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20/12/2015

LE GÉNÉRAL PATTON EST UN HOMME QUI PRIE DIEU TOUS LES JOURS

 

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Le général Patton est un homme qui prie Dieu tous les jours, sans se soucier des cadres religieux. Il est protestant épiscopalien, il connait très bien la Bible et va au culte le dimanche, il aime aussi aller prier à la messe ; il considère que la réincarnation est une réalité et pense qu' il fut guerrier dans l'Antiquité, ce qui, selon lui, lui a développé ses dons de stratège et ses dons psychiques de clairvoyance.

En ces jours où Noël approche, je voudrais vous raconter comment, au Noël 1944, ce Général qui se moque des normes, va suivre sa voix intérieure et prier comme il le sent, avec ses mots, avec ses tripes, pour demander de l'aide pour libérer l'Europe de l'invasion nazie.

Quelle aide ?

Vous risquez d'avoir des surprises.

 

La France vient d'être libérée par le général Patton, et les Armées Alliées sont à l'Est, dans les Ardennes, prêtes à envahir l'Allemagne. Depuis le mois de septembre 1944, la pluie tombe, incessante, et harcèle les soldats. La pluie, c'est la grande préocuppation, le tourment permanent du Général Patton.

Le 8 décembre, à Nancy, le Général Patton déclare à l'aumônier de son armée :

- Nous devons faire quelque chose si nous voulons gagner la guerre. Est-ce que vous avez une bonne prière pour le temps ?

L'aumônier fait remarquer que ce n'est pas l'habitude de prier pour demander du beau temps pour aller ensuite tuer des hommes. Le Général rétorque :

- Est-ce que vous êtes en train de me faire un cours de théologie ou est-ce que vous êtes l'aumônier de la troisième Armée ? Je veux une prière.

L'aumônier rédige sur le champ une prière et la porte à Patton. La voici :

"Père tout puissant et très miséricordieux, nous T'implorons humblement de bien vouloir, de par Ta grande bonté, restreindre ces pluies immodérées contre lesquelles nous avons eu à lutter. Veuille nous accorder un beau temps pour la bataille. Daigne prêter l'oreille à nos prières, nous les soldats qui t'invoquons pour que, armés par Ta puissance, nous puissions avancer de victoire en victoire, nous puissions écraser nos ennemis, les mettant hors d'état de poursuivre leur oppression et leur oeuvres perverses, pour que nous puission établir Ta justice parmi les hommes et les nations. Amen."

Le général demande alors de tirer la prière en 250.000 exemplaires puis il dit à l'aumônier :

- Asseyez-vous un instant, je veux vous parler de cette affaire de la prière.

Je crois fortement en la prière.

Il y a trois moyens pour que les hommes obtiennent ce qu'ils veulent. Ce sont en planifiant, en travaillant et en priant.

Toute grande opération militaire nécessite une planification soigneuse, ou de la réflexion.

Puis il vous faut alors des troupes bien entraînées pour mettre en exécution. C'est ce qui s'appelle travailler.

Mais entre la planification et l'exécution il y a toujours une inconnue. Cette inconnue s'appelle défaite ou victoire, échec ou succès. Cette inconnue, c'est la façon dont les acteurs réagissent quand survient véritablement l'épreuve.

Certains appellent ça pouvoir souffler pour reprendre des forces. Pour moi je l'appelle Dieu.

Dieu a sa part, sa marge d'intervention en toute chose. C'est là que la prière entre en ligne de compte.

Jusqu'à maintenant, dans la troisième armée, Dieu a été très bon avec nous. Nous n'avons jamais fait retraite, nous n'avons souffert d'aucune défaite, d'aucune famine, d'aucune épidémie. C'est parce que beaucoup de ceux que nous avons laissés à la maison, prient pour nous. Nous avons eu de la chance en Afrique, en Sicile et en Italie. C'est simplement parce que les gens ont prié pour nous.

Mais nous, nous devons aussi prier pour nous-mêmes.

Un bon soldat ne se fait pas seulement par la réflexion et le travail. Dans chaque soldat, il y a quelque chose qui descend plus profondément que ne le font la réflexion et le travail. Ce sont ses tripes.

C'est quelque chose qu'il a développé à l'intérieur de lui. C'est un monde de vérité et de puissance qui le dépasse. Avoir une grande vie, ça n'est pas seulement fournir du rendement par la pensée et le travail. Il faut aussi que l'homme reçoive par une prise d'alimentation. Je ne sais pas comment vous appelez ça, mais moi j'appelle ça Religion, Prière ou Dieu."

Patton poursuit :

"Nous devons arriver à ce que non seulement les aumôniers prient, mais aussi tous les hommes de la Troisième Armée. Nous devons demander à Dieu d'arrêter ces pluies. Ces pluies sont la marge où se tient la victoire ou la défaite. Si nous prions, ce sera comme de se brancher sur un courant dont la source est au ciel."

 

Le 14 décembre la prière est distribuée  aux troupes.

 

Vers le 15 décembre 1944 le général Patton vient de se réveiller à 3 heures du matin avec un rêve (1) : il perçoit de façon intense que les troupes allemandes sont en train de lancer une offensive secrète pour aller s'emparer du port d'Anvers et priver ainsi les troupes américaines de leur ravitaillement. Les ennemis s'apprêtent donc à rompre les lignes alliées qui avancent dans les Ardennes. Le Général Eisenhower ignore tout du plan allemand, de même que ses services de renseignements.

Patton, lui, à 3 heures du matin, dicte à son secrétaire toute la marche à suivre pour la contre-offensive. Il vient de voir clairement en rêve les images des opérations à mener. Il ordonne à une partie de ses troupes de se préparer à se mettre en route d'urgence.

 

La pluie incessante a maintenant laissé place à la neige et la neige tombe en un rideau épais qui bloque tout, tout est blanc, le sol, l'air autour de soi, et le ciel au dessus. On ne voit rien, on n'entend rien, on n'arrive pas à avancer, on gèle.

 

Le 16 décembre a lieu l'offensive allemande secrète dont Patton vient de rêver. Les Allemands surgissent de façon inattendue, la surprise est totale, ils avancent "comme une lame de couteau chaud dans une motte de beurre". Ils approchent la victoire.

11.000 hommes de la 101ème Aéroportée sont dans le village de Bastogne pour défendre un noeud routier stratégique d'une importance vitale, qui permet de bloquer l'avancée des troupes allemandes. Ce point de résistance ne doit pas se rompre.

Les soldats américains se retrouvent encerclés par 60.000 soldats allemands.

 

Le 19 décembre, trois jours plus tard, Eisenhower apprend les nouvelles du front et prend conscience du danger. Très inquiet, il convoque ses généraux, Il demande à Patton d'envoyer des renforts à Bastogne. Patton promet de libérer Bastogne le jour de Noël, mais les conditions métérologiques effroyables empêchent toute avancée.

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Pendant ce temps, les assiégés, sous le commandement du Général Mc Auliffe, se défendent héroïquement et attendent les renforts. Le temps épouvantable rend impossible tout ravitaillement aérien. Les hommes n'ont pas de vêtements d'hiver, manquent de tout, de munitions, de nourriture, de moyens médicaux.

 

Le 22 décembre, le Général Mc Auliffe est sommé par le commandement allemand de se rendre. Il répond par un vigoureux et célèbre :

" Nuts" ! qui veut bien dire :

" Allez vous faire foutre !"

Et Patton de son côté désespère de ne pouvoir lui porter secours.

 

Le 23 décembre, à 50 km de Bastogne, il s'arrête à Luxembourg-Ville. Il entre dans la chapelle de la Fondation Pescator, s'avançe jusqu'au crucifix au dessus de l'autel, retire son casque avec ses 3 étoiles, se met à genoux et prie pour demander la victoire de ses troupes à Noël.

 

Seigneur, c'est Patton qui Te parle.

Ces derniers quinze jours ont été infernaux. Pluie, neige, encore plus de pluie, toujours plus de neige. Je commence à me demander ce qui se passe dans Ton quartier général. Dis-moi un peu, de quel côté Tu es ?

 

Ca fait trois ans que les aumôniers de mon armée m'expliquent que nous menons une guerre sainte. Cette guerre, disent-ils, est une nouvelle croisade, sauf que nous sommes montés sur des tanks et pas sur des chevaux de bataille.

Ils répètent avec insistance que nous avons traversé l'Atlantique pour anéantir l'armée allemande et cet athée d'Hitler, de façon à ce que l'Europe puisse retrouver la liberté de religion.

Jusqu'à maintenant j'étais d'accord avec eux, car Tu nous as accordé Ta coopération sans réserve.

Grâce à une mer calme et un ciel bleu en Afrique notre débarquement a été une énorme réussite et cela nous a aidé à éliminer Rommel.

La campagne en Sicile fut relativement facile et Tu nous as fourni un temps excellent quand notre attaque blindée a traversé la France, la plus grand victoire militaire que tu m'aies accordée, et de loin.

Tu m'as souvent donné d'excellents conseils quand, en tant que chef d'armées, j'avais des décisions difficiles à prendre, et Tu as fait tomber les unités allemandes dans mes pièges, ce qui a permis de les éliminer relativement aisément.

Mais maintenant Tu paries sur un autre cheval . On dirait que que Tu as donné à von Rundstedt tous les passe-droits du règlement et franchement, il nous mis une sacrée branlée.

Mon armée n'est ni entraînée, ni équipée pour faire la guerre en hiver. Et comme Tu le sais, ce temps convient mieux aux Esquimaux qu'à des cavaliers sudistes.

Maintenant, Seigneur, je ne peux pas m'empêcher de penser que je T'ai offensé d'une manière ou d'une autre.

Que tout d'un coup Tu as perdu toute sympathie pour notre cause.

Que Tu es de mèche avec ce von Rundstedt et son dieu colleur de papiers peints. (2)

Tu sais, sans que je Te le dise, que notre situation est désespérée.

Evidemment, je peux prétendre à mon état major que tout se déroule comme prévu, mais il est inutile de Te déclarer que ma 101ème division aéroportée à Bastogne se trouve dans une situation terriblement difficile et que ces tempêtes continuelles rendent tout ravitaillement impossible, même par les airs.

J'ai bien envoyé un de mes meilleurs généraux, Hugh Gaffey, avec sa 4ème division blindée, au nord à ce noeud routier crucial pour secourir la garnison encerclée, mais il trouve bien plus difficle de supporter Ton foutu temps que ces fichus Boches.

Je n'ai pas l'habitude de me plaindre sans raison, mais de la Meuse à Echternach mes soldats souffrent des supplices de damnés. Je me suis rendu aujourd'hui dans plusieurs hôpitaux, ils sont tous remplis de soldats brûlés par le gel, et les blessés restent jonchés dans les champs parce qu'on ne peut pas les ramener pour les soigner.

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Déjà ça, c'est une situation lamentable, mais il y a pire encore.

Mes forces aériennes sont complètement paralysées au sol à cause du manque de visibilité et des pluies incessantes.

Ma technique de combat exige une aide précise des chasseurs bombardiers, et si mes avions ne peuvent pas voler, Tu peux me dire alors comment je peux les utiliser en artillerie aérienne ?

Mes avions de reconnaissance n'ont pas pris l'air depuis quinze jours et je n'ai pas la moindre idée de ce qui se trame derrière les lignes allemandes.

Sacré nom d'un chien, Seigneur ! Je ne peux pas combattre une ombre.

Sans Ta coopération au niveau du temps, je ne peux pas connaitre exactement les dispositions des armées allemandes. Et bon sang ! Dans ces conditions, comment puis-je mener une attaque intelligente ?

Avec tout ce que je Te dis, tu dois penser que je déraisonne, mais j'ai perdu toute patience avec Tes aumôniers qui me racontent que les conditions météorologiques actuelles sont typiques d'un hiver dans les Ardennes et que je dois avoir confiance.

La confiance, la patience, j'en n'ai rien à foutre ! Tu n'as qu'à Te décider pour savoir de quel côté Tu es. Tu dois me venir en aide et comme ça je pourrai expédier dans l'autre monde l'armée allemande toute entière et l'offrir en cadeau d'anniversaire à ton fils, le Prince de la Paix.

Seigneur, je n'ai jamais manqué de raison. Je ne Te demande pas l'impossible. Je ne Te réclame même pas un miracle. Tout ce que je te demande, ce sont quatre jours de beau temps.

Donne-moi une éclaircie de quatre jours pour que mes avions puissent sortir, pour aller chasser, bombarder et repérer les cibles, pour que je puisse utiliser ma magnifique artillerie.

Donne-moi quatre jours de soleil pour sécher cette putain de boue, comme ça mes tanks pourront rouler, et mes soldats d'infanterie, mal équipés, affamés, pourront recevoir des munitions et des rations.

J'ai besoin de quatre jours pour envoyer von Rundstedt et son armée impie

vers leur Walhalla.

Je suis malade quand je vois tous nos jeunes Américains aller inutilement à l'abattoir, et si Tu me donnes quatre jours avec un temps qui nous permette de nous battre, je Te livrerai en échange assez de Boches pour tenir Tes comptables occupés derrière leurs régistres pendant des mois.

 

Amen.

 

Et alors ?

Quelques heures plus tard, une éclaircie apparait. Oui, le beau temps revient ! Un temps magnifique, non pas durant 4 jours, mais pendant toute une semaine !

L'armée de Patton avance héroïquement jusqu'à Bastogne qui est délivré le 26 décembre 1944.

 

Le 27 décembre au matin, Patton entre dans une petite chapelle, s'agenouille et prie :

"Seigneur, c'est moi Patton, me revoilà. Seigneur, il me semble que Tu as été bien mieux informé de la situation que moi. Ce temps épouvantable qui m'a fait tellement juré contre Toi, eh bien, c'est ce temps qui a amené l'armée allemande à se suicider. Ca, Seigneur, ça a été un coup éclatant de stratégie militaire et je m'incline humblement devant Ton suprême génie".

Qui est donc cet homme ? Quel lien il a avec son Dieu qui l'habite !

 

Que s'est-il donc passé ?

Les Allemands avaient attendu l'arrivée du mauvais temps avec l'hiver pour lancer leur attaque à la mi-décembre. Ils comptaient sur le brouillard et les tempêtes de neige permanentes, pour empêcher les avions américains de soutenir les troupes au sol.

Mais le mauvais temps eut pour effet de ralentir aussi leurs troupes. Les routes étroites dans les Ardennes, la résistance américaine acharnée firent le reste pour faire échouer leur planing.

Et dans l'attente, les soldats allemands perdirent leurs forces et se retrouvèrent épuisés. Epuisées également les réserves d'essence. Le retour du beau temps et l'arrivée des forces américaines leur furent fatals.

Les nazis avaient lancé leurs dernières forces dans la bataille des Ardennes, ils ne purent pas s'en relever et perdirent la guerre.

Voilà pourquoi Patton considéra que le mauvais temps avait amené l'armée allemande à se suicider. Et déjà le 27 décembre il avait prévu l'issue de la guerre un mois plus tard.

 

Conclusion

Patton avec ses hommes, s'est battu pour libérer la France et l'Europe. Il s'est battu pour honorer le Prince de Paix. Pour ce, il s'est adressé à l'Eternel Dieu des Armées, à ce dieu si bien connu des Juifs de l'Ancien Testament, dont il retrouve des accents dans sa prière.

Guerre et paix. Respect des contraires.

Il lui fallait avoir quelque chose dans les tripes. Il appelait ça " Religion, Prière ou Dieu". "

Il a su chez ses hommes animer par la prière cette force intérieure qui insuffle confiance, courage, résistance, héroïsme au coeur de l'épreuve et de la souffrance.

Et ce dieu, semble- t-il, a écouté les prières :

celles de 250.000 soldats de la Troisième Armée, sans parler des autres soldats et des familles.

celles, acharnées, de ce Général puissant qui parlait à Dieu en direct, sans politesse.

Et il semblerait bien que Dieu non seulement ait entendu et écouté, mais aussi exaucé ces prières.

 

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 Le soleil vient de revenir et éclaire le visage du Général Patton

 

Notes

(1) http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/19/les-reves-d-un-general-ahurissant.html, le 19 mars 2012

(2) Hitler a eu en effet pour métier de coller des papiers peints, avant de se lancer dans la politique.

 

Bibliographie

Vous retrouvez de multiples informations sur internet.

 

Illustrations

Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.

 

Patton priant dans la chapelle de la Fondation Pescator le 23 décembre 1944

: historiasegundaguerramundial.com

Tank qui passe à côté d'un véhicule qui a glissé sur la glace et est tombé dans le fossé : peopleus.blogspot.com

Soldats mourant dans la neige, par l'artiste française Marie Elise : ardenneweb.eu

Patton après sa prière, quand le soleil de retour  vient éclairer son visage, peint par l'artiste française Marie Elise : ardenneweb.eu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12/12/2015

LE CHRIST, L'ÉPÉE À LA MAIN

 

 

La dernière fois je vous ai raconté les rêves surprenants qui appellent les rêveuses et les rêveurs à changer les principes, les jugements, les façons de voir et les attitudes d'esprit, qui depuis des siècles ont amené à choisir un comportement de douceur plutôt que de fermeté.

C'est ainsi que l'on apprend des rêves, à force de le constater de façon répétée, que la représentation occidentale du Bon Dieu est une vue de l'esprit, un concept anthropomorphique artificiel, qui s'avère à la longue malsain et nuisible.

Pourquoi ? Parce cette conception supprime toute réaction instinctive jugée mauvaise et ôte ainsi à chacun sa capacité naturelle à se défendre.

En conséquence de quoi les rêves révèlent, déclarent, informent de façon salutaire, que la statue du Bon Sauveur, du Jésus doux et tendre s'effondre.

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Alors ? Plus rien ?

Le Christ, il n'existe plus ?

Ah !

Douleur, vertige !

Vide ?

Ah mais non !

Certainement pas !

Mais c'est ici qu'il s'agit de bien faire la différence entre une idée conçue et une réalité vivante.

Comment ça ?

Eh bien, d'un côté le rêve nous montre un Christ fabriqué en pierre qui s'effondre et de l'autre, dans notre âme, surgit l'apparation spontanée du même Christ, mais vivant, qui nous parle et nous anime.

Vous comprenez la différence entre une idée, une représentation conceptuelle forgée par l'esprit humain et l'image d'une Force autonome, vivante, naturelle, divine, qui dépasse l'entendement ?

 

- Oh la la ! Madame Riedel ! C'est bien joli tout ce que vous nous racontez là. Mais, allez, quelles sont vos preuves ?

- Vous vous en doutez bien ! Ce sont les rêves !

En voici justement quelques uns qui ont été donnés dernièrement.

 

Alice rêve :

1 Rêve

Je vois un militaire habillé en kaki avec le visage du Christ très serein, bon, beau et extrêmement gentil.

 

Interprétation

Qu'est-ce qu'un militaire ?

C'est celui qui fait partie des forces armées dont la fonction est de combattre et faire la guerre.

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Habillé en kaki

Kaki veut dire poussière, couleur poussière.

Le kaki est un tissu de camouflage, utilisé pour les militaires. Les couleurs brun et jaunâtre y sont mélangées, ce qui rend la tenue peu voyante et peu salissante.

 

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La couleur lumineuse du soleil, ici jaune atténué, est accompagnée de la couleur de la terre, de la poussière. Ainsi le kaki comporte la couleur du clair et du sombre, et cette association des contraires protège le soldat qui peut s'adapter à toutes les situations.

 

Voilà donc le Christ qui n'apparaît pas comme d'habitude sous l'aspect d'une lumière rayonnante.

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Ici le Christ se présente incarné dans le corps d'un militaire, dans une tenue où le brun et le jaune, les couleurs contraires, s'harmonisent. Il est ainsi "très serein, bon, beau et extrêmement gentil

 

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Que signifie serein ? La sérénité règne quand n'existent pas de conflit ou d'opposition, comme dans la couleur kaki.

Disons le clairement : c'est bien cette nouvelle forme martialle, guerrière, que le Fils de Dieu choisit pour s'incarner.

Qui a été le premier païen converti ? C'est Cornelius, un militaire, un officier de l'armée romaine installée en Palestine, "un homme pieux, craignant Dieu, qui faisait beaucoup d'aumônes au peuple et priait Dieu continuellement". (1)

 

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Conclusion

Voici juste une image, qui enseigne à la rêveuse que le dieu qui se manifeste sous l'apparence du Christ n'est pas exclusivement un dieu serein bon, beau et extrêment gentil, ce dieu est aussi une force martiale, guerrière.

Serait-ce à dire que l'on ne peut être bon et extrêment gentil que si, en soldat, on est capable aussi d'affronter les conflits, si on a le goût de la lutte, et l'énergie de se battre pour défendre une cause pour laquelle on est prêt à donner sa vie ?

Donner sa vie, n'est-ce pas l'acte de générosité ultime, l'acte de suprême bonté ?

Voilà une image spontanée de la divinité qui se présente en rêve et que l'intellect n'a pas élaborée.

 

Regardons un deuxième rêve :

Je voyais un homme debout au pied de mon lit. Il me regardait. Il portait une robe comme dans l’Antiquité.

J’ai compris que c’était le Christ. Il tenait une épée dans la main.

 

Il portait une robe comme dans l’Antiquité.

Dans le rêve précédent, il s'agit d'un uniforme militaire, ici d'une robe comme dans l'Antiquité. Le vêtement indique que l'homme du rêve est lié à l'Antiquité. C'est ce détail qui fait comprendre à la rêveuse que l'homme qui la regarde est le Christ.

 

Il tenait une épée dans la main.

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Qu'est-ce qu'une épée ?

C'est une arme munie d'une lame en acier blanc, appelé pour cette raison arme blanche. A la différence de l'arme à feu qui fonctionne par explosion et propulse des projectiles au loin, l'épée s'utilise en combat rapproché, on affronte son ennemi en face. L'épée fonctionne par la force de la main, elle sert à faire mal, à blesser, à tuer, à mettre l'ennnemi dans l'impossibilité de se défendre ; dit clairement elle sert à perforer, couper, trancher le corps de l'adversaire.

Doux Jésus !

 

Conclusion

Le rêve invite la rêveuse à réviser l'image qu'elle a du Christ de paix et de bonté pour la compléter avec son contraire, un Christ qui lutte, affronte les conflits, fait mal et détruit son adversaire.

Oeuvrer avec bonté, oeuvrer pour la paix mais aussi faire mal, faire du mal, être malfaisant, est-ce que cela ne fleurerait pas de loin le souffre ?

Voilà pourquoi il y a quelques siècles l'Eglise avec l'Inquisition a fait brûler les rêveurs.

 

Je vous présente maintenant non pas un rêve, mais une vision

Monseigneur Oliver Dashe Doeme, évêque au Nigeria a reçu en fin 2014 une vision où le Christ lui est apparu.

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Je vous invite à regarder tout de suite la brève vidéo sur son expérience :

http://www.christianophobie.fr/videos/la-video-du-dimanch...

 

Alors qu'il était en train de prier dans sa chapelle devant le St Sacrement, il reçut cette vision et raconte.

Et là le Seigneur est apparu. C’était Jésus avec une épée dans la main.

Tremblant j’ai dit : - Seigneur qu’est- ce que c’est ?

Il n’a rien dit, il a juste étendu les bras vers moi avec l’épée dans ses mains.

J’ai alors étendu mes mains et j’ai reçu l’épée.

Aussitôt que je l’ai reçue, elle s’est changée en chapelet.

Et ensuite le Seigneur a parlé :

- Boko Haram is gone, Boko Haram is gone, Boko Haram is gone.

Boko Haram, c’est fini.

Il a dit cela trois fois et ensuite a disparu.

 

Puis l’évêque interprète sa vision. Il ne parle que du rosaire et invite à prier la Vierge Marie avec le rosaire pour libérer le pays de Boko Haram.

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Que dire de la prédiction ?

- Boko Haram is gone, Boko Haram is gone, Boko Haram is gone.

Boko haram c'est fini, la parole est répétée trois fois, comme c'est toujours le cas quand le divin parle dans un rêve ou d'une vision.

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Quand on connait un peu le monde de l'inconscient , on sait par expérience qu'une prédiction donnée en rêve se réalise en général deux à trois ans après. Il nous reste donc à attendre pour vérifier l'exactitude ou non de cette prédiction.

 

Commentaire

Cette vision est très troublante, parce qu'elle est ambiguë.

D’abord l'évêque voit l’épée et demande ce que c’est. Mais il sait bien ce que c’est ! Pourquoi le demande-t-il ? Est-ce comme si il ne voulait pas voir cette épée ? Et le Jésus de sa vision ne lui répond même pas.

L'évêque souligne ensuite que Jésus lui donne un rosaire. Il passe totalement sous silence le moment juste avant, où Jésus lui remet dans les mains une épée.

Et pourtant ! Quel geste d'importance !

 

Que penser de cette épée qui devient un rosaire ?

Une épée est une arme pour blesser et mettre son ennemi hors d'état de nuire. Pourrait - on dire que chaque coup d'épée donné pour défendre le Christ devient une prière qui fait reculer Boko Haram ?

Se battre et prier, ne serait-ce pas là ce que demande le Christ ?

Prier, concrètement, tout le monde comprend ce qu'il faut faire,

 

Mais l'épée ?

Concrètement, comment faire usage de cette épée ?

Il y a mille ans les chevaliers l'ont su, lors des croisades : ils mirent leur épée et leur vie au service du Christ.

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Il y a bientôt 500 ans, en 1571, les Vénitiens, les Génois, les Espagnols, les Maltais, les Savoyards, s'allièrent avec le pape contre les Turcs pour lutter contre l'expansionisme musulman qui menaçait l' Occident chrétien. Ils furent vainqueurs à l'extraordinaire bataille navale de Lépante. Le pape avait demandé à chacun de prier la Vierge dans un rosaire universel. Le soir de la bataille, il eut une vision qui lui apprit la victoire. La nouvelle ne parvint à Rome que 19 jours plus tard.

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500 ans plus tard, vers1925, au Mexique, les catholiques, poursuivis par le gouvernement, soumis à la torture prolongée pour les faire abjurer leur foi, puisque la mort ne suffisait pas, prirent les armes pour défendre leur foi.

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Certains mettent en avant que l'Évangile interdit toute forme de violence, y compris pour défendre le Christ. Cette affirmation rapide repose soit sur une une incontestable ignorance des textes soit sur une sélection tendancieuse.

En effet, comme le signale le très discret philosophe Willeime, "il existe un décalage considérable entre l'image populaire de Jésus-Christ, messager de l’amour et de la paix universelle, et ce qui est rapporté à de nombreux endroits sur lui par les évangiles." (2)

Voici deux exemples où le Christ n'est pas un modèle de pacifisme :

Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.”(3)

Ne pensez pas que je suis venu apportez la paix sur la Terre, je suis venu apporter non la paix, mais l’épée”.(4)

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Comment réagir devant ces paroles redoutables prononcées par Jésus lui-même ?

Doute

Perplexité

Embarras

Conflit intérieur

Conflit spirituel.

Où est la haute autorité qui tranchera ? Celle de la Bible il y a 2000 ans ? Celle de l'Église et de ses Pères ? Celle des rêves, dont certaines images confirment aujourd'hui que le Christ apporte l'épée, comme il le fait l'an dernier dans la vision de l'évêque du Nigéria ?

Quel affreux dilemme. Quel douloureux dilemme.

En rester là ?

Non.

Je conclue simplement avec Willeime:

" Un regard honnête sur l’ensemble des évangiles montre, à qui est sincère et a banni ses préjugés, que les valeurs humanistes n’étaient pas le coeur doctrinal des premiers chrétiens."

 

Dieu est-il pacifiste ?

J'ai consacré sur mon blog plusieurs études de rêves sur cette question pour pouvoir répondre avec assurance que ce n'est pas toujours le cas. Il semblerait que tout soit question de circonstances.

Vous trouverez ci-dessous les liens pour lire ces études sur mon blog.

J'ai approfondi ce sujet jusqu'à l'indicible, avec de nombreux rêves à l'appui, dans la deuxième partie de mon livre, suivant en cela les travaux de recherche de Carl Gustav Jung et d'Etienne Perrot.

Et pour nous, pour vous qu'en est-il ?

Avez-vous reçu des rêves à ce sujet ?

 

La prochaine fois je vous parlerai du Général Patton qui a libéré la France. Nous passerons quelques moments avec lui en décembre 1944, juste avant Noël, en coeur de la bataille des Ardennes,

Nous verrons comment cet homme qui avait la foi la plus vive en Dieu considérait le problème que nous avons rencontré aujourd'hui.

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Bibliographie

(1) Actes des apôtres, ch, 10, v. 2

(2) http://www.willeime.com/noire-jesus.htm

(3) La Bible, Luc, Ch.12, v. 49

(4) La Bible, Luc, ch.12, v. 51

 

Études guerrières sur mon blog

Les rêves et les chefs d’états ou d’armées

Le rêve de Gédéon

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/05/11/la-nuit-porte-conseil-ou-l-inspiration-de-gedeon.html

 

Au sujet d'Alexandre le Grand, 300 ans av. J.C.

1

Rêve d'Alexandre qui lui permit de conquérir l'imprenable ville de Tyr

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/08/08/un-celebre-jeu-de-mots.html

 

2

Comment deux rêves de deux personnes qui ne se connaissaient pas sauvèrent la ville de Jérusalem ( Alexandre et le grand prêtre de Jérusalem)

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/08/24/alexandre-et-le-grand-pretre-jaddus-a-jerusalem2.html

 

Au sujet de Jules César

1

L'extraordinaire rêve de Jules César

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/09/16/le-reve-de-jules-cesar.htm

 

2

Rêve de la femme de Jules César qui lui annonce la mort de son mari

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/09/29/le-reve-et-la-mort-de-jules-cesar.html

 

Au sujet d' Abraham Lincoln

Son rêve lui annonce sa mort et il ne fait rien pour l'éviter

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/12/12/le-reve-et-la-mort-d-abraham-lincoln.html

 

Au sujet du chancelier Bismarck :

Comment un rêve lui annonça qu'il gagnerait la guerre contre l'Autriche

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/04/le-reve-de-bismarck-mon-interpretatio-et-une-autre.html

 

Au sujet du Général Patton

Comment ses rêves le guidaient pour libérer la France, la Belgique et le Luxembourg en 1944

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/19/les-reves-d-un-general-ahurissant.html

 

Au sujet d'un diplomate hollandais

Comment un diplomate fut guidé par son rêve pour travailler pour la paix pendant la guerre froide dans les années 80

http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/28/le-reve-d-un-diplomate-hollandais1.html

 

Illustrations

Je remercie les artistes et les photographes qui m'ont permis d'illustrer mon blog.

 

- Aux Philippines, statue du Christ tombée de son socle au-dessus des ruines de l’église Notre-Dame de Lumière à Loon, qui était la plus grande église de Bohol avant le séisme du 15 octobre. © OIM 2013 (Photo de Joe Lowry)

 

- Militaires : defense.gouv.fr

 

- Christ miséricordieux : christroi.overblog.com

 

- Christ militaire : commons.wikipedia.org

 

- Épée : laforgedestempliers.com

 

- Évêque au Nigeria : rtve.es

 

- Rosaire : fr.yoyowall.com

 

- Tueries par Boko Haram : les-crises.fr

 

- Croisé : gerogiaconservative.net

 

- Bataille de Lépante : guide-martine.com

 

- Christ à l'épée : tableau du peinte Van der Weyden, peintre primitif flamand, 1400 - 1464

 

- Général Patton :historiasegundaguerramundial.com

19/03/2012

LES RÊVES D' UN GENERAL AHURISSANT (8)

 

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Toujours suivant mon sujet, je vous propose aujourd'hui de découvrir comment un rêve guida le général Patton en 1944 pour repousser les armées allemandes.

Nous sommes fin 1944, les Allemands reculent sous la pression des armées alliées libérant la France, commandées du côté américain par le général George Patton.

A la fin de l’année, les troupes américaines se trouvent dans l’Est de la France, en Belgique, et au Luxembourg et s’apprêtent à entrer en Allemagne.

En décembre 1944, Hitler décide alors de reprendre l’offensive. Il prévoit d'enfoncer le front allié en son maillon le plus faible, dans les Ardennes, et, but suprême de l'opération, de monter prendre Anvers au nord. Coupés du port belge, les Alliés se retrouveraient privés de leur principal point de ravitaillement qui leur assure leur formidable machine de guerre.

 

Sur la carte ci-dessous vous voyez en ligne bleu hachurée le front américain vers le 9 décembre 44.

En lignes rouges, vous voyez les mouvements prévus des forces allemandes, qui, pour monter vers Anvers, doivent crever le front américain.

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Milieu décembre, les Allemands, dans le plus grand secret, se déploient alors la nuit, sur la Belgique, le Luxembourg et le nord-est de la France. Personne n’est au courant, les Alliés ignorent totalement l’opération.

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La ligne noire qui borde la zone allemande rouge représente le front américain le 15 décembre 1944.

Les flèches rouges représentent l’attaque des armées allemandes qui vont réussir à faire reculer les lignes américaines.

Le 16 décembre l’armée allemande a concentré 250.000 hommes sur le point dégarni des armées alliées entre la Belgique et le Luxembourg. 

Alors commence la Bataille des Ardennes, qui sera la plus grande, la plus terrible  bataille d’Europe, dont beaucoup de Français n'ont jamais entendu parler.

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Trois jours plus tard, le 19 décembre, le général  Eisenhower, resté jusqu’alors inconscient du danger, prend enfin la mesure de la situation.  Très inquiet il réunit tous les commandants des armées pour décider comment répondre à l’offensive allemande.

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7 généraux sont là et de nombreux officiers. Eisenhower veut envoyer des renforts pour aller soutenir les troupes en position de faiblesse dans la partie appelée « le saillant ». Voici une carte pour vous permettre de bien comprendre la situation et les forces déployées.

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En bleu : les lignes américaines

En rouge, les attaques allemandes

- la ligne bleu hachurée indique les positions américaines en France, Belgique et Luxembourg

- le saillant : la ligne bleue sur la gauche, qui ressemble au nez de Cyrano, trace le recul des troupes américaines dans les Ardennes. C’est la ligne de moindre résistance qui ne doit pas se rompre.

- les flèches rouges montrent les avancées de l’offensive allemande formant le saillant.

 

Pour contre-attaquer, Eisenhower décide de déplacer des centaines de milliers d’hommes, les uns venant du Nord, les autres du Sud. Ils viendront renforcer les forces américaines affaiblies dans le saillant.

Dans le Sud est engagée la Troisième Armée, qui prépare l'offensive sur Francfort. Elle est commandée par le général Patton.

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Eisenhower demande à Patton le temps qu’il lui faudra pour déplacer six de ses divisions.  

- Mes troupes seront sur place dans 2 jours, le 21 décembre, répond Patton. 

Les généraux, habitués aux déclarations fracassantes de l’excentrique général « rigolent » un peu car le délai leur semble complètement irréaliste. Pour eux, 6 jours sont le minimum.

Eisenhower, stupéfait, s’exclame :

- George, ne fais pas l’imbécile, tes divisions ne seront jamais prêtes, tu vas te faire couper en rondelles ! ».

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« Dans l'esprit des stratèges alliés, c'est en effet un pari insensé : il faut faire pivoter de 90 degrés l'axe d'attaque de tout un corps d'armé de 100 000 hommes, et le déplacer, au contact de l'ennemi, sur une distance de plus de 200 km, de la Sarre au Grand-Duché de Luxembourg. C’est pratiquement impossible, tant au niveau humain que logistique »*.

On est en plein hiver, les températures sont glaciales, la vue est bloquée par le brouillard, la pluie, la neige, on n’y voit pas à quelques mètres, les routes sont impraticables dans la boue et le verglas, les tanks patinent et n’avancent pas.

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Eisenhower, complètement incrédule, répète sa demande à Patton :

- Quand est-ce que tu peux lancer les opérations ?

- Dès que nous aurons fini notre conversation, répond le général de la troisième armée.

Patton se lève, quitte la salle, trouve un téléphone, entre en contact avec son état-major et prononce deux mots :

- Play ball, démarrez la partie !

C’est le code pour lancer les troupes. Et certaines sont déjà en route.

Patton a déjà prévu tout le déroulement des opérations et il a tout organisé : le dégagement du réseau routier, l’organisation des transports des soldats par véhicules, l’approvisionnement en essence, les ravitaillements, les munitions, la sécurité, et l’ordre de bataille.

La rapidité de la 3e Armée va se révéler surprenante.

Comme promis, en 48 heures, 133.000 véhicules parcourent environ 250 km, transportant environ 100.000 hommes et 62.000 tonnes de matériel.

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Et comme Patton l’avait annoncé, le 21 décembre 1944, les troupes sont sur place, prêtes à l’attaque. 

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Maintenant, des forces gigantesques sont en place  : 600.000 soldats américains, 500.000 soldats allemands, tous aussi valeureux les uns que les autres, vont s’affronter les jours suivants dans les Ardennes belgo-luxembourgeoises.

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Ce fut la plus grande, la plus sanglante et la plus héroïque bataille de la guerre en Europe.

80.000 soldats américains, 100 000 soldats allemands se sacrifièrent en cette fin d’année 1944.

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Hommage leur soit rendu.

Merci à ces soldats américains qui dans cette bataille des Ardennes ont donné leur vie pour notre liberté.

     

Un mois plus tard, le 15 janvier, les armées allemandes se replient, elles ont perdu la Bataille du Saillant.

 

Mais revenons au Général Patton.  

Une question intrigue :

Comment Patton a-t-il pu réussir son formidable exploit, unique dans l'histoire militaire ? Comment en-est-il venu à devancer son commandant en chef Eisenhower ?

Ce que les généraux américains ignorent le 19 décembre 44, ce qu’on ignore encore souvent, c’est que le général Patton vient d’écouter ses rêves et les inspirations qui sont venues le réveiller la nuit. 

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Ce fait est relaté par Ladislas Farago, le biographe de Patton.  

Alors qu’à partir du 16 décembre les troupes allemandes se concentrent pour préparer l’offensive, Patton  peu auparavant se réveille une nuit. Il fait appeler d’urgence son secrétaire, Rosevich, qui le trouve en train d’enfiler son uniforme sur son pyjama.

A la hâte, le général lui dicte immédiatement, point par point, les ordres des opérations pour contre- attaquer une offensive allemande.

Patton explique à Rosevich qu’à 3 heures du matin il s’est réveillé en sursaut, sans raison apparente. Il sait intensément à ce moment-là que l’offensive allemande va avoir lieu et il voit clairement toutes les images de la marche à suivre : les différentes opérations à mener, l’intendance, tout lui apparaît formulé à l’esprit. Dans la vie éveillée, au niveau conscient, il ignore complètement que l’ offensive allemande est  imminente.

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C’est donc dès avant le 16 décembre que Patton donne l’ordre à son état major de désengager des éléments de son armée de leur position dans la Sarre, pour monter au Nord attaquer par surprise les troupes allemandes dans les Ardennes.  Et ce, 3 jours avant que le général Eisenhower ne soit informé de la gravité de la situation et n'envisage la contre-offensive.

 

Le général Patton était fermement convaincu qu’il avait été un guerrier dans plusieurs incarnations précédentes. Il disait qu’il avait des facultés psychiques qui lui permettaient de deviner les intentions et les mouvements de l’ennemi, bien avant son service de renseignements. Il faisait attention à ses rêves et souvent, il avait appelé son secrétaire dans la nuit, pour lui dicter les plans d’opérations qui venaient de lui apparaître en rêve.

Ainsi, autrefois comme aujourd’hui, les rêves viennent toujours inspirer les chefs d’armées.

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Les rêves n'indiquent pas seulement comment conduire les armées, ils peuvent aussi appeler à la paix. C'est ce que nous verrons la prochaine fois. 

 

* Extrait du blog :jacqueline-deversaux.blogspot.com

 

Illustrations

 

Je remercie les photographes et les blogs qui m’ont permis d’illustrer mon article.

Patton : interet-general.info

Eisenhower : geh.org

Patton : wargodpatton.blogspot.com

Patton : smashhingusa.com

Hiver dans les Ardennes : panoramio.com

Transport dans la neige : jacqueline-deveraux.blogspot.com

Bastogne libérée : 3armyusa08.e-monsite.com

Patton :myspace.com

Mémorial américain dans les Ardennes

Mémorial allemand dans les Ardennes

Patton : hurletarage.com

Patton : wargodpatton.blogspot.com

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