06.09.2009
INITIATION
Les vacances sont terminées, les activités reprennent et c’est le moment où souvent on choisit de suivre une démarche dans l’espoir de s’instruire, se développer, et parvenir à une meilleure connaissance de soi et du monde. « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les dieux » pouvait-on lire déjà il y a 25 siècles au fronton du temple d’Apollon dans la cité oraculaire de Delphes. Pour approfondir leur étude, certains se tournent par exemple vers une école ésotérique ou une autre, et y cherchent un enseignement plus ou moins secret qui les amène à comprendre les mystères de la vie et parvenir ainsi à l’« Initiation ». C’est le cas de Ruben qui est venu me voir il y a plus de 20 ans. Je vous invite à le découvrir.
Ruben est un avocat de Dakar qui cherche sincèrement à vivre en relation avec le divin. Il est un membre actif dans son église, il y tient l’orgue le dimanche. Il poursuit aussi à côté des recherches ésotériques, il voudrait devenir un « Initié ».

Cet espoir lui occupe l’esprit et son rêve, une nuit, vient lui en parler. Le voici :
Rêve : D’un signe de tête il me montre la rue
Je suis dans l’entrée d’un immeuble qui donne sur la rue. Je me tiens debout, devant une porte fermée et j’attends.
J’attends qu’on m’ouvre. Je sais que derrière la porte a lieu la réunion d’une grande assemblée, et que c’est le jour des initiations.
Je sais que le Grand Maître de la loge est derrière cette porte et j’attends qu’on m’ouvre pour me faire participer à la cérémonie où je recevrai à mon tour l’Initiation.

J’attends…, rien ne se passe,… j’attends… et je commence à désespérer. Je me sens rempli de peine, parce que je ne serai pas initié et resterai à l’écart du divin. Je me sens misérable.
Alors la porte s’ouvre et un homme apparaît. Il n’est pas grand, il est costaud, râblé, ventripotent. Il a des cheveux roux, il a retiré son veston et porte un gilet sur sa chemise. Son pouce est passé sous son gilet et il fume un cigare. Il me fait penser à un homme d’affaires, un juif capitaliste américain. Il me regarde avec bonté et me demande ce que je fais là. Je lui explique mon intense désir de recevoir l’initiation, et mon désarroi de ne pas être admis. Il m’écoute avec beaucoup d’intérêt et d’attention et tout d’un coup, il secoue la tête et me dit :
- Eh bien, non, voyez-vous, l’initiation, ce n’est pas là que vous allez la recevoir.
Et d’un signe de la tête il me montre la salle derrière la porte. Non, poursuit-il, l’initiation, c’est là que vous la recevrez, et du mouvement contraire de la tête, il m’indique la rue.
Pendant qu’il me parle avec tant de gentillesse et de sollicitude, je comprends soudain que cet homme, c’est le grand Maître, c’est Dieu.
Je me réveille, bouleversé.
Interprétation
Le début du rêve est très clair. La fin du rêve mérite qu’on l’étudie.
Ruben, dans son désir humble et sincère a réellement rencontré dans son rêve la dimension divine sous une image qui lui est totalement personnelle.
Que penser d’une image divine dans les rêves ?
On ne peut pas affirmer que le divin soit comme l’image du rêve, on ne peut rien dire du divin en mots humains. On peut seulement prendre en considération les images sous lesquelles il se présente, mais on ne peut rien dire de son être, car rien ne garantit que l’image du rêve individuel corresponde à l’être.
L’interprète de rêves ne fait pas de métaphysique. Il étudie des faits concrets, réels : les rêves, expériences quotidiennes objectives, qui ont lieu par milliards toutes les nuits. L’interprète a pour objet une recherche qui se veut scientifique. Il constate et étudie les faits, il est empirique et n’en déduit aucune idée sur la nature des réalités ultimes, inaccessibles à l’humain.
Dans ces limites et à partir de là, il peut étudier, analyser l’image divine telle qu’elle se présente et en faire des déductions qui ne sont valables que pour le rêveur, précisons le bien encore une fois.
Analysons maintenant cette image du divin :
Un juif capitaliste
Le juif
Déjà un siècle avant J.-C. le célèbre avocat Cicéron, parlant des Juifs à Rome, admire leur esprit d’entreprise. Le juif a également la réputation d’être âpre au gain et près de ses intérêts. Il sait manier l’argent, le faire fructifier et produire de la richesse. Le peuple juif est un peuple « aurifère » et proscrit. (Victor Hugo)
Le capitaliste
Se basant sur la propriété privée des moyens de production et la liberté du commerce, il a pour but de maximiser les profits et d’accumuler des biens.
Un homme d’affaires américain
Comme le Juif, l’Américain a la réputation d’avoir le sens des affaires. Sa priorité est de créer de l’argent et d’en gagner en faisant des bénéfices. Il n’est pas taxé pour ses signes extérieurs de richesse, sa prospérité n’est pas montrée du doigt. Il jouit de la vie et de son argent, se paie des plaisirs coûteux, vit dans un luxe qu’il n’a pas peur d’étaler.

L’apparence et la tenue de cet homme
Tous les détails soulignent combien cet homme est décontracté, il ne se soucie pas d’être élégant, il a retiré son veston pour être à l’aise.
Il est ventripotent
Il ne cache pas son ventre sous son veston, il se montre tel qu’il est, sans artifices, il mange à son gré et ne se soucie pas de plaire en gardant la ligne.

Cette image du divin présente tout ce qui est souvent assez mal vu par les Français, marqués par les mouvements chrétiens et socialistes qui prônent le détachement personnel des richesses et des plaisirs matériels, désapprouvent le business pour la recherche de l’argent et du bénéfice, la vie dans le luxe et la décontraction.
Voilà donc une image très paradoxale du divin par rapport à l’optique traditionnelle ! Pourtant, ce n’est pas la première fois que nous rencontrons une image semblable dans les rêves : je l’ai exposée le 30 mars 08 dans le texte : « Il est un rêve étrange et débonnaire… » Ce rêve aussi, en 1930, présentait Dieu sous les traits d’un homme d’affaires américain, très tourné, comme notre avocat, vers l’ésotérisme. Dieu lui reprochait sa paresse dans son business.
Le divin homme d’affaires montre la rue comme lieu d’initiation
La rue
La rue est un lieu où chacun va et vient. La rue est un lieu de passage pour tout le monde. C’est là que se trouvent tous les magasins où l’on peut acheter ce dont on a besoin. La rue, avec ses commerces, est l’endroit des échanges par l’argent, les uns en dépensent et les autres en gagnent. C’est là que fleurit l’esprit d’entreprise capitaliste. La rue représente donc le monde extérieur, où l’on gagne et où l’on paie, ce quotidien banal qui fournit, dans les échanges et les affaires, tout le nécessaire pour vivre.

Ainsi dans ce rêve apparaît un renversement des valeurs fréquemment admises dans notre société. L’argent et les bénéfices ne sont pas condamnés, le monde des activités terrestres et des affaires a sa place dans la vie quotidienne et même, c’est justement ce niveau là qui mène à l’initiation, à la compréhension de la réalité et des lois mystérieuses de la terre.
Quel est le sens de ce rêve ?
Cet avocat voudrait faire partie d’une société d’hommes avec des traditions, des règles, des ordres, des savoirs, des connaissances secrètes, des exercices de contemplation, qui devraient le conduire à l’initiation. Mais non. L’initiation ne s’obtient pas ainsi selon le rêve. Le rêve invite au contraire le rêveur à se détourner de ses recherches ésotériques pour s’ouvrir à la réalité quotidienne, se plonger dans l’expérience humaine sous ses formes les plus communes : s’investir plus activement dans son métier, dans le tourbillon des affaires, oser gagner de l’argent par son travail ; entrer dans le flot de la vie avec tous ses changements ; accepter de vivre ses émotions, assumer les nécessités et les contraintes terrestres, sans chercher à s’en échapper dans des démarches mentales qui prétendent initier aux mystères de la vie.
Il est question pour cet homme de vérifier et corriger ses points de vue et sa façon de vivre, de redonner à la vie quotidienne la place prépondérante.
Pourquoi cet avocat a-t-il reçu cette image du divin ?
On peut se demander pourquoi le rêve choisit de présenter le divin à cet avocat sous cette image d’homme d’affaires. Sans doute est-ce parce que cet homme est de type intellectuel et contemplatif. Il vit au niveau des idées et du mental. Comme beaucoup, il confond réflexions et connaissances intellectuelles avec vie spirituelle. Le rêve vient alors compenser sa vision trop restrictive de la vie en lui montrant l’image de ce Dieu qui présente « toutes les tares », un homme d’affaires juif capitaliste américain, qui l’invite à descendre dans la rue.
Mais ce divin homme d’affaires possède également d’autres caractéristiques : Il s’intéresse personnellement à cet homme dont nul ne s’occupe, il s’est déplacé pour venir lui parler, il est bon, attentif et rempli de sollicitude. Le rêve souligne ainsi que l’on pourrait peut être bien être juif capitaliste américain, sans pour autant être dénué de qualité de cœur. On peut faire de l’argent tout en tenant compte de son entourage. Le business et l’humanité ne sont pas inconciliables.
Le rêve présente ainsi l’image paradoxale d’un homme qui a réussi à concilier des contraires.
Et c’est devant l’attitude si humaine de cet homme que le rêveur prend tout d’un coup conscience que c’est le Grand Maître qui est là devant lui, c’est Dieu.
Conclusion
Comme cela se produit chaque nuit pour tout le monde, c’est la dimension divine qui vient parler personnellement au rêveur. Ici elle se manifeste de façon directe. Elle révèle à Ruben une vérité que personne ne lui a jamais dite, qui lui semble presque invraisemblable. La véritable initiation s’accomplit dans les expériences de la vie terrestre, banale, matérielle, car c’est là que l’on se trouve amené à donner une forme à une idée, à la réaliser dans la matière, c’est là, dans la vie quotidienne, que s’accomplit l’incarnation de l’Esprit.
Je revois Ruben après l’interprétation de son rêve, il m’a remerciée et m’a fait l’un des compliments qui m’a le plus touchée dans ma carrière d’interprète.
Il m’a regardée et m’a dit :
- Madame, vous parlez comme nos marabouts.
La prochaine fois, je vous raconterai le rêve d’un autre Africain, qui, lui, suit un stage de formation commerciale. Là encore, il sera question du gagnant américain.
En attendant, chers blogueuses et blogueurs, je vous souhaite une joyeuse reprise de vos activités dans votre vie quotidienne.
Illustrations
Je remercie les photographes dont les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Initiation
Andy Garcia fume le cigare.
Bouddha ventripotent :http.blog.uniterre.com
Capitaliste ventripotent : http://www.nanarland.com
10:21 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, divin dans les rêves, initiation, juif, capitaliste, américain, rue
06.07.2009
LA TRAHISON DE ST JEROME
Saint Jérôme (340-420) est connu comme un des docteurs de l'Eglise et son œuvre exerça une influence immense. Il fit beaucoup pour populariser le mouvement monastique et l'ascétisme, et surtout, le cadeau monumental qu'il fit à l'Eglise fut de traduire en latin la Bible écrite alors en hébreu et en grec. Cette Bible en latin fut appelée la Vulgate, ce qui veut dire « version répandue ».

Jérôme naquit dans une riche famille chrétienne. Il fit de solides études à Rome, était très épris de culture classique et connaissait tous les grands écrivains latins dont il s'était constitué une magnifique bibliothèque. Il avait en fait recopié lui même tous les textes à la main. Il commença une carrière littéraire et forma avec ses amis un groupe qui s'orientait vers la vie chrétienne monastique.

Cet intellectuel se trouvait entre deux cultures, la culture latine et la culture chrétienne. Mais il manifestait un enthousiasme incontestable pour les poètes, les philosophes et les orateurs latins, il vouait en particulier une admiration sans bornes au célèbre avocat romain, l'écrivain Cicéron.
En revanche, la Bible lui paraissait un livre brutal et grossier en comparaison du raffinement intellectuel de la prestigieuse culture latine. Ce fut alors que sa vie fut totalement bouleversée par un rêve. A cette époque, il se trouvait à Antioche où, au cours d'une maladie où il faillit mourir, il reçut un rêve terrible qu'il raconta dans une de ses lettres.
Le voici :
Rêve
« Je fus soudain emporté en esprit et traîné devant le trône du jugement du Juge.

Et là, la lumière était si brillante, ceux qui se tenaient à l'entour étaient si radieux que je me jetai à terre sans pouvoir regarder.
On me demanda qui j'étais et je répondis :
«Je suis chrétien ». Mais celui qui présidait répliqua :
«Tu mens, tu es un disciple de Cicéron et non du Christ. Car là où est ton trésor, là se trouve aussi ton cœur. »
Sur l'instant je devins muet. Il ordonna que je sois fouetté,
et, en recevant les coups de fouet, je fus torturé plus terriblement encore par le feu de la conscience. Je pensai en moi même à la parole : « Qui va me faire grâce quand je suis au fond de la tombe ? »
« Aie pitié de moi, ô Seigneur, aie pitié de moi à cause de ma jeunesse. »
Mes cris se firent entendre même à travers les coups de fouet. A la fin, tous ceux qui se trouvaient là tombèrent à genoux devant Celui qui présidait et Le supplièrent d'avoir pitié de ma jeunesse et de me donner encore du temps pour me repentir de mes erreurs. Ils insistèrent en disant qu'Il pourrait m'infliger un supplice si jamais je me remettais à lire les œuvres des païens. J'en fis donc le serment et j'invoquai son nom par ces mots : « Seigneur, ce serait te renier, si jamais je me trouvais de nouveau en possession de livres de ce monde, ou si jamais j'en lisais. » Je fus congédié après avoir fait ce serment,
je retournai dans le monde d'en haut, et, à la surprise générale, quand j'ouvris les yeux, ils étaient si rempli de larmes que même les plus incrédules furent convaincus de ma détresse...
Je professe que mes épaules étaient devenues bleu - noir, que je sentis les coups encore longtemps après mon réveil et que depuis lors j'ai lu les livres de Dieu avec plus de zèle que je n'en avais mis pour lire les livres des hommes. »
Peu après, Jérôme se rendit au désert en ermite puis poursuivit sa vie dans l'étude. Il connaissait le grec, il apprit l'hébreu et se lança alors dans l'énorme travail qui fut de traduire la Bible en latin.

Et c'est dans plusieurs de ses traductions qu'on se demande si la terrible expérience de son rêve ne l'aurait pas influencé.
Regardons en effet deux exemples :
Dans le livre du Lévitique on peut lire dans le texte hébreu au chapitre 19, verset 26 l'ordre suivant :
« Vous ne mangerez rien avec du sang, vous n'observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. »
Jérôme a traduit : « Vous ne mangerez rien avec le sang. Vous ne consulterez point les augures, et vous n'observerez pas les rêves. »
Où est-il question des rêves dans le texte original ? Jérôme les a introduits, alors que rien ne le justifie.
Au livre du Deutéronome, chapitre 18, verset 10, on lit dans le texte hébreu :
« Qu'on ne trouve chez toi personne pour consulter les oracles, pratiquer l'incantation, la divination, les enchantements et les charmes, interroger les revenants et les esprits ou consulter les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel. »


Jérôme a traduit là encore : « ...Qu'il ne se trouve personne qui interroge des devins, et qui observe les songes et les augures, ni qui use de maléfices, ni qui soit enchanteur, ni qui consulte ceux qui consultent les esprits de pythons et les devins ou qui demandent aux morts la vérité. »
Dans ce passage aussi, le traducteur falsifie le texte d'origine comme dans le livre du Lévitique, et l'expression : consulter les oracles est traduite par : observer les songes et les augures.
Ainsi, quand, de son côté, l'écrivain biblique condamne les pratiques de nécromancie et de magie noire, Saint Jérôme, lui, fait l'amalgame avec l'interprétation des rêves, l'introduit dans le texte alors qu'il n'en est nullement question. Cette traduction fausse jette ainsi sur les rêves une condamnation qui entraîne leur rejet.
Cette falsification n'a pas eu lieu dans les traductions modernes, refaites depuis la Vulgate. Cependant les interdits jetés par Jérôme firent leur œuvre pendant des siècles et règnent encore aujourd'hui, où les rêves sont considérés par beaucoup comme une démarche plus ou moins sulfureuse. N'ai je pas entendu dire par des gens bien pensants et bien placés que le rêve était diabolique ?

Je me suis même entendu dire par un pasteur protestant que j'étais une sorcière parce que j'interprétais les rêves. Il était un homme charmant et cultivé. Et quand même !

Que s'est-il passé avec saint Jérôme ? Aurait-il gardé un effroi ineffaçable de son terrible rêve ? Serait-ce pour cette raison qu'il aurait rejeté les rêves en bloc, parce que le sien lui était insupportable ? Cherchait-il à se justifier de rejeter son rêve en le traitant comme une mancie païenne condamnée par la Bible ?
Quoiqu'il en soit, il demeure le fait exact et vérifiable qu'il a falsifié les textes et condamné volontairement le rêve, alors que la Bible ne le fait pas. Au contraire, la Bible est remplie de récits de rêves, ce que Jérôme savait pertinemment, puisqu'il les a traduits. N'est-on pas en droit de considérer cette traduction frauduleuse comme une imposture spirituelle ?
C'est ainsi que pour des siècles à venir, le rêve, qui jusqu'au premiers siècles après J-C se trouvait au centre de la vie spirituelle, a été ravalé d'un coup au rang de magie noire, au rang de toutes les pratiques interdites, parce qu'elles détournent de l'écoute du dieu intérieur, alors que, justement, le rêve est la voix du divin, le divin s'exprime par le truchement des rêves.
C'est ce que Carl Gustav Jung a rappelé dans les dernières lignes qu'il a écrites tout à la fin de sa vie, après avoir interprété plus de 80.000 rêves :
« Nous avons oublié ce fait de notoriété millénaire que Dieu parle surtout dans les rêves et dans les visions. Voilà pourquoi l'on se plaint de façon générale que Dieu ne parle plus aux hommes comme il le faisait autrefois...ON NE L'ECOUTE PLUS ! » (1)
Bibliographie
(1) St Jérôme, lettre 22 à Eustochium
(2) L'homme et ses symboles - Chapitre « La guérison de la dissociation », p. 101 et 102. Carl Gustav Jung, éd. Robert Laffont, 1964
Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
Eglise à Antioche :www.alpesexploration.com
Ascétisme chrétien : idata.over-blog.com
Canyon, USA, http://image-photos.linternaute.com
Trône : http://elbakin.net
Arrivée au paradis de Jérôme Bosch
Lumière : Sunray, http://lesaindessaints.org
Main : http://acce121.mettre-put-idata.overblog.com
Jugement : le retable d'Issenheim du peintre allemand Mathias Grünewald, 1515
Congédié :http://www.ludibag.net
Les peines des damnés de l'Enfer du peintre italien Giovani da Modena, 1410
Désert :http://www.ictusvoyages.com
St Jérôme dans le désert : tableau du peintre français Joachim Patenier, 1487-1524
Serpent : http://www.routard.com
Langue de serpent : http://www.dinosoria.com
Nuage :http://www.galileo-web.com
Nuage : http://www.naturepikel.com
Revenants : http://4bp.blogspot.com
Fantôme : http://76.img.v4.skyrock.net
Consulter les oracles :http://www.etredelumiere.fr
Les peines des damnés en enfer : Giovani da Modena, 1512
Le sabbat des sorcières : 1797, tableau du peintre espagnol Goya
St Jérôme, 1524, tableau de van Cleve
09:38 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interpretation des rêves, christiane riedel, st jérôme, traduction falsifiée, condamnation du rêve
09.04.2009
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS

Voici le Vendredi de Pâques, le jour où le Christ fut condamné et crucifié.
En cette occasion, je voudrais vous montrer comment dans la vie de cet homme, de sa naissance à sa mort, les rêves sont présents et interviennent dans son entourage pour indiquer comment se comporter à son égard. Pour lui, comme pour tous les humains de par le monde, toujours et partout, les rêves viennent donner inlassablement, à chacun, des conseils et des indications. On commence à s’en souvenir ou à s’en apercevoir.
Je ne soulignerai jamais assez fort le rôle que les rêves ont joué dès sa naissance dans la vie de cet homme Jésus, considéré comme le fils de Dieu. Qu’on se rappelle déjà avant sa naissance, comment Joseph voit dans son rêve l’ange Gabriel lui demander de prendre soin de Marie, une jeune femme de son entourage, qui est enceinte, mais pas de lui ! A quel moment est-ce que Joseph voit l’ange ? C’est dans son rêve.
Quelques mois plus tard, l’ange apparaît à nouveau pour ordonner à Joseph de s’enfuir en Egypte pour protéger l’enfant du massacre organisé par le roi Hérode. Et c’est encore dans un rêve !
Que serait le Nouveau Testament et toute la vie spirituelle de deux mille ans, sans ce rêve, qui sauve la vie de l’enfant Jésus ?
Et que dire, quand on évoque le récit suivant, dont on ne parle jamais, à un tel point que quand je le mentionne, on me regarde d’un œil soupçonneux et l’on ne me croit pas. Ce récit se trouve dans l’Evangile selon Mathieu, ch.27, versets 11 à 25.
Il y a aujourd’hui quelque 2000 ans, le Christ comparait au tribunal devant le gouverneur romain à Jérusalem, chargé de la justice.
Le gouverneur est Ponce Pilate, qui passe, selon certains, pour un gouverneur dur et rusé.


Il trouve devant lui un homme qui vient d’être battu par les Juifs, montés par les prêtres.
Ils accusent Jésus d’être un rebelle qui se prétend roi et menace le pouvoir de l’empereur romain. Pilate interroge le prisonnier et reste très étonné de ne pas recevoir de réponses, ou alors des réponses qui le troublent et l’inquiètent : cet homme déclare que son royaume n’est pas de ce monde.

Pilate ne trouve aucun motif pour condamner cet homme. Il cherche à le sauver.
Il connaît la coutume juive de libérer un prisonnier au moment de Pâques. Un criminel vient d’être condamné, Barrabas. Pilate demande alors aux prêtres qui accusent le Christ :
« Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ ? »
Et le texte rajoute : « Car il savait que c’était par jalousie que les prêtres avaient livré Jésus. »
Et à ce moment là,…chose inouïe,… inimaginable dans notre société :
Un homme entre dans le tribunal et s’annonce comme le serviteur de la femme de Ponce Pilate. Il demande à être reçu par le gouverneur, auquel il vient transmettre un message urgent de sa femme.

En pleine séance, il vient dire au gouverneur que sa femme le supplie de ne pas se mêler de cette histoire. « Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste, car dit-elle, elle vient d’avoir le jour même un rêve qui l’a tourmentée, et où elle a beaucoup souffert à cause de cet homme.Cela, le serviteur le dit-il publiquement ? En tous cas, le juif Mathieu, le futur évangéliste, rapporte son intervention.

Pilate écoute le messager, puis reprend la séance. Que fait-il ? Il tergiverse, il essaie de sauver le Christ, il s’indigne de voir les Juifs exiger la mort d’un innocent et demander la grâce pour un meurtrier. Lui, le juge, il ne trouve aucun motif d’accusation. Révolté, il se penche vers la foule au bord de l’émeute, et s’écrie : "- Quel mal a-t-il fait ?"

Pour s’entendre répondre : "- Crucifie le ! Crucifie le !"
Et pourquoi ? Parce qu’il se déclare le Fils de Dieu. Le gouverneur se sent de plus en plus troublé, il prend peur : le rêve de sa femme, les déclarations du Christ sur son identité confirmée par les Juifs, voilà qui devient une vilaine affaire qui le dépasse.
Pilate tergiverse à nouveau, cherche à relâcher Jésus, mais les Juifs s’acharnent, il comprend qu'il n’arrivera à rien. Il faut que cette affaire soit vite expédiée. La Pâque juive arrive le surlendemain dimanche, avec un immense rassemblement de Juifs à Jérusalem. Il pourrait y avoir des manifestations, des troubles. Le gouverneur veut le calme. Alors il demande qu’on lui apporte de l’eau. Et devant la foule, dans un geste symbolique, il se lave les mains :

« Je suis innocent du sang de ce juste, déclare-t-il ; cela vous regarde. » Le gouverneur vient de montrer publiquement qu’il n’est pas responsable de la mort du Christ.
Qu’est-ce qui a pu pousser Pilate à déclarer que le Christ était un juste ? Au delà de sa conviction personnelle, n’est-ce pas l’expression que sa femme a employée ? « - Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ! »
Peut-on imaginer aujourd’hui qu'un juge au tribunal s’interrompe au cours de la séance pour entendre un message express de son épouse, qui lui demande de tenir compte de son rêve à elle, avant de juger l’accusé ?

C’est bien là un témoignage formidable que les rêves étaient reconnus et respectés de façon générale dans l’Antiquité, tant par les Juifs que par les Romains, comme par ceux qui vont devenir les premiers Chrétiens. Et les personnages les plus éminents en tenaient compte pour prendre leurs décisions, prenant en considération leur rêves, comme ceux de leur femme !

Illustrations :
Je remercie les artistes qui m’ont permis d’illustrer mon blog
Le Christ de St Jean de la Croix, vision du mystique espagnol peinte par Salvator Dali
Le rêve de Joseph, par Goya, peintre espagnol 1746-1828
La fuite en Egypte par Giotto (1266-1337 )
Ponce Pilate campé par l’acteur Richard Burton
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
Tête d’homme antique : portrait de Fayoum
Ecce Homo de Antonio Ciseri, 19ème siècle
Pilate se lave les mains : peintre inconnu
Photo du tribunal de Nuremberg en 1945
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
18:54 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christ, jésus, joseph, vendredi saint, christiane riedel, rêves bibliques
21.01.2009
LE REVE, VICTOR HUGO ET PLATON

En ce début d’année, je prends plaisir à vous présenter un discours étrange et splendide sur le rêve. Quoique l’on puisse penser des circonstances où il fut prononcé, chacun s’accordera pour y reconnaître le souffle poétique puissant qui inspira les plus belles pages de Victor Hugo.
Ardent défenseur de la république, Victor Hugo fut condamné à l’exil en 1851. Il se réfugia sur les îles de Jersey puis Guernesey. Il s’intéressa alors au spiritisme, qui était très à la mode et se consacra à cette étude lors de nombreuses soirées. Plusieurs de ses œuvres en sont directement inspirées.
Victor Hugo se disait voyant.
Il pensait que notre esprit dans le rêve, comme après la mort, dépasse les limites du corps physique pour aller « dans l’espace vermeil, lire l’œuvre infinie et l’éternel poème. »
Je vous présente donc ici le compte rendu qu’il fit d’une séance de spiritisme, dont le sujet inattendu fut le rêve. L’esprit, qui se manifesta ce soir là, se déclara être le grand philosophe grec Platon, qui parla des rêves dans les termes que voici :
« Victor Hugo. – Salut ! Parle. Nous t’écoutons.
Platon. – Je viens vous parler du rêve.
Quand le vivant s’endort, il s’établit directement une communication entre son lit et sa tombe.
L’endormi devient le réveillé de l’ombre ;
il n’est pas immobile, il vole dans l’immensité ;


il n’est pas aveugle, il voit l’infini ;
il n’est pas sourd, il entend dans l’espace ;
il n’est pas muet, il parle dans la mort ;
il n’est pas couché, il est ailé ;
il n’est pas étendu, il est planant ; 
il n’est pas tombé, il est ressuscité ;
ô assiégeur de la forteresse obscure ;
mets, ô vivant, cette armure d’ivoire devant le donjon d’ébène et vois ;
rêves, venez, tombez sur l’endormi. "

Jersey, dimanche 29 avril 1855, à dix heures du soir
Procès verbal d’une séance de table tournante menée par Victor Hugo, avec Platon
Illustrations
Je remercie les artistes dont les tableaux ou les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Victor Hugo, portrait de Chifflart, 1868
Statue présumée de Platon à Delphes
La croix et la solitude, du peintre paysagiste américain, Thomas Cole, 19ème siècle
Weary Moon, Edward Robert Hugues, peintre anglais du 19ème siècle
Birdman de Frazetta, du peintre américain du 20ème siècle : profile.myspace.com
Santiago, du peintre espagnol Salvator Dali, 20ème siècle
Voie lactée : www.faaq.org
Voie lactée : fdebricon.club.fr
Ascension de Salvator Dali, 20ème siècle
11:45 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : victor hugo, platon, mystère, immensité, endormi, réveillé, ressucité
03.01.2009
LES SOUHAITS
UN RÊVE SUR LES SOUHAITS
LES SOUHAITS
Et en ces nouveaux jours, je voudrais, une fois de plus, vous montrer la surprenante sagesse des rêves.
Je choisirai le rêve d’une petite fille, où, justement il est question de formuler des souhaits, et surtout, d’intervenir pour que ces souhaits deviennent réalités. Voyons ce que les rêves sont venus montrer à cette jeune enfant.
Pauline m’a raconté son rêve quand elle avait douze ans. Elle ne l’avait jamais oublié. le voici :
Rêve
« Pendant une nuit, je fis un rêve très étrange. J’avais alors six ans.

Je me trouvais dans la cour de mon école avec mes amies, Louise, Aude et Marie.

J’étais une magicienne et je pouvais faire tout ce que je voulais.

Je réfléchis et dis alors à mes amies :
- Je vous accorde à chacune un souhait que je réaliserai.
- C’est super ! s’exclama Louise.
- Qui veut commencer ? demandai-je.
- Moi, si vous voulez bien s’écria Marie.
- Alors, vas-y !
- Je voudrais, dit Marie, que tu fasses disparaître tous les garçons de l’école. 
- O.K. dis-je. Abracadabri, abracadabra, garçons, disparaissez !
Et tous les garçons disparurent. Ce souhait était très bizarre.
- C’est à moi, maintenant ? demanda Aude.
- Si tu veux, repris-je.
- Alors… moi, je voudrais que tout puisse vivre comme nous.
- C’est à dire ?
- Eh bien, je voudrais que les animaux, les arbres, les nuages, les fourchettes, puissent parler comme nous et chanter.
- Très bien ; alors, que les animaux, les arbres, les nuages, les fourchettes puissent parler, chanter.
Abracadabri, abracadabra, objets et animaux, chanti, chanta, parli, parla !

Tout d’un coup, un nuage se mit à rire et un ours apparut sur ce nuage.
Aude demanda au nuage :
- Pourquoi est-ce que tu ris comme ça ?
- Ca me chatouille !
- Mais qu’est-ce qui te chatouille ?
- C’est cet ours, répondit le nuage, Ah ! Ah ! Ah !
Louise était terrifiée, ainsi que Marie.
Puis Louise me demanda si elle pouvait voir son souhait exaucé.- Je souhaite, dit-elle, que la pluie...se transforme…en bonbons !
- Abracdabri, abracadabra, bonbons, pleuvi, pleuva !
De gros nuages arrivèrent au dessus de nos têtes. Un nuage cria pour nous prévenir :
- Attention ! Pluie de bonbons !
Des carambars, des malabars, des guimauves, des chewing-gums, des crocodiles, des schtroumps et bien d’autres choses encore tombèrent du ciel. 
Les filles de l’école trouvèrent cela curieux et nous commençâmes à en manger.
Mais un gros nuage glouton arriva ...et mangea tous les bonbons. 
Louise était désespérée. 
Elle me demanda de reformuler son vœu pour que je puisse l’exaucer à nouveau. Je ne le pouvais pas. Il nous fallait attaquer le nuage glouton, mais nous n’avions plus de garçons pour nous aider, à cause du vœu de Marie. Et si nous attaquions ce nuage, tous les autres seraient contre nous, puisque maintenant, à cause du souhait d’Aude, ils pouvaient vivre.
Il me restait mon souhait à moi.
- Abracadabri, abracadabra, tout doit redevenir comme avant !
Les nuages ne parlaient plus et les garçons étaient revenus.

Mais comme Louise était ma meilleure amie, je lui permis de refaire son vœu et l’exauçai.
Il plut des bonbons et c’était délicieux !
Le matin arriva, Maman me réveilla, c’était l’heure d’aller à l’école.
- Maman, j’ai fait un rêve merveilleux, j’étais magicienne. »
Quel conte de fées, quel enchantement !
As-tu compris, jeune femme en herbe, as-tu compris jeune magicienne, qu’on ne peut
pas refaire le monde à son idée, selon ses désirs ? Car chaque chose a son sens, que l’on ignore souvent. Tout ce que tu peux faire, c’est exaucer le vœu de ton amie, faire en sorte que les autres et toi-même savouriez toutes les bonnes choses qui tombent du ciel, les bénédictions que le ciel envoie, comme la pluie.

Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres ou les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.
Gros nuages par yagraphic : www.labêtiserie.com
Nuage ours : fourmihozelles.canalblog.com
Pluie de bonbons : www.lazagno.net

23:20 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rêves d'enfants, contes de fées, souhaits
30.11.2008
LE RÊVE THERAPEUTE : LE CHRIST DE RIO DE JANEIRO
LE GOD OU LE CHRIST DE RIO DE JANEIRO

Introduction ou avertissement
Les rêves ne viennent pas nous dire ce que nous savons déjà, les rêves nous ouvrent l'esprit pour nous découvrir de nouvelles façons de voir les choses, la vie. Ils nous invitent à vivre autrement. Cependant, leur point de vue est parfois extrêmement différent du point de vue régnant et il peut choquer. Quand on coopère avec les rêves, comme je le fais depuis plus de trente ans, on accepte d'être dérouté. Mais, vous lecteur qui passez et visitez mon blog pour la première fois, vous risquez d'être très heurté par ce que vous allez lire. C'est pourquoi je vous invite à lire d'abord l'étude du rêve du 4 novembre, puis celle du 11 novembre, pour enfin passer à ce rêve que je raconte ici, à la date du 29 novembre 2008.
Et croyez bien qu'il ne m'est pas aisé de raconter ce rêve, qui va tellement à l'encontre des opinions habituelles. Si je suis interprète de rêves, ce n'est pas pour cacher les messages des rêves, c'est pour les faire comprendre.
Que ceux qui sont choqués ne m'en tiennent pas rigueur. Je leur demande de bien comprendre que ce n'est pas moi qui parle, c'est le rêve, que je n'ai pas demandé, mais que je transmets. Je ne suis pas celui qui envoie le message, je suis le messager. Aussi n'est-ce pas à moi qu'il faut adresser d'éventuels reproches, c'est au monde des rêves.
***
Lors de la sortie de mon livre « Amour et Sexe dans vos Rêves » aux éditions Trajectoire, en novembre 06, j’ai été invitée par Brigitte Lahaie à sa célèbre émission « Lahaie, l’Amour » en direct sur Radio Monte Carlo.
Je suis accompagnée par mon conseiller, l’écrivain et journaliste Jacques Mandorla et par ma charmante attachée de presse aux éditions Trajectoire, Géraldine Ménard.

Il est de coutume qu’à la fin de l’émission, l’invité pose une question à Brigitte Lahaie et inversement.
La question reste secrète jusqu’au dernier moment.
Ma question fut :
"- Pouvez-vous nous dire ce qui dans votre vie vous a amenée à rendre service autour de vous, comme vous le faites
grâce à votre émission, en libérant les Français de tous les préjugés et condamnationsqui les bloquent au sujet de la sexualité ? "

Si mes souvenirs sont exacts, Brigitte Lahaie me répondit que petite-fille,
elle avait souvent vu sa grand-mère écouter et conseiller les femmes
qui venaient lui confier leurs soucis. Sans doute était-ce cet exemple
qui l’avait orientée dans sa vie.
Puis ce fut mon tour de répondre à la fameuse question.
Quelle serait sa question ? Question piège, redoutable !
« - Madame Riedel, pourriez-vous nous dire quel est, pour vous,
le plus beau symbole du sexe masculin ? »
Que dire ?…Je cherche.
On a dit tant de choses à ce sujet. La psychanalyse a sur ce symbole ses dadas.



Et c'est souvent faux, à mon avis.
J’ai étudié environ une soixantaine de symboles du sexe masculin dans mon livre.




Aucun de ces symboles ne me convient.
Rien…
Silence…
Une image me tombe dessus…me bloque la tête, un rêve qui s’impose à mon esprit.
Non ! Mais non !… Je ne peux pas dire ça !…
Silence…
Embarras…
- Eh bien, s’exclame Brigitte Lahaie ! Madame Riedel, vous ne répondez pas ?
Et d’un ton qui me semble sarcastique elle ajoute :
- Bravo le refoulement !
Mais pourquoi dit-elle cela ? Mon livre « Amour et sexe dans vos rêves »
permet quand même de supposer que je ne le suis pas.
Je suis un peu surprise et cherche une réponse de plus belle.
Rien à faire, cette image est omniprésente, elle me prend la tête, elle m’occupe complètement !
Mais je ne peux pas dire ça !

Pourtant, je sais que ce n’est pas moi qui commande.
Si cette image m’est immédiatement venue à l’esprit, si elle s’impose de façon si inévitable, c’est que je dois la dire.
Mais non ! Je ne peux pas !
Mais si, mais si, c’est ça ! …Cette image m’obsède l’esprit.
De toutes façons, je ne trouve rien d’autre à dire …
Oh non !
Lutte intérieure, silence devant le micro, inquiétude.
Je décide de m’incliner devant la puissance de cette impulsion qui me contraint.
Je parle, un peu hésitante :
- Madame Lahaie, il n’est pas question de refoulement, mais ce à quoi je pense est tellement énorme, tellement choquant, que je n’ose pas le dire à la radio.
Je sais que descentaines de milliers d’auditeurs sont là, à l’écoute, ils attendent ma réponse.
![medium_studio[1].jpg](http://christiane-riedel.blogspirit.com/media/01/00/236297454.jpg)
- Mais ne craignez rien, me répond Brigitte Lahaie, allez-y, ici,
vous pouvez tout dire, je vous y invite.
Je saute dans le vide. Ma gorge se noue, je raconte :
« C’était il y a une vingtaine d’années. J’étais séparée de l’homme que j’aimais, sans espoir de le revoir avant longtemps. C’était une période très douloureuse.
Alors je reçus un rêve.
Dans mon rêve, je pleurais, je confiais à mon entourage ma souffrance, je disais combien je désirais retrouver cet homme, combien mon corps avait soif de lui.
On sonna alors à la porte, c’était le facteur qui m’apportait un paquet, justement un paquet que cet homme m’envoyait. Je l’ouvris.
Dedans, je découvris une statuette, peut être grande de vingt centimètres. C’était une statuette du Christ de Rio de Janeiro.

Je ne suis jamais allée en Amérique du Sud, mais j’ai vu des photos de ce Christ, en consultant le dictionnaire Larousse. J’ai toujours été frappée par la majesté de ce Christ immense, dominant la baie sur son pain de sucre. Je reste très touchée par son geste de bénédiction, ses mains ouvertes, répandant son amour pour soulager en dessous la misère de l’humanité souffrante.

Je tenais cette statuette dans la main et me mis à la regarder attentivement.

Alors, je m’aperçus que ce Christ de Rio de Janeiro, c était… un godemiché, un vibrateur !
Mon Dieu ! C’était un god !
Je me suis réveillée, et je pleurai de plus belle. Mais cette fois ci, je pleurai de confusion, de honte, de dépit. Moi, ce n’était pas un god que je voulais, c’était un homme !
Voilà, c’est là ce qui me vient à l’esprit, pour vous donner le plus beau symbole du sexe masculin que je puisse trouver. »
Silence surpris. Brigitte Lahaie reprend simplement :
- Merci, Madame Riedel, pour votre réponse.
A la sortie de l’émission, je sors, remplie de confusion. Je me sens soulagée d’avoir suivi l’impulsion qui s’est imposée à moi, et très gênée devant l’énormité de ma confidence. Ma fidélité à l’inconscient m’a amenée à me mettre dans une position tellement humiliante.
Jacques et Géraldine se précipitent vers moi chaleureusement, me félicitent et me consolent :
« - Christiane, bravo pour ton courage ! Si tu n’avais pas répondu , tu aurais perdu l’émission. Tout le monde a senti ton émotion, tout le monde était très ému, c’était un moment très fort, tu as bien fait. »

Oui… enfin… quand même…
Brigitte Lahaie a du sentir aussi ma lutte intérieure et ma confusion. Elle m’a envoyé une carte :
Et elle m’a écrit très gentiment ces lignes qui m'ont soutenue dans mon embarras :
« Juste pour vous dire que les auditeurs ont été très touchés et non choqués par votre « rêve révélation… »
Je lui en dis merci.
"Rêve révélation." L’expression est juste.
Le « god » ne se dit-il pas « consolador », consolateur en espagnol ? Le Christ n’a-t-il pas promis de consoler ceux qui souffrent ?
L’avis du rêve pourrait paraître blasphématoire par rapport aux idées reçues : le rêve me montre que le divin est présent avec le god, là aussi, même là.
Illustrations
Je remercie les artistes et photographes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog :
Le Christ de Rio de Janeiro : www.routard.com
Geraldine Ménard, archives personnelles.
Brigitte Lahaie : www.parlonstv.com
L’épée d’Achille : www.universcollector.fr
Couteau : www. Moulindenomexy.fr
Carabine pistolet : www.littlegun.be
Robinet : http://villiard.com
Poisson : pweb.fr
Christ de Rio de Janeiro : www.jbyb.net
Christ de Rio de Janeiro :www.smn.com.au
Christiane Riedel sortant du studio de RMC : www.rmc.fr
Carte de Brigitte Lahaie : www.brigittelahaie.fr
Le Christ de Rio de Janeiro par Ney Deluiz, copyright 2007, Ricardo Zerrener : www.ZERRENER. FOT BR
Jacques Mandorla : rimarchives.free
10:57 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christiane riedel, rmc, brigitte lahaie, jacques mandorla, sexe masculin, godmiché
15.05.2008
UN RÊVE EXTRAORDINAIRE
Chères blogueuses et chers blogueurs,
Je n’arrive pas à trouver le temps pour vous raconter des rêves et vous en donner l’interprétation, comme je le fais d’habitude. Aussi, pour garder le plaisir de vous parler des rêves, pour continuer aussi à satisfaire votre intérêt et votre curiosité, je vais vous raconter aujourd’hui un rêve, qui ne nécessite aucune interprétation. Cette présentation me demande beaucoup moins de travail et de temps. Vous verrez, c’est un rêve très surprenant.
Vous resterez comme moi, ébahi, en constatant, une fois de plus, que le rêve sait bien des choses, que nous ignorons complètement à l’état de veille. Et c’est dans la nuit, qu’il vient nous les expliquer.
Voici cet exemple étonnant :
En 1893 l’archéologue américain Hilprecht était professeur à l’Université de Pennsylvanie

Il y occupait la chaire des études assyriennes. La civilisation assyrienne s’épanouit 2000 ans avant Jésus Christ dans ce qui forme aujourd’hui le nord de l’Irak.

Hilprecht se heurtait à un véritable casse tête : depuis plusieurs semaines il essayait vainement de déchiffrer des textes cunéiformes écrits sur deux morceaux d’agate.

Il pensait que ces deux morceaux étaient les fragments de bagues. L’une des pièces remontait peut être selon lui à 1500 ou 1600 ans avant J.-C. , mais il ne savait pas comment dater l’autre.
Un soir où il avait durement travaillé à ce sujet, il s’endormit et fit le rêve suivant.
« Il se voit avec un prêtre qui le conduit à la chambre des trésors du temple de Nippour.

Et le prêtre lui dit :
- Les deux fragments, que dans votre publication vous étudiez séparément pages 22 et 26, vont ensemble et ne sont pas des fragments de bagues.
Voici leur histoire :
Le roi Kurigalzu (1300 ans avant J. C. ) nous adressa un message :

Il nous envoya ici au temple un cylindre d’agate avec des inscriptions.

Quelques temps après, nous reçûmes l’ordre, nous les prêtres, de faire une paire de boucles d’oreilles en agate pour la statue du dieu Ninib.

Nous nous trouvâmes dans le plus grand embarras, car nous n’avions point d’agate. La seule solution qui s’offrait à nous était de couper en trois parties le cylindre envoyé peu avant par le roi Kurigalzu. Avec ces trois parties nous pouvions faire trois anneaux, chacun des trois anneaux portant donc une partie de l’inscription originale. Les deux premiers anneaux servirent de boucles d’oreilles pour la statue du dieu Ninib.

Les deux fragments qui vous ont donné tant de tracas en font partie. Si vous les mettez ensemble, vous aurez la confirmation de ce que je vous dis. Mais vous n’avez pas trouvé le troisième morceau au cours de vos recherches, et vous ne le trouverez jamais. Sur ces mots le prêtre disparut.
Hilprecht se réveilla sur le champ, réveilla sa femme, lui raconta son rêve, se précipita dans son bureau pour examiner les fragments. Il fut ébahi, bouleversé de constater que tous les détails donnés par son rêve se vérifiaient. Il put déchiffrer l’inscription sur les deux anneaux mis ensemble et il lut : Kurigalzu, prince Bel, offre ceci en présent à son seigneur, le dieu Ninib, fils de Bel. »

Hilprecht fit part à ses collègues de l’Université de son rêve extraordinaire qui lui avait permis de comprendre l’origine de ces deux morceaux d’agate et le sens de leur inscription.
Le chercheur de systèmes essaiera d’expliquer ce qui se passe dans ce rêve et se perdra dans toutes sortes de considérations et conjectures.
Pour moi, je me contente de le savourer, de le contempler.
Comment ne pas resté émerveillé devant cet exemple, qui montre combien le rêve vient aider le rêveur en difficulté ? Et il y en a tant d’autres similaires ! Je vous en raconterai un autre dans quelques temps.

Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes qui m'ont permis d'illustrer mon blog
17:50 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, rêve d'Hilprecht, roi Kurigalzu, dieu Ninib
22.04.2008
IL EST UN RÊVE ETRANGE ET DEBONNAIRE : INTERPRETATION
Chers amis, blogueuses et blogueurs
Déjà trois semaines que je n’ai rien déposé sur mon blog ! Que le temps passe vite ! Et que les activités sont prenantes !
Quand je vivais en Turquie, j’ai appris un proverbe qu’on entendait souvent :
« Allah est grand, mais la barque est petite ! »
La même réflexion se retrouve déjà dans les lettres ou « épîtres » de l’apôtre Paul, mort 65 après J. C. : « L’esprit est prompt, mais la chair est faible ».
Ces deux paroles soulignent que malgré toute la bonne volonté que l’on peut avoir, malgré l’enthousiasme, dont on se sent animé, chacun a des limites imposées par la vie terrestre.
Alors, voilà, moi non plus, je ne suis pas « Supernana » !

Depuis trois semaines donc, me reste en tête la promesse que je vous ai faite de vous donner l’interprétation du rêve « C’était Dieu dans la chair d’un business man ». Et moi, à la différence du rêveur, je n’ai pas reçu de rêve, où Dieu me dise que je pourrais travailler plus, travailler plus dur, ou pire, il ne m’a pas dit qu’il serait difficile d’en faire moins que ce que je ne fais !
Voici donc le commentaire de ce rêve étrange :
D’abord je vous relaterai succinctement les explications de Cayce, que je partage aussi. 
Puis j’ajouterai quelques remarques.
IL EST UN RÊVE ETRANGE ET DEBONNAIRE
Interprétation
Notre bonne entra dans la pièce et nous dit : …Dieu va venir…

Le rôle de la servante
La première chose que Cayce souligne, c’est le rôle de la servante. C’est elle qui sait que Dieu va venir et qui l’annonce.
Cette image entraîne une conclusion : Celui ou celle qui sert les autres, devient capable d’accueillir la manifestation du dieu sur la terre et de l’annoncer.
Les Grecs et les Romains le disaient déjà avec l’histoire de Philémon et Baucis :
Deux pauvres bougres avaient frappé à mille portes, demandant partout l'hospitalité.
Et partout l'hospitalité leur avait été refusée. Une seule maison leur avait offert un asile. Là vivait le vieux couple de Philémon et Baucis.

Or ces deux voyageurs n’étaient autres que le grand dieu Zeus-Jupiter lui même, accompagné de son divin messager Hermès-Mercure, qui récompensèrent les deux humains, humbles et généreux.


N’est ce pas aussi cette même réalité qu’on retrouve dans les paroles de la Vierge Marie, qui s’écrie : « Dieu a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante ».

Et c’est encore ce qu’on entend dans le livre de sagesse Chinois le Yi King, au chapitre 42 « L’augmentation » : « Régner véritablement, c’est servir ».
Ainsi, comme les traditions le soulignent, on retrouve dans ce rêve la même affirmation : le divin se manifeste à ceux qui sont dans le service ; ou dit autrement : celui qui cherche à servir son entourage, aura l’énergie créative, qui lui donnera son autorité et le fera parvenir à des réalisations concrètes utiles.
Ma femme et ma mère ne firent guère attention à ce que la bonne disait
Cayce, comme je le fais moi même avec d’autres interprètes, considère que les deux femmes sont des aspects du rêveur, qui d’une certaine façon se montrent incapables de réaliser la grandeur de ce qui leur arrive, l’importance des bénédictions reçues.
Et là, je rajouterai que bien rares sont ceux qui, dans notre société, réalisent la bénédiction qu’ils reçoivent, quand un rêve vient les visiter. Est-ce qu’on lui ouvre la porte pour l’accueillir ? Est-ce que l’on est conscient que c’est le divin qui se présente ? Est-ce qu’on ne préfère pas aux rêves d’autres démarches et analyses, au lieu de le prendre en considération ?
Et n’a t’on pas fait de l’inconscient, qui s’exprime dans les rêves une « poubelle à ordures morales », selon l’expression de Jung ?

(voir le commentaire de cette photo dans les Illustrations)
La bonne annonça alors notre distingué visiteur, elle annonça que Dieu passait nous voir.
La servante ouvre la porte à Dieu : je le répète : le rôle de serviteur ouvre la porte à l’énergie créatrice et lui permet de se manifester, et c’est alors que le rêveur s’aperçoit avec surprise que :
Dieu avait l’air d’un homme…

Notre homme constate que le divin en face lui apparaît comme un humain. comme l’homme d’aujourd’hui. Dieu lui ressemble, et lui, il est semblable à Dieu. A-t-on oublié une des premières paroles de la Genèse :
« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ? »
Dieu est coiffé, rasé, vêtu comme les hommes, il a les mêmes conversations et son esprit est plutôt sarcastique et corrosif !

Il avait l’air …consciencieux, gentil, mais juste et sincère, …rien de ramolli, aucun faux fuyant, rien de larmoyant, pas de sensiblerie.
La description mérite qu’on s’y arrête :
L’adjectif consciencieux souligne la conscience professionnelle, le sérieux dans l’accomplissement de toutes les tâches, mêmes les plus petites.
Être juste, n’est-ce pas tenir compte des intérêts de chacun avec objectivité, de ceux des autres, comme des siens ?
Aucun faux fuyant : on utilise des faux fuyants pour éviter de s’expliquer. Ici, la sincérité et la franchise s’allient au sens de la responsabilité.
Rien de larmoyant, pas de sensiblerie. Pas de pitié dangereuse, pas de compassion déplacée.

Il était Dieu dans la chair d’un business man… Je reconnus l’homme d’aujourd’hui
Quelle image surprenante !
Ce rêve, reçu en 1926, semblerait justifier le capitalisme américain !
Mais attention ! Nous venons d’en voir les exigences !
Rappelons-nous encore que c’est la servante, qui ouvre l’accès au divin, c’est en servant qu’on se trouve en compagnie des Energies Créatrices, c’est dans le service que l’on réalise son destin d’humain et qu’on devient co-créateur avec la divinité.
Etre un homme d’affaire digne de ce nom, c’est mettre son esprit de création et d’entreprise au service de son entourage de façon juste, c’est à dire en respectant les besoins des autres comme les siens. Voilà ce que semble montrer ce rêve. Et ce ne doit pas être si facile que ça.
Car, que s’entend dire notre rêveur homme d’affaires, qui n’a rien demandé ?
Vous pourriez travailler plus dur, lui dit Dieu. Vous pourriez difficilement en faire moins!" ! »
Notre rêveur se fait traiter clairement de paresseux, non, pire : de fainéant. Il est loin de ressembler au business man divin qu’il a en face de lui !
Créer, entreprendre, réaliser, tout ce processus qui permet le passage de l’idée abstraite à la réalisation concrète exige des efforts, du travail et non du travail facile, et non le minimum : se donner du mal, travailler plus dur, en faire plus, voilà ce que le divin demande à cet homme dans son rêve.

Je rappelle avec insistance qu’il ne convient pas de généraliser le message d’un rêve reçu par un particulier. Ce rêve concerne cet homme d’affaire américain en 1926, je le répète.
J’ai vu des rêves qui demandaient impérativement à la rêveuse ou au rêveur de travailler moins, de se reposer, au lieu de s’épuiser à la tâche.
Je vous en donnerai un exemple une autre fois.Ainsi ce rêve étrange vient enseigner cet homme.
Il définit les exigences éthiques des activités du business man, de l’homme d’affaires, du chef d’entreprise ; en bref : servir, sans hésiter à travailler dur, en étant consciencieux, bon mais pas faible, et juste, en respectant ses intérêts et ceux des autres.
Je voudrais en conclusion ajouter quelques réflexions :
Après la lecture de ce rêve, où Dieu apparaît en rêve, certains pourront dire :
- Mais si Dieu apparaît dans les rêves, alors, c’est bien là la preuve qu’il existe.
Cette constatation peut vous satisfaire, mais à l’examen elle s’avère insuffisante.
Le rêve présente souvent en effet une image de Dieu ou une image d’une divinité.

En fait, il s’agit d’une image, et d’une image seulement. Elle est la représentation de quelque chose, mais cette représentation ne prouve pas à proprement parler la réalité de la chose. Je peux parler aisément de l’image : la décrire, donner mes impressions, mes émotions, je peux l’analyser, l’interpréter. C’est mon travail de chercheuse, et d’analyste. Mais je ne peux pas objectivement en déduire la preuve de l’existence de Dieu. Ce serait outrepasser la dimension de mon étude et faire de la métaphysique.

Si le rêveur fait dans son rêve l’expérience de la présence divine et en retire la conviction que Dieu existe, c’est son choix, mais son expérience personnelle, subjective restera toujours individuelle et ne pourra jamais devenir une preuve scientifique objective généralisable.
Cependant il s’agit là pour lui, d’une expérience vitale, et primordiale, qui, il faut bien le rappeler, a été vécue, décrite et reconnue de tous temps.


A l’étude de ce rêve, ce qu l’on peut alors conclure, c’est qu’il existe dans l’âme, une notion de Dieu, c'est à dire, une connaissance, une conscience de Dieu, qui correspond à une fonction de nature irrationnelle, mais qui n’a rien à voir avec une notion intellectuelle de l’existence de Dieu.

Illustrations, selon l’ordre d’apparition dans le texte :
Edgar Cayce
Femme de service : Aminata Tall. Que c’est curieux, c’est elle qui s’appelle « grande ».
www.ecole-saintexupéry.org
Village grec
Statues grecques de Zeus et Mercure
Annonciation, de Dante Gabriel Rossetti, peintre anglais, 1828 –1882
Je reconnus l’homme d’aujourd’hui : Paul Newman
" Poubelle à ordures morales" : www.koreus.com ; commentaire du photographe :
Il suffit de regarderdifféremment un tas d'ordures, pour s'apercevoir que cela peut être très joli "
Images différentes et non exhaustives du divin :
Zeus
Dieu
Dieux chinois
Statue d’Athéna Minerve,
Statue d’Artémis d’Ephèse (Diane)
Vénus de Chassériau (peintre français du 19ème siècle)
Kali, déesse hindoue, déesse sanguinaire de la mort
Krishna, grand dieu hindou, grand amant
Ganesha, dieu elephant
Allah
Dieu aztèque
Dieu créant le soleil et la lune, par Michel Ange
Le Christ, visage composé à partir des traces de poussière, de sang et de sueur, qui ont marqué le Saint Suaire
La main de Dieu donnant à l’homme sa divinité : d’après la Création de Michel Ange : Tableau du peintre en décors James Amé ; dko2reves.zeblog.com
09:25 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, business man, Dieu, service, image divine
30.03.2008
IL EST UN RÊVE ETRANGE ET DEBONNAIRE
IL EST UN RÊVE ETRANGE ET DEBONNAIRE
POUR QUI JE DONNERAIS TOUT MOLIERE
TOUT PASCAL, TOUT DESCARTES ET TOUT VOLTAIRE…
Aujourd’hui, je prends plaisir à faire connaître un rêve étonnant, reçu vers 1930 par un américain, qui connaissait le grand clairvoyant Edgar Cayce, mort en 1944.
Edgar Cayce avait l’extraordinaire faculté de s’endormir à volonté et de répondre alors pendant son sommeil aux questions qu’on lui posait. Il a ainsi aidé des milliers de personnes dans tous les domaines. Ses paroles, prises en sténo et retranscrites, sont enregistrées et disponibles à l’ARE, Association for Research and Enlightenment à Virginia Beach, aux USA.
Plusieurs ouvrages le font connaître au public français. Vous trouverez de nombreuses informations passionnantes sur le web.
Edgar Cayce avait aussi la faculté d’interpréter les rêves dans son sommeil. Ce rêve lui a donc été confié.
Contrairement à mon habitude, je ne vous donnerai pas l’interprétation de ce rêve maintenant. Je vous ai expliqué dernièrement qu’étant très absorbée en ce moment, je dispose de peu de temps pour écrire sur mon blog. Je viendrai donc faire le commentaire de ce rêve la prochaine fois. Cependant, je vous rappelle d’emblée que le rêve est avant tout un message INDIVIDUEL et que ce qui est pour l’un n’est pas nécessairement ce qui est pour l’autre.
Voici donc ce rêve : Vous allez voir, il est superbe !
Rêve :
« Je me trouvais dans le salon avec ma femme et ma mère. 
Notre bonne entra dans la pièce et nous dit :

- Il faudrait que vous alliez près de la porte d’entrée parce que Dieu va venir, il vous faudra l’accueillir et c’est par-là qu’il va rentrer.

Ma femme et ma mère ne firent guère attention à ce qu’elle disait, mais moi, je me fis tout de suite beau
Et je me rendis vers l’entrée.
La bonne annonça alors notre distingué visiteur, elle annonça que Dieu passait nous voir.
Je me précipitai dans le couloir d’entrée vers la porte,

et là à mi-chemin je rencontrai Dieu, je lui sautai au cou, je jetai mes bras autour de lui et le serrai dans mes bras. Il m’embrassa. Puis je regardai comment il était. Il était grand, bien fait, bien bâti. Sa coupe de cheveux était impeccable, ses joues bien rasées, il portait un costume marron et un chapeau melon gris.

Il avait l’air intelligent, l’œil était gentil mais perçant.
Son expression était ferme, ses traits étaient nets. Il éclatait de force et de santé. Il avait l’air d’un homme d’affaires, consciencieux, gentil mais juste et sincère. Il n’y avait rien en lui de ramolli, aucun faux-fuyant, rien de larmoyant, pas de sensiblerie. On pouvait dire qu’avec cet homme là on aimerait faire des affaires. Il était Dieu dans la chair d’un business man, d’un industriel, non pas d’un homme du clergé. Je reconnus l’homme en lui. Il était l’homme d’aujourd’hui que j’accueillais de tout cœur.
Nous passâmes devant mon armoire à liqueur qui était à moitié ouverte. Dieu regarda et je lui montrai la moitié ouverte de l’armoire. Mais je me souvins que Dieu savait tout. Tant qu’à faire alors, autant lui montrer tout, plutôt que de cacher quelque chose.

J’ouvris donc tout grand l’armoire des deux côtés et lui montrai en particulier le Gin que j’utilise pour mes coktails.

- C’est en cas de maladie, lui dis-je.
- Vous êtes bien préparé, répliqua-t-il d’un ton sarcastique.
Puis je m’assis sur le canapé pour parler avec lui.
- Vous pourriez travailler plus dur, me dit-il.
Je voulus répondre, protester, mais je me souvins que Dieu savait tout. J’acquiesçai humblement.
- Vous pourriez difficilement en faire moins, rajouta-t-il. »

(Lecture d’Edgard Cayce 900-231)
A la prochaine fois et recevez de beaux rêves !
15:18 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, Dieu, Cayce, A.R.E., homme d'affaire
16.02.2008
QUAND, EN RÊVE, ON FAIT L’AMOUR AVEC SA MERE
Dans les pages précédentes, je vous ai promis que je vous parlerais du fameux rêve de Jules César, que je n’avais pas eu le temps d’évoquer à l’émission du MORNING sur M6.
Voilà un rêve, qui nous surprend. Ce rêve a été raconté par l’historien romain Suétone ( 69 à 125 après J.-C.), qui écrivit la biographie de Jules César ( 100 à 44 avant J.-C.).

Qui était cet homme, qui reçut un rêve pareil ?
César était un homme remarquable, orateur et écrivain de talent, grand homme de guerre, endurant au combat et habile stratège, homme d’état de génie qui parvint à imposer son absolutisme aux Romains. A 16 ans, il épouse Cornelia, fille de l’adversaire de Sylla, dictateur de Rome.

Sylla lui demande de la répudier, César refuse, ce qui lui vaut d’être exilé en Asie, où il s’engage dans l’armée. Puis il poursuit une carrière politique. Veuf à 30 ans, César se remarie.
Peu après, il est nommé magistrat en Espagne pour assister le consul en matière financière et criminelle. Il remplit sa fonction avec brio.
Durant son séjour, il se trouve à la ville de Cadix pour rendre justice. Là, une nuit, il rêve qu’il viole sa mère.
Ce rêve lui trouble l’esprit. Il le raconte autour de lui. Comme c’était l’habitude dans l’Antiquité, il se rend au temple et demande aux prêtres - interprètes de rêves, appelés aussi devins, de lui expliquer cette image qu’il ne comprend pas.

Les prêtres – interprètes de rêves lui disent alors qu’il violera Rome, sa mère patrie, en lui imposant sa volonté malgré ses résistances. Et plus encore, ils « déclarent que ce rêve lui annonce l’empire du monde, cette mère qu’il a vue soumise à lui, n’étant autre que la terre notre mère commune ». Ce sont là les paroles des interprètes, rapportées par Suétone.
Que se passe-t-il alors ?
Le lendemain de son rêve, Jules César passe près du temple d’Hercule
et voit la statue d’Alexandre ( 356-323 avant J.-C.), qui, deux cents ans plus tôt, avait conquis le monde jusqu’à l’Inde, et était mort à 33 ans, terrassé par une fièvre mortelle.

César admire ce grand conquérant, et, raconte l’historien, on l’entend pousser « un profond soupir, il déplore son inaction, et se reproche de n'avoir encore rien fait de mémorable à un âge où Alexandre a déjà conquis l’univers ».
Son rêve et l’interprétation donnée par les interprètes ne lui quitte pas l’esprit, et sur le champ, « il demande son congé, afin de revenir à Rome pour saisir le plus tôt possible les occasions de se signaler. »
Ainsi il apparaît justifié de penser que ce rêve a fait comprendre à Jules César qu’il deviendrait le maître du monde. Et il n’a plus tarder à faire en sorte que cette réalité symbolique virtuelle se concrétise dans le monde de la matière.
Personne à l’époque de Jules César, ni lui-même, ni les interprètes de rêves, ni l’entourage, ni l’historien Suétone n’a eu l’esprit assez grossier pour prendre ce rêve au niveau littéral et soupçonner César de vouloir violer sa mère.

C’est là qu’il convient de rappeler l’œuvre de l’interprète de rêves grec Artémidore d’Ephèse appelé aussi Artémidore de Daldis, qui vécut deux siècles après J.-C..

Ce chercheur, héritier de l’art de l’interprétation des rêves des Egyptiens et des Grecs a écrit un traité célèbre d’interprétation des rêves : « La clé des Songes » (aux éditions Librairie Philosophique J. Vrin ) Il y propose plus de 20 interprétations différentes du rêve où le fils a une relation sexuelle avec sa mère.
Voici ce qu’Artémidore propose par exemple :
« Pénètre-t-on sa mère chair contre chair, dans la position que certains disent conforme à la nature (position par devant) et alors qu’elle vit encore, si le père qu’on a est bien portant, on sera en haine de son père à cause de la jalousie, qui existe aussi dans le cas des autres rivaux ; si le père est malade, il mourra : car celui qui a vu ce rêve aura la tutelle de sa mère à la fois comme fils et comme mari."
Artémidore souligne la haine et la jalousie qui peuvent régner entre le père et le fils, et montre le sens symbolique de l’acte amoureux.
Mais aujourd’hui, certains Freudiens, à la suite de leur maître à penser, se croyant au fin du fin dans la connaissance de l’âme humaine, prétendraient que ce rêve, comme le rêve de César serait l’expression et la réalisation d’un désir inavoué. Et pourtant Freud a lu l’œuvre d’Artémidore. Comment cela se fait-il qu’il ait fallu attendre des milliers d’années avant que quelqu’un se rende compte que le petit garçon voulait coucher avec sa mère ? Eh bien, les parents et la famille, et ceux qui se penchaient sur l’âme humaine avant Freud étaient vraiment d’aveugles imbéciles ! Et il fallait attendre le doctrinaire de la psychanalyse pour inventer de toutes pièces le complexe d’Œdipe.
L’ennui, c’est que l’interprétation donnée à César s’est révélée exacte. César a bien imposé son pouvoir et établi son empire sur toute la terre d’alors. Mais peut être préfère-t-on le soupçonner d’inceste et s’obstiner à une interprétation freudienne ? César, lui, a vu sa vie transformée par ce rêve et l’interprétation qui lui en fut donnée alors. Quel aurait été l’effet de l’interprétation freudienne ?
L’ennui, c'est encore, c’est surtout qu’on ait accepté pour vraie l’élucubration malsaine d’un esprit névrosé. Malgré de nombreuses et violentes critiques, cette idée perdure, elle est devenue un préjugé courant qu’on sort à tout bout de champ ! Comment cela se fait-il que les Français, qui se veulent les champions de l’esprit critique, aient gobé une telle bizarrerie à mettre sur le compte des divagations mentales ? Et comment cela a t-il pu se faire que les soit disant observations cliniques aient été tordues, orientées de façon tendancieuse, pour venir soutenir ce dogme ?
(Vous pourrez vous reporter sur mon blog au 11 08 2007, où j’ai déjà étudié ce point.)
Je ne cesserai jamais de m’élever contre la pauvreté d’esprit qui a sévi au XX ème siècle en Occident, qui a permis à des tyrannies politiques et intellectuelles de ravager l’Europe. Pour moi, Freud, Hitler, Marx, font partie de ces doctrinaires nés au XIXème siècle qui feront la honte de l'histoire du XXème. Ils ont, entre autres, emprisonné et torturé les âmes.

Mais alors, comment interpréter les rêves, où le fils fait l’amour avec sa mère ?

Je vais répondre à cette question en détail, et point ne sera besoin d’aller consulter un freudien qui n’a pas dépassé ses bêtises, et incapable d’interpréter les rêves.
Premier point : Il convient d’abord de s’interroger sur l’image où on fait l’amour.
Quel en est le sens ?
Faire l’amour, c’est se rapprocher de l’autre, de la façon la plus intime, c’est épouser, embrasser, adopter l’autre. L’image décrit le fait que l’on est en train d’intégrer une certaine façon d’être.
Deuxième point : Il faut maintenant s’interroger sur l’image de la mère.
Quel en est le sens ?
C’est là que je rappellerai encore la nécessité de pratiquer la technique de l’interview. Il faut poser au rêveur plusieurs questions :
1) Qu’est-ce qu’une mère ?
C’est celle qui met au monde, surveille la croissance, éduque et mène son fils à la vie d’homme.
2) C’est comment une mère ?
Il faut demander au rêveur comment il voit sa mère, ses qualités, ses défauts, ses habitudes de comportement. C’est au rêveur de fournir ces précisions. Les rêveurs vous répondront souvent la même chose. Pour eux, la mère est aimante, patiente, elle prend soin des enfants, de la maison, elle est attentive aux petites choses de la vie quotidienne. Elle porte la charge de la vie.

Troisième point : Il faut chercher qui représente la mère :
-1) Ce peut être une facette intérieure, un aspect du rêveur lui même.
Le rêve indique alors que le rêveur est en train de se transformer et de développer en lui un comportement COMME celui de sa mère, il acquiert des qualité dites maternelles.
- 2) Ce peut être aussi une personne extérieure, qui se comporte à l’égard du rêveur COMME une mère.
Ce peut être alors une formatrice, une enseignante, une initiatrice avec laquelle le rêveur travaille et apprend. Dans ce cas, il est question d’adopter ce que cette femme transmet, d’épouser son point de vue et sa conception des choses.
Quatrième point : Il s’agit maintenant de regarder comment ce scénario est vécu.
Plusieurs possibilités se présentent :
A) Le rêve est positif
a) Il se peut que le rêveur n’exprime aucun jugement, ne ressente aucune émotion sur le fait de faire l’amour avec sa mère. C’est comme ça, c’est tout.
b) Il peut éprouver du plaisir à faire l’amour avec sa mère, le rêve laisse une impression de satisfaction.
Dans ces cas, adopter le comportement comme celui de la mère est le conseil donné par le rêve ; l’image indique que cette transformation est positive, valable, constructive.
B Le rêve est négatif
Si au contraire, pendant le rêve lui même, le rêveur se sent mal à l’aise, se réveille angoissé, le voilà prévenu de ne pas adopter le comportement comme celui de sa mère.
Faire l’amour peut être aussi la façon de chercher et prendre son plaisir. Ici cette image signifie qu’avec une semblable attitude, le fils cherche à profiter de sa mère, à en tirer son plaisir. Par exemple, lui soutirer de l’argent ou se faire accorder une faveur indue, en la « baisant » et elle se fait « avoir ».
C’est au rêveur de chercher par lui même ce à quoi le rêve fait allusion.
Conclusion
Je vous fournis ici la méthode pour comprendre par vous-même ce genre de scénario. On ne peut pas donner une interprétation unique et définitive, valable pour tout le monde. C’est à vous de vous poser les questions, de noter vos réponses et de chercher en vous la situation dont parle le rêve. Dans l’interprétation des rêves, il n’y a pas de solutions toute faites, générales, il n’y a que des solutions individuelles qui seules sont pertinentes, mais qui demandent, pour être trouvées, un esprit créatif.
Je vous donne le mode d’emploi. Maintenant, c’est à vous de jouer !

Illustrations
Je remercie les artistes dont les œuvres, tableaux ou photos, m’ont permis d’illustrer mon blog.
Femme antique, portrait de Fayoum
Homme antique, portrait de Fayoum
Viol de la mère patrie : Femme étendue, habillée de noir : « Fantasme », http://b4.mg.v4.skyrock
Tête d’Esculape, dieu des rêves et de la médecine
Odalisque de William Bouguereau
Statue de la mère portant son enfant dans le Parc de Bargoin à Clermont Ferrand : http://www.maman-bébé.com
Maman chinoise avec son fils : moscoupekin.free.fr, http://www.lefigaro.fr
Papa joue avec ses enfants : blogdoctissimo.fr
Soutirer de l’argent : http.www.mcaisse.net
Père "maternel" : Toi contre moi : vaneeluan.blogspot.com
19:35 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, sexe, amour avec sa mère, freud, césar
