Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/03/2007

LES BOUTONS D'OR

Les deux boutons dorés

Ton rêve, Michel, est exemplaire et exprime une situation masculine très fréquente, que les rêves invitent constamment à transformer.
Même si ton rêve semble court, il en dit beaucoup plus que je ne peux le faire. Je me contenterai d’être succincte, et ce sera déjà long ! D’ailleurs, comme tu as déjà analysé ton rêve avec beaucoup de pertinence, je n’irais pas dans les détails.

L’amérindienne
Elle désigne une facette féminine de toi même, dans l’accueil, la réceptivité, le ressenti, qui vit dans la sagesse medium_calf_woman_femme_amérindienne.jpgancestrale de la terre où tu habites, le Canada, à la différence de toi même, blanc d’origine occidentale, avec toute la culture et les traditions que cela implique.
Elle s’appelle Naomie, c’est à dire : n’a omis, celle qui n’a rien omis, celle qui prend tout en considération. Elle connaît tous les aspects de la vie et tient compte de tout. Elle est donc capable de te montrer les aspects de la vie que tu ne vois pas, et c’est bien en effet ce qu ‘elle va faire.

Elle te conseille de renoncer à ton imperméable de pompier.
Cet imperméable de pompier semble conçu et fabriqué pour protéger du feu. Mais un imperméable est une protection contre la pluie, l’eau. Il y aurait là un amalgame entre l’eau et le feu. L’image paradoxale de l’imperméable pour pompier indique que tu restes insensible, inaccessible à la réalité des émotions, des sentiments. Tu te défends contre tous les affects brûlants.

Le feu
medium_twisterofflame_le_feu.jpgEt qu’est-ce donc que ce feu, ce liquide brûlant, si ce n’est la brûlure de la passion ?
L’image indique donc que jusqu’ici, tu as évité le contact avec le feu. Cette attitude, cependant, ne t’appartient pas, ne correspond pas à ta nature, tu l’as utilisée pour une certaine nécessité, mais tu n’en as plus besoin. Celle dont la sagesse n’omet rien te montre que maintenant, à cette étape de ta vie, il est temps de considérer la réalité de la passion qui brûle et dévore, qui fait mourir pour faire renaître. Tu as atteint une force et une maturité suffisante pour pouvoir vivre et traverser cette expérience sans laquelle la vie n’est pas pleinement vécue.

Les boutons
Cependant, tu dois conserver ce qui t’appartient, deux boutons. Le bouton est un objet arrondi, placé à droite sur un vêtement d’homme, on le fait passer par la boutonnière, une fente à gauche, du côté féminin. Grâce aux boutons, les deux côtés, la gauche et la droite, le féminin et le masculin, l’homme et la femme peuvent se joindre et former une unité. Le bouton symbolise ici ton sexe d’homme.

Que déduire de cette image ?
Il semblerait que dans la relation sexuelle avec la femme, quand tu fais passer les boutons dans les boutonnières, tu aurais endossé jusqu’ici un imperméable contre le feu, tu te protégerais contre les émotions qui pourrait t’amener à aimer dans la passion, qui signifie aussi souffrance. Tu te fermerais contre les emportements de la passion. Tu prendrais tes distances par rapport à ta partenaire pour ne pas être mordu par le feu. Ainsi tu chercherais à vivre ta vie sexuelle tout en restant froid, ce qui te permettrait de rester dans ton confort, en dehors de l’affect, tu refuserais de t’investir émotionnellement dans la relation sexuelle, tu refuserais l’amour passion.

Pourquoi est-il question de deux boutons
Je ne peux que te faire des suggestions : s’agit-il de deux femmes avec lesquelles tu aurais une relation, un bouton pour chacune ?
S’agit-il de ta créativité, au niveau du plexus solaire, et de ta sexualité au niveau du bas du ventre ?

Tu gardes les boutons
Celle qui n’omet rien, te rend ce qui t’appartient : ta virilité.
La façon dont tu parles des boutons mérite d’être examinée.
Tu donnes comme titre : « Les boutons d’or ». Plus loin tu écris : « les boutons dorés », puis : « les boutons d’orés » . Ces variations sont significatives :


Pourquoi as-tu écris d’orés ?
Je te suggèrerais un rapprochement entre « orés » et le mot « orée », le bord, la lisière. Ainsi, les boutons d’orés indiqueraient que tu ne t’exprimerais pas complètement dans ta vie d’homme, tu resterais au bord de la vie amoureuse, à l’orée de l’amour et de la passion, en deçà de ce à quoi la vie t’appelle pour que tu n’omettes rien et la vives pleinement.

medium_bor_q172_bouton_d_or.jpgLes boutons d’or
Ce titre que tu choisis montre que l’objet n’est plus seulement recouvert d’une pellicule, dans l’apparence, il est de l’or dans la masse, l’or dans les rêves étant le symbole de l’énergie divine. Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette image.
Ce choix permettrait de supposer une future transformation grâce à laquelle tu ne resterais plus imperméable aux sentiments passionnels, tu entrerais dans la totalité de la vie sexuelle et émotionnelle, en acceptant la nature divine du feu de l’amour.

Ainsi, les dernières lignes de ton commentaire apparaissent avec une exactitude remarquable.
Ainsi, Naomie, la sage de tes rêves, qui n’omet rien, te montre le chemin, comme tu l’écris », « jusqu’à son accomplissement total ».

Commentaires

Merci Christiane pour ce commentaire.

Cela me permet d'aller encore plus loin dans mon analyse et ce que vous y avez écris me porte grandement à réfléchir.

J'aurais une question.

Il m'arrive souvent dans mes rêves d'y voir ou d'y sentir la présence d'une personne qui ne particpe pas au rêve c'est comme si cette personne "observait" ce que j'allais dire ou faire dans le rêve, parfois je la vois mais pas son visage, mais sa présence se fait sentir très fortement. C'est presque toujours une femme.

Parfois elle est loin de moi et parfois très proche, mais l'intensité de sa présence est la même à chaque fois. Son rôle "d'observatrice" m'intrigue mais pas dans le rêve, sa présence dans les rêves est naturelle, c'est en écrivant mon rêve à mon réveil que je constate surtout la puissance de sa présence.

Pourriez vous me mettre sur une piste de recherche et d'analyse?

Merci

Michel

Écrit par : Michel Cardinal | 12/03/2007

Les commentaires sont fermés.