21.06.2009
« L'AUTORITE DES REVES EST LA MEME QUE CELLE DE LA BIBLE »
Les rêves et la Bible
« L'autorité des rêves est la même que celle de la Bible »
C'est là ce qu'écrit en 1791 le clergyman anglais David Simpson dans son livre : « Discours sur les rêves et les visions de la nuit ». (1) Ce prêtre reconnaît aux rêves la dimension que lui donne aussi le rêve de Caroline.
Vous vous rappelez, la dernière fois, nous avons laissé Caroline songeuse. Comment peut-elle admettre que les rêves soient la voix de Dieu ? C'est bien ce que son rêve semble lui dire, c'est aussi ce qu'affirment toutes les traditions spirituelles, sauf la majorité de l'église chrétienne qui, rejetant les témoignages répétés des siens, a diabolisés les rêves, et aujourd'hui les ignore.

Oui, mais ! Voilà quand même que le nombre des témoins commence à faire beaucoup. Aujourd'hui, des gens comme Caroline, qui reçoivent la même affirmation en rêve, oui, en fait, il y en a beaucoup.
Voici l'exemple de Karine.
Karine raconte ses rêves à sa psychothérapeute (2). Pour une fois, elle a la rare chance d'avoir une psychothérapeute qui s'intéresse aux rêves et cherche à les interpréter, alors que beaucoup d'autres les ignorent. Sa psychothérapeute lui a même conseillé de tenir un cahier de rêves où noter régulièrement les messages de la nuit.


Mais Karine ne le fait pas. Karine n'est jamais satisfaite. Ses rêves sont trop longs ou trop courts, ils ne veulent rien dire, les images sont banales, l'histoire n'est pas intéressante, ses rêves l'ennuient, elle ne les note pas, ils n'en valent pas la peine ou alors, elle les griffonne avec désinvolture sur un bout de papier.
La jeune femme, comme bien d'autres trouve que les rêves, « elle n'en a rien à faire ».
Par ailleurs, elle est fort croyante, elle lit la Bible tous les jours. Cela lui suffit.
En effet Karine a placé dans sa salle de séjour un meuble de choix : un lutrin. Sur ce lutrin est ouvert, de façon permanente, une Bible. Le lutrin est placé en évidence, il attire l'œil, il constitue même une des plus jolies pièces de sa décoration. Et Karine, tous les matins, vient y lire une page de la Bible, avant de commencer sa journée.

Son interprète, cependant, lui a renouvelé dernièrement, son conseil avec insistance. Karine aurait tout avantage à tenir compte de ses rêves, à les noter fidèlement dans son cahier de rêves, pour pouvoir ensuite les raconter, puis les relire et, au fur et à mesure, mieux les comprendre. Mais Karine reste très dubitative.
La nuit, elle reçoit alors un rêve :
Rêve
Je me trouve comme chaque matin devant mon lutrin, prête à lire quelques versets de la Bible. Et, à mon immense stupéfaction,... voilà qu'à la place de la Bible, c'est mon cahier de rêves qui est ouvert sur mon lutrin.

Interprétation :
Rêve prodigieux, qui annule des siècles d'obscurantisme !
Comment dire plus clairement en une seule image que comme la Bible, le Rêve exprime la Parole de Dieu. Le Rêve est la Parole de Dieu continuée. Cette Parole, que nos anciens ont accueillie autrefois et transmise dans les livres bibliques, se manifeste, s'exprime tout autant dans nos rêves, de nos jours, à chacun de nous personnellement, comme à Karine.

Ainsi, ce rêve invite la rêveuse à prendre ses rêves en considération, et même à leur accorder la même importance que la Bible qu'elle vénère, au lieu de les dédaigner et les négliger. Sous des formes simples, avec des images humbles et prosaïques, ses rêves lui transmettent, jour après jour, la nourriture spirituelle dont elle a besoin.
Ce rêve reprend ce que les hommes de la Bible déclaraient , il y a déjà 2500 ans :
« ...Dieu parle d'abord d'une manière
Et puis d'une autre, mais l'on n'y prend point garde.
Il parle par des songes, par des visions nocturnes,
Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
Quand ils sont endormis sur leur couche. »
C'est dans ses rêves et par ses rêves que la rêveuse sera, elle aussi, inspirée et guidée par la divinité qui l'habite comme les hommes le furent autrefois. Cette bonne nouvelle, que les rêves répètent inlassablement, est valable pour chacun de nous...et,... aujourd'hui, comme autrefois, « on n' y prend point garde ».

Bibliographie
( 1) Cité par Morton T. Kelsey dans son livre « God Dreams and Revelation », p 180, Augsburg Publishing House, Minneapolis
(2) Je remercie Mme Agnès Vincent d'avoir fait connaître ce rêve dans son article « Grand rêve, petit rêve..., » paru dans la revue REEL, Juillet -Août 2001, N° 36-37, p. 16.
(3) La Bible, Livre de Job, ch.33, v.14 à16, p.537, traduite d'après les textes originaux hébreux et grecs.
Alliance Biblique Universelle, 1956
Illustrations
Cauchemar du peintre allemand Fuseli, 1781
Le songe, de Fuseli, 1794
Psychothérapeute : www.web-libre.org
Cahier violet : http://www.marieclairemaison.com
Cahier de rêves : http://www.beauté-info.ch
Femme endormie : soleilsucre.over-blog.com
Homme endormi : œuvre de Carolus Duran, peintre français, 1837-1917 : www.chapitre.com
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05.06.2009
L' INCUBATION DE CAROLINE 2 : DIEU EXISTE-T-IL ?
Il y a une dizaine de jours, nous avons laissé Caroline déconcertée. La jeune femme a écrit à ses rêves et leur a posé une question :
« A mes rêves :
Vous venez la nuit répondre à mes questions. Mais s'il vous plaît, qui êtes-vous ? Est-ce que c'est Dieu qui répond dans mes rêves ? Et même, est-ce que Dieu existe ? »
Déroutée, elle s'est dit :
« - Bon ! Eh bien, t'as eu ce que tu voulais. T'es une gourde ! T'as voulu poser une question idiote... tu l'as eue ta réponse ! Il n'y a pas de réponse. T'en as pas reçu.
Elle repense à son rêve, elle ressent cette impression qui l'a pénétrée, qui l'imprègne, qui la touche :
- Rien, le vide. Il n'y a pas de Dieu. Le noir... Dieu n'existe pas... Ca t'apprendra à poser des questions qu'il ne faut pas poser. Maintenant, t'assumes.
Et, désemparée, elle se répète :
-T'as pas de réponse...Rien du tout. Pas de Dieu. »

Elle a raconté son expérience nocturne à sa tante qui lui a conseillé de se tourner vers moi pour tenter d'obtenir des explications.
Et dernièrement, Caroline m'apporte son rêve. La jeune femme veut savoir si son rêve lui a répondu ou non, s'il y a quelque chose à comprendre ou non. Elle me raconte :
Rêve
« Dans mon rêve, tout était noir, j'étais dans le noir, il n'y avait rien, tout était vide, c'était le vide. J'avais une impression profonde, c'était très intense, très puissant et en même temps très simple, infiniment calme et silencieux.
Voilà, c'est tout ».

La jeune femme me regarde avec son visage charmant, ses grands yeux sérieux m'interrogent intensément.
Et moi, je me sens émerveillée. Quelle réponse ! Si simple !
Je reste silencieuse, recueillie un instant, cherchant comment expliquer à Caroline le sens de ce qu'elle a vécu dans son rêve.
Puis, je lui demande :
« - Caroline, vous savez ce qu'est une anagramme ?
- Euh ?
- C'est un jeu de lettres comme au Scrabble, on met les lettres d'un mot dans un autre ordre et l'on obtient un mot différent.
- Ah oui ! Je sais, c'est comme ça qu'avec mon prénom : « Caroline », on peut former le mot « Cornaline ».
- Exactement. Alors, quelle est l'anagramme de VIDE ?
Caroline cherche et s'amuse avec les lettres sur sa feuille : VEDI ?...DEVI ?... Ah ! DIVE,... la dive bouteille... Qu'est-ce que ça veut dire ?
J'explique :
- DIVE, c'est le féminin de divin. Et c'est l'anagramme de VIDE. Maintenant, regardez un peu le mot en considérant que le V et le U, c'est la même lettre. Dans l'Antiquité, les Romains écrivaient le U comme un V.

( AVIIORVM se lit AVIIORUM et signifie « des Avéiens »)
Alors, Caroline, l'anagramme de VIDE ? C'est quoi ?
- C'est DIEU ?
- Oui, tout à fait. Les rêves jouent souvent avec les mots. Nos ancêtres le soulignaient déjà, ils connaissaient bien l'anagramme de VIDE qui joue avec DIEU.
Vous savez Caroline, toutes les chercheuses et les chercheurs de Dieu sur la voie spirituelle ont toujours et partout dit que le Vide, c'est Dieu. C'est quelque chose que le conscient, l'intellect, le mental ne comprend pas, c'est pourquoi Dieu vous apparaît en noir dans votre rêve. « Un dieu compris n'est pas un dieu ». Le divin dépasse l'humain.
Et aujourd'hui, comme autrefois, nombreux sont les chercheuses et chercheurs de Dieu, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, ou d'autres encore, qui vous parleront de la Vacuité de Dieu, du Vide, mais je ne vais pas vous faire un cours de théologie.
Je m'arrête un instant puis reprends :
- Dîtes-moi Caroline, avec ces explications, qu'est-ce que vous pensez de votre rêve ? Quelle est sa réponse à votre question ?
Caroline me répond avec hésitation.
- Mme Riedel, vous voulez dire que le rêve, c'est Dieu ? 
- Comment, dis-je en riant ? Mais moi je ne dis rien du tout ! C'est votre rêve, qui vous répond à vous personnellement. En ce qui me concerne, si je peux vous expliquer votre rêve, c'est parce que j'ai reçu moi-même un rêve qui me disait la même chose. Je ne suis pas la première à recevoir cette même information que votre rêve vous donne aussi. Je l'ai raconté dans mon livre « Rêves à Vivre » :
- J'aimerais bien vous entendre raconter votre rêve, s'exclame Caroline avec curiosité.
Son intérêt me touche et je lui réponds avec plaisir.
Mon rêve
" Dans mon rêve, Caroline, je me retrouvais dans l'atelier de rêves que je venais d'animer la veille. Les participants étaient des psychothérapeutes d'orientation freudienne qui voulaient apprendre l'interprétation des rêves. Ils étaient là aussi dans mon rêve. La pièce était disposée comme un lieu de culte et je me tenais face au public, pour parler.
Tout d'un coup, je me suis sentie poussée pour expliquer mon point de vue dans lequel je travaillais et je m'écriai :
"Je vous parle du fond du coeur, du fond de mes tripes, je vous dis ce que je sens, ce que je sais, ce que j'ai appris sur la voie des rêves. Les rêves, dis-je fortement, c'est la voix de Dieu, c'est la façon naturelle que Dieu a de parler directement aux hommes, et tous les problèmes se résolvent en lui et non pas en considérant les relations père-mère".
Et là, je vois un des psys faire la grimace.
Cela est si fort en moi, quand je me mets à parler, quand je dis "les rêves, c'est la voix de Dieu", c'est si fort que je cache ma tête dans mes mains, que les larmes me montent aux yeux, que je pleure quand je parle. Je suis bouleversée, bouleversée par ce que je dis.
Je me réveille en pleurant, bouleversée et remplie d'un immense bonheur, comme si j'avais reçu un immense cadeau."
Vous voyez, Caroline, ce rêve est très clair. Il indique le langage que je dois tenir. Puisque j'ai reçu ce rêve, ce serait une trahison de ne pas le faire, et c'est pourquoi je n'ai aucune hésitation à vous parler comme je le fais.
Mais il ne faut pas en déduire que nous sommes des personnes spéciales pour faire cette expérience. Cette rencontre du divin et de l'humain en rêve est l'expérience humaine par excellence, l'expérience de l'âme, mais notre société l'a chassée et veut l'ignorer, ce qui n'empêchera pas cette expérience de continuer d'exister dans l'âme. Vous venez de le vérifier dans votre rêve. Il s'agit là d'une réalité immémoriale que les humains ont toujours reconnue et déclarée.



Il suffit de se pencher sur toutes les traditions, ne serait-ce déjà que celle de l'antiquité païenne, juive et chrétienne, comme la tradition musulmane. C'est bien aussi ce que le psychiatre Carl Gustav Jung a constaté dans ses recherches et démontré tout au long de son œuvre immense. Mais en France, on n'en veut souvent rien savoir. »
Je me lève et vais chercher le dernier livre que Jung a écrit juste avant sa mort : « L'homme et ses symboles ».

J'ouvre « Essai d'exploration de l'inconscient »* et lit à Caroline un passage de la dernière page qu'il a écrite dans sa vie :
« Nous sommes si fascinés par notre conscience subjective, que nous avons oublié ce fait, de notoriété millénaire, que Dieu parle surtout dans les rêves et dans les visions. »
Vous voyez, l'expérience de ce scientifique, qui a interprété plus de 80.000 rêves vient confirmer la vôtre comme la mienne.
A sa suite, Marie Louise von Franz, Etienne Perrot ont déclaré la même chose. Mais les conceptions actuelles nous ferment à cette façon de voir. Et, Caroline, vous aurez sans doute du mal à accepter ce que je vous dis. Marie Louise von Franz l'a très bien expliqué dans son livre « Les mythes de la création »
« Il est très difficile d'abandonner une vielle façon de penser et beaucoup de personnes ne veulent pas écouter l'idée nouvelle qui vient de l'inconscient ou même, après l'avoir acceptée quelques temps, l'abandonnent ensuite pour revenir à leur ancienne mentalité. C'est une des raisons pour lesquelles une divinité ou une idée a besoin de tant de générations pour parvenir à s'incarner dans la réalité.* »

Caroline est restée un instant silencieuse. Ce qu'elle venait d'entendre était tellement différent du discours de son professeur de philo sur l'inconscient et les rêves. Elle s'est levée, a pris congé et est repartie, toujours songeuse.

Bibliographie
L'homme et ses symboles, Carl Gustav Jung, éditions Robert Laffont, p.102
Les mythes de la création, Marie Louise von Franz, éditions La Fontaine de Pierre, p. 261, version française de Francine Saint René Taillandier
Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog
Femme songeuse, d'Emmanuel Garant, peintre canadien contemporain
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Inscription romaine : http://sentier-nature.com
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Cathédrale, de Schinkel, peintre allemand du 19ème siècle
Le songe du patriarche Jacob : l'échelle entre les hommes et Dieu
Statue antique du dieu Esculape, dieu des rêves et de la médecine
Le prophète Mahomet instruit en rêve par l'ange Gabriel
Marie Louise von Franz : www.innercitybooks.net
Les mythes de la création : lafontaine.depierre.free.fr
Etienne Perrot et sa femme, Mme Francine Saint René Taillandier Perrot, traductrice de Marie Louise von Franz. Archives de Christiane Riedel.
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24.05.2009
L' INCUBATION DE CAROLINE 1
Nous avons vu la dernière fois comment Caroline, sur le conseil de sa tante Nina, s'est mise à pratiquer l'incubation des rêves : après le départ de sa tante, le soir, avant de s'endormir, elle a posé à ses rêves une question au sujet de sa jolie petite Juliette.
Ce premier soir, elle se sent amusée et dubitative. Le lendemain matin, quelle est sa surprise, quand elle reçoit une réponse aussi claire ! Ainsi, non seulement les rêves répondent, quand on leur pose des questions, mais, qui plus est, ils viennent donner des conseils.
Caroline est très impressionnée.
Le soir suivant, elle recommence, intriguée, pour, au matin, se retrouver ahurie de recevoir une réponse, même si elle ne comprend pas toutes les images. Ainsi donc, l'incubation, ça a l'air de marcher... ça marche... Caroline se sent mal à l'aise, déstabilisée, presque inquiète devant cette expérience, cette constatation personnelles. Elles se pose des questions :
« C'est quoi les rêves ?
« Qu'est ce que c'est qui répond ?
Sa tante lui a offert le livre de Christiane Riedel « Rêves à Vivre ». Elle se plonge dans cette lecture pour trouver des réponses qu'elle ne soupçonnait pas.

L'interprète de sa tante prétend que les rêves c'est la voix de Dieu. Bigre ! Un peu dur à avaler !
Hésitant entre le doute et la confiance, elle voudrait en découvrir un peu plus, elle voudrait essayer de comprendre... et elle se sent songeuse.
En cette douce soirée de mai, ses enfants sont couchés, son mari lit, elle est seule dans la véranda ouverte au printemps naissant.


Elle se sent attentive, recueillie, absorbée. Elle écoute,... tout se tait.

Elle ferme les yeux, elle sent vibrer en elle la vie, et dehors dans le jardin,
« ...l'immortelle nature se remplit de parfums, d'amour et de murmure...* »
Alors elle entend doucement dans sa tête murmurer des questions qui s'enchaînent les unes aux autres :
« Mais c'est quoi, c'est qui les rêves ?
Qui est-ce qui me répond de cette façon, la nuit, dans mes rêves ?
Est-ce que c'est Dieu qui me répond dans les rêves ?
Et puis d'abord, est-ce que même Dieu existe ? »
Caroline sursaute. Elle se dit :
- Ah ! Ca, c'est le genre de question que tu ne peux pas poser. C'est une question énorme. Comment oses-tu ?
Et puis, après un instant d'hésitation, elle poursuit :
- Eh bien, tant pis, je la pose quand même et on verra bien.
Et elle écrit sur un joli papier :

« A mes rêves
Vous venez la nuit répondre à mes questions. Mais s'il vous plaît, qui êtes-vous ?
Est-ce que c'est Dieu qui répond dans mes rêves ? »
Est-ce que même Dieu existe ?
Avant de se coucher, elle glisse la lettre sous l'oreiller.
La nuit, elle se réveille saisie par une très forte émotion : ce n'est pas un rêve avec des images qu'elle vient d'avoir, c'est une impression, une sensation qui la submerge. Elle revit et analyse ce qui vient de se passer.
Rêve
«Tout est noir, je suis dans le noir, il n'y a rien, tout est vide, c'est le vide. J'ai une impression profonde, c'est très intense, très puissant et en même temps très simple, infiniment calme et silencieux.
Voilà, le vide, rien.
C'est tout ».

- Bon ! Eh bien, t'as eu ce que tu voulais. T'es une gourde ! T'as voulu poser une question idiote... tu l'as eue ta réponse ! Il n'y a pas de réponse. T'en as pas reçu.
Elle repense à son rêve, elle ressent cette impression qui l'a pénétrée, qui l'imprègne, qui la touche :
Caroline est déconcertée. Elle reprend son colloque intérieur :
- Rien, le vide. Il n'y a pas de Dieu. Le noir... Dieu n'existe pas... Ca t'apprendra à poser des questions qu'il ne faut pas poser. Maintenant, t'assumes.
Et, déroutée, elle se répète :
- T'as pas de réponse...Rien du tout. Pas de Dieu.

La jeune femme se sent complètement désemparée. Elle en parlera à sa tante la prochaine fois qu'elle la verra. Quelle sera sa réponse ?
Citation :
Alfred de Musset, 19ème siècle, La nuit de Mai.
Illustrations
Petite fille : http://tupianguanjia.com
Songeuse : http://s.plurielles.fr
Parure de lit : http://www.beauté.femme.org
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09.03.2009
UN RÊVE DE DENT
Le rêve nous réserve souvent des surprises. En voici une de taille ! Voilà qu’il vient enseigner à mon élève comment devenir une meilleure interprète de rêves. Peut être aussi, chacun peut-il y apprendre quelque chose pour lui ?
Sarah apprend l’interprétation des rêves avec moi. Elle a étudié de nombreux rêves, les siens et ceux d’autres personnes. Elle comprend donc certaines images déjà vues ailleurs, mais elle ne parvient pas toujours à trouver le sens de toutes les images, ni le sens du rêve dans son entier. Elle se désole et demande humblement à ses rêves :
« Je ne suis pas une bonne interprète. Comment puis-je m’améliorer ? Comment arriver à interpréter les rêves correctement ? »
La nuit, son rêve, secourable, vient lui répondre. Elle reçoit le rêve suivant :
Rêve
« Je me rends chez une femme, qui, je sais, va m’examiner. Elle va découvrir l’état de certaines de mes dents et voir celles qui sont cassées. Je suis très ennuyée.
Une fois face à elle, j’ouvre la bouche. Elle pose son index droit sur une seule dent, une molaire de la mâchoire du bas à droite. Elle me dit de me faire soigner.
Je sais que c’est au Maroc que je pourrais me faire soigner.» 
Voici l’analyse que nous avons effectuée ensemble selon la technique de l’interview :
Puisque l’incubation a eu lieu, il convient d’étudier les images, et d’emblée la première, en rapport avec la question posée.
Une femme
Sarah se rend chez une personne, dont elle sait qu’elle va l’examiner. Vers qui donc se tourne la rêveuse, quand elle pose sa question d’incubation ? Elle se tourne vers l’inconscient. En effet, l’inconscient est par nature féminin, il est le monde intérieur, le monde irrationnel des émotions, des ressentis, des rêves, des intuitions. 

Le conscient, lui est masculin, rationnel, orienté vers le monde extérieur, poursuivant les pensées logiques et organisées, et les savoirs appris.
Avec sa question d’incubation, la rêveuse se tourne vers son inconscient. Elle sait qu’il examinera sa situation et lui répondra, et elle le sait parce qu’elle a pu le vérifier par maintes expériences répétées.
La femme va découvrir certaines de mes dents et voir celles qui sont cassées.
Le rêve, l’inconscient répond ainsi tout de suite à Sarah : son problème, qui l’empêche d’interpréter les rêves convenablement, est un problème de dents.
Posons la première question de l’interview :
- Qu’est-ce que les dents ? Comment sont-elles et à quoi servent-elles?
Ce sont des organes durs, coupants, situés dans la mâchoire. Elles forment un ensemble, un système qui sert à prendre les aliments et à les transformer, pour les mettre sous une forme digérable, assimilable.


Pour comprendre les dents, il me faut d’abord comprendre ce que sont les aliments :
- Quand il est question d’arriver à interpréter les rêves convenablement, à quoi vous font penser des aliments qu’il faut transformer, mettre sous une forme digérable ?
Pour la rêveuse, la réponse logique est immédiate : Les aliments, ce sont les rêves.
Vérifions :
Est-ce que les rêves peuvent être comparés avec les aliments ?

Oui, il faut les travailler, les transformer, les interpréter pour les rendre assimilables, en retirer tous les éléments nourrissants. Sinon, ils ne passent pas.
Ainsi, ce qui va permettre d’interpréter correctement les rêves, ce sont les dents.
Poursuivons l’étude de cette image des dents :
Les dents du haut et du bas, grâce à la mobilité de la mâchoire du bas, se rejoignent pour exercer ensemble une pression. Les incisives devant et les canines sur le côté vont mordre dans les aliments, les trancher, les découper, les déchiqueter. La nourriture passe alors à l’arrière de la cavité buccale et là va être mastiquée, écrasée, broyée en arrière par les prémolaires et les molaires.
Examinons les images de ce processus de transformation :
Les incisives et les canines ont le mordant pour prendre un morceau et le trancher :
Ici il s’agit de prendre, appréhender, saisir, choisir une image du rêve, avant de s’y attarder, de s’y concentrer.
Les incisives et les canines de la rêveuse sont en bon état.
Elle sait fort bien décider d’étudier un rêve et ses différentes images, elle n’a pas de difficulté pour couper le rêve dans ses différentes parties, saisir les différentes actions du scénario, apercevoir la composition du rêve. Le problème ne se situe pas à ce niveau.
La femme pose son index droit sur une seule dent, une molaire de la mâchoire du bas à droite. Il faut la réparer.
Voilà la dent abîmée : une molaire en bas à droite.
La molaire
Comment est une molaire ?
C’est une dent bosselée, dont les points saillants et rentrants vont entrer en contact complémentaire avec ceux de la dent de la maxillaire opposée. De cette façon les dents peuvent couper et écraser.



Le premier mouvement donné à la molaire, c’est de l’appuyer contre la molaire opposée. D’abord il faut serrer la nourriture, l’image entre les molaires de deux maxillaires. Il faut s’arrêter, tenir fermement, rester sur l’image, persévérer, se concentrer.
Puis il faut mâcher, mastiquer.
Les molaires sont activées pour transformer la nourriture en morceaux de plus en plus petits. Elles exercent la même effet que la meule. Elles moulent, elles broient.

Elles divisent les aliments en particules de plus en plus fines. Il s’agit donc de passer d’une masse indistincte à un ensemble séparé en différentes parties.
Quelle est donc cette opération de broyage ? Mâcher et remâcher, broyer, c’est revenir volontairement sur l’image, c’est rentrer les dents dans l’aliment. C’est exercer la faculté de pénétration.
Opérer des séparations, des distinctions, cela s’accomplit quand on exerce sa faculté de discernement.


Alors, on a soin de prendre son temps, de ne pas avaler tout rond, on saisit progressivement les différentes consistances et saveurs, on observe les images, on les considère, on ne rien laisse passer qui n’ait été travaillé, trituré, affiné. On poursuit ainsi une analyse de plus en plus fine.
Ainsi l’image de la molaire implique les actions d’examiner, étudier, approfondir, chercher, penser. Et finalement, comment dire cela en un mot ? Cela s’appelle REFLECHIR.
Que disent souvent les professeurs aux enfants ? « Vous êtes des paresseux, il faut tout vous mâcher, vous ne faites pas l’effort de réfléchir ! »
Voilà le rôle des molaires, voilà l’image de leurs activités. Bien.
Mais concrètement, ça veut dire quoi ?
Finalement, qu’est-ce que ces molaires dont le travail va permettre de trouver le sens des symboles ?
Seule Sarah peut nous répondre.
Je lui demande méthodiquement :
Sarah, pouvez-vous nous dire à quoi cela vous fait penser, quand il est question d’analyser les rêves, le moyen, le système qui vous permet d’examiner les images, de les analyser, les approfondir, le moyen qui vous permet de mener, poursuivre une recherche, une réflexion ?


- Mais c’est la technique de l’interview !
- Ah !
Mais, il n’est pas question de se contenter de cette affirmation. La technique rigoureuse de l’interview demande qu’on l’on procède aux vérifications.
Nous allons donc voir en quoi les molaires peuvent être comparées à la technique de l’interview.
Et en effet, toutes les questions : c’est qui…,c’est quoi…,c’est comment…,à quoi cela vous fait-il penser…, pouvez- vous justifier…, toutes ces questions permettent de venir et revenir sur l’image, la mâcher et remâcher, la broyer, pour opérer toutes sortes de distinctions et analyser finement.

La technique de l’interview est donc bien cet outil d’analyse qui permet de réfléchir méthodiquement au symbole du rêve et d’en trouver le sens.
Le rêve donne ensuite une indication supplémentaire :
La molaire à droite, en bas est abîmée.
Pour la rêveuse, comme souvent pour des personnes droitières, la droite désigne le côté extérieur, actif, conscient.
Le bas est le contraire du haut qui correspond au domaine des idées, le bas parle donc des ressentis qui viennent du corps, de ce qu’on sent en soi.
J’essaie de mieux cerner la situation et demande :
- Sarah, la molaire du bas, ce qui fonctionne en bas, du côté actif, conscient, c’est quoi ?
- En bas, à droite, ce serait quand je laisse monter en moi mes ressentis, mes impressions et que je les accueille consciemment.



Je pense que c’est accorder mon attention à ce que je ressens, à ce qui vient de moi et non des idées extérieures. Je dois faire là un effort conscient et volontaire, comme quand je "mâche".
- Et en quoi est-ce que vous accorderiez plus d’importance à ce que dit le monde extérieur ?
- Ah ça ! C’est vrai que ça m’arrive presque systématiquement. Dès que je cherche le sens d’un symbole, je pense à tout ce que j’ai appris dans les livres ou avec vous dans les ateliers. Immédiatement je donne alors à l’image un sens déjà rencontré. Et je ne vais pas plus loin.
Je reconnais :
- Oui, c’est vrai. Cela me fait penser à ce qui s’est produit au dernier atelier : quand je vous ai poussée pour réfléchir plus à fond, vous avez trouvé le sens de l’image, et je vous l’ai fait remarquer…
Sarah s’exclame…
- Oui ! Et je vous ai même dit : ça m’a effleuré l’esprit, mais je n’y ai pas attaché d’importance.
- Quel dommage ! L’inconscient vous envoie la solution, quand vous cherchez à élucider l’image, et vous ne l’accueillez pas ! Pourquoi ne vous faites-vous pas confiance ? Pourquoi n’essayez-vous pas cette hypothèse, puisque de toutes façons vous pouvez la vérifier avec la technique de l’interview ?

Ainsi, le rêve vient donner un conseil pour parvenir à interpréter les rêves convenablement :
Résumé : Le meilleur moyen pour y parvenir, c’est de réfléchir, mais pas n’importe comment. Il faut suivre la technique de l’interview, prendre son temps, poursuivre une patiente analyse des images, et réfléchir à partir de soi même, de ce qui vient de soi. Il serait désastreux de tordre son interprétation en fonction de ce que peuvent dire les autres ; la rêveuse, au contraire, doit accueillir attentivement, fidèlement ce qui monte d’elle-même et qui cherche à devenir conscient.
Le rêve maintenant indique comment corriger la faiblesse de notre interprète :
Je sais que c’est au Maroc que je pourrai me faire soigner.
Seules les associations de Sarah pourront nous fournir une explication.
- Sarah, qu’est-ce que le Maroc pour vous ?
- C’est le pays où j’ai vécu jusqu’à 18 ans. J’en ai de très beaux souvenirs. J’étais bouleversée d’admiration devant les soleils couchants ou les clairs de lune dans la palmeraie.

J’étais en contact avec la nature. Mes parents me laissaient libres dans leur propriété. Je faisais ce qui me faisait plaisir, ce qui m’attirait, je m’appuyais sur ce qui venait de moi. J’étais fidèle à moi-même, authentique.
Je me suis trahie ensuite, pour me conformer à ce qui se fait et se dit dans le monde extérieur. C’est ma nature instinctive que je dois retrouver.
Quel est le sens de cette dernière image ? Quelle est donc cette notion de plaisir ?
Le ressenti est un signe essentiel pour indiquer si l’interprétation est juste ou fausse.
Le malaise, l’impression d’être chiffonné, un sentiment d’insatisfaction indiquent que le travail est à reprendre.
Au contraire, le bien être, une sensation de dilatation, de plénitude dans le corps, dans le ventre, une impression de détente, d’épanouissement, de plaisir, indiquent que le sens trouvé est juste.
Voilà les sensations auxquelles Sarah doit faire attention.
Conclusion
Ce rêve apparemment très banal et prosaïque contient de précieux conseils pour aider Sarah à mieux interpréter les rêves.
D’une part, il lui montre comment, grâce à la technique d’analyse de l’interview, il convient de procéder méthodiquement à l’interprétation ; d’autre part, il lui signale qu’elle doit aussi tenir compte de son ressenti personnel sur le moment.
Elle doit faire attention à la satisfaction qu’elle éprouve, quand le sens du symbole lui apparaît, car, chez elle, c’est cette impression qui va lui montrer la justesse de son travail ou non. En se fiant à ce sentiment de plénitude intérieure, elle ne doutera pas d’elle. Cela lui évitera de se laisser influencer par toutes sortes de connaissances acquises sur le sens de l’image.
Ainsi, en menant une réflexion personnelle, approfondie, authentique, elle deviendra créative, elle sera capable de trouver des choses nouvelles, s’adaptant toujours à l’infinie variété des symboles et de leurs sens, selon les rêveurs et les circonstances. Ainsi, elle deviendra une interprète de rêves accomplie.

La prochaine fois, je vous montrerai ce que peut donner une interprétation de rêve, où l’interprète ne tient compte apparement que de son ressenti, sans pratiquer la technique de l’interview.
Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
Palmeraie : www.swisstrotter.com
La plus belle femme du monde : aishwarya-hindi.blogspot.com
Henry Fonda : http://1bp.blogspot.com
Incisives et canines, forum doctissimo
Molaire de bovin
Molaire reconstituée de Néandertalien
Molaire, prothèse
Meule à céréales
Broyeur Moulinex
Esprit de pénétration : soufsouf.vip-blog.com
Esprit d’analyse : www.asse.fr
Figure de jeune fille dite « Sapho », fresque de Pompéi
Papillon, photo de l'artiste Cyril Almeras : http://www.cyrilalmeras.com
Prémonition de Salvator Dali
Coucher de soleil au Maroc :amours.a.m.pic.centerblog.net
Coucher de soleil sur la palmeraie : voyages.orange.fr
Clair de lune dans la palmeraie : vous trouverez la photo dans la galerie de Marc-André Decoste, sur le site www.pbase.com/mdecoste/image/26251316
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12.11.2008
RËPONSE A ANAÏS : LE RÊVE EST-IL TOUJOURS PREMONITOIRE ?
RÊVE PREMONITOIRE OU PAS ?
Nous venons de voir avec l’histoire de Valy l’exemple d’un rêve à propre au sens littéral. Le rêve donnait une information concernant une situation extérieure, dans le monde de la matière. Toutes les nuits les rêves nous fournissent ainsi des indications pour nous protéger et nous aider à vivre.
Cependant, ce n’est pas toujours le cas et de nombreux rêves restent obscurs, et même incompréhensibles si nous nous contentons de considérer qu’ils s’appliquent à une situation extérieure.
Et d’autres encore nous laissent perplexes et nous nous demandons : Faut-il prendre le rêve au sens littéral ou au sens symbolique ? A quoi correspond exactement l’avertissement donné ? Est-il objectif, extérieur, dans la vie concrète de la matière ? Est-il subjectif, intérieur dans la vie psychique ?
Il convient alors de se montrer très prudent et vigilant et d’examiner le rêve en fonction de ces deux hypothèses.
Je vais vous donner un exemple avec le rêve de Mathilde. 
Cette jeune femme vit avec son conjoint, elle a un petit garçon, elle travaille comme secrétaire dans une agence immobilière. Comme bien des mamans, elle est exténuée par toutes les activités quotidiennes.



Elle a de plus entrepris une formation : elle apprend à interpréter ses rêves avec moi.
Elle me téléphone un matin, très angoissée et me raconte son rêve de la nuit :
Rêve
Je voyais Basile mon fils, au bord de la rivière, il courait partout. Et à mon grand affolement, je le vis tomber dans l’eau où il était en train de se noyer.
Je me suis réveillée en panique et je vous ai appelée ce matin dès que j’ai pu. »
Interprétation
Ce rêve prévient-il que le petit garçon court le danger de se noyer ou aurait-il une signification symbolique et laquelle ?
Il convient donc d’analyser les deux interprétations :
INTERPRETATION AU NIVEAU EXTERIEUR
Si l’on considère ce rêve comme prémonitoire, il faut absolument tenir compte de son avertissement. Il ne s’agit pas d’éluder cette possibilité de noyade. Il faut donc regarder le rêve attentivement au niveau extérieur.
J’ai considéré alors la première image :
Je voyais Basile mon fils au bord de la rivière
- Justement m’explique tout de suite la maman, quand je suis allée hier soir chercher Basile chez sa nourrice, elle m’a dit qu’aujourd’hui, elle voulait emmener les enfants se promener au bord de la rivière.
Il courait partout
Je poursuis l’étude de l’image :
- Est-ce que dans la réalité Basile court partout, comme dans le rêve ?
- Basile est très vif, intrépide, casse-cou, me répond Mathilde, c’est bien pourquoi j’ai peur.
Je le vis tomber à l’eau, il était en train de se noyer
Le rêve pourrait alors bien être prémonitoire au niveau extérieur. Le Basile du rêve serait vraiment son fils Basile en chair et en os.
Nous avons accepté d’abord l’hypothèse que l’image soit un avertissement dans la vie extérieure.
Mathilde et moi avons donc regardé ensemble comment éviter le danger. La maman a décidé de demander à la nourrice de bien vouloir modifier son programme et de ne pas emmener ce jour là les petits au bord de la rivière. La nourrice a gentiment accepté la demande de la maman.
INTERPRETATION AU NIVEAU INTERIEUR
Mais il ne convient pas d’en rester là. La plupart des rêveurs attribuent à leur rêve le sens objectif, concret et le projettent dans la vie extérieure. Mais ils omettent de se poser la question :
- Et si le rêve me montrait une réalité subjective, une situation qui se passe à l’intérieur de moi ?
Pour interpréter un rêve convenablement, il faut donc aussi l’étudier au niveau subjectif. Dans la plupart des cas en effet, le rêve concerne la vie psychique.

Il faut donc reprendre l’analyse de Basile et se demander : Qui est Basile ?
Basile est un petit garçon.
Dans la vie psychique de la femme, l’image de l’homme, du petit garçon au vieillard, représente son pôle masculin, c’est à dire le dynamisme qui lui permet de s’affirmer activement dans la vie extérieure. Ici cet aspect de la rêveuse est un enfant. J’ai déjà expliqué le symbole du fils dans le rêve de la mère dans les études du 18 mai 07, du 9 et du 19 juin 07.
C’est donc une facette d’elle-même en train de grandir. De plus, c’est son enfant, et c’est son rôle, son destin de maman que de l’aider à se développer, à grandir. Pour pouvoir comprendre clairement cet aspect intérieur, il convient donc de savoir plus précisément ce qui caractérise chez Mathilde l’image de Basile, en répondant à la question :
Comment est Basile ?
Je reprends donc mon analyse :
- Mathilde, parlez - moi un peu plus de Basile. Comment est-il ?
- Il est mignon, adorable, plein de vie. 
Mais c’est un petit garçon que j’ai du mal à canaliser. Il déborde d’énergie, il veut tout faire, il veut tout voir et il fait tout à toute vitesse pour faire encore autre chose. Il se disperse beaucoup.
- Est-ce que vous aussi, vous pourriez en ce moment vous comporter COMME Basile ? Est-ce que vous auriez tendance à vous disperser ?
- Oui, c’est bien ce que je fais, je cours partout toute la journée, j’entreprends plein de choses à fois, si bien que je n’arrive pas à ma concentrer sur ce que je fais.
On pourrait en rester là et conseiller à Mathilde de réduire un peu ses activités, sinon elle va se noyer, elle ne va pas arriver à s’en sortir. 
Mais quand on connaît les rêves, on sait qu’ils apportent des informations précises, cachées, souvent cachées dans les mots et les noms. Si le rêve le voulait, il pourrait donner à la rêveuse un fils, qui porterait un autre nom. Par exemple, Héléna, dans son rêve du 18 mai 07 a un fils, c’est le fils de Sarkozy. Le rêve fait ce qu’il veut. Ici, ce fils est vraiment son fils et s’appelle Basile.
Quel en est le sens de ce prénom ?
Ce nom vient du grec et signifie « Roi ». 
Je demande alors :
- Mathilde, Un enfant « roi » à l’intérieur de vous, une façon de vous affirmer dans la vie, dont vous avez à vous occuper, un dynamisme appelé à gouverner votre vie, à quoi cela vous fait-il penser actuellement ?
Je sens la jeune femme se concentrer. Comme je le lui ai enseigné, elle pratique la technique de l’interview et vérifie toutes ses réponses.
- Voyons, me dit-elle : Comment est-ce que je m’affirme dans le monde extérieur ?
Est-ce mon rôle de secrétaire ? Non, ce métier n’est pas celui qui va régner sur ma vie… Mon rôle de mère ou de femme fait partie de mon pôle féminin et ne correspond pas avec l’image d’un petit garçon…
Je lui demande :
- Qu’est-ce qu’il y a en vous, Mathilde, qui est roi, qui est petit et dont vous devez vous occuper ?…

- Ah ! Christiane ! Je sais ! Le roi, c’est le divin en moi, qui gouverne ma vie et que je dois laisser grandir. Mais oui ! C’est là l’enfant roi, dont j’ai à m’occuper et qui est appelé à régner sur ma vie ! Et ce divin à l’intérieur de moi, c’est dans les rêves que je le rencontre. Cet enfant c’est cette énergie qui m’anime mais que je laisse courir n’importe où et qui se trouve en danger.
Nous restons un instant silencieuses toutes les deux, touchées par la dimension soudaine que prend le rêve.
Nous considérons alors les déductions qui s’imposent : Mathilde gaspille son énergie, elle court partout, elle se disperse et se déconcentre d’elle-même. Moyennant quoi, elle néglige son étude des rêves, elle se perd.

C’est pourtant cette introspection qui lui permet de prendre soin de son enfant intérieur, de sa relation avec son centre, représenté par l’image de l’enfant roi. Elle est tellement absorbée par le monde extérieur que l’enfant divin risque de disparaître, il est en train de tomber à l’eau. Cette perte de son enfant intérieur serait aussi grave et douloureuse que si Mathilde perdait son enfant extérieur.
Mathilde, qui ne savait plus où elle en était, se sent maintenant recentrée, recueillie en elle-même.

Elle a compris qu’elle doit cesser de multiplier ses activités et prendre soin en priorité de sa vie intérieure, développer sa relation personnelle avec son centre divin, en se concentrant dans l’étude de ses rêves.
Le rêve de Mathilde a-t-il un sens extérieur ou intérieur ? Difficile de le dire. Les deux sens sont à prendre en considération.

Illustrations
Je remercie les artistes qui m’ont permis d’illustrer mon blog de leurs œuvres :
- Jeune femme active :http://19.img.v4.skyrock
- Secrétaire : http://www.lycée.montaigne
- Jeune femme : http://multimedia.fnac.com
- Jeune femme au ménage :http://www.bienservi.com
- Petit garçon : http.www.capcanal.com
- Enfant Roi : http://galileo.web.com
- Maman et son petit garçon : picasaweb.google.com
- Etude, du peintre anglais Sir Edward Burne Jones, 1833-1898
- Femme et enfant :http://coconnette.c.o.pic.centerblog.net
- La madone de Port Ligat, du peintre espagnol Salvator Dali ; 1950
16:45 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interprétation objective ou subjective du rêve, rêve prémonitoire, vie intérieure, enfin divin
28.01.2008
REPONSE A LA QUESTION : LE SOLEIL SERAIT-IL, DANS LE RÊVE DE THEO, UNE IMAGE PARENTALE ?
LE SOLEIL : UNE IMAGE PARENTALE ?
Bonjour Renarde,
Tout d’abord, merci de votre appréciation. Merci aussi de votre intervention, qui retient tout mon intérêt. Je vais essayer de vous répondre.
Je me suis posé la même question que vous : Est-ce que le rêve de Théo, le soleil serait, selon une conception usuelle, l’image du père ? C’est à dire que le rêve parlerait du rapport entre le père et son fils ?
J’ai vu d’autres rêves de Théo ; dernièrement, dans certains de ses rêves, l’image de son père apparaît plusieurs fois directement. Le rêve est parfaitement capable de montrer l’image qu’il veut, et s’il veut parler à Théo de son père ou de sa mère, ou de sa grand mère, par exemple, il montre leur image telle quelle, et donne des conseils à Théo sur la façon dont il doit comprendre et considérer ses parents et se comporter à leur égard.
Mais supposons que, si je vous comprends bien, le soleil représenterait en effet le père de Théo. A ce moment là, il faut suivre et examiner rigoureusement tout le scénario du rêve et essayer de comprendre son sens par rapport à la relation entre le père et l’enfant.
Que veulent dire alors concrètement les péripéties du soleil et sa catastrophe finale ?
Le rêve montrerait-il que le comportement de Théo met en danger son père ou son autorité ?
Mais ce n’est pas le cas dans la vie concrète où le papa est présent, avec le comportement
attentif et aimant d’un papa.

Je vais donc tenter de répondre à votre question en vous expliquant un peu plus pourquoi je ne pense pas que le soleil représente une image parentale.
Le rêve débute avec l’affirmation de Théo : « Je suis normal, tranquille ». Si ce n’était pas le cas en effet, le rêve ne viendrait pas le dire. Le rêve ne camoufle pas, il dit ce qu’il a à dire dans le langage naturel. J’hésite donc à supposer que l’enfant aurait « mauvaise conscience ». Quel serait l’image dans le rêve qui pourrait soutenir cette affirmation ?Je n’en vois pas. L’enfnat considère que son comportement est convenable. Il n’a pas mauvaise conscience, il n’a pas conscience du tout des conséquences de ses choix. Pour lui, il est dans la norme. Mais le rêve montre bien que dans ce cas, le soleil, lui devient anormal. Comment comprendre cela si le soleil est une image parentale ?
J’ai parlé avec Théo de son rêve. Avant de l’interpréter, je lui ai posé les questions habituelles pour lui demander ses associations. Avec un enfant, les réponses obtenues sont très simples. Je les exposées dans mon interprétation sur mon blog.
Et ce rêve, après de multiples réflexions, m’a laissée perplexe.
Pourquoi le rêve, cette nuit là, utilise-t-il l’image du soleil et ce scénario grandiose et catastrophique, où le soleil meurt ?
Pourquoi ce rêve a-t-il une portée cosmique, où le soleil, la terre, les planètes, sont pris par des extraterrestres et sont perdus pour l’homme ? Que vient montrer le rêve et que l’enfant ne sait pas ? Quel manque le rêve, comme chaque rêve, vient-il compenser ?
Voilà la vraie question.
Et c’est cette question qui donne aussi la réponse.
Théo mène une vie tranquille, normale à son avis. Mais sa vie, en fait, s’avère plate et banale, c’est pourquoi avec et comme son copain, il se lance dans des jeux risqués, pour chercher des émotions fortes, sortir du banal. Les jeux, les copains, la petite vie peinarde et égoïste, où il ne fait rien que de s’amuser, tout cela est sans but, tout cela n’a pas de sens.

Et l’âme de cet enfant en souffre. « L’âme est naturellement religieuse », disaient les Anciens, l’âme aspire à la vie avec la divinité. C’est là une constatation universelle de longue date, à vrai dire immémoriale et que notre société souvent ne veut plus voir et se permet même de nier. Aussi le divin est absent dans la vie de l’enfant. Tout est à l’extérieur et l’âme est esseulée. Mais on ne maîtrise pas l’inconscient en l’ignorant. Il se manifeste pour le moins dans les rêves, et peut devenir menaçant. C’est le cas ici.

C’est pourquoi l’inconscient vient montrer à ce garçon qu’il joue un rôle cosmique, qu’il participe à la vie de l’univers, que son action, sa vie ont un sens. Dans son rêve, son rôle est négatif, mais il ne tient qu’à lui de changer de comportement, d’adopter un comportement, qui, selon son point de vue d’enfant, lui semblerait peut être « anormal », mais qui amènerait le renversement de la situation et rendrait au soleil sa vie « normale ».
Alors la vie de ce garçon reprend tout son sens, alors l’enfant peut changer et devenir homme et jouer son rôle sur la terre. Alors son âme est nourrie.

J’ai été étonnée de votre expression « tout bêtement ». Elle semblerait indiquer implicitement que l’interprétation que je propose serait très recherchée, voire trop intelligente, et qu’il y aurait quand même plus simple. Et vous proposez comme explication l’image parentale. Mais, Renarde, est-ce qu’avec cette hypothèse, vous ne passeriez pas ainsi à côté de l’âme, en la réduisant ? Si l’enfant reçoit cette explication, je pense cela ne lui rend pas service, et lui fait perdre son âme. On ne nourrit pas l’âme par des théories. On la rend malade.
Le rêve de Théo ne fait pas de théorie. Il est l’expression de son âme qui cherche et appelle.

Et le rêve vient corriger la situation à sa manière, par une pédagogie qui nous surprend et même qui nous paraît grotesque, voire absurde. Mais il vient lui rappeler que sa vie a un sens, le même que celui que toutes les civilisations ont toujours et partout exprimé : l’être humain est à l’intérieur de lui un microcosme qui vit en relation avec le grand Univers et les Forces Cosmiques.
Toutes les civilisations ont donné ce sens spirituel au soleil. Un coup d’œil sur Internet le prouve de façon éloquente.
- dieu solaire mexicain
- soleil sur la mer où est inscrit le nom d’Allah
- soleil sur la mer avec l’image de la présence de Bouddha
crucifixion du Christ et soleil de la résurrectionEt c’est cette connaissance intérieure, qui vient du plus profond de l’âme de cet enfant, que j’ai essayé de lui transmettre.
Illustrations :
Je remercie les artistes qui m’ont permis, grâce à leurs œuvres, d’illustrer mon blog
- la mort du soleil : www.linternaute.com
- l’âme comme vase : http://www.carpediemfrance.fr
- le dieu Ra
- dieu solaire mexicain : http://www.outilsolaire.com
- soleil sur la mer avec le nom d’Allah : http://b6img.v4skyroch.com
- soleil sur la mer avec image de Bouddha : www.lalyreduquebec.com
09:40 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rêve d'enfant, interprétation, riedel, jung, initiation, soleil, image parentale
28.07.2007
DISTINGUER UN RÊVE PREMONITOIRE D'UN RÊVE QUI NE L'EST PAS
UN RÊVE PREMONITOIRE QUI NE L'EST PAS
Je viens de vous raconter le rêve de Françoise, extrait du journal « Esprit Femme », où Françoise raconte son rêve saisissant qui la prévenait qu’elle était atteinte d’un cancer du sein.
A peine ce rêve est-il sorti sur mon blog, qu’apparaît dans ma boite postale un e.mail.
« Bonjour Mme Riedel
Pourriez-vous, s’il vous plait, me donner un rendez-vous téléphonique pour interpréter mon rêve ?
J’ai rêvé cette nuit que j’avais une tumeur au cerveau.
J’attends votre appel. Merci.
Patricia »
Bigre !
Voilà un rêve qui n’est pas une mince affaire. Il faut immédiatement tirer ça au clair.
Le rendez-vous fixé, nous nous retrouvons, Patricia et moi, au téléphone.
Nous allons étudiercette image inquiétante. S’en suit alors un échange de questions que je pose, et de réponses, dans lesquelles Patricia me fournit ses associations :
Interprétation
Je pose tout de suite le problème.
« Ecoutez, Patricia, je pourrais vous affirmer d’emblée que votre rêve est prémonitoire, et il l’est peut être. Dans ce cas, il vous faut immédiatement vous faire examiner.
Cependant, nous ne devons pas passer à côté de l’hypothèse que l’image de votre rêve soit symbolique, et il nous faut l’analyser d’abord dans cette perspective. Si nous ne trouvons aucun sens symbolique, alors il nous faudra en conclure que l’image est à comprendre au sens propre et agir en conséquence.
Je commence alors mon interview :

Une tumeur
- Patricia, qu’est-ce qu’une tumeur ?
- Une tumeur, c’est un cancer, une maladie grave, mortelle, « tu meurs ». Des cellules malveillantes, destructrices, se multiplient, sèment le trouble et perturbent la vie. Ces cellules rongent les parties saines et se répandent partout.
Le cerveau
- Le cerveau, me dit Patricia, c’est ma matière grise, le siège de mes pensées et de mes raisonnements, le siège de ma vie mentale, de ma conscience. Le cerveau, c’est la partie de moi-même, qui me permet de réfléchir, de raisonner, de comprendre. Je fais des analyses, des hypothèses, des déductions. Le cerveau me permet aussi de m’exprimer, de manière équilibrée et coordonnée, par la parole, par le mouvement.

Ce sont là les associations de la rêveuse, même si quelqu’un d’autre pourrait dire tout autre chose au sujet du cerveau.
Il s’agit maintenant de replacer le rêve dans son contexte de la veille.
Je reprends ce que la rêveuse vient de dire et, en gardant ses propres mots, je lui demande.
- Patricia, essayez de voir dans votre journée d’hier. Que s’est-il passé ? A quoi cela vous fait-il penser des cellules malveillantes qui vous rongent, qui sèment le trouble dans votre vie mentale, qui perturbent votre façon de réfléchir, d’analyser ?
Qu’est-ce qui s’est passé hier, dans votre tête ?
- Ce qui s’est passé, hier, dans ma tête, ?
Oh, mais hier, ça n’allait pas du tout. j’ai passé une journée exécrable ! J’ai détesté mon mari, grave ! Tout va mal. Je ne le supporte plus, nos divergences s’amplifient, nous manquons de moyens financiers, il est tout le temps en train de gueuler. Et puis, il ne me regarde même pas, il ne me fait plus l’amour depuis belle lurette. J’en ai assez ! Madame Riedel, je n’en peux plus !
Et hier, tout ça, ça m’est remonté. J’ai élucubré un tas de choses dans ma tête.

Je me suis dit que je serais mieux sans lui, que j’allais le quitter. L’idée de me retrouver seule ne me déplait pas.

Ou alors, j’aimerais trouver un autre homme, qui me considère et m’apprécie, me dise que je suis belle et ait envie de moi. Je voudrais un homme gentil, qui ne soit pas un bébé à assister mais qui m’accompagne et que j’accompagne.

Madame Riedel, excusez-moi, je vous déverse tout ça ! Je suis confuse, mais quelquefois, ma situation me semble intolérable.
- Patricia, n’ayez aucune crainte, cela fait partie de mon métier. Vous savez, quand on étudie son rêve, on apparaît dans sa vérité, et vous avez raison de vous montrer authentique.
Mais revenons à votre rêve.
Question :
Qu’est-ce qu’il vous montre, qu’est-ce qu’il tente de vous faire comprendre par rapport à hier ? D’après ce que vous venez de me raconter, en quoi votre capacité de pensée et de réflexion se trouverait-elle rongée par des cellules malveillantes et nocives ?

Vous voyez ?
- Oui, je comprends, tous ces ressentiments, ces jugements négatifs sur mon mari, voilà les cellules malveillantes qui me font du mal.

- Que pensez-vous alors de l’image du cancer ?
- Hum ! Je suis envahie, dévorée par des pensées destructrices, qui sont en train de me miner, de me pourrir la vie, n’est-ce pas ?

- Oui, votre rêve est un sérieux avertissement. Il faut que vous compreniez que cette
prolifération de pensées négatives à l’égard de votre vie de couple, est aussi dangereuse qu’un cancer réel.
Nous avons donc compris maintenant le sens du rêve.
Mais une fois l’interprétation achevée, notre entretien n’en est pas pour autant terminé.
En effet, ce n’est pas le tout d’interpréter un rêve. Il est sage de chercher ensuite comment le mettre en application et de déterminer quelques actions qui puissent corriger la situation dans la vie quotidienne. Il s’agit donc ici, pour notre rêveuse, de renoncer à un comportement néfaste et de le remplacer par une attitude plus constructive.

Patricia a décidé de prendre sa vie telle qu’elle se présentait, avec ses jolies petites joies quotidiennes et toutes ses difficultés ; elle a accepté de ne pas attendre que son mari se comporte comme elle en aurait envie, mais de le prendre comme il est, sans chercher à le changer.
La jeune femme va traverser maintenant une étape, où elle va apprendre l’endurance, la persévérance.

En acceptant que sa vie actuelle ne soit pas comme elle l’avait pensée ou souhaitée, elle va apprendre le bon usage de la frustration ; alors se développera en elle ce joyau de l’âme, la patience. Et ses rêves la guideront dans cette transformation.

Commentaire
Se pose maintenant une question déterminante :
Qu’est-ce qui nous a permis de distinguer si le rêve était un avertissement réel ou symbolique ?
C’est une analyse soigneuse où j’ai effectué le rapprochement méthodique avec les événements de la veille. C’est là le conseil que je donnerai devant ce genre de rêve : - étudier d’abord la portée symbolique. Si l’interprétation n’a aucun sens, alors prendre le rêve au niveau réel.
Comparaison des deux rêves
Il me semble important de terminer en comparant les deux rêves :
- La veille de son rêve, Françoise venait de voir le gynécologue, qui n’avait décelé, à la palpation, aucune anomalie, aucune tumeur. Patricia ne poursuit aucun examen de santé.
- Le rêve de Françoise établit un diagnostic très approfondi et indique avec grande précision l’endroit de la tumeur que le gynécologue n’avait pas pu déceler. Rien de tel dans le rêve de Patricia, dont le rêve donne une indication générale.
- Il faut aussi souligner un détail concret d’importance qui permet d’établir la différence.
Françoise est très choquée par son rêve. Elle se réveille en sueur, elle ne peut pas se rendormir.

Elle est tellement tourmentée qu’elle prend immédiatement un rendez-vous pour une mammographie.
Les réactions de Patricia ont été moins intenses. Le rêve l’a intriguée, sans la plonger dans l’angoisse. Mais elle l’a pris quand même très au sérieux et m’a tout de suite appelée. C’est là que le recours à un interprète de rêves s’avère utile, voire indispensable. C’est grâce à l’analyse que nous avons faite, qu’elle a compris que son rêve lui parlait de son attitude et de son état d’esprit nocifs.
Conclusion
Trois caractéristiques semblent distinguer un rêve qui avertit d’un danger dans le monde extérieur, par rapport à un avertissement symbolique :
1) Rien, dans la vie quotidienne, le jour précédent, ne justifie l’image du rêve.
2) Les réactions physiques et émotionnelles sont intenses : sueur, insomnie, bouleversement, angoisse.
3) Les détails du rêve peuvent être très précis.
Il nous faut bien garder ces indications à l’esprit, car ce sont elles qui nous permettront, le moment venu, de dire si le rêve est un avertissement pour le monde réel extérieur ou si les images ont une signification symbolique.
Mais la gravité de la situation reste la même. Et à Patricia, le rêve vient de dire : « Prends garde, ta situation est alarmante, c’est COMME SI tu avais une tumeur au cerveau ».
Il convient d’apprécier alors cette activité du rêve qui vient guider chacun, qui, jour après jour, vient le prévenir des dangers avec vigilance, sagesse et bienveillance.

Illustrations
- Je remercie l'auteur de la photo avec le chat, que vous retrouverez sur : duggerzz.blogspot.com
- L'ange est l'ange du sourire qui vous accueille à l'entrée de la cathédrale de Reims
15:55 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, prémonition, couple, patience, cancer
22.07.2007
LE RÊVE PREMONITOIRE 1 : "ET LE RÊVE SERA RECONNU"
QU’EST-CE QU’UN RÊVE PREMONITOIRE ?
Un peu d’étymologie
L’adjectif prémonitoire trouve son origine dans le verbe latin : monere qui signifie avertir. S’y ajoute le préfixe pré : avant ; prémonitoire signifie donc avertir avant, ou en avance, à l’avance.
Le nom prémonition désigne, selon le dictionnaire Robert, un avertissement inexplicable, une pensée, un sentiment d’origine mystérieuse, qui s’impose à la conscience et lui fait connaître un événement à l’avance.

En plus de la pensée ou du sentiment, je rajouterai, de façon indispensable, le rêve.
En effet, je considère pour ma part qu’il y a des éléments prémonitoires dans tous les rêves, des images qui préviennent le rêveur, lui annoncent des événements heureux ou malheureux, et le préparent à accueillir, à affronter l’avenir.

Le rêve prémonitoire peut désigner un événement dans le futur proche, le jour même, ou dans les jours qui viennent ; il peut tout aussi bien dévoiler un avenir plus lointain, révéler ce qui se passera dans quelques mois, dans un an, deux ans et voire même plus, dans dix ou vingt ans.
Voyons en premier un rêve qui, comme c’est souvent le cas, avertit à l’avance d’un danger. Ici, le rêve est un avertissement qui concerne immédiatement la rêveuse, pour les jours qui viennent.
Le récit de ce rêve se trouve dans le journal « Esprit Femme » n° 21, du mois de mars 07, dans des pages où les lectrices sont invitées à raconter « la chose la plus étrange qui leur soit arrivée ».
Françoise raconte :
Rêve
« Un soir, je rentre d’un contrôle de routine chez ma gynécologue. Tout va bien.

Trois jours après, je pars en vacances.
Dans la nuit, je me réveille en sueur. Je viens de rêver que j’ai un cancer dans le sein gauche, à un endroit très précis !
Impossible de me rendormir.
Le lendemain dès 9 heures, je demande un rendez-vous immédiat pour une mammographie.

Verdict : cancer du sein, indétectable à la palpation.
3 jours après j’étais opérée.
Ce rêve m’a sauvé la vie. »
Ce rêve se passe d’interprétation.
Des rêves avertissements, nous en recevons en tous genres toutes les nuits.

Ils sont souvent aussi clairs que le rêve de Françoise. J’y reviendrai.
Voici maintenant un rêve qui concerne un avenir très lointain.
Ce rêve a été reçu en 1992 par Marguerite, une rêveuse qui travaillait avec moi et envisageait d’apprendre à interpréter les rêves.
Rêve
« Dans mon rêve, je faisais partie d’un groupe qui se rendait à une conférence sur la santé.
Nous marchions à pied, j’étais à l’arrière et je traînais la jambe.
Je me retrouve ensuite à la conférence.

Le sujet est : « comment soigner les maladies de la société moderne et en particulier le sida ».
J’écoute les interventions des différents conférenciers et tout d’un coup une voix s’élève et dit :
« - Dans un avenir assez proche, - et je sais, dans mon rêve, qu’il s’agit d’une période de vingt à trente ans, - dans un avenir assez proche, dit la voix, le rêve sera une très bonne thérapie pour soigner les maladies de la société moderne.
La voix prend une pause et ajoute :
- Il sera même une excellente thérapie.
Et là, la voix proclame avec force :
- Et il sera reconnu ! »
Interprétation
Je faisais partie d’un groupe qui se rendait à une conférence sur la santé. Nous marchions à pied.
Le rêve invite la rêveuse à s’intéresser aux recherches qui ont lieu sur la santé dans son monde intérieur , au niveau de l’inconscient, comme dans le monde extérieur du conscient.

J’étais à l’arrière et je traînais la jambe
L’image souligne que la rêveuse ne fait pas preuve d’enthousiasme. Elle manifeste des résistances très nettes au sujet des rêves. Son attitude est en fait très ambigüe :
Elle fait, certes, preuve, d’un côté, d’ouverture d’esprit à l’égard du monde intérieur en participant à mes ateliers, mais de l’autre elle se montre très hésitante, voire récalcitrante. Elle n’avance pas, elle traîne dans ce travail de transformation intérieure. elle n'accepte guère que ses rêves aient un sens et puissent la guider dans sa vie
Le sujet de la conférence est : comment soigner les maladies de la société modernes et en particulier le sida.
Pourquoi est-il question plus particulièrement du sida ? La maladie du sida aurait-elle une signification symbolique ?
Le sida symbolique est une maladie de l’âme. La contamination du sida a lieu quand on fait l’amour avec un inconnu sans se protéger.

Au niveau symbolique, cela signifie qu’on épouse sans méfiance, sans discernement des points de vue inconnus, on prend plaisir à adopter des opinions extérieures passagères, des façons de se comporter qui plaisent sur le moment, mais dont on n’a pas vérifié si elles étaient saines. Notre monde est intoxiqué de toutes sortes de modes, d’idées, de théories psychologiques qui prétendent connaître l’être humain mais qui n’ont aucun contact réel avec l’âme, puisqu’elles n’en connaissent ni n’en comprennent le langage, qui est le rêve. Ces courants imposent des façons de vivre qui détournent de la voix intérieure personnelle, on n’écoute plus ses réactions instinctives, ses ressentis et on se laisse influencer, on ne sait plus ce qui convient ou non. On devient le jouet de ces modes et de ces normes illusoires, on vit dans la dispersion et les conflits, sources d’angoisse. On perd son autonomie, on perd ses capacités à se défendre, on ne reste plus soi-même, on attrape le sida.
Cette image, qui s’adresse à Marguerite, l’invite implicitement à se demander si elle ne subirait pas des influences extérieures qui lui feraient douter des rêves et de sa voix intérieure.
J’écoute les différents conférenciers et tout d’un coup, une voix s’élève et dit :

- Dans un avenir assez proche, - et je sais, dans mon rêve, qu’il s’agit d’une période de vingt à trente ans-
Marguerite a reçu ce rêve en 1992.. La rêveuse sait dans son rêve que l’avenir assez proche désigne une époque d’ici vingt à trente ans, c’est à dire d’ici 2012, 2022. Nous sommes aujourd’hui quinze ans plus tard, en 2007. Le rêve annonce donc des faits qui commenceront à se réaliser d’ici cinq ans. C’est bientôt.
Et voici ce que le rêve prédit :
- Dans un avenir assez proche, dit la voix, le rêve sera une très bonne thérapie pour soigner les maladies de la société moderne
Depuis de nombreuses années, notre société assiste à la multiplication de thérapies de toutes sortes.
« Elles poussent, a dit un jour un rêve, comme des champignons à la dernière pluie ».
Cette multitude de thérapies différentes et variées tentent de porter secours au désarroi ambiant, ce qui est bien la preuve que l’âme est malade, l’âme actuelle est en grande souffrance.

Mais bientôt on comprendra que le rêve, à côté de toutes les thérapies régnantes, a lui aussi une valeur thérapeutique, qu’il est une très bonne thérapie. Il retrouvera alors la dimension et la place qu’il a toujours eue toujours et partout dans toutes les civilisations, sauf la nôtre. C’est pourquoi notre société est malade.
La voix prend une pause et ajoute :
- Il sera même une excellente thérapie.
Et là, la voix proclame avec force :
ET IL SERA RECONNU.
Ce rêve vient ainsi dévoiler la perspective de l’avenir, à long terme, sur vingt, trente ans.
Marguerite a reçu ce grand rêve prémonitoire pour l’encourager à persévérer dans sa recherche, sans vouloir des bénéfices immédiats, sans attendre elle même une valorisation quelconque de son entourage qui apprécierait son travail avec les rêves.
Ce rêve n’a pas eu d’effet sur la rêveuse. Elle n’a pas poursuivi son dialogue avec l’inconscient.
Mais pour moi, ce rêve a été une bénédiction. Combien de fois il m’est revenu à l’esprit pour me soutenir dans les moments difficiles.

Il m'a encouragée, quand, dans ma solitude, je voyais les gens douter de mon travail, sourire ou se moquer, en tous cas se détourner, parce que le rêve ne leur dit pas ce que dit tout le monde et surtout, ne leur dit pas ce qu’ils voudraient entendre.
Ainsi ce grand rêve qui m’a tant et toujours consolée, annonce des changements auxquels les uns, sont en train d’œuvrer, et auxquels les autres assisteront bientôt.

10:59 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêve, interprétation, prémonitoire, inconscient, danger
03.06.2007
UN RÊVE M'EST VENU CETTE NUIT...
Le rêve est venu me rendre visite cette nuit et il a déposé au matin ses perles de rosée sur la prairie de ma mémoire.
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A l’aube, je me suis promenée pieds nus dans l’herbe et j’ai recueilli la fraîche liqueur de ses images. Et je l’ai savourée.
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Aujourd’hui, j’ai envie de la partager avec vous.
Voici donc mon rêve de cette nuit :
Je suis en montagne, assise par terre, seule, au bord d’une route de terre. Je regarde le paysage, les montagnes, la large vallée, le ciel sans nuages. Tout est verdoyant et paisible.
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Dans le ciel j’entends quelqu’un qui chante. On ne l’entend pas beaucoup, mais on l’entend. Il chante pour toute la vallée, et toute la montagne. Il chante du Bach ou du Mozart.
C’est un homme jeune, un soldat habillé en vert bouteille.
Le soldat est assis sur quelque chose, sans doute attaché, suspendu à quelque chose qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. Il avance ainsi au dessus de la vallée entre les montagnes.
C’est très étonnant, ça attire l’attention, c’est beau, ça ne s’impose pas, mais quand on le découvre, on l’entend, et l’on ne l’oublie pas.
Et ces dernières paroles me remplissent d’une joie douce et sereine.
Je me suis réveillée remplie de cette douceur et de cette sérénité.
Interprétation
Je suis en montagne, seule, assise par terre au bord d’une route en terre
La montagne : Pour moi, la vie en montagne peut être très dure, mais la nature splendide y réserve des émerveillements quotidiens.
La montagne est verte, elle est couverte d’herbages
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Les herbages désignent les rêves qui poussent et se renouvellent de façon permanente, naturellement.
Est-ce que cette description me parle ? A quoi me fait-elle penser ?
Cette image correspond tout à fait à ce qu’est ma vie quotidienne, elle n’est pas toujours facile, mais elle me comble d’émerveillements quand je vois ce dont la nature est capable.
Cette image décrit tout à fait ma vie actuelle, où je vis consacrée à la vie intérieure et aux rêves qui s’y expriment.
Je suis seule, assise par terre, au bord d’une route de terre
Je suis seule dans cette étude. Et là, le rêve me fait m’arrêter au bord de la route, me reposer un instant dans la vie naturelle que je mène, quand je marche sur le chemin de la terre.
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Je regarde le paysage
Le rêve me propose de regarder ce qui se passe dans ma vie consacrée aux rêves, de façon à en prendre conscience.
Pourquoi m’invite-t-il à laisser ainsi se promener mon regard ? Que s’est-il passé la veille qui ait amené le rêve à intervenir pour me faire prendre conscience de quelque chose que je ne vois pas ?
Le spectacle qui s’offre à mes yeux le révèle sûrement.
Dans le ciel, j’entends quelqu’un qui chante
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A quoi cela me fait-il penser quand je suis consacrée dans l’étude des rêves ? Je ne sais pas.
C’est un homme jeune, un soldat habillé en vert bouteille
Un homme jeune, c’est une façon dynamique de s’affirmer dans la vie. Il est capable de se lancer dans des entreprises où il va investir la plus grande partie de son énergie.
Un soldat, c’est pour moi un homme courageux, qui défend la vie de sa nation, capable de le payer de sa propre vie, comme l'ont fait tous ceux qui ont donné leur vie pour la France dans les deux dernières guerres.
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Il porte un uniforme, il fait partie d’un ordre qu’il a choisi, il ne se permet pas n’importe quoi, il suit une certaine discipline.
Habillé de vert bouteille, c’est la couleur de la forêt, de l’inconscient. Cet homme porte les couleurs de l’inconscient. Ce vert bouteille, c'est aussi la couleur que portent les médecins en salle d'opération. Avec ce détail,le rêve indique que ce soldat qui chante exerce ainsi une activité thérapeutique.
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En analysant toutes ces associations, je me demande : A quoi toute cette description me fait-elle penser à l’intérieur ou à l’extérieur de moi, en ce moment où je vis consacrée aux rêves ?
Cet homme, c’est moi-même, je sais que je suis un soldat de l’armée des rêves, les rêves me le disent depuis des années. Il y a tant de désordres, d’abus, de violences faites à l’inconscient, nous commettons tant de massacre sur des facettes de nous-mêmes que nous excluons de notre vie. Tous les crimes racistes, tous les génocides du monde extérieur sont commis dans notre monde intérieur, à l’intérieur de nous-mêmes, par nous-mêmes sur nous-mêmes.
Voilà contre quoi se bat le soldat de l’armée des rêves, l’interprète. Oui, l’interprète est bien un soldat qui défend le monde intérieur propre à chacun, l’inconscient, ignoré, refoulé, nié.
Ainsi, le rêve me parle de moi, il me demande de prendre conscience de ce que je suis en train de faire.
Le soldat chante. Il chante du Bach ou du Mozart
Pour le rêve, quand je m’exprime, c’est un chant qui monte de moi, et je reste confondue de m’entendre dire par les rêves que je chante du Bach ou du Mozart. Oui, c’est vrai, je chante un chant d’église, je chante un chant sacré, quand j’interprète un rêve.
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On ne l’entend pas beaucoup, mais on l’entend. Il chante pour toute la vallée, et toute la montagne.
Le rêve souligne le fait que mes paroles ne sont pas beaucoup entendues. Mais cela ne m’empêche pas de chanter.
Le soldat est assis sur quelque chose, sans doute attaché, suspendu à quelque chose qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. Il avance ainsi au dessus de la vallée entre les montagnes.
De quoi le rêve veut-il parler quand il me place dans cette position ?
Où est-ce que je me trouve ainsi dans les airs, dans un domaine immatériel, chantant pour toute la montagne et toute la vallée, chantant sans savoir qui peut m’entendre ?
Mais c’est sur mon blog !
Mon rêve me parle de mon travail sur mon blog !
Quelle délicate attention ! Cela me fait monter les larmes aux yeux.
Je comprends maintenant :
Hier, en effet, je me posais plusieurs questions :
Mes interventions sur mon blog servent-elles à quelque chose ?
Est-ce que tout ce travail dans lequel je me consacre aux rêves est utile?
Convient-il que je dise que les rêves sont l’expression du divin en chacun comme je viens de montrer dans le chapitre 10, avec le rêve du chat dans le café, et au chapitre 11 avec le rêve de Sylvia ?
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Est-ce que je ne vais pas faire fuir ceux qui ne veulent pas entendre parler de divinité dans l’homme ? N’est-ce pas ainsi le meilleur moyen de les détourner des rêves ?
Est-ce que mon ton est juste ?
Répondant à toutes mes questions, mes doutes, mes inquiétudes, le rêve est venu me rassurer, me faire savoir ce que, lui, pensait de mon blog :
C’est très étonnant, ça attire l’attention, c’est beau, ça ne s’impose pas, mais quand on le découvre, on l’entend, et on ne l’oublie pas.
Et les dernières paroles, que le rêve m’a laissées en me quittant, me remplissent d’une joie douce et sereine.

Illustrations
Rosée par Eric Geinrnaert ; eric.ambre.jaune@hotmaill.fr
Musique en salle d’opération ; www.medson.net/recherche.html
Michael Chance interprète la Passion selon St Mathieu de Bach
15:35 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, inconscient, incubation
31.05.2007
QUESTION POSEE AUX RÊVES : QU'EST-CE QUE LES RÊVES ? CH. 11
QU’EST-CE-QUE LES REVES ?
Sylvia a beaucoup de chance. Son amie Mathilde est l’une des interprètes de rêves que j’ai formée et Sylvia en profite pour demander à son amie de lui expliquer ses rêves. Elle a fait ainsi plusieurs expériences qui l’ont laissée intriguée :
Par exemple, comment Mathilde peut-elle savoir que Sylvia a oublié sa pilule ?
Mais le rêve qu’elle interprète le sait, lui, et vient immédiatement signaler sa négligence à la rêveuse.
Est-ce que Mathilde connaît l’avenir, quand en traduisant le rêve elle conseille à son amie de se séparer de son copain Bernard avant qu’il ne la quitte ?
C’est le rêve qui voit l’avenir : dans son rêve Sylvia a vu une belle blonde dans une piscine, dans une position éloquente :
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elle était en train de se faire prendre par derrière, c’est à dire « enculer » par son ami. Elle s’en allait illico.
Mathilde a donc prévenue la belle et blonde Sylvia que Bernard allait lui faire un sale coup par derrière, sans doute la laisser tomber pour une autre.
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Sylvia aurait intérêt à le plaquer lui, avant qu’il ne la plaque, elle.
Mais Sylvia n’écoute pas ses rêves. Elle est vraiment amoureuse et entend bien rester avec son ami. Deux semaines plus tard, elle subit l’humiliation de constater que Bernard en a préféré une autre dans son lit.
Que penser encore quand on voit combien les rêves sont bienveillants ?
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Sylvia est malheureuse dans son travail et veut donner sa démission. Elle désire un rêve pour la conseiller, mais Mathilde n’est pas là en ce moment pour l’interpréter. Comment faire ?
Sylvia demande alors un petit rêve simple, court, clair qu’elle puisse comprendre toute seule, et qui lui dise si elle doit annoncer à sa patronne le lendemain qu’elle veut démissionner de son poste.
Toute la nuit, Sylvia a entendu la chanson disco « Shut up, shut up shut up ! Elle a donc compris qu’elle ne devait rien dire.
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Le lendemain, sa patronne lui a annoncé que l’entreprise fermait pour quinze jours ; les employés se trouvaient donc en vacances payées. Sylvia, qui n’était pas dans l’entreprise depuis assez longtemps pour avoir des vacances, a eu ces vacances payées comme les autres. Si elle avait donné sa démission, elle n’aurait pas eu ce cadeau. Elle a donc donné sa démission à son retour de vacances.
Mais ça alors ! Comment les rêves peuvent-ils savoir ? C’est quand même trop bizarre, c’est trop fort qu’ils sachent comme ça le passé et l’avenir. C’est quand même « chaud » de voir comment les rêves « tapent juste ».
Sylvia décide alors de poser une question à ses rêves, et le soir elle leur demande :
- QU'EST-CE QUE LES RÊVES ?

Rêve
J’arrive en voiture devant une église. Mathilde est là, qui m’attend devant, en bas des marches. Je descends de voiture. Mathilde vient à moi, me tend la main, et m’emmène dans l’église en me tenant la main.
Interprétation
J’arrive en voiture
J’arrive devant une église
La jeune femme ne s’intéresse pas particulièrement à la vie spirituelle ; elle a vaguement entendu parler du Christ, de la crucifixion, de la messe et de la communion, du Saint Esprit.
L’église, pour elle, c’est un bâtiment qui a été construit pour accueillir le divin, pour permettre à chacun de se recueillir pour pouvoir le rencontrer.
Mais Sylvia ne va pas à l’église dans la vie extérieure. L’église désigne donc un lieu intérieur.
Qu’est-ce que ça veut dire par rapport à la question posée : qu’est-ce que les rêves ?
Les rêves sont son église intérieure dans laquelle elle peut rencontrer la divinité et entrer en communion avec elle.
Rien que ça !
Réponse immédiate, directe, claire, simple.
Mathilde m'attend en bas des marches
Celle qui l’attend devant son église intérieure, c’est l’interprète de rêves.
Je descends de voiture
Pour pouvoir rejoindre celle qui l’attend, Sylvia doit cependant renoncer à avancer selon des
voies toutes faites, elle doit « descendre », se montrer plus humble, pour pouvoir marcher par elle-même, jusqu’à l’interprète de rêves. C'est dans cette attitude d'humilité qu'elle pourra alors "monter" les marches.
Mathilde vient à moi, me tend la main
Le rêve insiste, il présente à la jeune femme son interprète de rêve qui lui offre son activité, son aide. Il souligne que c’est avec elle, grâce à elle que Sylvia pourra entrer dans la voie des rêves.
Elle m’emmène dans l’église en me tenant la main
Mathilde, l’interprète, conduit alors la jeune femme dans son église intérieure, dans ses rêves, à la rencontre de la divinité qui y réside.
Ainsi,Sylvia avait posé la question d’incubation : Qu’est-ce que les rêves ?
Son rêve lui répond :
Les rêves sont l’église intérieure où s’accomplit la rencontre sacrée entre l’humain et le divin. Voilà pourquoi les rêves savent tout, voilà pourquoi ils sont si sages et clairvoyants.
Conclusion
Il y aurait, peut être, sans doute, de quoi être surpris !
Vraiment ?
Et qu’ont dit toutes les sociétés qui nous ont précédés sur les chemins de la terre ? N’ont-elles pas toutes, quelles qu’elles soient, déclaré que le rêve est le canal naturel par lequel l’âme humaine rencontre le divin ?
On retrouve partout l’affirmation générale que le rêve donne accès à un autre niveau de conscience qui dépasse le conscient et procure des connaissances auxquelles le conscient seul n’a pas accès. Nous appelons aujourd’hui cet autre niveau de conscience du nom scientifique de l’inconscient. C’est une question de vocabulaire, certes, mais il faut savoir ce que chacun comprend avec ce mot. Les autres cultures que la nôtre pensent que l’inconscient, cet autre niveau de conscience, auquel le rêve donne accès, est celui des forces divines. C’est le nom qu’elles lui donnent.
Je vous ai montré que dans l’Antiquité, pour tous, qu’ils soient égyptiens, grecs, romains, juifs ou africains, c’était le divin qui parlait dans les rêves, qu’on l’appelle Dieu ou Esculape.
Et je ne vous ai pas parlé des Indiens d’Amérique et d’autres encore de par le monde.
L’inconscient est pour eux l’expression de la dimension divine.
Le rêve Sylvia dit la même chose : le rêve est le moment de la rencontre avec une force intérieure supra humaine, une sagesse qui dépasse les limites de l’entendement.
Que peut dire la raison ?
La raison scientifique honnête, appuyée sur l’expérience, pourrait-elle en venir à reconnaître qu’elle se trouve avec les rêves en présence d’une dimension, dont elle ne connaît pas les lois et qui s’étend au delà de ses compétences ?
Pourrait-elle accepter que ses moyens rationnels aient atteint leurs limites en regard de l’inconscient,? Alors, en toute logique, en toute rigueur, elle déclarerait qu’elle ne peut rien en dire, sinon qu’elle se trouve là devant une dimension hyper-rationnelle.
Tableaux dans l’ordre de présentation :
« Rêves « extrait du film « Soleil sous la pluie » de Arira Kurosawa
« La reine de la nuit », décor par Friedrich Schinkel pour l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée (1781-1841)
"La cathédrale" de Friedrich Schinkel (1781-1841)
« La cathédrale » de Caspar David Friedrich (1774-1840)
« Décor » pour l’opéra de la Flûte enchantée de Mozart, par Friedrich Schinkel
09:30 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, incubation, inconscient, église
