher à exploiter les autres, à les dominer pour en tirer un bénéfice égoïste.
Ainsi ce rêve tout simple vient rappeler au rêveur l'esprit et l'attitude qu'il doit développer sur le moment, alors qu'il est en train de suivre une formation professionnelle. Au lieu de chercher à exploiter les autres dans les affaires pour gagner et mieux réussir, il montrera un comportement personnel et juste en manifestant un esprit de service dans son travail, dans ses rapports avec ses collègues, dans ses échanges professionnels et commerciaux. C'est ainsi, selon le rêve, qu'il développera ses compétences professionnelles.
Et soyons sûr que si Osman se montre trop serviable, nuisant ainsi à ses intérêts personnels, le rêve viendra aussi le prévenir. C'est ce que montre l'expérience. C'est ce que je vous rapporte dans ces pages.
Ce petit rêve d'apparence simpliste laisse songeur quand on pense à la crise actuelle et aux scandales qui éclatent partout, où les managers, depuis des décennies, n'ont eu en vue que la défense d'intérêts matérialistes, oubliant les rapports humains avec les membres de l'entreprise comme avec les clients. Ils ont ignoré que le but d'une entreprise est d'abord de répondre à un besoin, de fournir un service, qui à son tour produira de la richesse, la richesse produite n'étant pas le but mais la récompense, la conséquence.
Remarque
Ah ! direz-vous peut être, quand vous aurez lu mon exposé aujourd'hui, j'avais cru la dernière fois que Mme Riedel était de droite et voilà que maintenant elle a l'air d'une intellectuelle gauchisante !
La remarque vient de m'être faite. Mais c'est confondre le message et le messager. L'interprète de rêves traduit et transmet une information qui convient à un rêveur en particulier. Pourquoi vouloir en faire une généralité ? Ce qui est conseillé à l'un ne l'est pas forcément à l'autre.
Quant à l'interprète de rêves, elle a l'esprit vide de tout préjugé. Les transformations qu'elle a subies pour pouvoir devenir interprète de rêve l'ont rendue capable d'accepter une chose et son contraire. Ce n'est qu'à cette condition qu'elle peut accueillir la vérité de l'autre, quelle qu'elle soit, quel qu'il soit.
Conclusion
Notre point de vue conscient est trop limité, restrictif, systématique et le rôle du rêve est de nous ouvrir les idées, nous élargir l'esprit, pour nous permettre nous adapter plus aisément aux circonstances environnantes.
Nous venons ainsi de voir deux rêves d'Africains au sujet du monde des affaires. A Ruben l'idéaliste, le contemplatif, le rêve offre en modèle le juif américain capitaliste.
Inversement, à Osman, qui admire la puissance de l'homme d'affaires américain, battant et gagnant, il conseille de garder un esprit social, un esprit de service aux autres.
Soulignons que dans les deux rêves, le juif capitaliste américain et le jeune stagiaire maghrébin présentent un point commun : l'attention à l'autre. L'un et l'autre viennent aider, répondre à un besoin et offrir une solution spontanément.
Ces deux rêves ont l'air contradictoires. En fait ils proposent tous les deux la même solution : concilier deux contraires apparemment inconciliables : business et humanité.

Illustrations
Médias : http://s-om.net
Médias : http://www.chocolat-prod.com
Au bureau : http://www.cooperation.refer/ga
Professeur de management : http://annualreport.capgemini.com
Jeune homme maghrébin : Baroud rai : http://www.worldmd;net
Covoiturage :http://www.developpementdurablelejournal.co
Jeune homme africain : Page de Yakou : criticafric.ning.com
Africain : http://clutchmagonline.com
A la maison : http www.post-gazette.com
Aide : c0170351cdn.cloudfiles.r
17:54 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, business, profit, matérialisme, esprit de service
06.09.2009
INITIATION
Les vacances sont terminées, les activités reprennent et c’est le moment où souvent on choisit de suivre une démarche dans l’espoir de s’instruire, se développer, et parvenir à une meilleure connaissance de soi et du monde. « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les dieux » pouvait-on lire déjà il y a 25 siècles au fronton du temple d’Apollon dans la cité oraculaire de Delphes. Pour approfondir leur étude, certains se tournent par exemple vers une école ésotérique ou une autre, et y cherchent un enseignement plus ou moins secret qui les amène à comprendre les mystères de la vie et parvenir ainsi à l’« Initiation ». C’est le cas de Ruben qui est venu me voir il y a plus de 20 ans. Je vous invite à le découvrir.
Ruben est un avocat de Dakar qui cherche sincèrement à vivre en relation avec le divin. Il est un membre actif dans son église, il y tient l’orgue le dimanche. Il poursuit aussi à côté des recherches ésotériques, il voudrait devenir un « Initié ».

Cet espoir lui occupe l’esprit et son rêve, une nuit, vient lui en parler. Le voici :
Rêve : D’un signe de tête il me montre la rue
Je suis dans l’entrée d’un immeuble qui donne sur la rue. Je me tiens debout, devant une porte fermée et j’attends.
J’attends qu’on m’ouvre. Je sais que derrière la porte a lieu la réunion d’une grande assemblée, et que c’est le jour des initiations.
Je sais que le Grand Maître de la loge est derrière cette porte et j’attends qu’on m’ouvre pour me faire participer à la cérémonie où je recevrai à mon tour l’Initiation.

J’attends…, rien ne se passe,… j’attends… et je commence à désespérer. Je me sens rempli de peine, parce que je ne serai pas initié et resterai à l’écart du divin. Je me sens misérable.
Alors la porte s’ouvre et un homme apparaît. Il n’est pas grand, il est costaud, râblé, ventripotent. Il a des cheveux roux, il a retiré son veston et porte un gilet sur sa chemise. Son pouce est passé sous son gilet et il fume un cigare. Il me fait penser à un homme d’affaires, un juif capitaliste américain. Il me regarde avec bonté et me demande ce que je fais là. Je lui explique mon intense désir de recevoir l’initiation, et mon désarroi de ne pas être admis. Il m’écoute avec beaucoup d’intérêt et d’attention et tout d’un coup, il secoue la tête et me dit :
- Eh bien, non, voyez-vous, l’initiation, ce n’est pas là que vous allez la recevoir.
Et d’un signe de la tête il me montre la salle derrière la porte. Non, poursuit-il, l’initiation, c’est là que vous la recevrez, et du mouvement contraire de la tête, il m’indique la rue.
Pendant qu’il me parle avec tant de gentillesse et de sollicitude, je comprends soudain que cet homme, c’est le grand Maître, c’est Dieu.
Je me réveille, bouleversé.
Interprétation
Le début du rêve est très clair. La fin du rêve mérite qu’on l’étudie.
Ruben, dans son désir humble et sincère a réellement rencontré dans son rêve la dimension divine sous une image qui lui est totalement personnelle.
Que penser d’une image divine dans les rêves ?
On ne peut pas affirmer que le divin soit comme l’image du rêve, on ne peut rien dire du divin en mots humains. On peut seulement prendre en considération les images sous lesquelles il se présente, mais on ne peut rien dire de son être, car rien ne garantit que l’image du rêve individuel corresponde à l’être.
L’interprète de rêves ne fait pas de métaphysique. Il étudie des faits concrets, réels : les rêves, expériences quotidiennes objectives, qui ont lieu par milliards toutes les nuits. L’interprète a pour objet une recherche qui se veut scientifique. Il constate et étudie les faits, il est empirique et n’en déduit aucune idée sur la nature des réalités ultimes, inaccessibles à l’humain.
Dans ces limites et à partir de là, il peut étudier, analyser l’image divine telle qu’elle se présente et en faire des déductions qui ne sont valables que pour le rêveur, précisons le bien encore une fois.
Analysons maintenant cette image du divin :
Un juif capitaliste
Le juif
Déjà un siècle avant J.-C. le célèbre avocat Cicéron, parlant des Juifs à Rome, admire leur esprit d’entreprise. Le juif a également la réputation d’être âpre au gain et près de ses intérêts. Il sait manier l’argent, le faire fructifier et produire de la richesse. Le peuple juif est un peuple « aurifère » et proscrit. (Victor Hugo)
Le capitaliste
Se basant sur la propriété privée des moyens de production et la liberté du commerce, il a pour but de maximiser les profits et d’accumuler des biens.
Un homme d’affaires américain
Comme le Juif, l’Américain a la réputation d’avoir le sens des affaires. Sa priorité est de créer de l’argent et d’en gagner en faisant des bénéfices. Il n’est pas taxé pour ses signes extérieurs de richesse, sa prospérité n’est pas montrée du doigt. Il jouit de la vie et de son argent, se paie des plaisirs coûteux, vit dans un luxe qu’il n’a pas peur d’étaler.

L’apparence et la tenue de cet homme
Tous les détails soulignent combien cet homme est décontracté, il ne se soucie pas d’être élégant, il a retiré son veston pour être à l’aise.
Il est ventripotent
Il ne cache pas son ventre sous son veston, il se montre tel qu’il est, sans artifices, il mange à son gré et ne se soucie pas de plaire en gardant la ligne.

Cette image du divin présente tout ce qui est souvent assez mal vu par les Français, marqués par les mouvements chrétiens et socialistes qui prônent le détachement personnel des richesses et des plaisirs matériels, désapprouvent le business pour la recherche de l’argent et du bénéfice, la vie dans le luxe et la décontraction.
Voilà donc une image très paradoxale du divin par rapport à l’optique traditionnelle ! Pourtant, ce n’est pas la première fois que nous rencontrons une image semblable dans les rêves : je l’ai exposée le 30 mars 08 dans le texte : « Il est un rêve étrange et débonnaire… » Ce rêve aussi, en 1930, présentait Dieu sous les traits d’un homme d’affaires américain, très tourné, comme notre avocat, vers l’ésotérisme. Dieu lui reprochait sa paresse dans son business.
Le divin homme d’affaires montre la rue comme lieu d’initiation
La rue
La rue est un lieu où chacun va et vient. La rue est un lieu de passage pour tout le monde. C’est là que se trouvent tous les magasins où l’on peut acheter ce dont on a besoin. La rue, avec ses commerces, est l’endroit des échanges par l’argent, les uns en dépensent et les autres en gagnent. C’est là que fleurit l’esprit d’entreprise capitaliste. La rue représente donc le monde extérieur, où l’on gagne et où l’on paie, ce quotidien banal qui fournit, dans les échanges et les affaires, tout le nécessaire pour vivre.

Ainsi dans ce rêve apparaît un renversement des valeurs fréquemment admises dans notre société. L’argent et les bénéfices ne sont pas condamnés, le monde des activités terrestres et des affaires a sa place dans la vie quotidienne et même, c’est justement ce niveau là qui mène à l’initiation, à la compréhension de la réalité et des lois mystérieuses de la terre.
Quel est le sens de ce rêve ?
Cet avocat voudrait faire partie d’une société d’hommes avec des traditions, des règles, des ordres, des savoirs, des connaissances secrètes, des exercices de contemplation, qui devraient le conduire à l’initiation. Mais non. L’initiation ne s’obtient pas ainsi selon le rêve. Le rêve invite au contraire le rêveur à se détourner de ses recherches ésotériques pour s’ouvrir à la réalité quotidienne, se plonger dans l’expérience humaine sous ses formes les plus communes : s’investir plus activement dans son métier, dans le tourbillon des affaires, oser gagner de l’argent par son travail ; entrer dans le flot de la vie avec tous ses changements ; accepter de vivre ses émotions, assumer les nécessités et les contraintes terrestres, sans chercher à s’en échapper dans des démarches mentales qui prétendent initier aux mystères de la vie.
Il est question pour cet homme de vérifier et corriger ses points de vue et sa façon de vivre, de redonner à la vie quotidienne la place prépondérante.
Pourquoi cet avocat a-t-il reçu cette image du divin ?
On peut se demander pourquoi le rêve choisit de présenter le divin à cet avocat sous cette image d’homme d’affaires. Sans doute est-ce parce que cet homme est de type intellectuel et contemplatif. Il vit au niveau des idées et du mental. Comme beaucoup, il confond réflexions et connaissances intellectuelles avec vie spirituelle. Le rêve vient alors compenser sa vision trop restrictive de la vie en lui montrant l’image de ce Dieu qui présente « toutes les tares », un homme d’affaires juif capitaliste américain, qui l’invite à descendre dans la rue.
Mais ce divin homme d’affaires possède également d’autres caractéristiques : Il s’intéresse personnellement à cet homme dont nul ne s’occupe, il s’est déplacé pour venir lui parler, il est bon, attentif et rempli de sollicitude. Le rêve souligne ainsi que l’on pourrait peut être bien être juif capitaliste américain, sans pour autant être dénué de qualité de cœur. On peut faire de l’argent tout en tenant compte de son entourage. Le business et l’humanité ne sont pas inconciliables.
Le rêve présente ainsi l’image paradoxale d’un homme qui a réussi à concilier des contraires.
Et c’est devant l’attitude si humaine de cet homme que le rêveur prend tout d’un coup conscience que c’est le Grand Maître qui est là devant lui, c’est Dieu.
Conclusion
Comme cela se produit chaque nuit pour tout le monde, c’est la dimension divine qui vient parler personnellement au rêveur. Ici elle se manifeste de façon directe. Elle révèle à Ruben une vérité que personne ne lui a jamais dite, qui lui semble presque invraisemblable. La véritable initiation s’accomplit dans les expériences de la vie terrestre, banale, matérielle, car c’est là que l’on se trouve amené à donner une forme à une idée, à la réaliser dans la matière, c’est là, dans la vie quotidienne, que s’accomplit l’incarnation de l’Esprit.
Je revois Ruben après l’interprétation de son rêve, il m’a remerciée et m’a fait l’un des compliments qui m’a le plus touchée dans ma carrière d’interprète.
Il m’a regardée et m’a dit :
- Madame, vous parlez comme nos marabouts.
La prochaine fois, je vous raconterai le rêve d’un autre Africain, qui, lui, suit un stage de formation commerciale. Là encore, il sera question du gagnant américain.
En attendant, chers blogueuses et blogueurs, je vous souhaite une joyeuse reprise de vos activités dans votre vie quotidienne.
Illustrations
Je remercie les photographes dont les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Initiation
Andy Garcia fume le cigare.
Bouddha ventripotent :http.blog.uniterre.com
Capitaliste ventripotent : http://www.nanarland.com
10:21 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, divin dans les rêves, initiation, juif, capitaliste, américain, rue
10.08.2009
UN RÊVE PROPHETIQUE SUR 2012 ?
Fin du monde en 2012 ?

2012, tout le monde en parle. Tout le monde prévoit la catastrophe planétaire. Qu'en penser ?
Conjonction néfaste des planètes, comme l'établissent aujourd'hui les astrologues ; renversement des pôles, comme l'a vu le clairvoyant Edgar Cayce au siècle dernier ; funeste prophétie de la Vierge Marie apparue à la Salette en 1846, qui annonça en pleurant les derniers temps. Nostradamus, lui, il y a cinq siècles, a, dit-on, dévoilé la fin du monde pour nos jours ; avant lui il y a bientôt 2000 ans, St Jean l'apôtre, inspiré sur l'île de Patmos en Asie Mineure, l'a prédit dans son Apocalypse, le dernier livre de la Bible. Et même, bien avant encore, les Mayas, en Amérique du Sud, ont calculé cette fin du monde dans leur calendrier, qui s'arrête justement en 2012. Les uns ont peur, les autres sont curieux, mais chacun se demande si dans trois ans les pôles terrestres vont s'inverser, une comète faire éclater la planète, une bombe atomique anéantir notre monde, un cataclysme monstrueux détruire l'humanité.



Et maintenant, voilà que les rêves en parlent aussi !
Fichtre !
Quand ils en parlent, faut- il alors les considérer comme des prophéties de portée générale ou faut-il les interpréter au niveau symbolique, les limitant ainsi à une portée individuelle ?
La question est de taille et mérite qu'on s'y arrête.
Voyons donc.
Marina vient de recevoir à ce sujet un rêve qui semble bien prémonitoire. Intriguée, inquiète, elle me le confie.
Le voici :

Rêve :
Dans mon rêve, je me trouvais avec une astrologue. Elle me disait qu'en 2012 un missile allait détruire le monde. C'était un missile envoyé par les Coréens du Nord.
Je me disais avec philosophie que cela entraînerait un renouveau, mais j'étais très angoissée quand même.
Le rêve est apparemment très clair. Faut-il alors le prendre au sens propre concret ? Annonce-t-il réellement lui aussi la catastrophe finale dans le monde extérieur causée par une guerre avec la Corée du Nord?
Tout interprète vraiment professionnel sait qu'un rêve doit être examiné au niveau extérieur et intérieur, au niveau objectif et subjectif. L'interprète sérieux se gardera de se prononcer d'emblée et examinera toujours le rêve aux deux niveaux.
Au niveau extérieur.
Si le sens du rêve est à prendre au sens propre et non symbolique, je n'ai rien à traduire. Il me reste alors à annoncer honnêtement ce rêve sur mon blog comme une prophétie. Mais avant de choisir cette première interprétation directe et facile, cette interprétation pour « les nuls », il est indispensable de procéder méthodiquement à l'analyse au niveau intérieur.
Au niveau intérieur
Pour ceal il faut :
1)étudier les images les unes après les autres et examiner si elles pourraient avoir un sens symbolique individuel.
2) vérifier rigoureusement que l'interprétation de chaque image correspond bien de façon cohérente au vécu de la rêveuse.
C'est ce que j'ai expliqué avec l'image du garçon dans mon étude précédente du rêve de Miki.
3) Si cette cohérence ne peut pas être établie, c'est que cette deuxième interprétation au niveau symbolique ne convient pas. Alors, et alors seulement, on pourra adopter l'interprétation au sens propre.
Cela exige en priorité un travail d'analyse auquel nous allons nous soumettre.
Interprétation symbolique au niveau intérieur
Examinons maintenant les différents symboles.
Une astrologue
Pour Marina, l'astrologue s'occupe de prévoir la vie des humains sur la terre. Elle considère que le mouvement des planètes dans le cosmos exerce une influence de façon signifiante sur notre planète. En examinant les planètes, elle peut donc déduire et dater les événements qui vont avoir lieu au niveau collectif ou individuel.

L'astrologue désigne donc en Marina une faculté intérieure personnelle, qui procède à des analyses de données actuelles. Ces analyses conduisent à des déductions et des prévisions utiles pour établir des pronostics et savoir comment s'orienter dans la vie.
Quelle est donc cette faculté en Marina ? Que symbolise l'astrologue ?
Après un instant de réflexion, Marina considère que cette astrologue avec ses facultés désigne le rêve, qui à partir des événements d'une vie est capable d'en prévoir la suite. L'inconscient a en effet la connaissance des lois naturelles et universelles.
Et que représentent alors la terre et les planètes au niveau symbolique ?
- La terre, me dit la jeune femme, c'est là où je vis, le monde qui m'entoure.
- Elle est comment la terre ?
- Elle est belle, mais elle souffre, les humains sont en train de l'abîmer.

Je demande alors :
- Marina, à quoi cela vous fait-il penser en ce moment, à l'intérieur de vous, ce monde si beau qui souffre ?
La jeune femme me regarde et me répond : à l'intérieur de moi ? C'est moi qui souffre en ce moment, dans mon être, dans mon corps, mon ami vient de me quitter.

Je poursuis mon enquête :
- Et les planètes, qu'est-ce que c'est ?
- Ce sont des corps qui font partie du système solaire, elles portent des noms des dieux antiques, on peut les voir la nuit. Et Marina poursuit immédiatement :
Oui, j'ai compris : à l'intérieur de moi, les planètes, ce sont les corps, les êtres qui vivent dans mon espace et exercent une influence dans ma vie. Celles qui portent des noms des dieux, Mercure, Mars, Jupiter, Saturne, Neptune, Pluton, ce sont les hommes que j'ai pu voir la nuit ; Vénus, c'est l'amour, et je suis la Terre, le microcosme dans le macrocosme.

Il nous faut maintenant récapituler et donner le sens :
- L'astrologue serait donc en vous l'inconscient. En ce moment, où vous souffrez parce que votre ami vous a quittée, l'inconscient vient vous aider et vous donne une consultation dans votre rêve. Il possède la faculté de prospection, il sait établir l'avenir en fonction des mouvements des hommes dans votre environnement. Il vient vous prévenir d'une catastrophe prochaine. Cette interprétation vous convient-elle ?
Marine acquiesce et s'exclame :
- Eh bien ! Les prévisions ne sont guère réjouissantes !
Regardons la suite :
2012
- 2012, c'est dans trois ans, me dit Marina. Ce serait la fin du monde, c'est quelque chose de terrible que tout le monde redoute.
Et sans attendre mon récapitulé et mes questions, elle déduit elle-même logiquement :
Ce serait donc la fin de ma vie actuelle, de cette vie où les hommes, comme des planètes, apparaissent et disparaissent, me laissant dans la souffrance.

- Oui, vous avez beau dire avec philosophie dans votre rêve qu'après ce sera un nouveau monde, l'événement est quand même une catastrophe totale dans votre vie personnelle. Ce n'est pas à prendre à la légère.
Regardons très précisément votre rêve. Que vous annonce l'astrologue ?
La terre sera détruite par un missile coréen.
Un missile
- C'est une arme d'attaque ou de défense, m'explique la rêveuse, elle est destinée à anéantir l'ennemi. On l'envoie par voie aérienne. Ses retombées sont terrifiantes, elles anéantissent tout.

- Marina, cette arme est envoyée par les airs, elle se situe donc au niveau de la pensée, elle représente des arguments de défense terrifiants, qui détruisent votre terre, la vie de votre corps de femme. Est-ce que cela vous fait penser à quelque chose, en ce moment de rupture avec votre ami ?
- Oh la la ! Oui ! Quand j'ai rencontré Yvan, je lui ai mis tout de suite les points sur les i. Il a douze ans de moins que moi. J'ai mon enfant, mais lui ne l'accepte pas. Je veux bien d'une relation amoureuse pour savourer des moments ensemble, sans faire de prévisions ni de projets, sans parler de lendemain, mais rien de plus. Je ne lui offre rien pour construire une vie ensemble. Je crois que ce sont là ces arguments, les missiles avec lesquels je ai attaqué Yvan d'emblée, pour ne rien construire de définitif avec lui ou un autre.
Le rêve vous donne une précision avec les Coréens. Qui sont-ils ?
Les Coréens
- La Corée du Nord est en ce moment soumise à une dictature folle, explique Marina. Les dirigeants ont le goût du pouvoir et de la toute puissance. Ils interdisent toute intrusion dans leur pays, les gens vivent enfermés et dans la misère.

- Marina, vous entendez ce que vous dîtes ? Vous voyez ce que vous vous imposez ? Vous voyez le dictateur en vous ? Vous vous interdisez tout contact avec le monde extérieur, vous avez peur d'être envahie, vous vivez enfermée, bloquée, parce que vous voulez tout dominer. Vous avez peur d'avoir à tenir compte des autres dans votre territoire. Conséquence ? Vous ne pourrez jamais construire quoi que ce soit avec l'intrus qu'est un homme dans la vie d'une femme, cet éventuel ennemi qui peut aussi devenir un ami.
- Oui, je comprends, dit la rêveuse. Je menace ma vie de femme par des arguments arbitraires et destructeurs qui dissuadent les hommes autour de moi, et qui anéantissent toute tentative de relation amoureuse.
Et j'ajoute :
- Vous voyez très bien ce qui se passe, et si vous continuez comme ça, dans 3 ans, ce sera 2012, ce sera la fin de votre vie de femme, vous détruirez complètement votre terre, votre corps, votre vie amoureuse.

Pour avoir un rêve pareil, il est urgentissime que vous changiez votre façon de vivre, il vous faut reconsidérer votre rapport avec l'homme, votre conception des relations amoureuses.
- Je m'en rends compte, soupira Marina. J'ai dépassé la quarantaine, j'ai besoin maintenant d'une relation où je m'engage, où je fasse sa place à l'homme, pas seulement pour le lit. Je dois apprendre à ne plus vouloir dominer, à accepter que la relation ne soit pas exactement comme je la veux, même si j'en souffre ; c'est vrai, je comprends que j'ai à faire des concessions, apprendre à me montrer conciliante pour construire un lien avec un homme.

Que dire à Marina en conclusion ?
- Vous avez reçu là un rêve qui est une grave alerte pour votre vie personnelle. Il s'agit là d'un scénario catastrophe. C'est à dire que si vous continuez à vous comportez comme vous le faites, vous allez détruire votre vie de femme d'ici peu. Mais ce n'est là qu'une perspective éventuelle. Il n'appartient qu'à vous d'en changer les conditions.
Conclusion
2012. Ce rêve annonce-t-il la fin du monde, la fin de l'humanité ? Non. Le rêve de Marina utilise cette image du monde extérieur pour représenter une situation intérieure et faire prendre conscience à la jeune femme du danger qu'elle court avec sa volonté de dominer sa vie selon ses idées tyranniques .
C'est là, amis blogueuses et blogueurs ce qu'il convient de retenir d'un scénario catastrophe. Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les tsunami, les bombardements, les avions qui se crashent dans vos rêves, les explosions atomiques ne sont pas prémonitoires au sens usuel.

Si vous recevez ce genre de rêve, eh bien, il faut vous résoudre à accepter que vous n'êtes ni voyant, ni médium et votre rêve ne vous charge pas d'une prophétie pour l'humanité.
De façon fréquente, le rêve de bouleversement total ne parle pas d'un fléau général, qui s'abattrait sur les humains. Ce rêve est individuel et vous concerne vous en priorité. Il vous prévient qu'un événement désastreux peut surgir dans votre vie, si vous n'y prenez point garde. C'est le rôle du rêve que d'aider le rêveur à prendre conscience de sa situation alarmante et de modifier son comportement en conséquence. C'est là un fait est de notoriété millénaire, même si notre mentalité l'a oublié ou ne veut pas le savoir.
Ouverture
Je vous invite maintenant à vous poser une question :
Y aurait-il un rapport entre le monde extérieur et le monde intérieur, le monde conscient masculin et le monde inconscient féminin ? La qualité de notre environnement terrestre serait-elle en relation avec celle de notre vie intérieure, que les alchimistes appelaient « notre terre intérieure », dont l'autre nom encore est l'inconscient ? Notre terre extérieure serait-elle malade parce que notre terre intérieure, notre inconscient est maltraité ? Il faut bien comprendre qu'en ce qui concerne l'inconscient, il s'agit là de l'autre partie de notre vie, de la moitié ignorée, méprisée ou exploitée. Cela peut-il se faire indûment, sans conséquence sur la terre extérieure ?

Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog :
Edgar Cayce
Notre dame de la salette : http://www.apotresdelapaix.net
Nostradamus : http://www.salondeprovence.com
St Jean écrivant l'Apocalypse, illustration de Gustave Doré, 19 siècle, http://images-blog-24.com
Dieu Maya : http://blufiles.storages.live.com
Terre malade
Terre en feu
Missile :exdisciplesleblog
Missile sur Paris : http://accel10.mettre.put-idata.overblog.com
Fin du monde : http://www.unificationfrance.com
Camp : //wwww.filmsdocumentaires.com
Camp : http://lucileleb.com
Dansons sous la pluie : œuvre de Jack Vettriano, www.allposters.fr
11:23 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, rêve prophétique, 2012, sens symbolique individuel
24.07.2009
UN ANCIEN COPAIN
La vie m'a donné l'occasion dernièrement d'interpréter un rêve tout simple, et je vous laisse découvrir ce qu'il en est ressorti.
J'ai été invitée il y a deux mois au mariage de Jean, un de mes neveux, qui travaille à Hong Kong. C'est là qu'il a rencontré sa femme, une Chinoise française qui a grandi à Paris. Le mariage donnait à toute la famille et la belle-famille le bonheur de se retrouver, avec de nombreux petits enfants. C'était aussi la joyeuse occasion de rencontrer des étrangers, car les invités étaient très cosmopolites.
Le cocktail avait lieu dans un parc superbe et nous étions tout à la joie de bavarder les uns avec les autres.

Je suis allée prendre des nouvelles d'un ami américain Paul, qui vit en France, et que je n'avais pas vu depuis longtemps. Il était entouré d'étrangers, il y avait un Chinois, le frère de la mariée, un Irlandais avec une jolie Française, deux Japonaises charmantes. Tout le monde parlait en anglais.


Paul m'accueille gentiment :
-Hello ! Christiane, je vous ai vue l'an dernier à la télévision sur M6 à l'émission du Morning. C'était très bien, vous vous êtes bien défendue.
- Vous êtes passée à la télévision, me demande poliment l'Irlandais. C'était à quel sujet ?
- Christiane est une passionnée des rêves, explique Paul, elle interprète les rêves.
- Oh ! Really ! How interesting ! s'exclame Miki, une des jeunes femmes japonaises.
Et naturellement la conversation s'engage à ce sujet et je me retrouve bientôt bombardée de questions.
- Vous croyez que les rêves prémonitoires existent ?
- Est-ce que vous pouvez interpréter tous les rêves ?
- Comment faîtes-vous pour interpréter les rêves, me demande Miki ?
Me voilà un peu embarrassée : comment répondre à une telle question ?
- Ecoutez, lui dis-je, le plus simple est de regarder un rêve avec vous. Avez vous reçu un rêve dernièrement ?
- Je rêve rarement me déclare Miki, mais il y a quelques jours j'ai eu un rêve très court.
- Vous voulez bien nous le raconter, propose Paul avec intérêt ?

- Oh ! c'était juste une image : je voyais un ancien copain.
Je cherche à obtenir un peu plus de détails quand même et m'enquiers :
- C'est tout ? Il n'y avait rien d'autre dans le rêve ?
- Non, c'est tout, il était juste là.
Le petit groupe m'attend, curieux de ma prestation.
Je pense en moi-même : « Voilà vraiment un rêve sur mesure. J'ai peu de temps pour parler, mais ce ne sera pas compliqué d'expliquer brièvement la technique de l'interview. » Je reprend alors :
- Vous voyez, quand vous avez un personnage dans un rêve, il faut toujours vous poser deux questions à son sujet.
La première question, c'est : « Qui est-ce ? ».
Alors, dîtes-nous, qui est cet ancien copain ?
- C'est un garçon que j'ai rencontré autrefois mais ça fait longtemps que je ne l'ai plus vu. Je ne sais pas ce qu'il est devenu.
Je continue.
- La deuxième question à poser, c'est : « Comment est cette personne ? »
Je demande donc à Miki :
- Comment était ce copain, qu'est ce qui le caractérisait à vos yeux, quand vous le rencontriez ?
- Il y avait une chose qui me gênait beaucoup en lui, me répondit immédiatement la jeune femme : il était incapable de prendre une décision. Il ne savait pas ce qu'il voulait.
Je poursuis mes questions :
- Et comment est-ce qu'il faisait ses choix finalement ?
- Ce qui m'agaçait chez lui, c'est qu'il faisait toujours les choses pour avoir l'air bien, même s'il n'en avait pas envie.

Me voilà donc renseignée.
A moi maintenant de reprendre cette description et de la renvoyer en miroir à la rêveuse. Je ne sais pas où je « mets les pieds », mais je ne m'inquiète pas. J'ai trop vu combien les rêves étaient secourables.
J'explique alors à la jeune japonaise :
- Miki, la plupart du temps, les personnages de nos rêves sont des facettes de nous-mêmes.
L'homme, en général, chez une rêveuse, c'est son côté masculin, qui s'affirme dans le monde extérieur. Ainsi, cet ancien copain représente une façon que vous avez de vous manifester dans le monde extérieur, par exemple dans votre métier, ou dans votre vie quotidienne, quand vous pensez, organisez, créez, construisez.
D'après ce que vous racontez, cet ancien copain a du mal à faire ses choix.
Maintenant, dîtes-nous : quand vous avez fait ce rêve, il y a quelques jours, est-ce que vous étiez dans l'hésitation ? Est- ce que vous aviez à ce moment là des difficultés à savoir ce que vous voulez ? Est-ce que vous aviez une décision à prendre que vous n'arriviez pas à prendre ?
Miki sursaute et me regarde. Elle a pâli.
- Mais comment savez-vous ?
La jolie japonaise a l'air foudroyée. Elle balbutie :
- Ah ! C'est exactement ça !
Intrigués, nous attendons ses explications.
- Je travaille dans une banque et j'ai été placée ces derniers temps dans un autre service, avec un autre patron. J'ai des problèmes avec lui et le nouveau travail que je fais ne me plait pas. Je voudrais faire autre chose.

Mon patron ne comprend pas que je veuille changer. Et moi, je ne sais plus ce que je dois faire. Je n'arrive pas à me décider.
Il me semble nécessaire de donner quelques explications à la rêveuse.
- Vous vivez là une expérience qui est très courante, c'est la difficulté de choisir. C'est même une expérience universelle et cruciale.
Mais regardez ce que vous avez dit de votre ancien copain : ce qui vous agace chez lui, c'est qu'il fait ses choix en fonction de ce que les autres vont en dire, il veut avoir l'air bien, il ne fait donc pas ce dont il a envie, il tient compte avant tout du regard, du jugement extérieur. Il ne se respecte pas.
- Il n'est pas libre, dit le bel Irlandais.
- Exactement.
- Alors, que signifie ce rêve, demande l'amie de Miki avec un ravissant sourire ?

J'essaie d'être le plus clair possible :
- Miki, si votre ancien copain apparaît en ce moment dans votre rêve, c'est que vous êtes en train d'adopter un comportement COMME le sien : vous hésitez et êtes tentée de faire COMME lui, de choisir une solution en fonction du regard des autres. D'après votre description, votre ancien copain apparaît de façon négative. Il vous agace, ce qu'il fait ne vous plait pas. Votre rêve vous montre ainsi par là que vous n'avez aucun intérêt à adopter le même genre de comportement. Il vous invite à être authentique, à choisir en fonction de vous-même, à faire ce dont vous avez envie, même si votre entourage a un autre point de vue.
- Mais c'est très difficile, s'exclame vivement la jolie Française !
- Vous avez raison et on n'y arrive pas du jour au lendemain.
Miki me regarde, elle a l'air bouleversée.
- Christiane, ce que vous me dîtes me touche profondément.
Grâce à ce rêve, grâce à vos explications, je viens de réaliser quelque chose : ce nouveau job, ce nouveau patron, ne sont-ils pas l'occasion que la vie me fournit simplement pour que je prenne conscience que ce travail n'est pas celui que je veux faire ? Je suis alors amenée à me poser la question : Mais alors, qu'est-ce donc ce que tu veux vraiment faire ?
Voilà ce à quoi il me faut réfléchir maintenant.
Miki me regarde et prend ma main entre les siennes :
- Vous savez, je vais me souvenir de notre échange. Je n'aurais jamais cru qu'un rêve puisse avoir cette dimension, je n'imaginais pas qu'un rêve puisse être aussi précieux. Je sais ce que j'ai à faire maintenant à mon retour. Merci, merci beaucoup.
Le soir tombait, il commençait à faire un peu frais, le maître d'hôtel nous invita à rentrer pour passer à table.

Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
Cocktail : hrttp://château-aventuriers.com
Champagne : cocktail à la La Tour Vaucros
Paul Newman
Banquet : http://www.mariage-wallonie.be
Jeune chinois :http://photo-media.hanmail-net
Japonaise :www.coliposte-net
Jeune homme : http:/ :img15.imageshack.us
Jeune homme : vera26.livejournal.com
Irlandais : Acteur John Lucas : sondage-mecs.skyrock.com
Japonaise souriante : www. pbase.com
Banque chinoise : http:/ :www.beijingdaily.com
Banquier chinois : htp://www.blomberg.com
Miki, photographiée par Chrisitane Riedel
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06.07.2009
LA TRAHISON DE ST JEROME
Saint Jérôme (340-420) est connu comme un des docteurs de l'Eglise et son œuvre exerça une influence immense. Il fit beaucoup pour populariser le mouvement monastique et l'ascétisme, et surtout, le cadeau monumental qu'il fit à l'Eglise fut de traduire en latin la Bible écrite alors en hébreu et en grec. Cette Bible en latin fut appelée la Vulgate, ce qui veut dire « version répandue ».

Jérôme naquit dans une riche famille chrétienne. Il fit de solides études à Rome, était très épris de culture classique et connaissait tous les grands écrivains latins dont il s'était constitué une magnifique bibliothèque. Il avait en fait recopié lui même tous les textes à la main. Il commença une carrière littéraire et forma avec ses amis un groupe qui s'orientait vers la vie chrétienne monastique.

Cet intellectuel se trouvait entre deux cultures, la culture latine et la culture chrétienne. Mais il manifestait un enthousiasme incontestable pour les poètes, les philosophes et les orateurs latins, il vouait en particulier une admiration sans bornes au célèbre avocat romain, l'écrivain Cicéron.
En revanche, la Bible lui paraissait un livre brutal et grossier en comparaison du raffinement intellectuel de la prestigieuse culture latine. Ce fut alors que sa vie fut totalement bouleversée par un rêve. A cette époque, il se trouvait à Antioche où, au cours d'une maladie où il faillit mourir, il reçut un rêve terrible qu'il raconta dans une de ses lettres.
Le voici :
Rêve
« Je fus soudain emporté en esprit et traîné devant le trône du jugement du Juge.

Et là, la lumière était si brillante, ceux qui se tenaient à l'entour étaient si radieux que je me jetai à terre sans pouvoir regarder.
On me demanda qui j'étais et je répondis :
«Je suis chrétien ». Mais celui qui présidait répliqua :
«Tu mens, tu es un disciple de Cicéron et non du Christ. Car là où est ton trésor, là se trouve aussi ton cœur. »
Sur l'instant je devins muet. Il ordonna que je sois fouetté,
et, en recevant les coups de fouet, je fus torturé plus terriblement encore par le feu de la conscience. Je pensai en moi même à la parole : « Qui va me faire grâce quand je suis au fond de la tombe ? »
« Aie pitié de moi, ô Seigneur, aie pitié de moi à cause de ma jeunesse. »
Mes cris se firent entendre même à travers les coups de fouet. A la fin, tous ceux qui se trouvaient là tombèrent à genoux devant Celui qui présidait et Le supplièrent d'avoir pitié de ma jeunesse et de me donner encore du temps pour me repentir de mes erreurs. Ils insistèrent en disant qu'Il pourrait m'infliger un supplice si jamais je me remettais à lire les œuvres des païens. J'en fis donc le serment et j'invoquai son nom par ces mots : « Seigneur, ce serait te renier, si jamais je me trouvais de nouveau en possession de livres de ce monde, ou si jamais j'en lisais. » Je fus congédié après avoir fait ce serment,
je retournai dans le monde d'en haut, et, à la surprise générale, quand j'ouvris les yeux, ils étaient si rempli de larmes que même les plus incrédules furent convaincus de ma détresse...
Je professe que mes épaules étaient devenues bleu - noir, que je sentis les coups encore longtemps après mon réveil et que depuis lors j'ai lu les livres de Dieu avec plus de zèle que je n'en avais mis pour lire les livres des hommes. »
Peu après, Jérôme se rendit au désert en ermite puis poursuivit sa vie dans l'étude. Il connaissait le grec, il apprit l'hébreu et se lança alors dans l'énorme travail qui fut de traduire la Bible en latin.

Et c'est dans plusieurs de ses traductions qu'on se demande si la terrible expérience de son rêve ne l'aurait pas influencé.
Regardons en effet deux exemples :
Dans le livre du Lévitique on peut lire dans le texte hébreu au chapitre 19, verset 26 l'ordre suivant :
« Vous ne mangerez rien avec du sang, vous n'observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. »
Jérôme a traduit : « Vous ne mangerez rien avec le sang. Vous ne consulterez point les augures, et vous n'observerez pas les rêves. »
Où est-il question des rêves dans le texte original ? Jérôme les a introduits, alors que rien ne le justifie.
Au livre du Deutéronome, chapitre 18, verset 10, on lit dans le texte hébreu :
« Qu'on ne trouve chez toi personne pour consulter les oracles, pratiquer l'incantation, la divination, les enchantements et les charmes, interroger les revenants et les esprits ou consulter les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel. »


Jérôme a traduit là encore : « ...Qu'il ne se trouve personne qui interroge des devins, et qui observe les songes et les augures, ni qui use de maléfices, ni qui soit enchanteur, ni qui consulte ceux qui consultent les esprits de pythons et les devins ou qui demandent aux morts la vérité. »
Dans ce passage aussi, le traducteur falsifie le texte d'origine comme dans le livre du Lévitique, et l'expression : consulter les oracles est traduite par : observer les songes et les augures.
Ainsi, quand, de son côté, l'écrivain biblique condamne les pratiques de nécromancie et de magie noire, Saint Jérôme, lui, fait l'amalgame avec l'interprétation des rêves, l'introduit dans le texte alors qu'il n'en est nullement question. Cette traduction fausse jette ainsi sur les rêves une condamnation qui entraîne leur rejet.
Cette falsification n'a pas eu lieu dans les traductions modernes, refaites depuis la Vulgate. Cependant les interdits jetés par Jérôme firent leur œuvre pendant des siècles et règnent encore aujourd'hui, où les rêves sont considérés par beaucoup comme une démarche plus ou moins sulfureuse. N'ai je pas entendu dire par des gens bien pensants et bien placés que le rêve était diabolique ?

Je me suis même entendu dire par un pasteur protestant que j'étais une sorcière parce que j'interprétais les rêves. Il était un homme charmant et cultivé. Et quand même !

Que s'est-il passé avec saint Jérôme ? Aurait-il gardé un effroi ineffaçable de son terrible rêve ? Serait-ce pour cette raison qu'il aurait rejeté les rêves en bloc, parce que le sien lui était insupportable ? Cherchait-il à se justifier de rejeter son rêve en le traitant comme une mancie païenne condamnée par la Bible ?
Quoiqu'il en soit, il demeure le fait exact et vérifiable qu'il a falsifié les textes et condamné volontairement le rêve, alors que la Bible ne le fait pas. Au contraire, la Bible est remplie de récits de rêves, ce que Jérôme savait pertinemment, puisqu'il les a traduits. N'est-on pas en droit de considérer cette traduction frauduleuse comme une imposture spirituelle ?
C'est ainsi que pour des siècles à venir, le rêve, qui jusqu'au premiers siècles après J-C se trouvait au centre de la vie spirituelle, a été ravalé d'un coup au rang de magie noire, au rang de toutes les pratiques interdites, parce qu'elles détournent de l'écoute du dieu intérieur, alors que, justement, le rêve est la voix du divin, le divin s'exprime par le truchement des rêves.
C'est ce que Carl Gustav Jung a rappelé dans les dernières lignes qu'il a écrites tout à la fin de sa vie, après avoir interprété plus de 80.000 rêves :
« Nous avons oublié ce fait de notoriété millénaire que Dieu parle surtout dans les rêves et dans les visions. Voilà pourquoi l'on se plaint de façon générale que Dieu ne parle plus aux hommes comme il le faisait autrefois...ON NE L'ECOUTE PLUS ! » (1)
Bibliographie
(1) St Jérôme, lettre 22 à Eustochium
(2) L'homme et ses symboles - Chapitre « La guérison de la dissociation », p. 101 et 102. Carl Gustav Jung, éd. Robert Laffont, 1964
Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
Eglise à Antioche :www.alpesexploration.com
Ascétisme chrétien : idata.over-blog.com
Canyon, USA, http://image-photos.linternaute.com
Trône : http://elbakin.net
Arrivée au paradis de Jérôme Bosch
Lumière : Sunray, http://lesaindessaints.org
Main : http://acce121.mettre-put-idata.overblog.com
Jugement : le retable d'Issenheim du peintre allemand Mathias Grünewald, 1515
Congédié :http://www.ludibag.net
Les peines des damnés de l'Enfer du peintre italien Giovani da Modena, 1410
Désert :http://www.ictusvoyages.com
St Jérôme dans le désert : tableau du peintre français Joachim Patenier, 1487-1524
Serpent : http://www.routard.com
Langue de serpent : http://www.dinosoria.com
Nuage :http://www.galileo-web.com
Nuage : http://www.naturepikel.com
Revenants : http://4bp.blogspot.com
Fantôme : http://76.img.v4.skyrock.net
Consulter les oracles :http://www.etredelumiere.fr
Les peines des damnés en enfer : Giovani da Modena, 1512
Le sabbat des sorcières : 1797, tableau du peintre espagnol Goya
St Jérôme, 1524, tableau de van Cleve
09:38 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interpretation des rêves, christiane riedel, st jérôme, traduction falsifiée, condamnation du rêve
21.06.2009
« L'AUTORITE DES REVES EST LA MEME QUE CELLE DE LA BIBLE »
Les rêves et la Bible
« L'autorité des rêves est la même que celle de la Bible »
C'est là ce qu'écrit en 1791 le clergyman anglais David Simpson dans son livre : « Discours sur les rêves et les visions de la nuit ». (1) Ce prêtre reconnaît aux rêves la dimension que lui donne aussi le rêve de Caroline.
Vous vous rappelez, la dernière fois, nous avons laissé Caroline songeuse. Comment peut-elle admettre que les rêves soient la voix de Dieu ? C'est bien ce que son rêve semble lui dire, c'est aussi ce qu'affirment toutes les traditions spirituelles, sauf la majorité de l'église chrétienne qui, rejetant les témoignages répétés des siens, a diabolisés les rêves, et aujourd'hui les ignore.

Oui, mais ! Voilà quand même que le nombre des témoins commence à faire beaucoup. Aujourd'hui, des gens comme Caroline, qui reçoivent la même affirmation en rêve, oui, en fait, il y en a beaucoup.
Voici l'exemple de Karine.
Karine raconte ses rêves à sa psychothérapeute (2). Pour une fois, elle a la rare chance d'avoir une psychothérapeute qui s'intéresse aux rêves et cherche à les interpréter, alors que beaucoup d'autres les ignorent. Sa psychothérapeute lui a même conseillé de tenir un cahier de rêves où noter régulièrement les messages de la nuit.


Mais Karine ne le fait pas. Karine n'est jamais satisfaite. Ses rêves sont trop longs ou trop courts, ils ne veulent rien dire, les images sont banales, l'histoire n'est pas intéressante, ses rêves l'ennuient, elle ne les note pas, ils n'en valent pas la peine ou alors, elle les griffonne avec désinvolture sur un bout de papier.
La jeune femme, comme bien d'autres trouve que les rêves, « elle n'en a rien à faire ».
Par ailleurs, elle est fort croyante, elle lit la Bible tous les jours. Cela lui suffit.
En effet Karine a placé dans sa salle de séjour un meuble de choix : un lutrin. Sur ce lutrin est ouvert, de façon permanente, une Bible. Le lutrin est placé en évidence, il attire l'œil, il constitue même une des plus jolies pièces de sa décoration. Et Karine, tous les matins, vient y lire une page de la Bible, avant de commencer sa journée.

Son interprète, cependant, lui a renouvelé dernièrement, son conseil avec insistance. Karine aurait tout avantage à tenir compte de ses rêves, à les noter fidèlement dans son cahier de rêves, pour pouvoir ensuite les raconter, puis les relire et, au fur et à mesure, mieux les comprendre. Mais Karine reste très dubitative.
La nuit, elle reçoit alors un rêve :
Rêve
Je me trouve comme chaque matin devant mon lutrin, prête à lire quelques versets de la Bible. Et, à mon immense stupéfaction,... voilà qu'à la place de la Bible, c'est mon cahier de rêves qui est ouvert sur mon lutrin.

Interprétation :
Rêve prodigieux, qui annule des siècles d'obscurantisme !
Comment dire plus clairement en une seule image que comme la Bible, le Rêve exprime la Parole de Dieu. Le Rêve est la Parole de Dieu continuée. Cette Parole, que nos anciens ont accueillie autrefois et transmise dans les livres bibliques, se manifeste, s'exprime tout autant dans nos rêves, de nos jours, à chacun de nous personnellement, comme à Karine.

Ainsi, ce rêve invite la rêveuse à prendre ses rêves en considération, et même à leur accorder la même importance que la Bible qu'elle vénère, au lieu de les dédaigner et les négliger. Sous des formes simples, avec des images humbles et prosaïques, ses rêves lui transmettent, jour après jour, la nourriture spirituelle dont elle a besoin.
Ce rêve reprend ce que les hommes de la Bible déclaraient , il y a déjà 2500 ans :
« ...Dieu parle d'abord d'une manière
Et puis d'une autre, mais l'on n'y prend point garde.
Il parle par des songes, par des visions nocturnes,
Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
Quand ils sont endormis sur leur couche. »
C'est dans ses rêves et par ses rêves que la rêveuse sera, elle aussi, inspirée et guidée par la divinité qui l'habite comme les hommes le furent autrefois. Cette bonne nouvelle, que les rêves répètent inlassablement, est valable pour chacun de nous...et,... aujourd'hui, comme autrefois, « on n' y prend point garde ».

Bibliographie
( 1) Cité par Morton T. Kelsey dans son livre « God Dreams and Revelation », p 180, Augsburg Publishing House, Minneapolis
(2) Je remercie Mme Agnès Vincent d'avoir fait connaître ce rêve dans son article « Grand rêve, petit rêve..., » paru dans la revue REEL, Juillet -Août 2001, N° 36-37, p. 16.
(3) La Bible, Livre de Job, ch.33, v.14 à16, p.537, traduite d'après les textes originaux hébreux et grecs.
Alliance Biblique Universelle, 1956
Illustrations
Cauchemar du peintre allemand Fuseli, 1781
Le songe, de Fuseli, 1794
Psychothérapeute : www.web-libre.org
Cahier violet : http://www.marieclairemaison.com
Cahier de rêves : http://www.beauté-info.ch
Femme endormie : soleilsucre.over-blog.com
Homme endormi : œuvre de Carolus Duran, peintre français, 1837-1917 : www.chapitre.com
11:06 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, cg jung, ml von franz, etiennne perrot, rêves et bible, les rêves et la voix de dieu
05.06.2009
L' INCUBATION DE CAROLINE 2 : DIEU EXISTE-T-IL ?
Il y a une dizaine de jours, nous avons laissé Caroline déconcertée. La jeune femme a écrit à ses rêves et leur a posé une question :
« A mes rêves :
Vous venez la nuit répondre à mes questions. Mais s'il vous plaît, qui êtes-vous ? Est-ce que c'est Dieu qui répond dans mes rêves ? Et même, est-ce que Dieu existe ? »
Déroutée, elle s'est dit :
« - Bon ! Eh bien, t'as eu ce que tu voulais. T'es une gourde ! T'as voulu poser une question idiote... tu l'as eue ta réponse ! Il n'y a pas de réponse. T'en as pas reçu.
Elle repense à son rêve, elle ressent cette impression qui l'a pénétrée, qui l'imprègne, qui la touche :
- Rien, le vide. Il n'y a pas de Dieu. Le noir... Dieu n'existe pas... Ca t'apprendra à poser des questions qu'il ne faut pas poser. Maintenant, t'assumes.
Et, désemparée, elle se répète :
-T'as pas de réponse...Rien du tout. Pas de Dieu. »

Elle a raconté son expérience nocturne à sa tante qui lui a conseillé de se tourner vers moi pour tenter d'obtenir des explications.
Et dernièrement, Caroline m'apporte son rêve. La jeune femme veut savoir si son rêve lui a répondu ou non, s'il y a quelque chose à comprendre ou non. Elle me raconte :
Rêve
« Dans mon rêve, tout était noir, j'étais dans le noir, il n'y avait rien, tout était vide, c'était le vide. J'avais une impression profonde, c'était très intense, très puissant et en même temps très simple, infiniment calme et silencieux.
Voilà, c'est tout ».

La jeune femme me regarde avec son visage charmant, ses grands yeux sérieux m'interrogent intensément.
Et moi, je me sens émerveillée. Quelle réponse ! Si simple !
Je reste silencieuse, recueillie un instant, cherchant comment expliquer à Caroline le sens de ce qu'elle a vécu dans son rêve.
Puis, je lui demande :
« - Caroline, vous savez ce qu'est une anagramme ?
- Euh ?
- C'est un jeu de lettres comme au Scrabble, on met les lettres d'un mot dans un autre ordre et l'on obtient un mot différent.
- Ah oui ! Je sais, c'est comme ça qu'avec mon prénom : « Caroline », on peut former le mot « Cornaline ».
- Exactement. Alors, quelle est l'anagramme de VIDE ?
Caroline cherche et s'amuse avec les lettres sur sa feuille : VEDI ?...DEVI ?... Ah ! DIVE,... la dive bouteille... Qu'est-ce que ça veut dire ?
J'explique :
- DIVE, c'est le féminin de divin. Et c'est l'anagramme de VIDE. Maintenant, regardez un peu le mot en considérant que le V et le U, c'est la même lettre. Dans l'Antiquité, les Romains écrivaient le U comme un V.

( AVIIORVM se lit AVIIORUM et signifie « des Avéiens »)
Alors, Caroline, l'anagramme de VIDE ? C'est quoi ?
- C'est DIEU ?
- Oui, tout à fait. Les rêves jouent souvent avec les mots. Nos ancêtres le soulignaient déjà, ils connaissaient bien l'anagramme de VIDE qui joue avec DIEU.
Vous savez Caroline, toutes les chercheuses et les chercheurs de Dieu sur la voie spirituelle ont toujours et partout dit que le Vide, c'est Dieu. C'est quelque chose que le conscient, l'intellect, le mental ne comprend pas, c'est pourquoi Dieu vous apparaît en noir dans votre rêve. « Un dieu compris n'est pas un dieu ». Le divin dépasse l'humain.
Et aujourd'hui, comme autrefois, nombreux sont les chercheuses et chercheurs de Dieu, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, ou d'autres encore, qui vous parleront de la Vacuité de Dieu, du Vide, mais je ne vais pas vous faire un cours de théologie.
Je m'arrête un instant puis reprends :
- Dîtes-moi Caroline, avec ces explications, qu'est-ce que vous pensez de votre rêve ? Quelle est sa réponse à votre question ?
Caroline me répond avec hésitation.
- Mme Riedel, vous voulez dire que le rêve, c'est Dieu ? 
- Comment, dis-je en riant ? Mais moi je ne dis rien du tout ! C'est votre rêve, qui vous répond à vous personnellement. En ce qui me concerne, si je peux vous expliquer votre rêve, c'est parce que j'ai reçu moi-même un rêve qui me disait la même chose. Je ne suis pas la première à recevoir cette même information que votre rêve vous donne aussi. Je l'ai raconté dans mon livre « Rêves à Vivre » :
- J'aimerais bien vous entendre raconter votre rêve, s'exclame Caroline avec curiosité.
Son intérêt me touche et je lui réponds avec plaisir.
Mon rêve
" Dans mon rêve, Caroline, je me retrouvais dans l'atelier de rêves que je venais d'animer la veille. Les participants étaient des psychothérapeutes d'orientation freudienne qui voulaient apprendre l'interprétation des rêves. Ils étaient là aussi dans mon rêve. La pièce était disposée comme un lieu de culte et je me tenais face au public, pour parler.
Tout d'un coup, je me suis sentie poussée pour expliquer mon point de vue dans lequel je travaillais et je m'écriai :
"Je vous parle du fond du coeur, du fond de mes tripes, je vous dis ce que je sens, ce que je sais, ce que j'ai appris sur la voie des rêves. Les rêves, dis-je fortement, c'est la voix de Dieu, c'est la façon naturelle que Dieu a de parler directement aux hommes, et tous les problèmes se résolvent en lui et non pas en considérant les relations père-mère".
Et là, je vois un des psys faire la grimace.
Cela est si fort en moi, quand je me mets à parler, quand je dis "les rêves, c'est la voix de Dieu", c'est si fort que je cache ma tête dans mes mains, que les larmes me montent aux yeux, que je pleure quand je parle. Je suis bouleversée, bouleversée par ce que je dis.
Je me réveille en pleurant, bouleversée et remplie d'un immense bonheur, comme si j'avais reçu un immense cadeau."
Vous voyez, Caroline, ce rêve est très clair. Il indique le langage que je dois tenir. Puisque j'ai reçu ce rêve, ce serait une trahison de ne pas le faire, et c'est pourquoi je n'ai aucune hésitation à vous parler comme je le fais.
Mais il ne faut pas en déduire que nous sommes des personnes spéciales pour faire cette expérience. Cette rencontre du divin et de l'humain en rêve est l'expérience humaine par excellence, l'expérience de l'âme, mais notre société l'a chassée et veut l'ignorer, ce qui n'empêchera pas cette expérience de continuer d'exister dans l'âme. Vous venez de le vérifier dans votre rêve. Il s'agit là d'une réalité immémoriale que les humains ont toujours reconnue et déclarée.



Il suffit de se pencher sur toutes les traditions, ne serait-ce déjà que celle de l'antiquité païenne, juive et chrétienne, comme la tradition musulmane. C'est bien aussi ce que le psychiatre Carl Gustav Jung a constaté dans ses recherches et démontré tout au long de son œuvre immense. Mais en France, on n'en veut souvent rien savoir. »
Je me lève et vais chercher le dernier livre que Jung a écrit juste avant sa mort : « L'homme et ses symboles ».

J'ouvre « Essai d'exploration de l'inconscient »* et lit à Caroline un passage de la dernière page qu'il a écrite dans sa vie :
« Nous sommes si fascinés par notre conscience subjective, que nous avons oublié ce fait, de notoriété millénaire, que Dieu parle surtout dans les rêves et dans les visions. »
Vous voyez, l'expérience de ce scientifique, qui a interprété plus de 80.000 rêves vient confirmer la vôtre comme la mienne.
A sa suite, Marie Louise von Franz, Etienne Perrot ont déclaré la même chose. Mais les conceptions actuelles nous ferment à cette façon de voir. Et, Caroline, vous aurez sans doute du mal à accepter ce que je vous dis. Marie Louise von Franz l'a très bien expliqué dans son livre « Les mythes de la création »
« Il est très difficile d'abandonner une vielle façon de penser et beaucoup de personnes ne veulent pas écouter l'idée nouvelle qui vient de l'inconscient ou même, après l'avoir acceptée quelques temps, l'abandonnent ensuite pour revenir à leur ancienne mentalité. C'est une des raisons pour lesquelles une divinité ou une idée a besoin de tant de générations pour parvenir à s'incarner dans la réalité.* »

Caroline est restée un instant silencieuse. Ce qu'elle venait d'entendre était tellement différent du discours de son professeur de philo sur l'inconscient et les rêves. Elle s'est levée, a pris congé et est repartie, toujours songeuse.

Bibliographie
L'homme et ses symboles, Carl Gustav Jung, éditions Robert Laffont, p.102
Les mythes de la création, Marie Louise von Franz, éditions La Fontaine de Pierre, p. 261, version française de Francine Saint René Taillandier
Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog
Femme songeuse, d'Emmanuel Garant, peintre canadien contemporain
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Inscription romaine : http://sentier-nature.com
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Cathédrale, de Schinkel, peintre allemand du 19ème siècle
Le songe du patriarche Jacob : l'échelle entre les hommes et Dieu
Statue antique du dieu Esculape, dieu des rêves et de la médecine
Le prophète Mahomet instruit en rêve par l'ange Gabriel
Marie Louise von Franz : www.innercitybooks.net
Les mythes de la création : lafontaine.depierre.free.fr
Etienne Perrot et sa femme, Mme Francine Saint René Taillandier Perrot, traductrice de Marie Louise von Franz. Archives de Christiane Riedel.
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24.05.2009
L' INCUBATION DE CAROLINE 1
Nous avons vu la dernière fois comment Caroline, sur le conseil de sa tante Nina, s'est mise à pratiquer l'incubation des rêves : après le départ de sa tante, le soir, avant de s'endormir, elle a posé à ses rêves une question au sujet de sa jolie petite Juliette.
Ce premier soir, elle se sent amusée et dubitative. Le lendemain matin, quelle est sa surprise, quand elle reçoit une réponse aussi claire ! Ainsi, non seulement les rêves répondent, quand on leur pose des questions, mais, qui plus est, ils viennent donner des conseils.
Caroline est très impressionnée.
Le soir suivant, elle recommence, intriguée, pour, au matin, se retrouver ahurie de recevoir une réponse, même si elle ne comprend pas toutes les images. Ainsi donc, l'incubation, ça a l'air de marcher... ça marche... Caroline se sent mal à l'aise, déstabilisée, presque inquiète devant cette expérience, cette constatation personnelles. Elles se pose des questions :
« C'est quoi les rêves ?
« Qu'est ce que c'est qui répond ?
Sa tante lui a offert le livre de Christiane Riedel « Rêves à Vivre ». Elle se plonge dans cette lecture pour trouver des réponses qu'elle ne soupçonnait pas.

L'interprète de sa tante prétend que les rêves c'est la voix de Dieu. Bigre ! Un peu dur à avaler !
Hésitant entre le doute et la confiance, elle voudrait en découvrir un peu plus, elle voudrait essayer de comprendre... et elle se sent songeuse.
En cette douce soirée de mai, ses enfants sont couchés, son mari lit, elle est seule dans la véranda ouverte au printemps naissant.


Elle se sent attentive, recueillie, absorbée. Elle écoute,... tout se tait.

Elle ferme les yeux, elle sent vibrer en elle la vie, et dehors dans le jardin,
« ...l'immortelle nature se remplit de parfums, d'amour et de murmure...* »
Alors elle entend doucement dans sa tête murmurer des questions qui s'enchaînent les unes aux autres :
« Mais c'est quoi, c'est qui les rêves ?
Qui est-ce qui me répond de cette façon, la nuit, dans mes rêves ?
Est-ce que c'est Dieu qui me répond dans les rêves ?
Et puis d'abord, est-ce que même Dieu existe ? »
Caroline sursaute. Elle se dit :
- Ah ! Ca, c'est le genre de question que tu ne peux pas poser. C'est une question énorme. Comment oses-tu ?
Et puis, après un instant d'hésitation, elle poursuit :
- Eh bien, tant pis, je la pose quand même et on verra bien.
Et elle écrit sur un joli papier :

« A mes rêves
Vous venez la nuit répondre à mes questions. Mais s'il vous plaît, qui êtes-vous ?
Est-ce que c'est Dieu qui répond dans mes rêves ? »
Est-ce que même Dieu existe ?
Avant de se coucher, elle glisse la lettre sous l'oreiller.
La nuit, elle se réveille saisie par une très forte émotion : ce n'est pas un rêve avec des images qu'elle vient d'avoir, c'est une impression, une sensation qui la submerge. Elle revit et analyse ce qui vient de se passer.
Rêve
«Tout est noir, je suis dans le noir, il n'y a rien, tout est vide, c'est le vide. J'ai une impression profonde, c'est très intense, très puissant et en même temps très simple, infiniment calme et silencieux.
Voilà, le vide, rien.
C'est tout ».

- Bon ! Eh bien, t'as eu ce que tu voulais. T'es une gourde ! T'as voulu poser une question idiote... tu l'as eue ta réponse ! Il n'y a pas de réponse. T'en as pas reçu.
Elle repense à son rêve, elle ressent cette impression qui l'a pénétrée, qui l'imprègne, qui la touche :
Caroline est déconcertée. Elle reprend son colloque intérieur :
- Rien, le vide. Il n'y a pas de Dieu. Le noir... Dieu n'existe pas... Ca t'apprendra à poser des questions qu'il ne faut pas poser. Maintenant, t'assumes.
Et, déroutée, elle se répète :
- T'as pas de réponse...Rien du tout. Pas de Dieu.

La jeune femme se sent complètement désemparée. Elle en parlera à sa tante la prochaine fois qu'elle la verra. Quelle sera sa réponse ?
Citation :
Alfred de Musset, 19ème siècle, La nuit de Mai.
Illustrations
Petite fille : http://tupianguanjia.com
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Parure de lit : http://www.beauté.femme.org
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08.05.2009
LA FESSEE 2
Je vous ai raconté dans l’étude précédente comment Nina, la douce maman, a appris que la gentillesse n’était pas forcément une qualité toujours valable pour éduquer son enfant. Elle a constaté qu’une punition méritée, comme une fessée, peut libérer l’enfant de sa faute. Elle a appris aussi par son rêve qu’il était parfois nécessaire de frapper son enfant, et qu’une gifle peut ainsi le remettre à sa place.
![2071045076[1].jpg](http://christiane-riedel.blogspirit.com/media/02/01/1260359437.jpg)
Les années ont passé, Nina est maintenant entourée de jeunes gens, ses enfants, ses neveux, ses nièces. Elle a été invitée ce samedi, par sa nièce Caroline, qui ne sait comment s’y prendre avec Juliette, sa ravissante petite fille. La gamine de 4 ans, possède un caractère très affirmé, fait ses bêtises et mène son monde.



- C’est une bourrique, dit la maman. Juliette est une enfant précoce. Tout lui est facile, mais dès qu’elle n’a pas ce qu’elle veut, elle pique des colères et se roule par terre. Je ne sais pas quoi faire.
- Une claque de temps en temps ne lui ferait pas de mal, suggère Nina « gentiment ». Cela remet l’enfant en place.
- Oh mais non ! On ne bat pas un enfant !
- Oui, c’est bien ce que je croyais moi aussi, mais tu sais, la vie m’a appris autre chose. Et Nina raconte à sa nièce l’histoire de la règle en fer et de l’invraisemblable « Merci Maman, t’as été gentille ! » Elle évoque aussi son rêve avec ces lettres dans ce beau jaune éclatant : « Frappe ! »
Caroline se montre très dubitative. Frapper un enfant, cela ne fait pas partie de ses principes. D’ailleurs, n’est-il pas question d’interdire de frapper les enfants en Suède ?

Et puis, sa petite dernière, son bébé, elle voudrait vivre encore cette relation privilégiée si tendre, si douce, avec son petit bout de chou qu’elle adore.

- Ecoute, reprend tranquillement Nina, tu n’as qu’à demander à tes rêves, ils te répondront. Et elle explique à sa nièce ce procédé vieux comme le monde, qui consiste à poser une question à ses rêves. (voir à ce sujet l’étude sur l’incubation des rêves en mai et juin 2007).
Caroline, impressionnée par l’assurance tranquille de sa tante, essaie le soir même. Et dès le lendemain elle se précipite et appelle sa tante au téléphone.
- Ma tante ! Tu n’imagineras jamais ce qui m’est arrivé. Ton histoire d’incubation des rêves, j’avais peine à y croire, mais je me tracasse tellement pour Juliette que j’ai quand même demandé aux rêves de me dire ce que je dois faire. Et voilà mon rêve.
Rêve
Dans mon rêve, Julie faisait un caprice et me parlait mal. Je lui donnais une fessée. Elle criait encore plus fort. C’était exaspérant ! Je voyais son joli petit cuzou et son orifice, et je me disais : « Ca y est, elle va faire un caca sur la moquette. »
Je lui dis :
- Juliette ! Arrête de crier, sinon je te donne encore une fessée.
- Non, tu ne me donneras pas de fessée, dit la gamine en hurlant de plus belle.
- Si ! Tu en auras une ! Et dans ma tête je pensais : de toutes façons, elle peut faire caca sur la moquette, je m’en fiche, je vais la remplacer bientôt par du parquet.

Et Caroline conclut : Non mais ! Tu te rends compte d’un rêve !
Nina se met à rire !
- Alors, tu vois, je ne t’ai pas raconté des bobards ! Ton rêve te montre bien en train de donner une fessée à ta fille et qui plus est, si ta fille te fait un caca nerveux, tu t’en fiches ! Tu vois, tu reçois le même conseil que moi.
- Eh oui, c'est drôle. Dis-moi, ma tante, c’est vrai que j’ai commandé du parquet pour remplacer la moquette trop fragile. Mais est-ce que cela a un sens particulier dans le rêve ?
- Oui, cela veut dire que tu vas bientôt changer les bases de ta vie quotidienne. Au lieu de rester affectée par les colères de ta fille, elles ne feront plus tache, tu vas te montrer plus « détachée », moins sensible, plus ferme, tu vas t’endurcir. «Tu passeras l’éponge » et il n’y aura plus rien.

- Ecoute ma tante, je suis stupéfaite ! D’abord, je n’aurais jamais cru que mon rêve réponde à ma question ! Mais ensuite, qu’il me montre en train de donner une fessée à ma fille, ça alors ! Ton fameux « Frappe », je croyais que c’était bon pour un garçon, un ado dans une Zup difficile. Mais, que le rêve me dise la même chose à moi, pour ma fille, dans mon joli petit quartier ! Je n’en reviens pas !
![1687867402[1].jpg](http://christiane-riedel.blogspirit.com/media/02/02/523632068.jpg)


Caroline reprend son souffle et continue d’une traite :
Et ma tante, attends ! Il faut aussi que je te dise ! Il y a encore plus fort ! Ecoute un peu la suite !
- Eh bien, dis donc !
Et Caroline poursuit :
- Hier Juliette était infernale et j’étais découragée, effondrée, au bord des larmes. Je lui ai dit :
- Mais Juliette, qu’est-ce qu’il faut que je fasse avec toi ? Et tu sais ce qu’elle m’a répondu ?
- Ben…, t’as qu’à m’ donner une fessée ! »
J’étais renversée.
Nina a beaucoup ri et n’a pas tardé à me raconter cette histoire, la même que la sienne, vingt ans plus tard.
Illustrations
Je remercie les artistes et photographes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
Je n'ai pas retrouvé l'adresse de certaines images de mes archives. Je vous prie de ne pas m'en vouloir
Fillette aux olives : www.1001.fruits.com
La fessée : La fessée de Paul Marie ( ?) : http://picsmile.com
Pleurs : www.naitreetgrandir.net/fr
Moquette : www.marsac-decoration.fr
Caca : http://www.wks.fr/IMG
Parquet : http://www.futura-sciences.com
Petite fille : http : // imalbum.aufeminin.com
Petite fille : http://acce121.mettre-put.idata.overblog
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26.04.2009
LA FESSEE 1
Les rêves ne viennent pas vous dire des choses que vous savez déjà. Ils vous montrent des aspects de la réalité que vous ne voyez pas, parce que le conscient n’a qu’un point de vue limité, alors que celui de l’inconscient est infiniment plus vaste et plus sage. C’est pourquoi ils provoquent souvent de l’incrédulité, de fortes résistances et du rejet.
Voici maintenant le rêve d’une maman, qui a éprouvé une immense surprise, lorsque le rêve lui a exposé son point de vue si déroutant.
Je connais de longue date Nina, qui poursuit un travail d’interprétation de ses rêves avec moi. Voici ce qui lui est arrivé.
La douce et gentille Nina vient de divorcer. Elle chérit son petit Vivien qu’elle élève seule. Elle lui a arrangé une jolie chambre pour qu’il se sente bien.

Un jour, elle entend son fils appeler des copains par la fenêtre et l’aperçoit penché dangereusement au dehors. Elle se précipite et ramène son petit bonhomme à l’intérieur. Effrayée, elle lui explique gentiment qu’il ne doit jamais recommencer.
Quelques jours plus tard, elle retrouve Vivien dans la même position, l’arrache de la fenêtre, et encore pâle, tremblante de frayeur, explique de nouveau au petit garçon le danger encouru.
Vivien regarde alors sa maman et lui dit :
- Maman, donne moi une fessée !
Nina, choquée, ne comprend pas. Elle ne lui en a jamais donné. Vivien insiste :
- Si, si Maman.
- Mais, mon chéri, tu as compris ce que je t’ai dit. Pourquoi voudrais-tu une fessée ?
-Si Maman, donne moi trois coups de règle en fer sur les fesses.

La maman est interloquée, mais le petit garçon est si sûr, si naturel et sérieux qu’elle sent que sa demande est juste pour lui.
Prenant sur elle, elle baisse le pantalon et son fils se place les fesses à l’air sur ses genoux. Ca lui crève le cœur, mais elle lui administre quand même trois coups de règle en fer qui lui font pousser un cri de douleur.
Elle tremble, elle a plus mal que lui.
Vivien se relève, se tourne vers sa maman et lui dit :
« Merci maman, tu as été gentille. »
Nina a pris une claque ! Toute sa vie elle a essayé d’être une gentille petite fille, une gentille femme, une maman douce et gentille, elle a toujours cherché à faire plaisir autour d’elle, donner du bonheur.


Et voilà que son enfant vient de lui apprendre qu’elle est gentille de lui faire mal, qu’elle est gentille de lui infliger une punition juste, qui le libère, le débarrasse sur le champ de sa faute. Gentille, méchante ?
Gentille, ne serait-ce pas plutôt donner à son enfant ce dont il a besoin et non pas forcément chercher à lui faire plaisir ?
Elle n’a jamais oublié cette histoire, elle a appris qu’une punition corporelle juste peut avoir aussi une efficacité éducative. Mais donner des coups, ça, à elle, ça lui a fait très mal.
Quelques années plus tard, Vivien, adolescent, se laisse influencer par des copains voyous du quartier. Nina se désespère pour le cadrer comme elle peut. Elle vient de s’opposer à son fils qui lui parle très mal.


Le soir, soucieuse, tourmentée, elle a du mal à dormir. La nuit, elle reçoit un rêve :
Rêve
Elle voit la façade grise du HLM en face de chez elle. On vient d’y peindre un tag. La peinture, toute fraîche, est jaune, brillante, très belle. Nina regarde les grosses lettres qui illuminent le mur et lit :

FRAPPE !
Elle se réveille. « Frappe ! » Voilà le conseil du rêve dans les circonstances actuelles : Frapper son fils.Le lendemain, Vivien se montre odieux, grossier, insolent. Nina est outrée, elle pense à son rêve, prend son courage à deux mains et gifle le garçon qui en reste ahuri. Il prend conscience qu’il a dépassé les limites, il demande pardon et obéit.
Nina n’en revient pas.
L’effort qu’elle a fait l’a exténuée, mais elle l’a fait. Elle a suivi le conseil de son rêve et en a vu la conséquence immédiatement. Dans son cas à elle, c’était ce qu’elle devait faire.
Ca aussi, la maman ne l’a jamais oublié.
Je vous raconterai la prochaine fois la suite de l’histoire, parce que des années plus tard …il y a une suite.

Illustrations
Je remercie les artistes et photographes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
Petit garçon avec sa maman :http://magazine-avantages.fr
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09.04.2009
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS

Voici le Vendredi de Pâques, le jour où le Christ fut condamné et crucifié.
En cette occasion, je voudrais vous montrer comment dans la vie de cet homme, de sa naissance à sa mort, les rêves sont présents et interviennent dans son entourage pour indiquer comment se comporter à son égard. Pour lui, comme pour tous les humains de par le monde, toujours et partout, les rêves viennent donner inlassablement, à chacun, des conseils et des indications. On commence à s’en souvenir ou à s’en apercevoir.
Je ne soulignerai jamais assez fort le rôle que les rêves ont joué dès sa naissance dans la vie de cet homme Jésus, considéré comme le fils de Dieu. Qu’on se rappelle déjà avant sa naissance, comment Joseph voit dans son rêve l’ange Gabriel lui demander de prendre soin de Marie, une jeune femme de son entourage, qui est enceinte, mais pas de lui ! A quel moment est-ce que Joseph voit l’ange ? C’est dans son rêve.
Quelques mois plus tard, l’ange apparaît à nouveau pour ordonner à Joseph de s’enfuir en Egypte pour protéger l’enfant du massacre organisé par le roi Hérode. Et c’est encore dans un rêve !
Que serait le Nouveau Testament et toute la vie spirituelle de deux mille ans, sans ce rêve, qui sauve la vie de l’enfant Jésus ?
Et que dire, quand on évoque le récit suivant, dont on ne parle jamais, à un tel point que quand je le mentionne, on me regarde d’un œil soupçonneux et l’on ne me croit pas. Ce récit se trouve dans l’Evangile selon Mathieu, ch.27, versets 11 à 25.
Il y a aujourd’hui quelque 2000 ans, le Christ comparait au tribunal devant le gouverneur romain à Jérusalem, chargé de la justice.
Le gouverneur est Ponce Pilate, qui passe, selon certains, pour un gouverneur dur et rusé.


Il trouve devant lui un homme qui vient d’être battu par les Juifs, montés par les prêtres.
Ils accusent Jésus d’être un rebelle qui se prétend roi et menace le pouvoir de l’empereur romain. Pilate interroge le prisonnier et reste très étonné de ne pas recevoir de réponses, ou alors des réponses qui le troublent et l’inquiètent : cet homme déclare que son royaume n’est pas de ce monde.

Pilate ne trouve aucun motif pour condamner cet homme. Il cherche à le sauver.
Il connaît la coutume juive de libérer un prisonnier au moment de Pâques. Un criminel vient d’être condamné, Barrabas. Pilate demande alors aux prêtres qui accusent le Christ :
« Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ ? »
Et le texte rajoute : « Car il savait que c’était par jalousie que les prêtres avaient livré Jésus. »
Et à ce moment là,…chose inouïe,… inimaginable dans notre société :
Un homme entre dans le tribunal et s’annonce comme le serviteur de la femme de Ponce Pilate. Il demande à être reçu par le gouverneur, auquel il vient transmettre un message urgent de sa femme.

En pleine séance, il vient dire au gouverneur que sa femme le supplie de ne pas se mêler de cette histoire. « Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste, car dit-elle, elle vient d’avoir le jour même un rêve qui l’a tourmentée, et où elle a beaucoup souffert à cause de cet homme.Cela, le serviteur le dit-il publiquement ? En tous cas, le juif Mathieu, le futur évangéliste, rapporte son intervention.

Pilate écoute le messager, puis reprend la séance. Que fait-il ? Il tergiverse, il essaie de sauver le Christ, il s’indigne de voir les Juifs exiger la mort d’un innocent et demander la grâce pour un meurtrier. Lui, le juge, il ne trouve aucun motif d’accusation. Révolté, il se penche vers la foule au bord de l’émeute, et s’écrie : "- Quel mal a-t-il fait ?"

Pour s’entendre répondre : "- Crucifie le ! Crucifie le !"
Et pourquoi ? Parce qu’il se déclare le Fils de Dieu. Le gouverneur se sent de plus en plus troublé, il prend peur : le rêve de sa femme, les déclarations du Christ sur son identité confirmée par les Juifs, voilà qui devient une vilaine affaire qui le dépasse.
Pilate tergiverse à nouveau, cherche à relâcher Jésus, mais les Juifs s’acharnent, il comprend qu'il n’arrivera à rien. Il faut que cette affaire soit vite expédiée. La Pâque juive arrive le surlendemain dimanche, avec un immense rassemblement de Juifs à Jérusalem. Il pourrait y avoir des manifestations, des troubles. Le gouverneur veut le calme. Alors il demande qu’on lui apporte de l’eau. Et devant la foule, dans un geste symbolique, il se lave les mains :

« Je suis innocent du sang de ce juste, déclare-t-il ; cela vous regarde. » Le gouverneur vient de montrer publiquement qu’il n’est pas responsable de la mort du Christ.
Qu’est-ce qui a pu pousser Pilate à déclarer que le Christ était un juste ? Au delà de sa conviction personnelle, n’est-ce pas l’expression que sa femme a employée ? « - Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ! »
Peut-on imaginer aujourd’hui qu'un juge au tribunal s’interrompe au cours de la séance pour entendre un message express de son épouse, qui lui demande de tenir compte de son rêve à elle, avant de juger l’accusé ?

C’est bien là un témoignage formidable que les rêves étaient reconnus et respectés de façon générale dans l’Antiquité, tant par les Juifs que par les Romains, comme par ceux qui vont devenir les premiers Chrétiens. Et les personnages les plus éminents en tenaient compte pour prendre leurs décisions, prenant en considération leur rêves, comme ceux de leur femme !

Illustrations :
Je remercie les artistes qui m’ont permis d’illustrer mon blog
Le Christ de St Jean de la Croix, vision du mystique espagnol peinte par Salvator Dali
Le rêve de Joseph, par Goya, peintre espagnol 1746-1828
La fuite en Egypte par Giotto (1266-1337 )
Ponce Pilate campé par l’acteur Richard Burton
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
Tête d’homme antique : portrait de Fayoum
Ecce Homo de Antonio Ciseri, 19ème siècle
Pilate se lave les mains : peintre inconnu
Photo du tribunal de Nuremberg en 1945
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
18:54 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christ, jésus, joseph, vendredi saint, christiane riedel, rêves bibliques
26.03.2009
RESSENTI...SOIT DISANT
La dernière fois, nous avons vu le rêve enseigner Sarah, qui interprète les rêves. Il a souligné la nécessité d’utiliser aussi bien le discernement et la réflexion que le ressenti.
Cependant, il est vrai que faire confiance au ressenti peut laisser parfois perplexe. S’appuyer sur son ressenti, ne serait-ce pas une solution bien commode ? Voici une petite anecdote qui va vous montrer ce que cela peut donner pour certains, quand on interprète un rêve.
L’an dernier à Montréal, j’avais une consultation avec un Canadien très intéressé par l’interprétation des rêves. C’était un jeune homme, joli garçon, qui s’est présenté comme un « thérapeute dans l’âme », « thérapeute holistique intuitif ».
Il me décrivit son parcours et ses activités, il m'expliqua qu'il était connecté en direct avec "La Source"

Il avait la faculté de rééquilibrer les gens en les accompagnant. Pour ce, il avait choisi de les aider à retrouver le contact avec la nature et proposait, parmi toutes sortes d'activités, des marches en rivière.
Puis il me dit :
- J’aide aussi les gens parce que je sais interpréter les rêves.
Je m’exclamai :
- Oh ! C’est magnifique! Comment faîtes-vous ?
- Eh bien ! Je vais vous donner un exemple. Il s’agit même d’un rêve pour lequel j’ai posé une question.
Ma curiosité était piquée et j’écoutais très attentivement. J’ai toujours quelque chose à apprendre, les rêves sont du domaine de l’infini et je me réjouis si l’expérience de l’un ou de l’autre peut élargir la mienne.
Le thérapeute me raconta d’abord les circonstances de son rêve :
Les circonstances
« La semaine dernière, je devais emmener une jeune fille faire une ballade dans une rivière. Après en avoir discuté autour de moi, je choisis la rivière et le parcours. Un ami me prévint alors que la rivière que j’avais choisie passait pour polluée et qu’il vaudrait mieux sans doute promener ma cliente ailleurs. J’hésitais beaucoup et je décidai donc de demander à mes rêves ce qu’ils en pensaient. Cette rivière était-elle polluée ?Est-ce qu’il existait un danger ?
Je reçus alors ce rêve :
Rêve
J’avance dans la rivière et la jeune fille me suit.

Nous marchons tranquillement, quand tout d’un coup j’aperçois sur la rive un ours qui nous regarde.

Je me retourne et me précipite pour protéger la jeune fille. »
- Quel rêve, dis-je ! Très intéressant ! Et comment l’avez-vous interprété ?
- Cet ours au bord de la rive, j’ai compris que c’était un riverain, un propriétaire du coin qui ne voulait pas qu’on se promène au bord de sa terre. Je suis donc allé faire ma ballade dans une autre rivière.
- Ah oui ? C’est comme ça que vous avez interprété l’ours ? Pour quelle raison ? Vous pouvez m’expliquer ? Comment en êtes-vous venu là ?
- Vous savez me répondit-il, je sens les choses, je suis branché et je sais immédiatement, intuitivement, le sens du rêve.

- Ecoutez, repris-je, vous avez peut être raison, mais on peut peut-être essayer de saisir différemment cette image ?
- Me permettez-vous de vous posez quelques questions ? Dîtes-moi, c’est quoi, c’est comment un ours pour vous ?
- Un ours, c’est un animal qui est souvent debout, il est poilu.
Poilu ? Je pense par moi-même : quelle drôle d'expression! Un animal poilu ?
Un animal n'est pas poilu, il est velu, l'homme est poilu. L'ours pourrait bien être lui-même.
Je poursuivis :
- Qu’est-ce qu’il vient faire au bord de la rivière ?
- Il vient chercher du poisson pour se nourrir.
- Et quel poisson par exemple ?
- Oh ! de la truite !
- Bon, et c’est comment de la truite ?
- C’est un poisson qui a une chair blanc-rosé qui est tendre et fine.



Je récapitulai les associations :
- Alors : pour vous, l’ours représente un propriétaire du coin. Votre interprétation se situe là au niveau extérieur. Vous ne la justifiez pas.
Maintenant, dîtes-moi, il y a un animal poilu, souvent debout, qui se promène au bord de la rivière et qui cherche à y attraper du poisson à chair tendre et fine. A quoi cela vous fait-il penser à l’intérieur de vous ?
Je pensai en moi-même : là, il va comprendre le sens de son rêve, il va voir que le rêve lui signale bien un danger, et ce danger, c'est lui-même avec sa nature de mâle.
Le jeune homme me regarde et, sans sourciller, il s’exclame d’un ton très dégagé et très sûr :
- Mais oui, bien sûr ! Je comprends que cet ours, c’est la façon dont me voit la mère de cette fille.


Bluffée je demande : Ah oui, pourquoi ?
- Vous savez, je sais intuitivement ce que la mère pense de moi. Elle n’était pas d’accord pour que sa fille fasse cette ballade seule avec moi. Elle m’attribue des désirs que je n’ai pas. Je le sens très fort, je communique avec les énergies universelles, je perçois consciemment mon inconscient qui communique au présent avec l’inconscient de l’autre, dans l’amour inconditionnel (sic).
Je suis abasourdie ! Quel fatras ! « Je perçois consciemment mon inconscient… » ça veut dire quoi ?
Et « l’amour inconditionnel »? Encore une de ces tartes à la crème qui font les délices du New Age !

Quel raisonnement ! Me voilà avec un nouveau Tartuffe ! Et encore, celui de Molière était plus vrai, quand il déclarait à la belle Elmire :
« L’amour qui nous attache aux beautés éternelles
N’étouffe pas en nous l’amour des temporelles ;
Nos sens facilement peuvent être charmés…
Ah ! pour être dévot, je n’en suis pas moins homme ! »
Je m’écriai !
- Mais êtes-vous complètement inconscient ? Un innocent aux mains pleines ! En France, votre proposition professionnelle serait interdite. Vous ne voyez pas les dangers ? Vous n’êtes pas à l’abri de désirer faire l’amour à cette jeune personne, c’est naturel, c’est votre nature de mâle, il n’y a rien de mal à cela.




Mais votre rêve vous montre que vous devez absolument protéger cette jeune fille du contact avec l’ours en vous. Et puis, elle peut vous accuser de l’avoir violée, vous faire un procès et demander des dommages et intérêts. Quelles sont vos preuves ? Comment ne savez-vous pas cela ?
Je suis estomaquée :
S’agit-il réellement d’inconscience ?
Ou la ballade n’est-elle qu’un prétexte pour favoriser des occasions érotiques lucratives ? Une chose est sûre, c’est que le rêve est manipulé pour satisfaire aux idées de perfection de ce monsieur.
- Ecoutez, vous êtes inspiré, en connexion avec le divin, dîtes-vous. Mais les autres peuvent l’être aussi. Tout le monde en vient alors à raconter n’importe quoi, des broderies d’inepties ! Vous n’êtes pas crédible.
Pour moi, vous pouvez me dire tout ce que vous voulez, mais il y a un absolu devant lequel je ne plierai jamais : Dieu nous a donné la faculté de jugement, le magnifique outil de la raison, de la logique. Si vous donnez une interprétation, vous devez la justifier de façon cohérente. . Elle doit être démontrée de façon logique, rationnelle.
Vous savez, un rêve m’a dit une nuit : « LE RÊVE, C’EST DE LA POESIE MATHEMATIQUE ». Le rêve est une équation. D’un côté, vous avez une métaphore poétique du monde immatériel des images, et de l’autre, vous avez le correspondant logique, exact et démontrable dans le monde matériel, concret, vécu. »
J’ai vu qu’il était inutile d’insister. J’avais déjà passé beaucoup de temps avec lui. Il a fallu payer la consultation : le tarif était de 85 $, environ 50 euros. Le thérapeute chercha dans sa poche, fouilla, rougit. Il sortit un billet de 20 $, 12 euros.
- Je ne comprends pas dit-il, j’avais au moins 60 dollars en plus. J’ai du les laisser dans la voiture.
Le jeune homme me fit mal au cœur. Pauvre garçon ! Je n’arrive pas à penser qu’on puisse être ainsi innocent. L’illusion et le mensonge sont des outils faciles avec lesquels on finit par se tromper soi-même.
Je le quittai. Est-ce que mes invitations à la prudence, la vigilance, la réflexion pourraient lui rendre service ?
Illustrations :
Je remercie les photographes et les artistes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
« La source » : http://pagesperso.orange.fr
Marche dans l’eau : photo de Cyril Almeras, http://www.cyrilalmeras.com
Jeune fille marchant dans l'eau : http://www.cyrilalmeras.com
ours : http://visoterra.com
mains : http://asso-ananda.org
ours debout :http://www.jeanhervedaude.com
poitrine « velue » : http://fotosearch.fr
ours et poisson : http://www.photoblog.fr
trophée : http://www.sportsloisirs.cursan.org
Maman et sa fille : extrait du film « La tête de maman », http://www.dvdrama.com,
avec Karine Viard et Chloé Coulloud
amour universel : http://taravoyanceconseil.fr
Jeune fille et fleurs :www.le.didactciel.com
Ado : www.a.ma.galerie.info: adolescente nombril mode et tendance
Baiser : http://www.dvdrama.com
Energie universelle : http://images.blog-24.com
Marche d’un illuminé dans l’eau : http://www.cyril.almeras.com
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15.03.2009
OMISSION REPAREE
Amis blogueuses et blogueurs,
J’essaie d’honorer les artistes dont les œuvres me permettent d’illustrer mon blog. Mais cette fois-ci j’ai manqué à ma règle, et j'en suis désolée. J’ai en effet omis d'indiquer qui était l’auteur de cette photo si délicate :

Le nom, en effet, n’était pas visible sur la toute petite image.
Il s’agit de Cyril ALMERAS. Peut être d’ailleurs, le connaissez-vous déjà ?
Il me fallait dans mon dernier texte illustrer une perception infime, une sensation subtile. Qu’y a-t-il de plus délicat qu’un papillon qui effleure une fleur de sa caresse ? Cette photo m’a semblée particulièrement suggestive.
Cyril ALMERAS m’a alors signalé que je n'avais pas mentionné son nom et m’a communiqué ses coordonnées.
Du coup, je suis allée visiter son site :
C’est un site rempli de sensibilité et de poésie d’une part, et d’autre part un site pour moi insolite, rempli de dynamisme et de puissance créatrice.
Quand je suis fatiguée de travailler, les images et leur beauté me nourrissent et me délassent. Alors je vais chercher des images pour illustrer les rêves sur Google.
Et cette fois-ci, j’ai passé des moments enchantés, des moments de vrai bonheur.
De plus, je remercie Cyril ALMERAS pour sa générosité : il offre ses images gratuitement au public. Pour ma part, il m’est arrivé plusieurs fois de voir interdite l’utilisation d’une photo ou d’un tableau sur mon blog. J’apprécie d’autant plus.
Je ne suis pas une pro pour juger, mais j’ai aimé ce site et je vous souhaite tout le plaisir que j’ai eu à le découvrir.
A bientôt
Christiane
Je vous laisse avec cette photographie d’un autre papillon intitulée « Un papillon sort de l’enfer ».
Elle a été prise par Cyril Almeras au pied des remparts de Carcassonne, lors du feu d’artifice du 14 juillet 2006 (spectacle de David Proteau).
19:23 Publié dans 5 Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, cyril almeras, papillon
14.03.2009
Réponse à un commentaire d'isabelle
Bonjour Isabelle,
Je reporte sur cette page votre commentaire, qui m’a amenée à quelques réflexions.
« Eh bien ce rêve me touche beaucoup car lorsque je m'exerce à interpréter mes rêves avec la méthode dite "de l'interview" il m'arrive régulièrement de sentir monter en moi ces sensations, impressions, perceptions profondes qui se manifestent naturellement mais que je laisse trop souvent passer ...
Ce témoignage me conforte et me donne l'élan à observer toute l'attention et la confiance envers mes propres ressentis.
Méthode dite "de l'interview" unie à l'accueil, l'écoute et la confiance en ses propres ressentis = une interprétation qui sonne juste !
Merci, Christiane et Sarah de nous faire partager ce rêve qui vient soutenir ma démarche d'étudiante interprète. » Ecrit par : Isabelle | 12.03.2009
Votre témoignage est bienvenu et je vous en remercie.
Si mes explications vous permettent de prendre en considération et votre jugement et votre ressenti, quand vous cherchez à comprendre vos rêves, alors je réalise un objectif majeur : vous faire comprendre et vous aider à réaliser la conciliation des contraires dans votre vie quotidienne. Cette conciliation des contraires est inscrite en nous et est à l'oeuvre de façon permanente dans notre vie, jusque dans la façon dont nos mâchoires fonctionnent.
Je vous souhaite donc de croquer à pleines dents dans la pomme des rêves et de mâcher chaque bouchée avec bonheur. C’est alors que vous commencerez à goûter la saveur de la sagesse.
Goûter la saveur de la sagesse.
Saveur et sagesse, c’est le même mot.
Le mot latin « sapor » a donné en français le mot sapide : qui a du goût.
Avoir du goût, c’est être capable de distinguer la saveur des différents ingrédients. Cela se fait parce qu’on prend soin de ne pas avaler tout rond, on s’applique au contraire à mâcher. Ce sens concret de « distinguer les saveurs » a pris le sens abstrait de « savoir distinguer les choses, donc avoir la qualité du discernement. Le discernement, nous y revoilà !
Ainsi est né le mot « sagesse » : la capacité à distinguer les saveurs et les différences est liée à l’esprit de discernement, appelé « sagesse », en latin, « sapientia ».
Au fait, j’allais oublier, il existe aussi les dents de sagesse !
Je vous laisse sur ces considérations, dans lesquelles nos ancêtres se sont déjà plongés.
Christiane

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13.03.2009
Réponse au commentaire d'Estelle Vereeck
Chères blogueuses et blogueurs,
Je ne trouve pas toujours le temps de répondre à vos commentaires et je vous demande de ne pas m'en tenir rigueur. J'y parviendrai peu à peu. Aujourd'hui, je réponds à un commentaire qui vient enrichir mon étude du sens symbolique des dents. C'est le commentaire d' Estelle Vereeck, qui a crée le diagnostic psychodentaire :
Bravo pour cette interprétation du sens de la molaire à travers ce rêve tout à fait parlant éclairé par vos lumières.
Savez-vous qu'il existe effectivement une "dent du discernement" ?
Chaque dent est une facette de notre personnalité comme vous avez su l'expliquer:
http://dentsymbolique.romandie.com/post/11942/95559
Étant moi-même engagée depuis longtemps dans des recherches sur le langage des dents, j'apprécie votre finesse d'interprétation entre les dents antérieures (incisives et canines) et les postérieures (prémolaires-molaires), alors que tant globalisent.
Bien cordialement
Ecrit par : Estelle Vereeck | 11.03.2009
Bonjour Estelle Vereeck,
Votre commentaire m’a fait très plaisir et je vous en remercie.
Quand j’étudie un rêve, je marche sur une corde raide. Je me limite aux associations de la rêveuse ou du rêveur ; mon analyse ne prétend pas avoir une portée générale, mais s’applique à l’être individuel. Alors, quelle est ma satisfaction, lorsque le sens ainsi trouvé au symbole se voit confirmé par les études d’autres chercheuses et chercheurs !
Ce que je cherche à mettre en évidence, c’est la méthode pour interpréter les rêves, qui demande à chacun de réfléchir par lui-même, comme le rêve de Sarah le lui montre, dans une exigence de logique et de cohérence.
Ainsi, j’ai été ravie de constater que vos recherches confirment mon analyse.
J’ai acheté votre livre « Dictionnaire du langage de vos dents » quand il est paru en 2004.
Il m’avait intéressée au plus haut point. Et puis je suis passée à autre chose et j’ai un peu oublié. Je viens donc de reprendre ce matin votre livre pour en redécouvrir votre étude sur la « dent du discernement », comme vous l’avez appelée. C’est alors que la mémoire n’oublie plus…
J’ai été très surprise et intéressée par votre étude sur les molaires et les noms que vous leur donnez : dent de l’union ou dent de la transgression.
Voilà des attitudes dont les rêves parlent souvent.


Et j'’ai été passionnée par votre analyse de la prémolaire inférieure « la dent de la métamorphose. »
L’état de cette dent décrit la façon dont on vit ses émotions et sa libido. C’est là encore un point dont les rêves parlent constamment.
Cela me fait vraiment plaisir de constater que nos recherches séparées sur le symbolisme nous conduisent à mettre en évidence les mêmes réalités .
Votre commentaire qui vient soutenir et renforcer mon interprétation, est pour moi très important, parce qu’il montre qu’il faut se débarrasser des grilles toutes faites, qui justement emprisonnent la pensée, empêchent de réfléchir et dépossèdent de toute capacité de discernement. Et en ce qui concerne les rêves de dents, il en existe des interprétations toutes faites qui sont absurdes ! Et elles sont acceptées sans le moindre discernement ! J’y reviendrai un jour avec d’autres rêves.
Merci encore
Très cordialement
Christiane
Illustrations :
09:48 Publié dans 5 Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves de dents, christiane riedel, estelle vereeck
09.03.2009
UN RÊVE DE DENT
Le rêve nous réserve souvent des surprises. En voici une de taille ! Voilà qu’il vient enseigner à mon élève comment devenir une meilleure interprète de rêves. Peut être aussi, chacun peut-il y apprendre quelque chose pour lui ?
Sarah apprend l’interprétation des rêves avec moi. Elle a étudié de nombreux rêves, les siens et ceux d’autres personnes. Elle comprend donc certaines images déjà vues ailleurs, mais elle ne parvient pas toujours à trouver le sens de toutes les images, ni le sens du rêve dans son entier. Elle se désole et demande humblement à ses rêves :
« Je ne suis pas une bonne interprète. Comment puis-je m’améliorer ? Comment arriver à interpréter les rêves correctement ? »
La nuit, son rêve, secourable, vient lui répondre. Elle reçoit le rêve suivant :
Rêve
« Je me rends chez une femme, qui, je sais, va m’examiner. Elle va découvrir l’état de certaines de mes dents et voir celles qui sont cassées. Je suis très ennuyée.
Une fois face à elle, j’ouvre la bouche. Elle pose son index droit sur une seule dent, une molaire de la mâchoire du bas à droite. Elle me dit de me faire soigner.
Je sais que c’est au Maroc que je pourrais me faire soigner.» 
Voici l’analyse que nous avons effectuée ensemble selon la technique de l’interview :
Puisque l’incubation a eu lieu, il convient d’étudier les images, et d’emblée la première, en rapport avec la question posée.
Une femme
Sarah se rend chez une personne, dont elle sait qu’elle va l’examiner. Vers qui donc se tourne la rêveuse, quand elle pose sa question d’incubation ? Elle se tourne vers l’inconscient. En effet, l’inconscient est par nature féminin, il est le monde intérieur, le monde irrationnel des émotions, des ressentis, des rêves, des intuitions. 

Le conscient, lui est masculin, rationnel, orienté vers le monde extérieur, poursuivant les pensées logiques et organisées, et les savoirs appris.
Avec sa question d’incubation, la rêveuse se tourne vers son inconscient. Elle sait qu’il examinera sa situation et lui répondra, et elle le sait parce qu’elle a pu le vérifier par maintes expériences répétées.
La femme va découvrir certaines de mes dents et voir celles qui sont cassées.
Le rêve, l’inconscient répond ainsi tout de suite à Sarah : son problème, qui l’empêche d’interpréter les rêves convenablement, est un problème de dents.
Posons la première question de l’interview :
- Qu’est-ce que les dents ? Comment sont-elles et à quoi servent-elles?
Ce sont des organes durs, coupants, situés dans la mâchoire. Elles forment un ensemble, un système qui sert à prendre les aliments et à les transformer, pour les mettre sous une forme digérable, assimilable.


Pour comprendre les dents, il me faut d’abord comprendre ce que sont les aliments :
- Quand il est question d’arriver à interpréter les rêves convenablement, à quoi vous font penser des aliments qu’il faut transformer, mettre sous une forme digérable ?
Pour la rêveuse, la réponse logique est immédiate : Les aliments, ce sont les rêves.
Vérifions :
Est-ce que les rêves peuvent être comparés avec les aliments ?

Oui, il faut les travailler, les transformer, les interpréter pour les rendre assimilables, en retirer tous les éléments nourrissants. Sinon, ils ne passent pas.
Ainsi, ce qui va permettre d’interpréter correctement les rêves, ce sont les dents.
Poursuivons l’étude de cette image des dents :
Les dents du haut et du bas, grâce à la mobilité de la mâchoire du bas, se rejoignent pour exercer ensemble une pression. Les incisives devant et les canines sur le côté vont mordre dans les aliments, les trancher, les découper, les déchiqueter. La nourriture passe alors à l’arrière de la cavité buccale et là va être mastiquée, écrasée, broyée en arrière par les prémolaires et les molaires.
Examinons les images de ce processus de transformation :
Les incisives et les canines ont le mordant pour prendre un morceau et le trancher :
Ici il s’agit de prendre, appréhender, saisir, choisir une image du rêve, avant de s’y attarder, de s’y concentrer.
Les incisives et les canines de la rêveuse sont en bon état.
Elle sait fort bien décider d’étudier un rêve et ses différentes images, elle n’a pas de difficulté pour couper le rêve dans ses différentes parties, saisir les différentes actions du scénario, apercevoir la composition du rêve. Le problème ne se situe pas à ce niveau.
La femme pose son index droit sur une seule dent, une molaire de la mâchoire du bas à droite. Il faut la réparer.
Voilà la dent abîmée : une molaire en bas à droite.
La molaire
Comment est une molaire ?
C’est une dent bosselée, dont les points saillants et rentrants vont entrer en contact complémentaire avec ceux de la dent de la maxillaire opposée. De cette façon les dents peuvent couper et écraser.



Le premier mouvement donné à la molaire, c’est de l’appuyer contre la molaire opposée. D’abord il faut serrer la nourriture, l’image entre les molaires de deux maxillaires. Il faut s’arrêter, tenir fermement, rester sur l’image, persévérer, se concentrer.
Puis il faut mâcher, mastiquer.
Les molaires sont activées pour transformer la nourriture en morceaux de plus en plus petits. Elles exercent la même effet que la meule. Elles moulent, elles broient.

Elles divisent les aliments en particules de plus en plus fines. Il s’agit donc de passer d’une masse indistincte à un ensemble séparé en différentes parties.
Quelle est donc cette opération de broyage ? Mâcher et remâcher, broyer, c’est revenir volontairement sur l’image, c’est rentrer les dents dans l’aliment. C’est exercer la faculté de pénétration.
Opérer des séparations, des distinctions, cela s’accomplit quand on exerce sa faculté de discernement.


Alors, on a soin de prendre son temps, de ne pas avaler tout rond, on saisit progressivement les différentes consistances et saveurs, on observe les images, on les considère, on ne rien laisse passer qui n’ait été travaillé, trituré, affiné. On poursuit ainsi une analyse de plus en plus fine.
Ainsi l’image de la molaire implique les actions d’examiner, étudier, approfondir, chercher, penser. Et finalement, comment dire cela en un mot ? Cela s’appelle REFLECHIR.
Que disent souvent les professeurs aux enfants ? « Vous êtes des paresseux, il faut tout vous mâcher, vous ne faites pas l’effort de réfléchir ! »
Voilà le rôle des molaires, voilà l’image de leurs activités. Bien.
Mais concrètement, ça veut dire quoi ?
Finalement, qu’est-ce que ces molaires dont le travail va permettre de trouver le sens des symboles ?
Seule Sarah peut nous répondre.
Je lui demande méthodiquement :
Sarah, pouvez-vous nous dire à quoi cela vous fait penser, quand il est question d’analyser les rêves, le moyen, le système qui vous permet d’examiner les images, de les analyser, les approfondir, le moyen qui vous permet de mener, poursuivre une recherche, une réflexion ?


- Mais c’est la technique de l’interview !
- Ah !
Mais, il n’est pas question de se contenter de cette affirmation. La technique rigoureuse de l’interview demande qu’on l’on procède aux vérifications.
Nous allons donc voir en quoi les molaires peuvent être comparées à la technique de l’interview.
Et en effet, toutes les questions : c’est qui…,c’est quoi…,c’est comment…,à quoi cela vous fait-il penser…, pouvez- vous justifier…, toutes ces questions permettent de venir et revenir sur l’image, la mâcher et remâcher, la broyer, pour opérer toutes sortes de distinctions et analyser finement.

La technique de l’interview est donc bien cet outil d’analyse qui permet de réfléchir méthodiquement au symbole du rêve et d’en trouver le sens.
Le rêve donne ensuite une indication supplémentaire :
La molaire à droite, en bas est abîmée.
Pour la rêveuse, comme souvent pour des personnes droitières, la droite désigne le côté extérieur, actif, conscient.
Le bas est le contraire du haut qui correspond au domaine des idées, le bas parle donc des ressentis qui viennent du corps, de ce qu’on sent en soi.
J’essaie de mieux cerner la situation et demande :
- Sarah, la molaire du bas, ce qui fonctionne en bas, du côté actif, conscient, c’est quoi ?
- En bas, à droite, ce serait quand je laisse monter en moi mes ressentis, mes impressions et que je les accueille consciemment.



Je pense que c’est accorder mon attention à ce que je ressens, à ce qui vient de moi et non des idées extérieures. Je dois faire là un effort conscient et volontaire, comme quand je "mâche".
- Et en quoi est-ce que vous accorderiez plus d’importance à ce que dit le monde extérieur ?
- Ah ça ! C’est vrai que ça m’arrive presque systématiquement. Dès que je cherche le sens d’un symbole, je pense à tout ce que j’ai appris dans les livres ou avec vous dans les ateliers. Immédiatement je donne alors à l’image un sens déjà rencontré. Et je ne vais pas plus loin.
Je reconnais :
- Oui, c’est vrai. Cela me fait penser à ce qui s’est produit au dernier atelier : quand je vous ai poussée pour réfléchir plus à fond, vous avez trouvé le sens de l’image, et je vous l’ai fait remarquer…
Sarah s’exclame…
- Oui ! Et je vous ai même dit : ça m’a effleuré l’esprit, mais je n’y ai pas attaché d’importance.
- Quel dommage ! L’inconscient vous envoie la solution, quand vous cherchez à élucider l’image, et vous ne l’accueillez pas ! Pourquoi ne vous faites-vous pas confiance ? Pourquoi n’essayez-vous pas cette hypothèse, puisque de toutes façons vous pouvez la vérifier avec la technique de l’interview ?

Ainsi, le rêve vient donner un conseil pour parvenir à interpréter les rêves convenablement :
Résumé : Le meilleur moyen pour y parvenir, c’est de réfléchir, mais pas n’importe comment. Il faut suivre la technique de l’interview, prendre son temps, poursuivre une patiente analyse des images, et réfléchir à partir de soi même, de ce qui vient de soi. Il serait désastreux de tordre son interprétation en fonction de ce que peuvent dire les autres ; la rêveuse, au contraire, doit accueillir attentivement, fidèlement ce qui monte d’elle-même et qui cherche à devenir conscient.
Le rêve maintenant indique comment corriger la faiblesse de notre interprète :
Je sais que c’est au Maroc que je pourrai me faire soigner.
Seules les associations de Sarah pourront nous fournir une explication.
- Sarah, qu’est-ce que le Maroc pour vous ?
- C’est le pays où j’ai vécu jusqu’à 18 ans. J’en ai de très beaux souvenirs. J’étais bouleversée d’admiration devant les soleils couchants ou les clairs de lune dans la palmeraie.

J’étais en contact avec la nature. Mes parents me laissaient libres dans leur propriété. Je faisais ce qui me faisait plaisir, ce qui m’attirait, je m’appuyais sur ce qui venait de moi. J’étais fidèle à moi-même, authentique.
Je me suis trahie ensuite, pour me conformer à ce qui se fait et se dit dans le monde extérieur. C’est ma nature instinctive que je dois retrouver.
Quel est le sens de cette dernière image ? Quelle est donc cette notion de plaisir ?
Le ressenti est un signe essentiel pour indiquer si l’interprétation est juste ou fausse.
Le malaise, l’impression d’être chiffonné, un sentiment d’insatisfaction indiquent que le travail est à reprendre.
Au contraire, le bien être, une sensation de dilatation, de plénitude dans le corps, dans le ventre, une impression de détente, d’épanouissement, de plaisir, indiquent que le sens trouvé est juste.
Voilà les sensations auxquelles Sarah doit faire attention.
Conclusion
Ce rêve apparemment très banal et prosaïque contient de précieux conseils pour aider Sarah à mieux interpréter les rêves.
D’une part, il lui montre comment, grâce à la technique d’analyse de l’interview, il convient de procéder méthodiquement à l’interprétation ; d’autre part, il lui signale qu’elle doit aussi tenir compte de son ressenti personnel sur le moment.
Elle doit faire attention à la satisfaction qu’elle éprouve, quand le sens du symbole lui apparaît, car, chez elle, c’est cette impression qui va lui montrer la justesse de son travail ou non. En se fiant à ce sentiment de plénitude intérieure, elle ne doutera pas d’elle. Cela lui évitera de se laisser influencer par toutes sortes de connaissances acquises sur le sens de l’image.
Ainsi, en menant une réflexion personnelle, approfondie, authentique, elle deviendra créative, elle sera capable de trouver des choses nouvelles, s’adaptant toujours à l’infinie variété des symboles et de leurs sens, selon les rêveurs et les circonstances. Ainsi, elle deviendra une interprète de rêves accomplie.

La prochaine fois, je vous montrerai ce que peut donner une interprétation de rêve, où l’interprète ne tient compte apparement que de son ressenti, sans pratiquer la technique de l’interview.
Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
Palmeraie : www.swisstrotter.com
La plus belle femme du monde : aishwarya-hindi.blogspot.com
Henry Fonda : http://1bp.blogspot.com
Incisives et canines, forum doctissimo
Molaire de bovin
Molaire reconstituée de Néandertalien
Molaire, prothèse
Meule à céréales
Broyeur Moulinex
Esprit de pénétration : soufsouf.vip-blog.com
Esprit d’analyse : www.asse.fr
Figure de jeune fille dite « Sapho », fresque de Pompéi
Papillon, photo de l'artiste Cyril Almeras : http://www.cyrilalmeras.com
Prémonition de Salvator Dali
Coucher de soleil au Maroc :amours.a.m.pic.centerblog.net
Coucher de soleil sur la palmeraie : voyages.orange.fr
Clair de lune dans la palmeraie : vous trouverez la photo dans la galerie de Marc-André Decoste, sur le site www.pbase.com/mdecoste/image/26251316
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21.02.2009
LES DINOSAURES ET LA FABLE
Notre cher fabuliste La Fontaine décrivait les humains et les représentait sous l’image des animaux : le loup, le renard, l’agneau, la cigale, la fourmi. «Je me sers d'animaux pour instruire les hommes », disait-il.
Il reprenait ainsi directement la pédagogie des rêves.
La dernière fois, avec le rêve de Cynthia, nous en avons vu ainsi un exemple vivant et actuel : pour prévenir la maman que sa jeune adolescente courait le danger d’être séduite, le rêve s’est servi des images d’un tigre qui voulait dévorer un chaton.
Voici aujourd’hui un autre rêve qui met en scène des animaux. Cette fois-ci, ce sont des dinosaures, qui existent toujours au sein de la psyché, à l’intérieur du cœur des hommes.
Voyons le rêve qu’Adeline, une de mes élèves de 6ème, m’a raconté dans une rédaction. Le sujet était :
"Vous raconterez un rêve qui vous a particulièrement impressionné."
Voici les circonstances du rêve, qu'Adeline a racontées :
Un soir, en rentrant chez moi après l’école, j’aperçus sur le trottoir un petit dinosaure en porte-clé. Je me baissai et le ramassai. Arrivée à la maison, je le posai sur la commode dans l’entrée. Ma sœur, qui passait par là, le vit et le prit.


Puis elle vint me voir dans ma chambre et me montra quelque chose d’étrange : le dinosaure s’ouvrait au milieu de son ventre en deux parties.
Le soir, je m’endormis et fis le rêve suivant :
Rêve
Je me trouvais dans la jungle et marchais avec ma soeur. Soudain surgit une bête énorme, un dinosaure.
En nous voyant, il ouvrit la gueule, et dévora ma sœur.



Terrorisée, je m’enfuis à toutes jambes pour échapper à la mort affreuse dans les mâchoires, quand j’entendis un CRAC assourdissant. Je me retournai et vis le ventre de l’horrible monstre se fendre en deux. De ses entrailles sortit une multitude d’enfants qui ressemblaient tous à ma sœur et criaient :
« - Adeline, Adeline ! On a faim ! »
Je compris tout de suite que j’allais être leur prochain repas.
Une seule fille ne hurlait pas. Je la pris par la main en croyant qu’elle était ma sœur et je rentrai à la maison avec elle.
J’étais soulagée. Je montai dans ma chambre et ma sœur me suivit. Là, elle claqua la porte et se transforma en dinosaure !
A ce moment là, le réveil sonna et j’ouvris les yeux pour une nouvelle journée. Je me levai, mis mon pied par terre,…sur le dinosaure. Je le pris de fort méchante humeur et le jetai directement dans la poubelle, pensant que c’était lui l’auteur de ce cauchemar atroce.

Interprétation
Le rêve décrit de façon frappante la façon dont les deux sœurs se comportent l’une avec l’autre. Leurs rapports sont ceux des animaux de la jungle, ce ne sont pas encore des comportements sociaux. Dans cette jungle, la gueule, les mâchoires, les dents surgissent de tous côtés. Ce sont les engueulades, les réflexions mordantes, les disputes qui jaillissent sous le moindre prétexte. Les deux sœurs s’entredévorent et cherchent à satisfaire l’instinct dominant de la faim, l’instant dominant de l puissance, détruire l’autre pour pouvoir exister, prendre son plaisir aux dépens de l’autre, satisfaire des désirs insatiables.
Adeline est ainsi le premier dinosaure qui agresse sa sœur. Mais celle-ci se défend, répond par des engueulades et cherche à « bouffer » son aînée en représailles. Et même si, un peu plus tard, la rêveuse se retrouve dans un cadre civilisé hautement évolué, non plus dans la jungle, mais dans le milieu protégé de la maison, les comportements préhistoriques, primaires, instinctifs ne sont pas pour autant humanisés. C’est toujours à celui qui « bouffera » l’autre, sans cesse.



Ainsi le rêve, cette nuit là s’est servi des animaux pour instruire ma gentille élève et lui expliquer sa fable personnelle.
Les deux sœurs, aussi charmantes et douces qu’elles puissent sembler, se montrent l’une comme l’autre, égoïstes, agressives, dominatrices, jamais satisfaites. Cependant, ces comportements archaïques n’ont plus leur place dans une société humaine civilisée. Et le rêve, sans même être compris, a agi sur la fillette, qui a adopté symboliquement le geste adéquat : elle a jeté le dinosaure à la poubelle. Ce porte clé dinosaure ne lui ouvrira aucune porte et ne lui donnera pas la solution pour pouvoir vivre avec sa sœur.

Illustrations
Je remercie les artistes et photographes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
Dinosaure porte clé : www.kawaïland.com
Commode : www.agitcoul.eu
Jungle : rubrikabrak.over-blog.com
Dinosaure : www.schizodoxe.com
Dinosaure : http://www.nanoblog.com
« On a faim » : www.plusmagazine.be
Tête de dinosaure : www.carnet-de-voyage.net
Trois têtes de bêtes préhistoriques : http://mini40.m.pic.centerblog.net
Deux « gentilles petites sœurs » : Ma sœur et moi : http://vava.1.unblog.fr
16:38 Publié dans 7 Et soit-disant petits rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, dinosaures, gueule, éducation des enfants
04.02.2009
Mon blog restructuré pour 2009 !
J’ai ouvert ce blog pour vous, qui passez ou revenez, pour vous permettre de vous familiariser avec les rêves, même s’il ne semble guère aisé de les comprendre. Cependant avec la technique de l’enquête que je pratique, que j’enseigne et fais connaître, les énigmes de la nuit s’éclairent et le sens des images se révèle, adéquat, surprenant, instructif.
Vous expliquer des rêves coquins m’amuse, vous montrer la grandeur des rêves sérieux m’intéresse, et cela me passionne de vous faire découvrir ce fascinant génie, qui vous accompagne dans le noir. Vous traduire ses énigmes est ma vocation.

J’aimerais, qu’au fil des jours sur ce blog, dans la surprise et le plaisir, vous vous laissiez toucher par les rêves et leurs messages. Et, peut être, trouverez vous des indications, qui vous concernent et qui vous permettront alors de comprendre certains de vos rêves, et qui vous soutiendront.
Depuis deux ans j’ai ouvert diverses rubriques, je m’emploie à améliorer ce blog, à le rendre plaisant, pratique, clair et utile. J’apprécierai vos suggestions éventuelles. J’apprécierai également, vos questions, vos commentaires, vos réactions.
De façon directe ou indirecte, j’ai eu votre adresse et je vous ai inscrit sur ma liste pour ma newsletter. Vous pouvez annuler tout de suite cette inscription en cliquant à gauche dans la rubrique « Newsletter ».
Amis blogueuses et blogueurs, j’éprouve un vif plaisir à communiquer avec vous à travers ces pages. Et je vous souhaite autant de plaisir à visiter mon blog, que j’ai d’agrément à l’animer pour vous.

Illustration
The moon maid de l’artiste contemporain Frank Frazetta
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02.02.2009
ALERTE : LE PETIT CHAT EST DE NOUVEAU EN DANGER !

Le 29 juin 2008, j’avais étudié un rêve avec un petit chat roux et blanc. En voici le résumé : Cynthia, la rêveuse, se voyait dans son rêve avec un petit chat en danger. Il fallait absolument le sauver. Je vous avais alors exposé comment, grâce à la technique de l’enquête, il s’était avéré que le petit chat désignait sa fille Marine, qui prenait de mauvaises habitudes d’enfant gâtée. Elle était tout le temps avec ses copains et copines, avait toutes les exigences et prenait des goûts de luxe.

Cynthia avait sorti sa jeune adolescente de son inconscience, lui avait expliqué les réalités et les contraintes de la vie et avait rétabli la situation.
Interprétation
Immédiatement me vient à l’esprit son rêve du mois de juin.La rêveuse me téléphone de l’autre côté de la terre, il me faut faire vite pour limiter le prix de la communication. Je ne vais pas passer du temps à l’interviewer sur l’image du chat et adopte tout de suite l’hypothèse que ce chat représente sa fille, comme la dernière fois. Si c’est faux, je ne parviendrai à aucune interprétation cohérente. Il me faudra alors reprendre le travail. Je me lance :
- Cynthia, vous vous souvenez, vous avez déjà rêvé d’un petit chat blanc et roux ? C’était votre fille Marine.

- Ah oui, c’est vrai, il fallait que je le sauve. Et là c’est pareil ! Il y a encore un danger !
Christiane, qu’est-ce que c’est ?
- Bon, nous allons supposer que ce petit chat représente toujours Marine. Si l’ensemble du rêve n’est pas cohérent, il nous faudra changer d’hypothèse.
Alors, dîtes moi, c’est quoi un tigre ?
- C’est un animal sauvage splendide, très racé, très dangereux.
- Comment vit-il ?
- C’est un carnassier, il surveille sa proie, la chasse et la dévore.



- Et à quoi cela vous fait-il penser en ce moment, quand il est question de Marine, un animal dangereux, qui chasse sa proie pour la dévorer ?
- Mon Dieu, Christiane, il y aurait un copain qui lui tournerait autour et qui voudrait se l’envoyer ?
- Est-ce que cette hypothèse vous semble exclue?
- Oh, mais pas du tout ! Au contraire ! Marine est en train de devenir une jeune fille ravissante, elle est de plus en plus belle et attire tout le monde. Mais c’est vrai que ces jours derniers, je la sentais tendue, nerveuse, inquiète. Voilà, j’ai compris !



- Cynthia, encore une chose : il faut se demander maintenant pourquoi le rêve précise que le tigre est blanc et roux, comme le petit chat. Le rêve donne là une indication pour qu’on puisse reconnaître l’animal un peu plus précisément. Cynthia vit dans un département d’outre-mer où les populations vivent très mélangées. Marine a la peau blanche et les cheveux châtains. Le copain devrait être comme elle. Est-ce le cas ?
- Exactement. C’est vrai que Marine a à l’école des copains de toutes les couleurs.
Ici, les gens sont blancs, noirs, métis, cuivrés, jaunes. Le rêve est exact. Son copain est un Blanc.


Je poursuis :
- Maintenant que le rêve vous semble clair, il vous faut établir une stratégie pour le mettre en application, en tenir compte dans votre vie, c’est à dire protéger votre fille.
- Tout à fait ! Je vais voir ça ce soir d’abord avec Marine, pour vérifier la situation, puis avec mon mari. Nous allons parler sérieusement avec notre fille.
Notre entretien entre deux bouts du monde s’est arrêté là.
Et voici que tout à l’heure, Cynthia me passe un coup de fil :
- Christiane, je voulais vous dire merci ! Vous avez tapé dans le mille ! Marine est amoureuse de ce type ! Elle est très fragile en ce moment et nous la soutenons beaucoup.
Vous savez ce que son copain lui a dit, parce qu’elle lui résistait ?
« - De toutes façons, toi, je t’aurai quand je veux ! »

Elle est très belle, elle n’a que 14 ans ! C’est vrai que c’est encore un petit chat. Elle n’est pas encore assez forte pour se défendre des hommes et risque, un de ces jours, de se faire croquer comme un rien et d’en souffrir. A nous de la protéger, quand elle est encore si jeune.
Voilà, encore un petit rêve, mais quelle force formidable, pour prévenir les parents et protéger leur enfant sur les sentiers dangereux de la vie.

Illustrations
Je remercie les artistes dont les tableaux et les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Chat : www.merci-facture.com
Adolescente au téléphone : http://26.img.v4.skyrock.com/sophiabush
Chaton roux : colorcat.skyrock.com
Tigre du Bengale : pagesperso-orange.fr
Tigre de Sibérie : www.linternaute.com
Tigre en chasse : www.bourgui.com
Chaton : www.fond-ecran-image.com
Chaton perdu sur l’herbe : www.kiavu.be
Tête de tigre : www.tecfa.unige.ch
Jeune fille aux marguerites : http://emmanuelgarant.com
07:59 Publié dans 7 Et soit-disant petits rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaton, tigre, danger, enfant, éducation
30.01.2009
MA PROCHAINE CONFERENCE
Chers amis blogueuses et blogueurs,
J’ai le plaisir de vous annoncer ma prochaine conférence, jeudi 26 févier à 19 h 15, à Paris (voir explications plus bas)
organisée par
L’ASSOCIATION ETRE PRESENCE
AMOUR ET SEXE DANS VOS RÊVES

Les scénarios sexuels sont fréquents dans vos rêves, mais, qu’ils soient heureux ou pénibles, ils vous surprennent toujours et avec les tabous de notre société, ils peuvent vous mettre très mal à l’aise.
Il s’agit donc, en dehors de toute interprétation traditionnelle, de regarder ces images avec un esprit neuf et naïf pour en recevoir le sens vivifiant et décisif.
Dans cette conférence nous vous expliquerons les sens fréquents des scénarios sexuels des rêves. Plusieurs rêves viendront illustrer notre propos.
A l’aide de ces exemples, vous constaterez alors que les scénarios sexuels n’ont rien à voir avec une expérience sexuelle physique, charnelle, mais vous parlent de votre vie psychique intérieure.
Ils décrivent naturellement et sans fard comment vous fonctionnez, comment vous vous aimez vous-mêmes, et acceptez de vivre les différents aspects de votre être ; ou au contraire, ils vous montrent la façon dont vous refusez d’être vous-mêmes et vous faites souffrir.
Ces rêves qui intriguent et peuvent mettre si mal à l’aise, vous invitent à laisser les différentes facettes de votre être coopérer tour à tour, au lieu de rester en conflit.
Laisser vivre et concilier vos contraires est l’œuvre transformatrice dans laquelle les rêves vous conduisent, car eux seuls connaissent votre chemin individuel.
Illustrations
Amour et Psyché du sculpteur italien Canova (1757-1822)
"Union" du peintre américain contemporain Boris Valejo.
Comment se rendre à la conférence
Salle Gabrielle Delanne
22 rue Paulin Méry 75013 Paris
Métro : Place d'Italie
Sortir du côté du Boulevard Blanqui
prendre la rue Bobillot
2ème rue à droite
Participation : 15 euros
sauf RMI/Chômeur/Etudiant : 10 euros
Bienvenue à tous, pas de réservation
10:39 Publié dans 5 Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conférence amour et sexe dans vos rêves
21.01.2009
LE REVE, VICTOR HUGO ET PLATON

En ce début d’année, je prends plaisir à vous présenter un discours étrange et splendide sur le rêve. Quoique l’on puisse penser des circonstances où il fut prononcé, chacun s’accordera pour y reconnaître le souffle poétique puissant qui inspira les plus belles pages de Victor Hugo.
Ardent défenseur de la république, Victor Hugo fut condamné à l’exil en 1851. Il se réfugia sur les îles de Jersey puis Guernesey. Il s’intéressa alors au spiritisme, qui était très à la mode et se consacra à cette étude lors de nombreuses soirées. Plusieurs de ses œuvres en sont directement inspirées.
Victor Hugo se disait voyant.
Il pensait que notre esprit dans le rêve, comme après la mort, dépasse les limites du corps physique pour aller « dans l’espace vermeil, lire l’œuvre infinie et l’éternel poème. »
Je vous présente donc ici le compte rendu qu’il fit d’une séance de spiritisme, dont le sujet inattendu fut le rêve. L’esprit, qui se manifesta ce soir là, se déclara être le grand philosophe grec Platon, qui parla des rêves dans les termes que voici :
« Victor Hugo. – Salut ! Parle. Nous t’écoutons.
Platon. – Je viens vous parler du rêve.
Quand le vivant s’endort, il s’établit directement une communication entre son lit et sa tombe.
L’endormi devient le réveillé de l’ombre ;
il n’est pas immobile, il vole dans l’immensité ;


il n’est pas aveugle, il voit l’infini ;
il n’est pas sourd, il entend dans l’espace ;
il n’est pas muet, il parle dans la mort ;
il n’est pas couché, il est ailé ;
il n’est pas étendu, il est planant ; 
il n’est pas tombé, il est ressuscité ;
ô assiégeur de la forteresse obscure ;
mets, ô vivant, cette armure d’ivoire devant le donjon d’ébène et vois ;
rêves, venez, tombez sur l’endormi. "

Jersey, dimanche 29 avril 1855, à dix heures du soir
Procès verbal d’une séance de table tournante menée par Victor Hugo, avec Platon
Illustrations
Je remercie les artistes dont les tableaux ou les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Victor Hugo, portrait de Chifflart, 1868
Statue présumée de Platon à Delphes
La croix et la solitude, du peintre paysagiste américain, Thomas Cole, 19ème siècle
Weary Moon, Edward Robert Hugues, peintre anglais du 19ème siècle
Birdman de Frazetta, du peintre américain du 20ème siècle : profile.myspace.com
Santiago, du peintre espagnol Salvator Dali, 20ème siècle
Voie lactée : www.faaq.org
Voie lactée : fdebricon.club.fr
Ascension de Salvator Dali, 20ème siècle
11:45 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : victor hugo, platon, mystère, immensité, endormi, réveillé, ressucité
03.01.2009
LES SOUHAITS
UN RÊVE SUR LES SOUHAITS
LES SOUHAITS
Et en ces nouveaux jours, je voudrais, une fois de plus, vous montrer la surprenante sagesse des rêves.
Je choisirai le rêve d’une petite fille, où, justement il est question de formuler des souhaits, et surtout, d’intervenir pour que ces souhaits deviennent réalités. Voyons ce que les rêves sont venus montrer à cette jeune enfant.
Pauline m’a raconté son rêve quand elle avait douze ans. Elle ne l’avait jamais oublié. le voici :
Rêve
« Pendant une nuit, je fis un rêve très étrange. J’avais alors six ans.

Je me trouvais dans la cour de mon école avec mes amies, Louise, Aude et Marie.

J’étais une magicienne et je pouvais faire tout ce que je voulais.

Je réfléchis et dis alors à mes amies :
- Je vous accorde à chacune un souhait que je réaliserai.
- C’est super ! s’exclama Louise.
- Qui veut commencer ? demandai-je.
- Moi, si vous voulez bien s’écria Marie.
- Alors, vas-y !
- Je voudrais, dit Marie, que tu fasses disparaître tous les garçons de l’école. 
- O.K. dis-je. Abracadabri, abracadabra, garçons, disparaissez !
Et tous les garçons disparurent. Ce souhait était très bizarre.
- C’est à moi, maintenant ? demanda Aude.
- Si tu veux, repris-je.
- Alors… moi, je voudrais que tout puisse vivre comme nous.
- C’est à dire ?
- Eh bien, je voudrais que les animaux, les arbres, les nuages, les fourchettes, puissent parler comme nous et chanter.
- Très bien ; alors, que les animaux, les arbres, les nuages, les fourchettes puissent parler, chanter.
Abracadabri, abracadabra, objets et animaux, chanti, chanta, parli, parla !

Tout d’un coup, un nuage se mit à rire et un ours apparut sur ce nuage.
Aude demanda au nuage :
- Pourquoi est-ce que tu ris comme ça ?
- Ca me chatouille !
- Mais qu’est-ce qui te chatouille ?
- C’est cet ours, répondit le nuage, Ah ! Ah ! Ah !
Louise était terrifiée, ainsi que Marie.
Puis Louise me demanda si elle pouvait voir son souhait exaucé.- Je souhaite, dit-elle, que la pluie...se transforme…en bonbons !
- Abracdabri, abracadabra, bonbons, pleuvi, pleuva !
De gros nuages arrivèrent au dessus de nos têtes. Un nuage cria pour nous prévenir :
- Attention ! Pluie de bonbons !
Des carambars, des malabars, des guimauves, des chewing-gums, des crocodiles, des schtroumps et bien d’autres choses encore tombèrent du ciel. 
Les filles de l’école trouvèrent cela curieux et nous commençâmes à en manger.
Mais un gros nuage glouton arriva ...et mangea tous les bonbons. 
Louise était désespérée. 
Elle me demanda de reformuler son vœu pour que je puisse l’exaucer à nouveau. Je ne le pouvais pas. Il nous fallait attaquer le nuage glouton, mais nous n’avions plus de garçons pour nous aider, à cause du vœu de Marie. Et si nous attaquions ce nuage, tous les autres seraient contre nous, puisque maintenant, à cause du souhait d’Aude, ils pouvaient vivre.
Il me restait mon souhait à moi.
- Abracadabri, abracadabra, tout doit redevenir comme avant !
Les nuages ne parlaient plus et les garçons étaient revenus.

Mais comme Louise était ma meilleure amie, je lui permis de refaire son vœu et l’exauçai.
Il plut des bonbons et c’était délicieux !
Le matin arriva, Maman me réveilla, c’était l’heure d’aller à l’école.
- Maman, j’ai fait un rêve merveilleux, j’étais magicienne. »
Quel conte de fées, quel enchantement !
As-tu compris, jeune femme en herbe, as-tu compris jeune magicienne, qu’on ne peut
pas refaire le monde à son idée, selon ses désirs ? Car chaque chose a son sens, que l’on ignore souvent. Tout ce que tu peux faire, c’est exaucer le vœu de ton amie, faire en sorte que les autres et toi-même savouriez toutes les bonnes choses qui tombent du ciel, les bénédictions que le ciel envoie, comme la pluie.

Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres ou les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Gros nuages par yagraphic : www.labêtiserie.com
Nuage ours : fourmihozelles.canalblog.com
Pluie de bonbons : www.lazagno.net

23:20 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rêves d'enfants, contes de fées, souhaits
TOUS MES MEILLEURS VOEUX
Chers amis blogueuses et blogueurs,
Je vous présente tous mes vœux chaleureux pour l’année 2009. Mon vœu le plus cher pour vous est bien sûr que vous en veniez à comprendre vos rêves qui vous accompagnent et vous guident. C’est dans ce but que j’ai ouvert mon blog et y écris.
Je vous ai annoncé la restructuration de mon blog. Depuis deux ans maintenant, je vous ai expliqué plus d’une soixantaine de rêves et j’ai abordé plusieurs sujets, l’incubation, le prémonition, l'amour et la vie sexuelle, la masturbation, le rêve conseiller, le rêve médecin, etc…
Il devient difficile de s’y retrouver entre les notes, les archives, etc…
Je vais donc bientôt voir avec Arnaud GAUTELIER comment procéder pour rendre ce blog plus attractif, plus facile. C’est Arnaud qui, il y maintenant deux ans a ouvert ces pages et m’a initiée aux premiers fonctionnements techniques.
J’aurais aimé préparer quelque chose de spécial pour vous, pour cette nouvelle année. Cependant j’ai été très occupée sur le forum des rêves de Doctissimo.
Je peux vous dire en effet que c’est moi qui interviens sur le forum de Doctissimo sous le pseudo de MELAMPOS, puisqu’un des doctinautes, Gil 616, s’est permis d’oser révéler publiquement mon identité. Je n’ai donc plus de raison de ne pas mentionner mes interventions sur ce forum, puisque maintenant mon nom a été divulgué.
Un rêveur, Chrisdocti, m’a cherchée, alors que je ne vais plus sur ce forum depuis trois mois. Il m’a trouvée et est venu, sur mon e.mail personnel, me demander d’interpréter le rêve, qu’il avait déposé sur le forum.
L’interprétation et la rédaction m’ont demandé plusieurs heures. Me défendre contre des propos diffamatoires m’a pris également un peu de temps. Ces propos ont été retirés.
Si l’étude de ce rêve sur Doctissimo vous intéresse vous la trouverez au poste suivant :
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/reves-cauchemars/c...
Vous constaterez que les propos diffamatoires (maintenant supprimés) ont déclenché l’indignation véhémente de plusieurs foronautes.
Ce n’est pas facile d’être interprète de rêves et de défendre le travail d’interprétation, pour le faire sortir des grilles traditionnelles. Mais je ne peux pas montrer la dimension des rêves sans mettre aussi en évidence ce qui l’emprisonne.
Ainsi, voilà pourquoi je ne vous présente rien de nouveau, pour ceux qui ont déjà visité mon blog au début de l’an dernier.

Vous trouverez donc un rêve charmant que j’ai déjà raconté, celui que reçut une fillette sur les souhaits et les cadeaux. Je vous laisse le relire ou découvrir.
J’ai choisi pour vous une carte de vœu qui est un tableau d’une amie, Brenda FERRIMANI, une peintre américaine que j’ai rencontrée au Congrès à Montréal cet été. Elle peint les rêves et vous pourrez voir ses œuvres en vous rendant sur son site :
www.brendaferrimanidreamart.com
Brenda Ferrimani, Artist
Exploring the Inner Universe Through Dreams
Encore tous mes vœux, chers blogueuses et blogueurs
Christiane

17:17 Publié dans 5 Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux, forum doctissimo, gil616, arnaud gautelier, brenda ferrimani
