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Christiane Riedel - Page 11

  • UN GESTE DE RÊVE, UN INSTANT DE VRAI BONHEUR

     

     Chers amis,

    J'ai trouvé cette vidéo tellement adorable que je me hâte de vous la transmettre :

     

    http://www.letribunaldunet.fr/insolite/petit-garcon-supporter-portugal-reconforte-supporter-de-lequipe-de-france-larmes-adorable-video.html?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne

     

    Bonne soirée

     

    Christiane

  • AUJOURD'HUI, C'EST LA FÊTE DE LA MUSIQUE

    Tout à l'heure je passe à côté de la nouvelle place du quartier du Bel Air où j'habite à St Germain-en Laye, dans les Yvelines, depuis bientôt 30 ans. Je vois une tente, une estrade, des instruments de musique...Ah mais oui ! Nous sommes le 21 juin, aujourd'hui, c'est la fête de la musique !

    La fête de la musique ? Mon Dieu, me coeur se serre,..ici, un jour, il y a 25 ans, ... la fête de la musique. J'ai parlé de cette journée sur mon blog, il y a 6 ans. En ce jour d'anniversaire, c'est bien le moment d'y revenir.

    Nous y voici :

    J’ai une amie, Michèle qui habite dans un quartier à problèmes, un quartier à risques. Les mégots, les crachats qu’on lui balance dessus, elle connaît ; les pneus crevés, les vitres de la voiture ou de l’appartement cassées, les cambriolages, elle connaît aussi. Mais c’est là qu’elle vit et elle fait avec.

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    Une nuit, elle a reçu le rêve que vous allez lire bientôt. Mais voyons d’abord dans quelles circonstances ce rêve est venu.

    Michèle travaille, mais le mercredi, elle reste à la maison pour garder son fils Benjamin, qui a une dizaine d’années. Aujourd’hui, en fin de matinée, elle part faire quelques courses et laisse le jeune garçon seul quelques instants dans l’appartement. Le super marché est tout près.

    La voilà qui revient et arrive dans le hall de l’immeuble.

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    Une flopée de gamins devant l’interphone s’envole quand elle arrive.

    - Tiens ? Qu’est-ce qu’ils font là ?

    Elle monte et entre dans son appartement.

    Benjamin est là, livide, décomposé.

    Elle se précipite :

    - Benjamin, qu’est-ce que t’as?

    - Maman, dit l’enfant tremblant, ils étaient tous là, ils ont sonné à la porte, ils m’ont dit :

    «  Descends, on est tous là, on t’attend, on a des marteaux et des chaînes, on va te tuer ! »

     

    Horreur !

    Michèle sent son sang se retourner, le monde se renverser.

    La douleur, le désespoir, l’envahissent. La rage, la fureur, la révolte la mordent à vif. Une haine terrible la saisit au ventre.

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    Une voix hurle en elle :

    - Non ! Non ! Ca ne se passera pas comme ça. Je ne laisserai jamais faire ça !

    Elle confie son fils à la voisine, ainsi il ne sera pas inquiété pendant son absence. Elle file au commissariat de police, raconte ce qui vient de se passer, demande l’aide d’un policier. Elle veut aller trouver tous les enfants pour leur expliquer que cela ne va pas du tout, mais elle a besoin du soutien de l’ordre public, elle a besoin du soutien d’un homme : dans son quartier, une femme, ça ne vaut rien.

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    Un policier l’accompagne, il la suit, il est fluet, il est menu, il ne dit rien, mais il représente l’ordre et la loi.

    Aujourd’hui, c’est le 21 juin, la fête de la musique. Il fait beau, tout le monde est dehors.

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    Michèle n’a pas mangé, elle va partout dans la Zup, elle interroge tout le monde, elle cherche les gamins qui ont promis la mort à son fils.

     

     

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    Elle questionne, recueille les indices, les noms, les adresses. Elle court dans tout le quartier, elle trouve un gamin et puis un autre. Elle les emmène avec elle. Mais non, le policier ne leur fera aucun mal, et elle non plus, elle les emmène chez leur parents, avec eux elle explique aux parents la situation :

    « - Mais si des gamins disent ça à dix ans, Madame, à quinze ans, ils tuent et c’est les meurtres dans la Zup.

    meurtriers.jpg

     

    Vous savez, nous sommes destinés à vivre ensemble, la vie nous a placés dans le même quartier, alors, il faut bien que nous nous entendions ! Sinon, ça va être infernal et sans fin !

    Il faut absolument que nos gamins vivent dans la paix. S’il vous plaît, Madame, vous êtes une Maman, nous, les Mamans, nous ne pouvons pas laisser faire ça ! S’il vous plaît, expliquez leur aussi ! »

    Les mamans sont stupéfaites, consternées.

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    Les papas aussi, quand ils ont là.

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    Maintenant il est temps de se retrouver avec Benjamin, de tirer la situation au clair. Benjamin a sûrement fait quelque chose de travers, mais ce n’est pas une raison pour le tuer !

    A 8 heures du soir, les gamins sont là, avec Benjamin, chacun s’explique, il y a eu des injures réciproques, des blessures d’amour propre qu’il faut laver, venger.

    Mon Dieu ! Que la vie est peu de chose en regard de ces orgueils.

    Michèle, gentiment, comprend, explique, et enfin chacun se tend la main et demande pardon. Non, cela ne se reproduira plus, non, on ne va plus se monter pour des vexations. Mon Dieu ! Cela fait partie de la vie quotidienne, on ne va pas pour autant en venir aux mains ou aux armes et tuer !

    Les gamins rentrent chez eux.

    La nuit tombe, l’air est doux, le soleil orange et or resplendit, ce soir, c’est la fête de la musique.

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    Pas pour Michèle qui rentre chez elle avec son fils chéri.

    Exténuée, elle s’assied.

    Où a-t-elle trouvé la force de se démener huit heures durant à travers tout le quartier ?

    La douleur, le désespoir, la rage, la révolte, la haine.

    La haine non pas des hommes, mais d'une situation inadmissible, intolérable.

    Maintenant, c'est passé, c'est nettoyé, c’est fini.

    Michèle dîne avec son fils, parle avec lui, elle l’emmène se coucher, et fait une prière avec lui avant qu’il ne s’endorme.

    « Mon Dieu, merci de m’avoir protégé cette journée, s’il te plaît, garde moi, chaque jour, garde et protège ma maman, mon papa, aide moi à respecter mes copains, pour que je m’entende mieux avec eux. »

    Michèle se couche à son tour. La nuit, un rêve la visite.

    Rêve

    Dans son rêve, elle entre dans son bureau.

    Sur la droite il y a une petite table devant le mur recouvert de la tenture indienne pourpre, qui représente l’arbre de vie. Elle aime beaucoup cette tenture.

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    Un homme est assis là. C’est Dieu qui l’attend. Il la regarde quand elle rentre.

    - Tiens, lui dit-il, je t’ai préparé un bouquet de fleurs, je te l’ai posé sur ton bureau.

    Michèle est émue aux larmes :

    Quoi ! Dieu lui a préparé un bouquet ? Pour elle ? Il a pensé à elle, spécialement ?

    Il y a quelques années, elle avait lu dans le livre de Christiane Riedel « Rêves à Vivre », le récit de ce rêve où le Père préparait une fleur pour sa fille, mais il lui disait qu’elle devait encore attendre pour l’avoir. Eh bien, pour elle, Michèle, le bouquet est prêt ! Quelle délicate attention !

    tableau-fleurs.jpg

    Et Dieu poursuit :

    - Tu peux choisir une fleur dans ce bouquet, elle est pour toi, je te la donne.

    Dans le joli vase sur le bureau, Michèle choisit une fleur. 

    Et l’ombre de la nuit s’étend, veloutée et bienfaisante.

    detail de la reine de la nuit.jpg

     

    Au matin Michèle se réveille :

    - Ma fleur ! Oh ! Dieu m’a donné une fleur ! Mais quelle fleur ?

    Elle va prendre son herbier dans sa bibliothèque et cherche si la fleur du rêve s’y trouve.

    Mais oui !

    La voilà, cette même fleur, une fleur de feu, une marguerite aux pétales rouges et jaunes, une fleur vivace, c’est une gaillarde !

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    Quel baume ! Quelle bénédiction ! Dieu lui décerne le titre de gaillarde ! C’est la marque, le souvenir de l’approbation, de l’affection que Dieu lui donne après cette journée où, mordue par la douleur et la haine, elle s’est battue par amour pour son fils, par amour pour les autres, par amour pour la vie, contre une situation intolérable.

     

    Blog

    Vous trouverez cet article avec le lien ci-dessous.

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2010/04/13/un-cadeau-inattendu.html

     

    Illustrations

    Visage de femme : http:/www.us.123rf.com

    Hall d’immeuble : http://upload.wilimedia.org

    Rouge orange et noir : taches-et-couleurs

    Policier :http://img-zigoret.com

    Journée de la musique :http://lesmemes.free.fr

    Zup : http://www.geographie-geomatique

    Meurtriers à quinze ans :http://ffsalgerie.unblog.fr

    Femme : http://www.courrierahuntsic.com

    Femme : http://www.intal.be

    Homme :http://photoparismatch.com

    Femme : http://www.plumedepresse.net

    Coucher de soleil :vues du ciel. free

    Arbre de vie : http://www.laetitiabourget.org

    Bouquet de fleurs : raf.photos.blogspot.com

    La reine de la nuit : Detail du décor peint par l’artiste allemand Schinkel pour l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée » 1791

    Gaillarde : http://www.mdecg54.fr

    Gaillardes : h.m.jardinoise.com

    Gaillarde :http://a31.idata.over-blog.com

     

  • QUAND LE RÊVE DEVIENT RÉALITÉ

     

    La dernière fois nous avons vu Renart rôder autour du poulailler affolé. Seul Chantecler le coq, qui ne l'a pas vu, est convaincu que le danger n'existe pas. D'ailleurs n'est-il pas le puissant protecteur de cette sotte volatile ? Il s'endort donc tranquille mais reçoit un rêve qui l'alerte fort. Il en demande l'interprétation à Pinte, la meilleure tête de la troupe. Selon notre finaude, le rêve vient prévenir le coq qu'il va se retrouver dans la gueule de Renart. Alerte donc ! Mais Chantecler, rempli de confiance en lui, déclare bien fou celui qui s'épouvante d'un rêve, il prie donc Pinte de se taire et se rendort.

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    Or Renart n’avait rien perdu de l’entretien de Chantecler et de Pinte. Il avait vu avec satisfaction la confiance du coq, et quand il le crut bien rendormi, il fit un mouvement, mit doucement un pas devant l’autre, puis s’élança pour le happer d’un seul bond. Mais si doucement ne put-il avancer que Chantecler ne le devinât, et n’eût le temps de faire un saut et d’éviter l’atteinte, en volant de l’autre côté du fumier.

    Renart voit avec dépit qu’il a manqué son coup ; et maintenant, le moyen de retenir la proie qui lui échappe ?

    Ah ! mon Dieu, Chantecler, dit-il de sa voix la plus douce, vous vous éloignez comme si vous aviez peur de votre meilleur ami. De grâce, laissez-moi vous dire combien je suis heureux de vous voir si dispos et si agile. Nous sommes cousins germains, vous savez. »

    Chantecler ne répondit pas, soit qu’il restât défiant, soit que le plaisir de s’entendre louer par un parent qu’il avait méconnu lui ôtât la parole. Mais pour montrer qu’il n’avait pas peur, il entonna un brillant sonnet.

    cockerell.jpg

    « Oui, c’est assez bien chanté, dit Renart, mais vous souvient-il du bon Chanteclin qui vous mit au monde ? Ah ! c’est lui qu’il fallait entendre. Jamais personne de sa race n’en approchera. Il avait, je m’en souviens, la voix si haute, si claire, qu’on l’écoutait une lieue à la ronde, et pour prolonger les sons tout d’une haleine, il lui suffisait d’ouvrir la bouche et de fermer les yeux.

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    Cousin, fait alors Chantecler, vous voulez apparemment railler.

    Moi railler un ami, un parent aussi proche ? Ah ! Chantecler, vous ne le pensez pas. La vérité c’est que je n’aime rien tant que la bonne musique, et je m’y connais. Vous chanteriez bien si vous vouliez ; clignez seulement un peu de l’œil, et commencez un de vos meilleurs airs.

    Mais d’abord, dit Chantecler, puis-je me fier à vos paroles ? Éloignez-vous un peu, si vous voulez que je chante : vous jugerez mieux, à distance, de l’étendue de mon fausset.

    Soit, dit Renart, en reculant à peine, voyons donc cousin, si vous êtes réellement fils de mon bon oncle Chanteclin. »

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    Le coq, un œil ouvert l’autre fermé, et toujours un peu sur ses gardes, commence alors un grand air.

    « Franchement, dit Renart, cela n’a rien de vraiment remarquable ; mais Chanteclin, ah ! c’était lui : quelle différence ! Dès qu’il avait fermé les yeux, il prolongeait les traits au point qu’on l’entendait bien au-delà de l'enclôt. Franchement, mon pauvre ami, vous n’en approchez pas. »

    Ces mots piquèrent assez Chantecler pour lui faire oublier tout, afin de se relever dans l’estime de son cousin : il cligna des yeux, il lança une note qu’il prolongeait à perte d’haleine,

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    quand l’autre croyant le bon moment venu, s’élance comme une flèche, le saisit au col, et se met à la fuite avec sa proie. Pinte qui le suivait des yeux, pousse alors un cri des plus aigus.

    « Ah ! Chantecler, je vous l’avais bien dit ; pourquoi ne m’avoir pas crue ! Voilà Renart qui vous emporte. Ah ! pauvre dolente ! Que vais-je devenir, privée de mon époux, de mon seigneur, de tout ce que j’aimais au monde ! »

     

    Cependant au moment où Renart saisissait le pauvre coq, le jour tombait et la vieille femme, gardienne de l’enclos, ouvrait la porte du poulailler. Elle appelle Pinte, Bise, Roussette ; personne ne répond ; elle lève les yeux, elle voit Renart emportant Chantecler à toutes jambes.

    « Haro Haro ! s’écria-telle, au Renart, au voleur ! » et les paysans d’accourir de tous côtés.

    « Qu’y a-t-il ? Pourquoi cette clameur ?

    Haro, crie de nouveau la vieille, le goupil emporte mon coq.

    Eh ! pourquoi, méchante vieille, dit Constant Desnois, l’avez-vous laissé faire ?

    Parce qu’il n’a pas voulu m’attendre.

    Il fallait le frapper.

    Avec quoi ?

    De votre quenouille.

    Il courait trop fort : vos chiens bretons ne l’auraient pas rejoint.

    Par où va-t il ?

    De ce côté ; tenez, le voyez-vous là-bas ? »

    Renart franchissait alors les haies ; mais les vilains l’entendirent tomber de l’autre côté et tout le monde se mit à sa poursuite. Constant Desnois lâche Mauvoisin, son gros dogue.

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    On retrouve la piste, on l’approche, on va l’atteindre. Le goupil ! le goupil ! Renart n’en courait que plus vite.

    « Sire Renart, dit alors le pauvre Chantecler d’une voix entrecoupée, laisserez-vous ainsi maugréer ces vilains ? À votre place je m’en vengerais, et je les gaberais à mon tour. Quand Constant Desnois dira à ses valets : Renart l’emporte, répondez : Oui, à votre nez, et malgré vous. Cela seul les fera taire. »

    On l’a dit bien souvent ; il n’est sage qui parfois ne folie. Renart, le trompeur universel, fut ici trompé lui-même, et quand il entendit la voix de Constant Desnois, il prit plaisir à lui répondre :

    - Oui, manant, je prends votre coq, et malgré vous.

    Mais Chantecler, dès qu’il ne sent plus l’étreinte des dents, fait un effort, échappe, bat des ailes, et le voilà sur les hautes branches d’un pommier voisin,

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    tandis que, dépité et surpris, Renart revient sur ses pas et comprend la sottise irréparable qu’il a faite.

    « Ah ! mon beau cousin, lui dit le coq, voilà le moment de réfléchir sur les changements de fortune.

    Maudit soit, dit Renart, la bouche qui s’avise de parler quand elle doit se taire !

    Oui, reprend Chantecler, et la malegoute crève l’œil qui va se fermer quand il devait s’ouvrir plus grand que jamais. Voyez-vous, Renart, fol toujours sera qui de rien vous croira : au diable votre beau cousinage ! J’ai vu le moment où j’allais le payer bien cher ; mais pour vous, je vous engage à jouer des jambes, si pourtant vous tenez à votre pelisse. »

    Renart ne s’amusa pas à répondre. Une fourrée le mit à l’abri des chasseurs. Il s’éloigna l’âme triste et la panse vide, tandis que le coq, longtemps avant le retour des paysans, regagnait joyeusement l’enclos, et rendait par sa présence le calme à tant d’amies que son malheur avait douloureusement affectées.

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    Illustrations

    Je remercie les photographes dont les illustrations m'ont permis d'illustrer mon blog.

    Renard : poulesetcie.com

    Chantecler chante 1 : thetimesss.co.uk

    Chanteclin, le coq qui chante 2 : pinterest.com

    Renard : contrepoints.org

    Chantecler chante 3 : chickenbreedslist.com

    Le dogue : forum.chien.com

    Chantecler sur la branche : www.lexpress.fr

    Chantecler et ses poules : consoglobe.com

    Chantecler et Pinte : upc.online.org

  • UN COQ,UNE POULE, UN RENARD ET UN RÊVE IL Y A 850 ANS

    Quand Chantecler le coq reçoit un songe

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    Mes dernières études étaient sévères, elles concernaient les événements de Pâques. Je pourrais vous dire encore bien des choses à ce sujet, mais j'aime aussi varier mes études. Aujourd'hui, j'ai donc choisi pour vous un récit amusant, qui fut écrit voici bientôt 850 ans dans la campagne française du Haut Moyen-Age. Nous y retrouvons les poules, dont les rêves nous parlaient dernièrement (1). À l'époque elles étaient finaudes et sages. Nous y voyons aussi le coq et le renard qui rôde.

    Mais surtout il est question des rêves !


    Voici l'histoire :

    Il arrive à Renart de se présenter devant un village fort abondamment peuplé de coqs, poules, jars, oisons et canards. Dans l'enclôt, messire Constant Desnois, un paysan fort à l’aise, avait sa maison garnie des meilleures provisions, de viandes fraiches et salées. D’un côté, des pommes et des poires ; de l’autre le parc aux bestiaux, formé d’une enceinte de pieux de chêne recouverts d’aubépins touffus. C’est là que Constant Desnois tenait ses volailles à l’abri de toute surprise. Renart s’approche doucement de la clôture. Mais les épines entrelacées ne lui permettent pas de franchir la palissade.

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    Il entrevoit les poules, il suit leurs mouvements, mais il ne sait comment les joindre. S’il quitte l’endroit où il se tenait accroupi, et si même il ose tenter de bondir au-dessus de la barrière, il sera vu sans aucun doute, et pendant que les poules se jetteront dans les épines, on lui donnera la chasse, on le happera, il n’aura pas le temps d’ôter une plume au moindre poussin.

    Il a beau se battre les flancs et, pour attirer les poules, baisser le cou, agiter le bout de sa queue, rien ne lui réussit.

    Enfin, dans la clôture, il avise un pieu rompu qui lui promet une entrée facile : il s’élance et tombe dans une plate-bande de choux que le paysan avait ménagée. Mais le bruit de sa chute avait donné l’éveil à la volatile ; les poules effrayées se sauvent vers les bâtiments. Ce n’était pas le compte de Renart.

    D’un autre côté, Chantecler le coq revenait d’une reconnaissance dans la haie ; Il voit fuir ses vassales, et ne comprenant rien à leur effroi, il les rejoint la plume abaissée, le col tendu. Alors, d’un ton de reproche et de mécontentement :

    « Pourquoi cette presse à regagner la maison ? Êtes vous folles ? »

     

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    Pinte, la meilleure tête de la troupe, celle qui pond les plus gros œufs, se charge de la réponse :

    « C’est que nous avons eu bien peur.

    – Et de quoi ? Est-ce au moins de quelque chose ?

    – Oui.

    – Voyons.

    – C’est d’une bête des bois qui pouvait nous mettre en mauvais point.

    – Allons ! dit le coq, ce n’est rien apparemment, restez, je réponds de tout.

    – Oh ! tenez, cria Pinte, je viens encore de l’apercevoir.

    – Vous ?

    – Oui ; au moins ai-je vu remuer la haie et trembler les feuilles de chou sous lesquelles il se tient caché.

    – Taisez-vous, sotte que vous êtes, dit fièrement Chantecler, comment est-ce qu'un goupil, un putois même pourrait entrer ici ? La haie n’est-elle pas trop serrée ? Dormez tranquilles ; après tout, je suis là pour vous défendre. » Chantecler dit, et s’en va gratter un fumier qui semblait l’intéresser vivement. Cependant, les paroles de Pinte lui revenaient, et sans savoir ce qui lui pendait à l’œil, il affectait une tranquillité qu’il n’avait pas. Il monte sur la pointe d’un toit.

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    Là, un œil ouvert et l’autre clos, un pied crochu et l’autre droit, il observe et regarde çà et là par intervalles, jusqu’à ce que las de veiller et de chanter, il se laisse involontairement aller au sommeil.
    Alors il est visité pas un songe étrange.

    Il croit voir un objet ,qui, de la cour s’avance vers lui, et lui cause un frisson mortel. Cet objet lui présentait une pelisse rousse avec une gueule, ou bordée de petites pointes blanches ;

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    Lui, Chantecler, endossait la pelisse fort étroite d’entrée, et, ce qu’il ne comprenait pas, il la revêtait par le collet, si bien qu’en y entrant, il allait donner de la tête vers la naissance de la queue. D’ailleurs, la pelisse avait la fourrure en dehors, ce qui était tout à fait contre l’usage des pelisses. Chantecler épouvanté tressaille et se réveille :

    « Saint-Esprit ! dit-il en se signant, défends mon corps de mort et de prison ! »

    Il saute en bas du toit et va rejoindre les poules dispersées sous les buissons de la haie. Il demande Pinte, elle arrive.

    « Ma chère Pinte, je te l’avoue, je suis inquiet à mon tour.

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    – Vous voulez vous railler de nous apparemment, répond la poule ; vous êtes comme le chien qui crie avant que la pierre ne le touche. Voyons, que vous est-il arrivé ?

    – Je viens de faire un songe étrange, et vous allez m’en dire votre avis.

    J’ai cru voir arriver à moi je ne sais quelle chose portant une pelisse rousse, bien taillée sans trace de ciseaux. J’étais contraint à m’en affubler ; la bordure avait la blancheur et la dureté de l’ivoire ; la fourrure était en dehors, on me la passait en sens contraire, et comme j’essayais de m’en débarrasser, je tressaillis et me réveillai.

    Dites-moi, vous qui êtes sage, ce qu’il faut penser de tout cela. »

    « Eh bien tout cela, dit sérieusement Pinte, n’est que songe, et tout songe, dit-on, est mensonge.

    Cependant je crois deviner ce que le vôtre peut annoncer.

    L’objet porteur d’une rousse pelisse n’est autre que le goupil, qui voudra vous en affubler. Dans la bordure semblable à des grains d’ivoire, je reconnais les dents blanches dont vous sentirez la solidité. L’encolure si étroite de la pelisse c’est le gosier de la méchante bête ; par elle passerez-vous et pourrez-vous de votre tête toucher la queue, dont la fourrure sera en dehors. Voilà le sens de votre songe ; et tout cela pourra bien vous arriver avant midi. N’attendez donc pas, croyez-moi ; lâchons tous le pied, car je vous le répète, il est là, là dans ce buisson, épiant le moment de vous happer. »
    Mais Chantecler, entièrement réveillé, avait repris sa première confiance.

    « Pinte, ma mie, dit-il, voilà de vos terreurs, et votre faiblesse ordinaire. Comment pouvez-vous supposer que moi, je me laisse prendre par une bête cachée dans notre parc ! Vous êtes folle en vérité, et bien fou celui qui s’épouvante d’un rêve.

    – Il en sera donc, dit Pinte ce que Dieu voudra : mais que je n’aie plus la moindre part à vos bonnes grâces, si le songe que vous m’avez raconté demande une autre explication.

    – Allons, allons, ma toute belle, dit Chantecler en se rengorgeant, assez de caquet comme cela. »

     

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    Et de retourner au tas qu’il se plaisait à gratiller. Peu de temps après, le sommeil lui avait de nouveau fermé les yeux. 

     

    Le rêve de Chantecler est-il prémonitoire ?

    Nous le verrons la prochaine fois.

     

    Bibliographie

    Ce récit est extrait du " Roman de Renart ", un recueil de récits animaliers écrit par différents auteurs au cours du Moyen Age.

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    (1) http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2015/11/23/non-les-poules-n-ont-pas-de-dents-3060765.html

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.
    Renard : pratique.fr

    Coq : ouest-france.fr

    Coq sur le toit : gersicottigersicotta.fr

    Gueule de renard : poulesetcie.com

    Coq et poule : sulmtaler.at

    Coq chantant : nettoue.eklablog.net

     

  • PIQUER, VOLER ET COPYRIGHT

     

    Chers amis,

     

    Je changerai complètement de sujet aujourd'hui. Vous allez trouver un commentaire que je voulais vous proposer depuis longtemps. Il s'agit de l'utilisation que l'on peut faire des études de mon blog.

    J'ai ouvert ce blog il y a neuf ans, en janvier 2007. Il comporte 256 études qui sont le fruit de milliers d'heures de travail, qui ne reçoit aucune rémunération.

    Vous savez que l’accès à ce blog est gratuit et illimité. Mon but est de vous faire entrer dans le monde des rêves, de vous familiariser avec votre monde intérieur et de vous initier aux moyens de comprendre vos images personnelles. 

    Vous avez pu constater que chaque article, chaque étude est une nouvelle création écrite pour vous. Je mentionne clairement mes sources, je ne pratique jamais le copié collé, jamais.

    Ainsi donc mes livres, mon blog contiennent un corpus maintenant très important, diversifié et unique de connaissances et d’outils pour interpréter les rêves.

    C'est bien ce dont certaines personnes ont conscience et elles ne se gênent pas pour venir y puiser des informations.

    Ces personnes sont comme des parasites, des organismes vivants qui vivent aux dépens d'un autre organisme.  Elles viennent sucer, pomper, piquer.

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    Ensuite, elle diffusent ce qu'elles ont pris et font passer ces extraits pour le fruit de leur travail. Je ne peux pas le contrôler.

    Et même, je dirai tant mieux, si sont ainsi transmises des informations au sujet de l’inconscient et des rêves ! C’est bien finalement mon objectif.

    Cependant, il y a plus grave, qu’il est nécessaire de vous signaler :

    Certaines personnes reprennent en fait la technique de l’interview en la mutilant.

    C’est Gayle Delaney, qui a crée la méthode dans les années 1970 et moi-même je l’enseigne en France depuis 1990 ; nous avons donc toutes deux été obligées de protester pour plagiat.

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    Est-ce que dans ce cas aussi je dirai tant mieux, si de la sorte le travail de déchiffrage des rêves se poursuit ?

    Non ! Et malheureusement, je dirai tant pis ! Car il y a duperie. Le rêveur, qui suit cette méthode, croit avoir à sa disposition un outil plus simple, plus facile, plus rapide, que la technique de l’interview que j’enseigne. Mais en fait, son déchiffrage va manquer de rigueur, son travail va être superficiel et bâclé et il a toutes les chances de faire des faux sens ou des contre-sens. Quel dommage !

    Il est donc inévitable maintenant de rappeler les lois de la propriété intellectuelle qui protègent toutes les études de mon blog et de mes livres.

    Un blog consacré au plagiat prévient avec ces mots :

    « En un clic tu colles, en un clic tu voles ! (1)

    Partout dans le monde, les gens utilisent les moyens de communication (internet, livres, radio, journaux) à des fins personnelles pour plagier des documents. Le partage des informations se fait tel qu'il est rare d'identifier parfois l’exactitude et la provenance des informations et des auteurs. Le plagiat se définit comme étant l'acte de copier une source sans la citer et en la modifiant. C'est donc un délit qui peut être puni par la loi et parfois peu de gens le savent. »

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    J’apprécierai donc que les chercheurs qui utilisent mon travail ne se comportent pas en parasites voleurs mais me demandent l'autorisation d'inclure dans leur texte des passages de mes études.

    En tous cas, il est de la plus élémentaire correction de mentionner l'origine exacte de l'extrait emprunté.

    Pour ceux qui l’ignorent voici comment faire :

     

    - Pour un livre :

    Il convient d’indiquer le nom de l’auteur, le titre du livre, l’éditeur, la page, et l’année d’édition.

    Exemple :

    La Bible, l’original avec les mots d’aujourd’hui, Société biblique de Genève, 2007 ; p. 715.

     

    - Pour le blog :

    il faut mentionner le nom du blog, le titre de l’étude, la date et donner le lien http//….

    Vous trouverez ci-dessous le texte qui déclare le copyright.

    Copyright

    Le texte est protégé par les lois sur la propriété intellectuelle.

    Copyright© Christiane Riedel

    Les alinéas 2 et 3 du code de la propriété intellectuelle autorisent "les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à « une utilisation collective" ou à "des analyses et de courtes citations dans un but d'illustration". "

    Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause est illicite" (art L.122.4) et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.

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    Internet :

    1) http://warnplagiarism.blogspot.fr/

     

    Illustrations

    Ténia ou ver solitaire

    Sangsue aspirant le sang : fr.dreamstime.com

    Moustique : meltydiscovery.fr

    Contre le plagiat :dragibames.skyrock.com