04.11.2008
LE RÊVE MEDECIN, CH. 4
SŒUR EMMANUELLE SE MASTURBAIT

Sœur Emmanuelle a décidé de faire publier après sa mort son livre « Confessions d’une religieuse ». Elle y raconte qu’elle se masturbait. Les médias se sont emparées de ce récit pour en faire une nouvelle à sensation.

Le matin du 29 octobre 2008, j’ai lu sur Internet que 4193 articles ont déjà été écrits à ce sujet. Les réactions contradictoires se multiplient. Les uns approuvent chaleureusement, les autres réprouvent froidement. 
Oui, la masturbation, et surtout la masturbation féminine est un sujet encore tabou.

Regardons d’abord l’origine du mot : il est composé à partir de « manus » : main et de stupratio : action de souiller. Il apparaît dans la langue française en 1580, utilisé par l’écrivain Montaigne. Cependant cette activité n’a pas attendu le XVIème siècle pour être pratiquée. Elle est vielle comme l’être humain. Il s’impose d’évoquer rapidement dans l’antiquité grecque l’école des philosophes cyniques, 500 ans avant J. C. dont le plus célèbre représentant était Diogène, qui fut considéré comme un grand sage.

Ces philosophes préconisaient un retour total à la nature, dénonçaient les conventions et refusaient de se soumettre aux interdits qui relèvent de l’arbitraire social. Pour un Cynique, le plaisir que procure la sexualité est un plaisir naturel, instinctif, qui ne diffère en rien de celui que connaissent les animaux.
On raconte qu’au deuxième siècle après J.C, le médecin philosophe Galien, le plus grand médecin grec avec Hippocrate, disait préférer la masturbation à l’union avec une courtisane.

Il justifiait sa position en expliquant que l’obligation d’une partenaire sexuelle, met l’individu dans la dépendance et par conséquent restreint son autonomie et sa liberté.
La masturbation n’a été condamnée qu’assez récemment dans l’histoire de l’Occident. Le choix du verbe souiller indique bien cette notion de saleté, d’impureté, de péché.
Pourquoi ? Mon propos n’est pas de vous faire l’historique de cette création du plaisir, pour pouvoir répondre à cette question.
Je soulignerai avant tout le nombre de ceux, qui quand-même s’élèvent contre la condamnation de la masturbation et j’aime bien ce propos de Woody Allen :
« Ne te moque pas de la masturbation. C’est faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime. »
Dans notre société actuelle, on ne tient compte que du point de vue conscient. On réfléchit, on pense, on analyse selon des normes imposées par des modes, des médias ou la tradition.
Et que fait-on du point de vue de l’inconscient ? On rêve la moitié de sa vie, et l’on ne tient pas compte de ce côté de l’être ? C’est comme si une partie du monde prétendait dominer, gouverner l’autre, en ignorant son existence. Et c’est bien ce qui se passe, le conscient ignore l’inconscient ou prétend le dominer.
Que fait-on de la vie intérieure, la vie des émotions, sensations, ressentis, intuitions ? Que fait-on de la vie instinctive ? Cependant c’est bien là ce dont le rêve s’occupe, de façon à garder l’équilibre entre le conscient et l’inconscient.
Le but de mon blog, c’est de vous présenter le point de vue de l’inconscient. Et puisqu’ aujourd’hui le sujet du plaisir individuel est à l’honneur, il serait bienvenu de savoir si rêve parle de la masturbation ? Et de quelle façon ?
C’est ce que nous allons voir aujourd’hui. Le rêve que je vous présente maintenant est extrait de mon livre "Amour et Sexe dans vos Rêves", aux éditions Trajectoire.

Myriam a atteint la cinquantaine. Elle mène une vie professionnelle dans un milieu difficile, et une vie conjugale très problématique, parfois insupportable : son mari, ravagé par l’alcoolisme, a été mis en incapacité de travail. Elle se sent démunie et bien seule.

Elle reçoit un rêve qui la surprend et qu’elle voudrait bien comprendre. Elle me demande de le lui expliquer. Le voici :
Rêve : La tartelette aux abricots
Je me trouvais à une table, avec une fille qui m’agaçait profondément. Sur la table il y avait une tartelette aux abricots sous cellophane.
Je n’étais pas contente, car la fille se servait en ayant découpé un petit bout de cellophane et en en prenant par en dessous.
Je lui disais d’enlever le papier, de me découper un morceau et d’en offrir aux autres.

Elle me répondait que c’était pour nous. Elle trouvait qu’il n’y avait pas besoin de partager avec d’autres puisque les autres d’ailleurs ne nous en offraient pas non plus.
En se servant, elle a fait tomber des abricots par terre. Je m’attendais à ce qu’elle les ramasse. Eh bien non ! Elle les laisse par terre et ça m’a mise très en colère, car la tarte se trouve dégarnie et c’est une part que, moi, j’avais envie de manger.
Interprétation
Une fille qui m’agaçait profondément
Pour la rêveuse, la fille du rêve a environ une trentaine d’années ; Myriam l’appelle une « fille » parce qu’elle vit seule et indépendante. Cette fille désigne donc Myriam qui, malgré son apparente vie de couple, se trouve dans une profonde et douloureuse solitude. 
Sur la table, il y avait une tartelette aux abricots
Voilà une promesse de plaisir avec des fruits dorés, juteux, fondants, qui évoquent, pour Myriam, l’été, les vacances, la détente, le bonheur de vivre.
Qu’est-ce donc que ces promesses de plaisir, quand elle se trouve avec une facette d’elle-même qui vit seule ?
La rêveuse, très gênée, me répond que ce sont les douceurs de la masturbation.
La fille avait découpé un petit bout de cellophane et se servait par en dessous.
Je cherche les associations au sujet de la cellophane qui protège la tartelette. Qu’est-ce qui protège la tartelette ? Qu’est-ce qui se trouve par-dessus des caresses voluptueuses ?
Et que pensez-vous, ami lecteur, de ma situation d’interprète, quand je dois traduire cette image à la rêveuse ? Eh bien ! Je fais mon travail courageusement, honnêtement : j’explique à Myriam que quand elle se sent le besoin de se masturber, elle n’ose pas s’accorder franchement du plaisir. Elle y va par en dessous. Au lieu de poser directement, ouvertement sa main en contact avec son corps, elle la glisse sous son slip. Elle n’ose pas se déshabiller, se mettre à l’aise pour prendre pleinement possession de son sexe et de tous ses trésors de jouissance.
Myriam reconnaît avec une surprise mêlée d’embarras, l’exactitude de cette description. Elle me dit qu’elle me « trouve quand même un peu « gonflée » d’oser dire des trucs pareils. » Cependant, comme elle ne peut en nier l’exactitude, elle l’accepte de bonne grâce.
La fille m’agaçait, je n’étais pas contente
Cette attitude gênée, coincée, manque de naturel et de droiture envers soi-même, et irrite la rêveuse.
Je lui dis d’enlever le papier
Myriam pense qu’il vaudrait mieux être authentique, se consacrer sans fausse retenue à sa sexualité, en prenant son temps, en s’offrant à elle même. 
Je lui dis d’en offrir aux autres
Ce serait agréable aussi d’avoir un partenaire avec qui partager cette délicieuse jouissance. 
Myriam aimerait faire l’amour avec son mari, elle ne voudrait pas rester seule dans ce moment de célébration du corps, elle voudrait lui donner aussi du plaisir à lui. Elle souffre de sa solitude. Pour elle, le véritable amour, c’est à deux. Cette idée la désole quand elle désire se faire l’amour à elle-même.

La fille me répondait que la tartelette était pour nous. Il n’y avait pas besoin de partager avec d’autres, puisque les autres d’ailleurs ne nous en offraient pas non plus.
La fille, qui vit seule et indépendante, proteste et déclare un autre point de vue. Le plaisir peut être consommé sans partenaire. Et elle justifie cette affirmation en expliquant que les autres, eux, n’offrent rien. En effet, notre rêveuse délaissée, ne reçoit plus d’offre amoureuse de son mari.
Donc, selon le rêve, puisque Myriam ne reçoit rien de son mari, rien ne l’oblige à offrir lui quelque chose. 
En se servant, la fille a fait tomber des abricots par terre. Je m’attendais à ce qu’elle les ramasse. Eh bien non ! Elle les laisse par terre et ça me met très en colère, car la tarte se trouve dégarnie et c’est une part que, moi, j’avais envie de manger.
La fin du rêve montre que la rêveuse se caresse mal : quand elle a mis le doigt sur le point sensible, au lieu d’exercer le mouvement, la pression convenable, pff ! elle s’arrête juste quand monte le crescendo du plaisir, elle ne poursuit pas sa caresse, elle laisse tomber, et pire, elle ne ramasse pas les abricots, elle n’y revient pas. Elle ne prend même pas le soin de stimuler le clitoris pour se conduire jusqu’à l’orgasme. Cette rupture fait retomber l’excitation et tout est perdu, bâclé, gâché !
Bref, elle néglige, méprise, gaspille le plaisir qui lui revient et dont elle a besoin. Le rêve lui montre combien c’est irritant. Elle fait d’elle-même une femme frustrée, déçue, elle n’a pas atteint la détente que procure l’orgasme. Elle est en colère contre elle-même, et sur les nerfs. Elle devient nerveuse, tendue, irritable, insatisfaite.
A qui la faute ?
Myriam, en écoutant l’interprétation de son rêve a éclaté de rire, un rire joyeux, tonique, libéré. Son rire m’a fait plaisir et est venu me récompenser de mon interprétation que j’avais menée dans des conditions fort délicates.
Voilà donc un rêve qui conseille à la rêveuse d’assumer sa sexualité féminine. Cela ne veut pas dire se passer d’homme, mais savoir rester équilibrée, puisque l’homme est absent. L’orgasme ne passe pas obligatoirement et forcément par l’activité érotique masculine.
Les rêves traduits par leur interprète vous disent ce que peu osent vous dire. Leurs images prosaïques vous donnent des explications détaillées et adéquates. Ils prennent soin de vous, connaissent vos besoins, vos difficultés, vos soucis et vos peines, ils savent comment vous aider. Ce sont eux les grands thérapeutes.
Un médecin aujourd’hui, ose parler comme les rêves et leur interprète, c’est le Dr Leleu, qui explique les bienfaits du plaisir, en particulier du plaisir clitoridien, il souligne :
Les hautes vertus du plaisir de la caresse clitoridienne
"Le plaisir que procure la caresse clitoridienne console les chagrins. Les femmes le savent bien qui recourent à cette caresse, quand un coup de cafard les atteint. Le plaisir apaise les tensions, l’énervement, le stress. C’est un excellent sédatif et un excellent somnifère. Il confère la bonne humeur. Il stimule l’énergie vitale et la créativité.

Les effets favorables sont à mettre au bénéfice des neurohormones, en particulier des endomorphines, qu’élaborent les centres cérébraux du plaisir : manger du chocolat… écouter de la « belle » musique, s’éclater dans un art ou dans un sport, prier avec transport et… faire l’amour ou se caresser. Dans tous ces actes, la quantité d’endorphines du sang augmente. Dans le plaisir sexuel, non seulement elle croît mais, au moment de l’orgasme, elle atteint des pics inégalés par aucun autre plaisir. Quand vous vous rappellerez les vertus des endorphines, - véritable panacée - , vous aurez compris pourquoi la stimulation du clitoris vous fait tant de bien : ces substances sont antidouleur, antitristesse, anti-angoisse, antistress, euphorisantes et psychostimulantes." (1)

1) La caresse de Vénus, p. 58, Dr Gérard Leleu, éditions LEDUC.S
Serait-ce là le secret du dynamisme de Sœur Emmanuelle ?
Pour quelle raison devrait-on se priver de ce fortifiant naturel ?
Le rêve de Myriam est clair et éloquent. Il lui montre qu’elle a besoin de ce plaisir et qu’elle doit accepter de vivre seule sa sexualité, puisqu’il n’y a plus d’échanges avec son mari malade.
Le rêve est bien le médecin bienveillant qui s’occupe de votre santé et vous donne des conseils individuels, qui s’avèrent être les plus pertinents et les plus sages.
Je reviendrai bientôt vous raconter d’autres rêves à ce même sujet qui viendront chacun apporter un avis nuancé et personnel.

Illustrations
Je remercie les artistes et les photographes, dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
- Les photos de femmes proviennent de la publicité pour la Lingerie La Perla.
- Midsummer Eve de Sir Edward Robert Hugues
08:34 Publié dans 9 Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, masturbtion, soeur emmanuelle, abricots, dr leleu, clitoris, inconscient
22.07.2007
LE RÊVE PREMONITOIRE 1 : "ET LE RÊVE SERA RECONNU"
QU’EST-CE QU’UN RÊVE PREMONITOIRE ?
Un peu d’étymologie
L’adjectif prémonitoire trouve son origine dans le verbe latin : monere qui signifie avertir. S’y ajoute le préfixe pré : avant ; prémonitoire signifie donc avertir avant, ou en avance, à l’avance.
Le nom prémonition désigne, selon le dictionnaire Robert, un avertissement inexplicable, une pensée, un sentiment d’origine mystérieuse, qui s’impose à la conscience et lui fait connaître un événement à l’avance.

En plus de la pensée ou du sentiment, je rajouterai, de façon indispensable, le rêve.
En effet, je considère pour ma part qu’il y a des éléments prémonitoires dans tous les rêves, des images qui préviennent le rêveur, lui annoncent des événements heureux ou malheureux, et le préparent à accueillir, à affronter l’avenir.

Le rêve prémonitoire peut désigner un événement dans le futur proche, le jour même, ou dans les jours qui viennent ; il peut tout aussi bien dévoiler un avenir plus lointain, révéler ce qui se passera dans quelques mois, dans un an, deux ans et voire même plus, dans dix ou vingt ans.
Voyons en premier un rêve qui, comme c’est souvent le cas, avertit à l’avance d’un danger. Ici, le rêve est un avertissement qui concerne immédiatement la rêveuse, pour les jours qui viennent.
Le récit de ce rêve se trouve dans le journal « Esprit Femme » n° 21, du mois de mars 07, dans des pages où les lectrices sont invitées à raconter « la chose la plus étrange qui leur soit arrivée ».
Françoise raconte :
Rêve
« Un soir, je rentre d’un contrôle de routine chez ma gynécologue. Tout va bien.

Trois jours après, je pars en vacances.
Dans la nuit, je me réveille en sueur. Je viens de rêver que j’ai un cancer dans le sein gauche, à un endroit très précis !
Impossible de me rendormir.
Le lendemain dès 9 heures, je demande un rendez-vous immédiat pour une mammographie.

Verdict : cancer du sein, indétectable à la palpation.
3 jours après j’étais opérée.
Ce rêve m’a sauvé la vie. »
Ce rêve se passe d’interprétation.
Des rêves avertissements, nous en recevons en tous genres toutes les nuits.

Ils sont souvent aussi clairs que le rêve de Françoise. J’y reviendrai.
Voici maintenant un rêve qui concerne un avenir très lointain.
Ce rêve a été reçu en 1992 par Marguerite, une rêveuse qui travaillait avec moi et envisageait d’apprendre à interpréter les rêves.
Rêve
« Dans mon rêve, je faisais partie d’un groupe qui se rendait à une conférence sur la santé.
Nous marchions à pied, j’étais à l’arrière et je traînais la jambe.
Je me retrouve ensuite à la conférence.

Le sujet est : « comment soigner les maladies de la société moderne et en particulier le sida ».
J’écoute les interventions des différents conférenciers et tout d’un coup une voix s’élève et dit :
« - Dans un avenir assez proche, - et je sais, dans mon rêve, qu’il s’agit d’une période de vingt à trente ans, - dans un avenir assez proche, dit la voix, le rêve sera une très bonne thérapie pour soigner les maladies de la société moderne.
La voix prend une pause et ajoute :
- Il sera même une excellente thérapie.
Et là, la voix proclame avec force :
- Et il sera reconnu ! »
Interprétation
Je faisais partie d’un groupe qui se rendait à une conférence sur la santé. Nous marchions à pied.
Le rêve invite la rêveuse à s’intéresser aux recherches qui ont lieu sur la santé dans son monde intérieur , au niveau de l’inconscient, comme dans le monde extérieur du conscient.

J’étais à l’arrière et je traînais la jambe
L’image souligne que la rêveuse ne fait pas preuve d’enthousiasme. Elle manifeste des résistances très nettes au sujet des rêves. Son attitude est en fait très ambigüe :
Elle fait, certes, preuve, d’un côté, d’ouverture d’esprit à l’égard du monde intérieur en participant à mes ateliers, mais de l’autre elle se montre très hésitante, voire récalcitrante. Elle n’avance pas, elle traîne dans ce travail de transformation intérieure. elle n'accepte guère que ses rêves aient un sens et puissent la guider dans sa vie
Le sujet de la conférence est : comment soigner les maladies de la société modernes et en particulier le sida.
Pourquoi est-il question plus particulièrement du sida ? La maladie du sida aurait-elle une signification symbolique ?
Le sida symbolique est une maladie de l’âme. La contamination du sida a lieu quand on fait l’amour avec un inconnu sans se protéger.

Au niveau symbolique, cela signifie qu’on épouse sans méfiance, sans discernement des points de vue inconnus, on prend plaisir à adopter des opinions extérieures passagères, des façons de se comporter qui plaisent sur le moment, mais dont on n’a pas vérifié si elles étaient saines. Notre monde est intoxiqué de toutes sortes de modes, d’idées, de théories psychologiques qui prétendent connaître l’être humain mais qui n’ont aucun contact réel avec l’âme, puisqu’elles n’en connaissent ni n’en comprennent le langage, qui est le rêve. Ces courants imposent des façons de vivre qui détournent de la voix intérieure personnelle, on n’écoute plus ses réactions instinctives, ses ressentis et on se laisse influencer, on ne sait plus ce qui convient ou non. On devient le jouet de ces modes et de ces normes illusoires, on vit dans la dispersion et les conflits, sources d’angoisse. On perd son autonomie, on perd ses capacités à se défendre, on ne reste plus soi-même, on attrape le sida.
Cette image, qui s’adresse à Marguerite, l’invite implicitement à se demander si elle ne subirait pas des influences extérieures qui lui feraient douter des rêves et de sa voix intérieure.
J’écoute les différents conférenciers et tout d’un coup, une voix s’élève et dit :

- Dans un avenir assez proche, - et je sais, dans mon rêve, qu’il s’agit d’une période de vingt à trente ans-
Marguerite a reçu ce rêve en 1992.. La rêveuse sait dans son rêve que l’avenir assez proche désigne une époque d’ici vingt à trente ans, c’est à dire d’ici 2012, 2022. Nous sommes aujourd’hui quinze ans plus tard, en 2007. Le rêve annonce donc des faits qui commenceront à se réaliser d’ici cinq ans. C’est bientôt.
Et voici ce que le rêve prédit :
- Dans un avenir assez proche, dit la voix, le rêve sera une très bonne thérapie pour soigner les maladies de la société moderne
Depuis de nombreuses années, notre société assiste à la multiplication de thérapies de toutes sortes.
« Elles poussent, a dit un jour un rêve, comme des champignons à la dernière pluie ».
Cette multitude de thérapies différentes et variées tentent de porter secours au désarroi ambiant, ce qui est bien la preuve que l’âme est malade, l’âme actuelle est en grande souffrance.

Mais bientôt on comprendra que le rêve, à côté de toutes les thérapies régnantes, a lui aussi une valeur thérapeutique, qu’il est une très bonne thérapie. Il retrouvera alors la dimension et la place qu’il a toujours eue toujours et partout dans toutes les civilisations, sauf la nôtre. C’est pourquoi notre société est malade.
La voix prend une pause et ajoute :
- Il sera même une excellente thérapie.
Et là, la voix proclame avec force :
ET IL SERA RECONNU.
Ce rêve vient ainsi dévoiler la perspective de l’avenir, à long terme, sur vingt, trente ans.
Marguerite a reçu ce grand rêve prémonitoire pour l’encourager à persévérer dans sa recherche, sans vouloir des bénéfices immédiats, sans attendre elle même une valorisation quelconque de son entourage qui apprécierait son travail avec les rêves.
Ce rêve n’a pas eu d’effet sur la rêveuse. Elle n’a pas poursuivi son dialogue avec l’inconscient.
Mais pour moi, ce rêve a été une bénédiction. Combien de fois il m’est revenu à l’esprit pour me soutenir dans les moments difficiles.

Il m'a encouragée, quand, dans ma solitude, je voyais les gens douter de mon travail, sourire ou se moquer, en tous cas se détourner, parce que le rêve ne leur dit pas ce que dit tout le monde et surtout, ne leur dit pas ce qu’ils voudraient entendre.
Ainsi ce grand rêve qui m’a tant et toujours consolée, annonce des changements auxquels les uns, sont en train d’œuvrer, et auxquels les autres assisteront bientôt.

10:59 Publié dans 8 Questions et réponses | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêve, interprétation, prémonitoire, inconscient, danger
11.07.2007
UN PEU DE VACANCES

Chers amis blogueurs,
Je vais m’absenter pendant quelques temps, sans doute jusque vers le 20 juillet.
Toutes ces dernières semaines, j’ai abordé le sujet des excréments. J’ai envie maintenant de changer de thème, même si la suite logique de cette étude serait d’examiner le sens de l’image des toilettes dans les rêves, et Dieu sait si ces lieux d’aisance tiennent de la place dans nos rêves. J’y reviendrai plus tard.
A mon retour, je viendrai vous retrouver pour examiner avec vous un domaine difficile, délicat, et passionnant : je vous parlerai des rêves prémonitoires.
Ne manquez pas de me faire part de vos expériences, si vous en avez envie. Vous pourrez m’écrire par mon e.mail. J’ai, en effet, momentanément supprimé l’accès aux commentaires, pendant mon absence.
A bientôt et recevez plein de rêves !
Christiane

13:05 Publié dans 5 Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves prémonitoires, interprétation, inconscient
LES YEUX BLEUS
Je vous ai raconté dernièrement les hésitations et les colères de Romain à l’idée d’accueillir un troisième enfant.

La nuit, dans son rêve, il s’est vu à la clinique, accueillant le petit nouveau-né, et s’est senti rempli d’une joie immense. Le rêve a transformé cet homme.
Voici maintenant Coralie. Coralie est mariée, maman de deux jumeaux, elle travaille comme secrétaire dans une entreprise et elle mène son monde rondement. La grossesse se passe très bien, elle se sent en pleine forme.
Elle en arrive à son congé de maternité et, se sentant débordante de joie de vivre et de dynamisme, elle s’active entre son mari, ses jumeaux, son ménage, sa famille et ses amis.

Mais voilà !
Un matin, elle me téléphone :
- Christiane ?
- Oh, Coralie, ça me fait plaisir de t’avoir au bout du fil ce matin. Comment vas-tu ?
- Ecoute, tu sais quoi ?J’ai eu un rêve cette nuit. Il faut absolument que je te le raconte :
Je voyais ma petite fille dans mon ventre. Elle me regardait avec d’immenses yeux bleus.

- Wouah ! Quel joli rêve !
- Et puis, tu sais, comme le font les petits bébés, elle m’a serré le pouce dans sa petite main,

et elle m’a dit… : « Et moi, Maman, je n’existe pas ? »
Coralie au téléphone a fondu en larmes.
Un amour immense l’a saisie. Elle est devenue Maman pour la troisième fois, et la petite fille a pris toute sa place.
Manon est alors venue, avec ses yeux bleus immenses.

Si vous aussi, vous avez envie de partager un rêve que vous avez reçu en attendant votre enfant, cet espace est là pour l’accueillir. Vous pouvez aussi, pendant les vacances, me l’envoyer par e.mail.

12:40 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, grossesse, bébé, inconscient, santé
08.07.2007
AMUSONS-NOUS UN PEU ! QUI SERA A L’HONNEUR AUJOURD’HUI ? CH. 9
J’ai quelquefois l’impression que mes rêves s’amusent à mes dépens. Ils me laissent faire mes expériences, et puis, après, ils viennent faire leur commentaire pour m’éclairer.
Voici donc un petit rêve que j’ai reçu il y plusieurs années.
Rêve : J’ai marché dans une merde
Je me trouve sur une jolie place plantée de vieux arbres.

Les feuilles qui palpitent créent sur le sol des jeux vivants d’ombre et de lumière, des taches mouvantes claires et sombres.
Sur la place, des gens sont assis paisiblement aux tables du café.
Moi, je suis sur la place, les pied nus. Et…dégoûtée, je m’aperçois que j’ai marché dans une merde ! J’en ai plein les pieds.
Et j’entends autour de moi les gens éclater de rire. Tout le monde rigole et s’amuse de ma déconfiture.
Interprétation
Je me trouve sur une jolie place, plantée de vieux arbres
L’image décrit ma situation : le cadre est joli, et les arbres témoignent d’une longue croissance pour prendre forme, en s’enracinant dans l’expérience de la terre.
Les feuilles créent des jeux d’ombre et de lumière

Les feuilles indiquent une croissance végétative, le fait de vivre naturellement, selon le rythme et l’alternance des saisons.
Avec cette image le rêve montre que l’endroit où je me trouve est marqué par les alternances, les contrastes d’ombre et de lumière qui forment le jeu de la vie.

Sur la place, des gens sont paisiblement assis à des tables de café.
Pour moi, un café est un endroit de détente où l’on peut consommer la boisson du même nom. C’est le moment où l’on prend contact avec « le noir », l’inconscient, avec la boisson qui a demandé une longue préparation : l’interprétation du rêve. Le café représente donc pour moi le cadre du travail d’interprétation des rêves. Ce peut être le cadre du travail avec les rêves en général, ou plus précisément mon activité personnelle dans le café-bar de mon association.

Les gens dans ce cadre représentent ceux qui viennent se restaurer au contact du monde intérieur, de l’inconscient.
Nous avons déjà vu le café dans le rêve du chat noir, le 28 mai 07. Le rêveur, à partir de ses associations, en arrivait à la même signification du café.
Moi, je suis sur la place, les pieds nus
L’image montre certes que je suis en contact avec la terre, cependant, je suis trop naturelle, je ne suis pas protégée des ennuis sur le chemin. Je ne sais pas me prémunir contre les dangers et les blessures qui peuvent se présenter. Le rêve décrit ainsi ce qu’on me signale souvent : ma confiance, ma sincérité, ma naïveté, ma crédulité.
Si j’avais des chaussures,
que symboliseraient-elles ?
Elles représenteraient la protection qu’apportent l’esprit critique, la ruse, la capacité à déceler d’emblée le mal chez les autres.

Ainsi, le rêve me montre que dans le travail avec les rêves, je ne sais pas me protéger.
Je m’aperçois que j’ai marché dans une merde

Eh bien, oui ! Si j’avais des chaussures, ce serait un peu moins dégoûtant.
A quoi le rêve fait-il allusion avec ce désagrément ?
A quoi cela me fait-il penser au moment où je reçois ce rêve, un incident fâcheux où je mets le pied dans une m… ?
Que s’est-il donc passé la veille, dont mon rêve vient me parler avec ce scénario ?
La veille ? J’ai eu un conflit orageux avec un psy qui ne sait pas interpréter les rêves. Il prend le rêve pour un truc qui va lui permettre de faire de l’argent. Que dis-je ? Une prétendue analyse avec laquelle il raconte déjà n’importe quoi et escroque ses clients. Et j’ai refusé de le garder en formation avec moi.
Je suis écoeurée, dégoûtée, révoltée.
Oui ! Voilà bien la situation merdique dans laquelle j’ai mis les pieds sans me méfier.
Ma situation n’est pas bien glorieuse. Bref, c’est vrai que je suis em…
Tout le monde éclate de rire et s’amuse de ma déconfiture
Le rire est communicatif ! Oui, la seule solution dans ma situation, c’est d’en rire.

Je ne vais pas me prendre au sérieux et faire un drame de cette histoire qui n’est qu’un petit ennui. Mon rêve vient me montrer l’attitude qui convient : le détachement et l’humour.
Conclusion
Le rêve ne fait pas de favoritisme. Il est impartial et chacun en prend pour son grade. Ce n’est pas parce que je suis interprète de rêves, que je vais être dispensée de difficultés et d’épreuves.
La dernière fois, le rêve mettait en évidence un de mes comportements qu’il trouvait merdique, cette fois-ci, il me montre que je suis tombée sur une merde,…et que tout ça,… c’est plutôt marrant !

Illustrations
Paul Turner Sargent (1880-1946)
Rivière tachetée, 1920
Chevaux broutant à l’ombre, 1930
10:30 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, interprétation, rêves, inconscient, merde, café
03.07.2007
SUITE DE L'ETUDE CH. 8
Au chapitre 4 précédent, je vous ai expliqué un des sens que pouvait prendre les excréments, présentés expressément sous forme « de m… ». L’image symbolisait une expérience odieuse
inique, « dégueulasse ». Elle peut, dans d’autres rêves, désigner aussi un comportement, ou même représenter une personne.
Il y a longtemps, quand j’ai commencé à ouvrir une formation à l’interprétation des rêves, de nombreux rêves sont venus me donner des indications, me dire ce qu’ils pensaient de ma façon de présenter ma structure.
En voici un très éloquent, qui viendra illustrer parfaitement notre propos.
Rêve : La crotte en forme de trombone
Je me trouve dans un espace était vaste et clair, qui ressemble à une université. L’atmosphère est animée.

Je suis dans un hall, un couloir, je vois de grands escaliers qui mènent à des salles. Des gens vont et viennent, je marche en discutant avec des personnes de connaissance. Je sais que je dois prendre un escalier sur la droite pour aller enseigner des élèves, leur donner une formation. Tout d’un coup, à mes pieds, sur la moquette rouge, je vois une tache marron. Je m’arrête, c’est une crotte, une crotte molle, quelqu’un a fait là une crotte. Je me sens offusquée ! Mais plus encore, je suis surprise, intriguée, car la crotte a la forme d’un trombone, comme ceux que j’emploie dans mon bureau.
Je me réveille en riant de la forme de la crotte, et je me demande comment on a bien pu faire pour que la crotte prenne cette forme ?
Interprétation
L’université
Au moment où je reçois ce rêve, le rêve me montre que je joue un rôle au sein de l’enseignement des rêves, je participe à la transmission de la connaissance « universelle ».

Il me fait ainsi comprendre l’importance de mon travail, ce dont quelquefois, il est vrai, je ne me rends pas bien compte.
Le hall, le couloir, les escaliers
Ces différents lieux sont des endroits de passage.

Me voici donc au moment où je me prépare, à droite, à entrer en activité, à transmettre mon savoir et mon savoir-faire, donner un enseignement et une formation à l’interprétation des rêves. Avec cette image mon rêve désigne les conditions préparatoires de mon travail.
La moquette rouge
La moquette assure un confort sous les pieds. Elle est la base sur laquelle je m’appuie pour avancer dans mon enseignement, elle désigne les conditions matérielles qui font que j’avance à l’aise. Le rouge en souligne l’ardeur, le dynamisme.

La crotte
Mais sur mon parcours se trouve une saleté répugnante, qui gâche la présentation générale si positive de mon travail. C’est une crotte, c’est de la merde !
Me voilà prévenue. Qu’est-ce donc ?

Une crotte en forme de trombone

Pourquoi cet objet ? Qu’est-ce que cela vient faire ici ? Le rêve a certainement une intention malicieuse. Que veut-il faire comprendre? Quand dans un rêve apparaît un objet plus ou moins insolite, vous pouvez être sûr que le mot, l’expression contient un rébus, un calembour.
Trombone… Tron…bone ; Tron…bonne… ; Trop bonne… !
Voilà ! L’inconvenance qui vient tout gâter, c’est que je suis bonne, trop, trop ! Ma douceur, ma gentillesse dans ma relation avec mes étudiants polluent la base de mon travail.
Je me demande comment on a bien pu faire pour donner une forme pareille
Avec cette image, le rêve m’invite à me remettre en question, à considérer la façon dont je me conduis, combien je me tourne et je me retourne pour en arriver à cette forme de trombone !

A quoi cela correspond-il dans le cadre de mon enseignement ?
Je vois bien que le rêve me reproche de me plier en quatre pour trouver des solutions qui conviennent à ceux qui veulent recevoir ma formation à l’interprétation des rêves ; par exemple leur ménager des conditions financières particulières,

ou m’adapter à leur emploi du temps en déplaçant mes dates à leur convenance ;

ou encore accepter des absences, craindre de vexer si je corrige.
Ma gentillesse excessive,

ma tolérance, ma souplesse proviennent en fait d’une réelle faiblesse. Comment puis-je alors former des élèves si je ne suis pas capable de me montrer ferme, exigeante, voire dure ?
Et le rêve indique sans détours ce que vaut mon comportement. Cette soit disant bonté, c’est une crotte molle, de la mollesse, c’est de la merde !
De même que la rose possède des stipules qui la protège,

de même il convient que j’applique et fasse respecter exactement les conditions d’accès à ma formation à l’interprétation des rêves, telles qu’elles sont stipulées dans le règlement.
Le rêve très ferme, réclame de la fermeté.
Et le rêve aussi est magique, car il sait dire les choses. Je me sens confuse, confondue du reproche. Mais le rêve me fait rire à mon réveil.

Son humour me fait accepter avec reconnaissance sa remarque cinglante, je comprends l’avertissement et je me donne beaucoup de mal pour corriger ma faiblesse, ma mollesse.
Il m’a fallu beaucoup travailler pour me corriger, cela m’a été très difficile et l’est encore. Il est parfois si agréable d’être gentil, n’est-ce pas ? Mais dans mon cas, mon rêve m’a dit ce qu’il en pensait.
Illustration :
Salvator Dali : Montre molle
17:55 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane rieel, rêves, interprétation, merde, université, inconscient
26.06.2007
UN PETIT INTERMEDE
Vous vous rappelez Héléna, une rêveuse qui apprend avec moi à interpréter ses rêves. Je vous ai raconté ses tourments, lorsqu’elle a appris qu’elle attendait un troisième enfant. Allait-elle le garder ? Allait-elle renoncer à porter la vie ? Un tout petit rêve, qui lui paraissait complètement nul, est venu la guider. Ce rêve était tellement nul, qu’elle ne voulait même pas le regarder. Et pourtant ! Vous pourrez le lire ou le relire à la date du 22 mai.
Après l’interprétation de ce rêve, Héléna a compris que son profond désir était de garder l’enfant et elle s’est transformée en une joyeuse maman.
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De son côté, Romain, son mari, n’est pas encore parvenu à accepter ce troisième enfant. Son plus grand désir maintenant, c’est de devenir propriétaire, de pouvoir enfin posséder un chalet, sa maison.
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La venue de ce petit intrus, avec toutes les dépenses qu’il entraîne, l’oblige forcément à renoncer pour l’instant à son souhait. Et que dire de ce qui n’est pas formulé mais pensé ?
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Biberons, couches, vaccins ; pleurs, dents, nuits sans sommeil ; ![]()
dépenses permanentes, contraintes quotidiennes, contrariétés assurées ; fatigue, énervement, frustration ;
voilà les pas multiples de la valse endiablée qui l’attend et le laisse déjà découragé.
Romain est nerveux, irascible, détestable. Il lui arrive de crier ses doutes et sa colère.![]()
Héléna me confie sa peine. Elle a bien du mal parfois à retenir ses larmes, et il y a des jours où elle déteste franchement son mari.
Et hier, je reçois un e.mail de sa part. Avec beaucoup de gentillesse, elle a accepté que je le partage avec vous.
Bonjour Christiane,
Hier à midi, lorsque Romain est rentré du travail, il m'a dit :
-" Tu sais quoi ? J'ai fait un super rêve cette nuit !....J'étais avec Théo et Bastien, tu avais accouché et nous te rendions visite à la maternité. C'était super ! wahou...
....C'était un garçon".
Nous avons déjeuné, et à la fin du repas, les enfants sont sortis de table. Romain est resté assis avec moi et il m’a parlé :
« - Ecoute, ce rêve cette nuit, c’était drôle, j’ai ressenti dans ce rêve un grand bonheur. Je revois l’image : je venais, accompagné des garçons, rencontrer ce nouveau bébé.

J’ai été inondé d’une joie immense.
Quel joli rêve ! »
Alors je lui ai parlé à mon tour :
"- Tu vois, le rêve vient te réconforter, te rassurer sur l’avenir, te rassurer sur ce qui va arriver avec ce bébé qui entre dans notre famille.
C'est pour te faire prendre conscience de ce nouveau bonheur. Après ce que tu as dis l'autre jour...le rêve te fait sentir que cela vaut la peine de renoncer à ton chalet pour le moment....c'est un sacrifice mais tu verras, ça vaut la peine "
Il a acquiescé, car il a senti, à travers ce rêve, tout le sens, toute la dimension que prend en lui l'arrivée de ce bébé. Il a été touché.
Les rêves sont vraiment prévenants.
Voilà, je tenais à partager ce rêve avec vous ; Romain a tenu dernièrement des propos si désagréables au sujet du bébé. Le rêve est venu modifier son état d’âme. Je n’ai rien eu à faire.
Je vous embrasse.
Héléna

Je voulais partager avec vous le bonheur de ce rêve.
L’expérience d’Héléna et de Romain n’est pas unique. Les rêves viennent souvent accompagner la naissance d’un bébé et modifier l’attitude des parents.
Et vous, Mamans et Papas qui me lisez, avez-vous reçu des rêves semblables qui vous préparaient à accueillir votre enfant dans ce monde ? Aimeriez-vous les partager ?
Alors, n’hésitez pas à transmettre votre expérience. Ceux qui vous liront constateront, grâce à votre témoignage, combien les rêves accompagnent et soutiennent chacun de nous, là où nous en sommes dans notre vie.
Ces rêves seront peut être plus tard le sujet d’une étude. En attendant, la prochaine fois, nous poursuivrons l’étude que nous avons entreprise sur des rêves plus prosaïques.
09:50 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, bébé, naissance, inconscient
19.06.2007
CH. 5 : UN PETIT GARCON QUI SE NETTOIE MAL LE DERRIERE
Analysons aujourd’hui le rêve que je vous ai annoncé :
Rêve
Mon petit garçon me dit qu’il vient d’aller aux toilettes.
Je lui conseille de bien s’essuyer. Il me répond qu’il l’a bien fait, mais je vérifie quand même. En fait, il a encore du caca sur ses petites fesses et je dois m’y reprendre plusieurs fois pour retirer tout la saleté.
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Interprétation
Mon petit garçon
Ce n’est pas la première fois que nous voyons le fils apparaître dans le rêve de sa mère. Avec cette image le rêve parle du pôle masculin chez la femme. Cette facette intérieure d’elle est en plein développement, comme son enfant de chair extérieur. Ce fils décrit la façon dont elle commence à s’affirmer dans le monde extérieur. En regardant comment se comporte ce fils, nous pourrons connaître plus précisément ce dynamisme masculin intérieur.
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A ma demande, la jeune maman me parle de son fils :
- Mon petit bonhomme découvre en ce moment le pouvoir de dire non. Il s’oppose
souvent, pour voir comment je vais réagir, il me défie, il me teste. Il apprend à exercer sa volonté, quand je veux lui apprendre l’obéissance.
Ces paroles décrivent très clairement la situation intérieure de Marianne : comme son petit garçon, elle est en train d’apprendre à exercer sa volonté, qui contrebalance son tempérament trop soumis. Cet aspect masculin d’elle même est en train de se développer et elle doit en prendre soin avec le même amour que pour son fils réel.
Il vient d’aller aux toilettes
Cette image montre que la rêveuse, comme son petit garçon, commence à s’exprimer de façon personnelle dans sa vie quotidienne. Un petit bonhomme contredit, s’oppose, refuse ce qui ne lui convient pas.
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De même, elle devient capable d’affronter son entourage, au lieu de fuir dans le retrait, elle lutte pour répondre aux contradictions, faire valoir son point de vue, ses idées, elle lutte pour refuser de céder, à la différence de ce qu’elle faisait d’habitude. Elle commence à exprimer ses envies, respecter ses besoins.
Mais tout ce changement ne se fait pas sans doutes et hésitations et le rêve invite Marianne à être vigilante.
Mon petit garçon ne s’est pas bien essuyé, il a encore du caca aux fesses.
Les contenus intérieurs ont été correctement excrétés, mais il reste des traces qui salissent. Ce n’est pas ce qui sort, qui est exprimé, qui est sale. Ce sont les traces que ce processus laisse sur son passage.
Quelles sont ces traces ? De quelle façon la rêveuse se sent-elle sale, quand elle s’est affirmée en s’exprimant authentiquement ? Marianne se fait des reproches, culpabilise. ![]()
Elle se dit qu’elle est égoïste, mesquine, tyrannique, elle s’accuse de faire de la peine aux autres. Elle a mauvaise conscience, se tourmente de scrupules ; la voilà, la saleté.
J’ai du m’y reprendre plusieurs fois pour retirer la saleté
Voilà bien le soin attendrissant d’une maman pour son petit enfant. Avec la même attention dévouée, elle doit s’occuper d’elle-même, se reprendre, se corriger de façon répétée, pour se libérer de ses résidus, de ces pensées et ressentis négatifs.
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Elle doit aller jusqu’au bout de son effort pour reconnaître sa valeur, pour se sentir bien, nette, pas coupable. Il est tout autant désagréable à son âme de ne pas être débarrassée de ces traces sales, de ces tracas intérieurs, que pour l’enfant de garder du caca aux derrière.
Ainsi Marianne apprend à se surveiller : elle comprend qu’elle doit arrêter de se critiquer, de douter d’elle même. Ainsi, sous la conduite du rêve, la jeune femme apprend à avoir confiance en elle et à devenir plus authentique.

Illustrations
La vierge et l’enfant, Lubin Baubin, 17ème siècle
Innovation : Ysis Galerie ; lysiscanalblog .com
18:10 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, formation, inconscient, excréments, toilettes
16.06.2007
ENCORE UNE PETITE LECON D’ANATOMIE SYMBOLIQUE : LES INTESTINS CH. 4
J’ai commencé la dernière fois une petite étude des excréments. Cependant, avant de la poursuivre, il faut revenir à une étude d’anatomie symbolique pour mentionner cette fois-ci les intestins, où s’élaborent les matières fécales. Je vais donc essayer de vous montrer l’analogie qui existe entre la fabrication des excréments des rêves et ceux de la réalité. Cela vous permettra de comprendre pourquoi les excréments et les lieux d’aisance tiennent une si grande place dans les rêves.
Les intestins
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Le mot « intestin » vient du latin et signifie « intérieur ». Le mot « entrailles », de la même famille, signifie aussi « intérieur ». Les intestins constituent donc l’espace qui se trouve à l’intérieur du corps humain, jusqu’à l’intérieur de l’intérieur, le monde de l’âme. Son rôle est de digérer ce qui convient à l’organisme pour le nourrir et d’expulser les restes, et surtout ce qui ne peut être assimilé. L’intestin assure ainsi une grande fonction de tri et de nettoyage.
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Le travail des intestins : image des processus psychiques intérieurs.
A l’intérieur de vous, dans votre monde intérieur, ont lieu toutes sortes d’activités dont vous avez plus ou moins conscience. Ce que vous vivez dans le monde extérieur, toutes vos expériences entraînent toutes sortes de réactions, produisent des contenus variés que vous allez garder ou rejeter.
Vous éprouvez des ressentis![]()
Ainsi, vous éprouvez des impressions, des mouvements et émotions, des impulsions, des désirs. Ce sont là des ressentis. Ne parle-ton pas de ressenti viscéral ?
Vous recevez des idées et intuitions
En vous ont lieu également d’autres processus, mélangés aux précédents.
Toutes sortes de réflexions se déroulent en vous, plus ou moins à votre insu, plus ou moins volontairement ou consciemment. Vous pouvez ruminer, vous assimilez, vous comprenez certains points : des idées, des intuitions surgissent de l’intérieur, sans raisonnement conscient.
Vous avez des « envies de faire »
Au fur et à mesure de tous ces processus, il peut arriver aussi que vous naissent des envies de faire quelque chose, des désirs d’innovations, de changement, ou le contraire.
Ainsi, à l’intérieur de vous ont lieu toutes sortes de mouvements internes. Tout ce mélange, tous ces ressentis, ces idées, ces envies de faire, qui remuent en vous, c’est le produit de votre ventre, de vos intestins, de votre vie intestine
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Excrément vient du latin. Le préfixe « ex » indique la sortie, l’évacuation, le verbe « cernere »
veut dire tamiser, trier. Comme pour les matières excrémentielles, il est impératif de faire quotidiennement le tri dans votre monde psychique entre ce vous gardez et de ce que vous devez expulser. L’expulsion a lieu, soit parce que certaines éléments s’avèrent dangereux pour votre santé, soit parce que c’est là l’aboutissement d’un processus de nettoyage sain et normal.
Vous allez alors excréter ce qui vous vient de votre monde intérieur.
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Les excréments de la réalité concrète, comme ceux des rêves sont donc le produit d’une élaboration et d’un tri, d’un choix. Ce travail conduit à expulser, sortir dans le monde extérieur, des contenus intérieurs jusque là invisibles, on en vient à les exprimer, les rendre visibles, les matérialiser. Il s’agit bien d’une entrée dans le monde réel, d’une réalisation, d’une concrétisation.
Ces productions, venues de l’intérieur, recèlent l’esprit du ventre, l’or de la créativité.
Pour les rêves, comme pour les alchimistes, ces productions à nos yeux méprisables, sont précieuses. Elles contiennent des éléments créateurs qu’ils appellent de l’or. C’est dans les excréments que se trouve l’or, c’est à dire votre créativité personnelle différente.![]()
C'est là expression de l’esprit original et unique qui vous anime. Pour les rêves et les alchimistes, il s’agit de rien moins…lâchons le mot… que de la matière divine.
Wouaoff !
C’est là que se trouve ce qui s’appelle l’esprit du ventre.
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Si vous comparez les intestins et le cerveau, vous constatez combien ils se ressemblent : ils sont composés l’un comme l’autre de circumvolutions très élaborées.
Mais regardons la langue française populaire, très proche de la vie inconsciente :
Ne dit-on pas en langage d’étudiant : « chiader », pour travailler ? Un chiadeur, c’est un gros travailleur qui étudie et assimile les connaissances. Vous direz de son exposé : c’était « vachement chiadé ».
Et pour évoquer le travail du sculpteur, ne dit-on pas « couler un bronze », comme le faisait le sculpteur Rodin ?
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La position du penseur de Rodin, n’est-elle pas éloquente ?
Ainsi, les rêves d’excréments peuvent, selon le cas, vous inviter à sortir votre créativité. Il s’agit souvent de contenus intérieurs personnels, dont d’habitude vous ne perlez pas: vous poursuivez des réflexions, vous élaborez des pensées, vous sentez des impulsions à agir, à créer, des envies de faire comme cela vous plait. Exprimer tout cela dans le monde extérieur ne se fait pas toujours facilement.
La prochaine fois, je vous interprèterai à ce sujet le petit rêve éloquent que voici : c’est Marianne, une jeune maman qui l’a reçu dernièrement.
Rêve : Mon petit garçon se nettoie mal le derrière
Mon petit garçon me dit qu’il vient d’aller aux toilettes.
Je lui conseille de bien s’essuyer. Il me répond qu’il l’a bien fait, mais je vérifie quand même. En fait, il a encore du caca sur ses petites fesses et je dois m’y reprendre plusieurs fois pour retirer tout la saleté.

Illustrations
Materia prima
Spirale de Sophie Dumont
Spirale dePierre Alchinsky
Le bout du tunnel : chelmi.canalblog.com
Le penseur de Rodin
10:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, formation, inconscient, excréments, toilettes
06.06.2007
UN NOUVEAU SUJET : LES RÊVES UN PEU "CRADES" ! CH. 1
Quel nouveau sujet vais-je aborder avec vous maintenant ? Ce sera le rêve un peu « crade » !
La tâche de l’interprète de rêves est des plus difficiles : il lui faut être capable d’aborder tous les sujets. Cependant, le rêve ne vient pas vous parler de ce que vous savez déjà, mais de ce que vous ignorez ou ne voulez pas voir.
Les sujets abordés la nuit seront donc des sujets qui ne vous plairont pas toujours. C’est pourquoi, dans mon blog j’en arriverai à vous parler de sujets délicats dont on évite de parler publiquement.
Je dois déjà affronter cette difficulté avec mon livre « Amour et sexe dans vos rêves ». Soit certains vendeurs des librairies, soit d’éventuels lecteurs s’offusquent qu’on puisse parler d’amour et de sexe. Manifestement, ils ne s’occupent que des choses les plus élevées. Tout ce qui se passe en bas, sous la taille, berk ! C’est sale.
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Mais ces grands dégoûtés ne vous racontent pas leurs rêves ! Bien sûr que non, parce qu’ils n’en sont pas toujours très fiers, et quand ils osent vous en parler, gênés, ils s’en excusent gentiment.
Alors, maintenant, je vais vous parler de rêves un peu « crades » qui sont très fréquents : des rêves du bas du corps, des excréments, des toilettes. Ce thème tient une très grande place dans les scénarios de nos nuits.
Ce n’est pas facile. Déjà au niveau des images ! Comment vais-je faire ?
Et puis, vous allez peut être vous vous exclamer :
« - Comment ? Mais vous venez de nous parler du divin ans les rêves, c’était magnifique.
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Vous pourriez choisir des sujets moins triviaux pour ménager une transition moins abrupte.
Votre choix peut paraître quand même un peu choquant et maladroit, en tous cas vulgaire. »
Oui, mais moi, je n’ai pas envie de vous parler d’autre chose, et je sais bien pourquoi.
Il existe une loi dans la vie de l’inconscient. C’est la loi de l’alternance des contraires, illustrée actuellement par la célèbre image du Tao, l’alternance du Yin et du Yang.
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Cette conception n’est pas l’exclusivité de l’Orient. Elle fait aussi partie de notre patrimoine culturel occidental, même si on l’oublie. Cette conception avait déjà été formulée par l’un des plus remarquables philosophes de l’Antiquité : Héraclite, ( 540- 480 avant J.-C.)
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Tout est devenir, chaque chose se convertit en son contraire. Dans l’univers, les contraires font partie d’une unité fondamentale et s’affrontent éternellement pour se transformer.
Victor Hugo disait la même chose quand il soulignait la coexistence du sublime et du grotesque.
Et aujourd’hui, je vous explique ces considérations, parce que dans le dialogue entre le conscient et l’inconscient, avec les rêves, il en va de même. On ne peut pas monter sans descendre, parler du haut sans parler du bas. Plus on est monté haut, plus il convient de redescendre au plus bas.
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Et soyez sûrs que, ce faisant, je ne fais que respecter la vielle et sage recommandation de mes prédécesseurs sur la voie des rêves, les philosophes hermétiques, appelés aussi les vrais alchimistes, les chercheurs de l’or non vulgaire, c’est à dire de l’or non matériel. Voici ce que conseillaient ces explorateurs de la voie intérieure, de l’inconscient :
« Prends cette chose qui est foulée aux pieds sur ses tas de fumier, sinon, voulant monter sans échelle, tu tomberas sur la tête ».
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Cette chose, disent –ils, c’est l’or, qu’« on trouve dans les excréments », « ex stercore invenitur » selon l’expression latine d’alors.
Cette chose dans les excréments est foulée aux pieds, on la méprise, on n’en fait aucun cas, on la bafoue. Cependant ce mépris voue à l’échec toute tentative de monter à l’échelle, c’est à dire toute recherche spirituelle. Celui qui veut monter dans les hauteurs sans passer par le bas et regarder sa « merde », celui là n’arrivera à rien et sera renversé.
Ce qu’il y a de plus précieux provient du plus vil, pour arriver en haut, il faut d’abord passer en bas.
Quant à nous, nous serons plus prudents et moins dégoûtés, nous nous amuserons donc les prochaines fois à regarder au plus bas, à analyser ce que sont les rêves des toilettes et des excréments.
Au fait, dans le conte (qui est le rêves collectif) n'est-ce pas l'âne, qui fait des crottes en or ?

Illustrations
- La philosophie, sculpture du portail de Notre Dame de Paris
-L’âne : Dessin d’Epinal, vers 1870, pour le conte de Peau d’Ane de Charles Perrault.
10:50 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : christiane riedel, rêves, interprétation, formation, inconscient, excréments, toilettes
