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rêves

  • UNE PETITE MERVEILLE

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    Mes chères blogueuses

    Mes chers blogueurs,

     

    C'est avec un vrai plaisir que je viens vous retrouver aujourd'hui. J'ai envie de vous raconter un petit rêve, une petite merveille, un petit rêve que j'ai reçu.

    Mais il me faut auparavant vous dire avec précision les circonstances dans lesquelles ce rêve est venu. Et pour une fois, je vais vous parler de moi plus personnellement.

    En octobre 2016, j'ai fait de la tachycardie. Le cardiologue m'a prescrit le top des top, deux médicaments du dernier cri : pour le coeur un bêtabloquant qui en régularise les battements et pour le sang, un anticoagulant, afin d'éviter l'éventuelle formation de caillots qui pourrait provoquer un accident vasculaire cérébral.

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    Catastrophe !

    Que vous dire ?

    Du jour au lendemain je me suis retrouvée épuisée, lourde et molle ; sans forces, éteinte, anéantie ; me voilà incapable de monter la toute petite pente de ma rue, encore moins les escaliers, je me traîne à grand peine, je passe de la taille 46 au 50.

    De surcroît, ces jolis petits comprimés roses ou en forme de coeur m'abrutissent, ils me transforment les neurones en glu et les méninges en gadoue, ils m'empêchent d'écrire une ligne, que ce soit pour mon courrier, mon blog, pour un article ou mes séminaires.

    Et je me surprends à fondre en larmes.

    Mais le pire reste à venir.

    Six mois plus tard, en mars 17, toujours sous traitement, toujours gourde, cruche, tourte, tartre, idiote, toujours nouille et empotée, je suis tombée et me suis cassé le bras.

    Cela n'a pas l'air bien méchant, mais, à cause de l'anticoagulant, le sang, devenu trop liquide, s'est répandu dans tout le bras, formant un énorme hématome de 40 cm, très douloureux.

    Je bénis le ciel de ne m'être pas cogné la tête contre l'armoire que j'ai frôlée en tombant. C'est ainsi que mon père est mort.

    Quand on constate l'hématome que j'ai eu au bras et la déchirure du muscle, il est évident que le choc sur la tête aurait entraîné...

    une hémorragie cérébrale...

    au mieux... la mort...

    ...au pire, le séjour en mort lente dans une maison pour handicapés, avec des frais que je ne puis assurer et mes enfants non plus.

    Je ne fais pas du mélo.

     

    Au contraire !

    J'ai appris à mes dépens que pour ce nouvel anticoagulant, il n'existe aucun contrôle de la viscosité sanguine et on ne dispose d'aucun antidote en cas d'hémorragie grave.

    J'ai aussi découvert avec effroi dans mon entourage plusieurs proches chez qui ce nouvel anticoagulant avait provoqué une grave hémorragie. Devant l'impossibilité de l'arrêter, les personnes ont du faire appel aux pompiers ; amenées d'urgence à l'hôpital elles se sont retrouvées avec un hématome géant, affaiblies et souffrantes.

     

    Bravo l'anticoagulant qui peut vous mettre en danger mortel !

     

    Je vous dirai clairement les sentiments que j'ai éprouvés devant ces dégâts.

    J'ai été révoltée de constater l'effet que ces produits ont exercé sur moi, sur mon organisme, jusqu'à le dénaturer et le détruire lentement.

    J'ai été effrayée de voir les mêmes ravages exercés sur d'autres autour de moi.

     

    J'ai lu sur les forums et les sites français ou américains des expériences navrantes et des avertissements

    J'ai entendu parler de médicament potentiellement criminel. Qui tient compte du principe de précaution ?

    Et pire, pour certains, il est question d'empoisonnement collectif.

    Empoisonnement collectif ? Parano ?

     

    Quoi qu'il en soit, pour mon humble personne, j'ai été épouvantée !

    Oui, épouvantée !

    Je suis la gardienne de mon corps et mon premier devoir est de le respecter et de le soigner correctement pour qu'il me porte et me permette d'accomplir ce que la vie attend de moi.

    J'ai donc repris le soin de ma santé en mains.

    De ma propre initiative, et en toute conscience, j'ai décidé de cesser d'être empoisonnée sournoisement, j'ai décidé d'arrêter très doucement et très progressivement le traitement prescrit.

    La question s'est posée alors : comment faire maintenant pour me soigner ?

    Et c'est là que la merveille a eu lieu, la nuit, en rêve :

     

    Je suis chez le médecin, assise en face de lui à son bureau. Il a des papiers devant lui. Il me regarde et me dit :

    - Écoutez, Mme Riedel, nous gardons votre dossier, parce qu'il vous arrive toujours des trucs impossibles, mais vous vous en tirez toujours !

     

    Je me suis réveillée et j'ai pleuré de reconnaissance.

    Je n'avais pas la solution, c'était à moi de la trouver, mais je savais que je la trouverai et que je m'en sortirai.

    Je suis allée chez mon médecin traitant, je lui ai fait part de ma décision, je lui ai apporté une lettre où je la décharge de toute responsabilité.

    Elle s'est inquiétée.

    Mais j'avais ma réponse :

    - Docteur, il faut que vous sachiez, j'ai reçu un rêve, je sais que je vais m'en sortir.

    Je lui ai raconté mon rêve, je lui ai offert mon livre " Ces rêves qui protègent et qui guérissent".

    Et j'ai cherché un autre cardiologue.

    Guidée par des synchronicités, je l'ai trouvé. C'est un monsieur plein d'expérience, affable, courtois. Il m'a prescrit des médicaments traditionnels et éprouvés.

    Croyez-moi : en cinq jours, je n'avais plus rien. Oui en 5 jours.

    Un souvenir me reste :

    Je vois le cardiologue examinant l'électrocardiogramme qu'il vient de me faire et je l'entends s'exclamer, surpris, heureux :

    - Oh Mme Riedel, c'est miraculeux !

    Alors je lui ai raconté mon rêve et il a souri.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • QUAND LE RÊVE DEVIENT RÉALITÉ

     

    La dernière fois nous avons vu Renart rôder autour du poulailler affolé. Seul Chantecler le coq, qui ne l'a pas vu, est convaincu que le danger n'existe pas. D'ailleurs n'est-il pas le puissant protecteur de cette sotte volatile ? Il s'endort donc tranquille mais reçoit un rêve qui l'alerte fort. Il en demande l'interprétation à Pinte, la meilleure tête de la troupe. Selon notre finaude, le rêve vient prévenir le coq qu'il va se retrouver dans la gueule de Renart. Alerte donc ! Mais Chantecler, rempli de confiance en lui, déclare bien fou celui qui s'épouvante d'un rêve, il prie donc Pinte de se taire et se rendort.

    renard-tete-300x289 (1).jpg

     

    Or Renart n’avait rien perdu de l’entretien de Chantecler et de Pinte. Il avait vu avec satisfaction la confiance du coq, et quand il le crut bien rendormi, il fit un mouvement, mit doucement un pas devant l’autre, puis s’élança pour le happer d’un seul bond. Mais si doucement ne put-il avancer que Chantecler ne le devinât, et n’eût le temps de faire un saut et d’éviter l’atteinte, en volant de l’autre côté du fumier.

    Renart voit avec dépit qu’il a manqué son coup ; et maintenant, le moyen de retenir la proie qui lui échappe ?

    Ah ! mon Dieu, Chantecler, dit-il de sa voix la plus douce, vous vous éloignez comme si vous aviez peur de votre meilleur ami. De grâce, laissez-moi vous dire combien je suis heureux de vous voir si dispos et si agile. Nous sommes cousins germains, vous savez. »

    Chantecler ne répondit pas, soit qu’il restât défiant, soit que le plaisir de s’entendre louer par un parent qu’il avait méconnu lui ôtât la parole. Mais pour montrer qu’il n’avait pas peur, il entonna un brillant sonnet.

    cockerell.jpg

    « Oui, c’est assez bien chanté, dit Renart, mais vous souvient-il du bon Chanteclin qui vous mit au monde ? Ah ! c’est lui qu’il fallait entendre. Jamais personne de sa race n’en approchera. Il avait, je m’en souviens, la voix si haute, si claire, qu’on l’écoutait une lieue à la ronde, et pour prolonger les sons tout d’une haleine, il lui suffisait d’ouvrir la bouche et de fermer les yeux.

    coq chante.PNG

     

    Cousin, fait alors Chantecler, vous voulez apparemment railler.

    Moi railler un ami, un parent aussi proche ? Ah ! Chantecler, vous ne le pensez pas. La vérité c’est que je n’aime rien tant que la bonne musique, et je m’y connais. Vous chanteriez bien si vous vouliez ; clignez seulement un peu de l’œil, et commencez un de vos meilleurs airs.

    Mais d’abord, dit Chantecler, puis-je me fier à vos paroles ? Éloignez-vous un peu, si vous voulez que je chante : vous jugerez mieux, à distance, de l’étendue de mon fausset.

    Soit, dit Renart, en reculant à peine, voyons donc cousin, si vous êtes réellement fils de mon bon oncle Chanteclin. »

    Renard-roux-Credit-Eric-Bégin-Creative-Commons.jpg

     

    Le coq, un œil ouvert l’autre fermé, et toujours un peu sur ses gardes, commence alors un grand air.

    « Franchement, dit Renart, cela n’a rien de vraiment remarquable ; mais Chanteclin, ah ! c’était lui : quelle différence ! Dès qu’il avait fermé les yeux, il prolongeait les traits au point qu’on l’entendait bien au-delà de l'enclôt. Franchement, mon pauvre ami, vous n’en approchez pas. »

    Ces mots piquèrent assez Chantecler pour lui faire oublier tout, afin de se relever dans l’estime de son cousin : il cligna des yeux, il lança une note qu’il prolongeait à perte d’haleine,

    crowing_rooster-300x225coq chante.jpg

    quand l’autre croyant le bon moment venu, s’élance comme une flèche, le saisit au col, et se met à la fuite avec sa proie. Pinte qui le suivait des yeux, pousse alors un cri des plus aigus.

    « Ah ! Chantecler, je vous l’avais bien dit ; pourquoi ne m’avoir pas crue ! Voilà Renart qui vous emporte. Ah ! pauvre dolente ! Que vais-je devenir, privée de mon époux, de mon seigneur, de tout ce que j’aimais au monde ! »

     

    Cependant au moment où Renart saisissait le pauvre coq, le jour tombait et la vieille femme, gardienne de l’enclos, ouvrait la porte du poulailler. Elle appelle Pinte, Bise, Roussette ; personne ne répond ; elle lève les yeux, elle voit Renart emportant Chantecler à toutes jambes.

    « Haro Haro ! s’écria-telle, au Renart, au voleur ! » et les paysans d’accourir de tous côtés.

    « Qu’y a-t-il ? Pourquoi cette clameur ?

    Haro, crie de nouveau la vieille, le goupil emporte mon coq.

    Eh ! pourquoi, méchante vieille, dit Constant Desnois, l’avez-vous laissé faire ?

    Parce qu’il n’a pas voulu m’attendre.

    Il fallait le frapper.

    Avec quoi ?

    De votre quenouille.

    Il courait trop fort : vos chiens bretons ne l’auraient pas rejoint.

    Par où va-t il ?

    De ce côté ; tenez, le voyez-vous là-bas ? »

    Renart franchissait alors les haies ; mais les vilains l’entendirent tomber de l’autre côté et tout le monde se mit à sa poursuite. Constant Desnois lâche Mauvoisin, son gros dogue.

    dogue 2.PNG

     

    On retrouve la piste, on l’approche, on va l’atteindre. Le goupil ! le goupil ! Renart n’en courait que plus vite.

    « Sire Renart, dit alors le pauvre Chantecler d’une voix entrecoupée, laisserez-vous ainsi maugréer ces vilains ? À votre place je m’en vengerais, et je les gaberais à mon tour. Quand Constant Desnois dira à ses valets : Renart l’emporte, répondez : Oui, à votre nez, et malgré vous. Cela seul les fera taire. »

    On l’a dit bien souvent ; il n’est sage qui parfois ne folie. Renart, le trompeur universel, fut ici trompé lui-même, et quand il entendit la voix de Constant Desnois, il prit plaisir à lui répondre :

    - Oui, manant, je prends votre coq, et malgré vous.

    Mais Chantecler, dès qu’il ne sent plus l’étreinte des dents, fait un effort, échappe, bat des ailes, et le voilà sur les hautes branches d’un pommier voisin,

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    tandis que, dépité et surpris, Renart revient sur ses pas et comprend la sottise irréparable qu’il a faite.

    « Ah ! mon beau cousin, lui dit le coq, voilà le moment de réfléchir sur les changements de fortune.

    Maudit soit, dit Renart, la bouche qui s’avise de parler quand elle doit se taire !

    Oui, reprend Chantecler, et la malegoute crève l’œil qui va se fermer quand il devait s’ouvrir plus grand que jamais. Voyez-vous, Renart, fol toujours sera qui de rien vous croira : au diable votre beau cousinage ! J’ai vu le moment où j’allais le payer bien cher ; mais pour vous, je vous engage à jouer des jambes, si pourtant vous tenez à votre pelisse. »

    Renart ne s’amusa pas à répondre. Une fourrée le mit à l’abri des chasseurs. Il s’éloigna l’âme triste et la panse vide, tandis que le coq, longtemps avant le retour des paysans, regagnait joyeusement l’enclos, et rendait par sa présence le calme à tant d’amies que son malheur avait douloureusement affectées.

    poules-anti-gaspillage-maison.jpg

     

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    Illustrations

    Je remercie les photographes dont les illustrations m'ont permis d'illustrer mon blog.

    Renard : poulesetcie.com

    Chantecler chante 1 : thetimesss.co.uk

    Chanteclin, le coq qui chante 2 : pinterest.com

    Renard : contrepoints.org

    Chantecler chante 3 : chickenbreedslist.com

    Le dogue : forum.chien.com

    Chantecler sur la branche : www.lexpress.fr

    Chantecler et ses poules : consoglobe.com

    Chantecler et Pinte : upc.online.org

  • LE CHRIST, L'ÉPÉE À LA MAIN

     

     

    La dernière fois je vous ai raconté les rêves surprenants qui appellent les rêveuses et les rêveurs à changer les principes, les jugements, les façons de voir et les attitudes d'esprit, qui depuis des siècles ont amené à choisir un comportement de douceur plutôt que de fermeté.

    C'est ainsi que l'on apprend des rêves, à force de le constater de façon répétée, que la représentation occidentale du Bon Dieu est une vue de l'esprit, un concept anthropomorphique artificiel, qui s'avère à la longue malsain et nuisible.

    Pourquoi ? Parce cette conception supprime toute réaction instinctive jugée mauvaise et ôte ainsi à chacun sa capacité naturelle à se défendre.

    En conséquence de quoi les rêves révèlent, déclarent, informent de façon salutaire, que la statue du Bon Sauveur, du Jésus doux et tendre s'effondre.

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    Alors ? Plus rien ?

    Le Christ, il n'existe plus ?

    Ah !

    Douleur, vertige !

    Vide ?

    Ah mais non !

    Certainement pas !

    Mais c'est ici qu'il s'agit de bien faire la différence entre une idée conçue et une réalité vivante.

    Comment ça ?

    Eh bien, d'un côté le rêve nous montre un Christ fabriqué en pierre qui s'effondre et de l'autre, dans notre âme, surgit l'apparation spontanée du même Christ, mais vivant, qui nous parle et nous anime.

    Vous comprenez la différence entre une idée, une représentation conceptuelle forgée par l'esprit humain et l'image d'une Force autonome, vivante, naturelle, divine, qui dépasse l'entendement ?

     

    - Oh la la ! Madame Riedel ! C'est bien joli tout ce que vous nous racontez là. Mais, allez, quelles sont vos preuves ?

    - Vous vous en doutez bien ! Ce sont les rêves !

    En voici justement quelques uns qui ont été donnés dernièrement.

     

    Alice rêve :

    1 Rêve

    Je vois un militaire habillé en kaki avec le visage du Christ très serein, bon, beau et extrêmement gentil.

     

    Interprétation

    Qu'est-ce qu'un militaire ?

    C'est celui qui fait partie des forces armées dont la fonction est de combattre et faire la guerre.

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    Habillé en kaki

    Kaki veut dire poussière, couleur poussière.

    Le kaki est un tissu de camouflage, utilisé pour les militaires. Les couleurs brun et jaunâtre y sont mélangées, ce qui rend la tenue peu voyante et peu salissante.

     

    bandana-camouflage-militaire-marron-kaki-BAN01CMg.jpg

     

    La couleur lumineuse du soleil, ici jaune atténué, est accompagnée de la couleur de la terre, de la poussière. Ainsi le kaki comporte la couleur du clair et du sombre, et cette association des contraires protège le soldat qui peut s'adapter à toutes les situations.

     

    Voilà donc le Christ qui n'apparaît pas comme d'habitude sous l'aspect d'une lumière rayonnante.

    christ 3.PNG

     

    Ici le Christ se présente incarné dans le corps d'un militaire, dans une tenue où le brun et le jaune, les couleurs contraires, s'harmonisent. Il est ainsi "très serein, bon, beau et extrêmement gentil

     

    Christ militaire.PNG

     

    Que signifie serein ? La sérénité règne quand n'existent pas de conflit ou d'opposition, comme dans la couleur kaki.

    Disons le clairement : c'est bien cette nouvelle forme martialle, guerrière, que le Fils de Dieu choisit pour s'incarner.

    Qui a été le premier païen converti ? C'est Cornelius, un militaire, un officier de l'armée romaine installée en Palestine, "un homme pieux, craignant Dieu, qui faisait beaucoup d'aumônes au peuple et priait Dieu continuellement". (1)

     

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    Conclusion

    Voici juste une image, qui enseigne à la rêveuse que le dieu qui se manifeste sous l'apparence du Christ n'est pas exclusivement un dieu serein bon, beau et extrêment gentil, ce dieu est aussi une force martiale, guerrière.

    Serait-ce à dire que l'on ne peut être bon et extrêment gentil que si, en soldat, on est capable aussi d'affronter les conflits, si on a le goût de la lutte, et l'énergie de se battre pour défendre une cause pour laquelle on est prêt à donner sa vie ?

    Donner sa vie, n'est-ce pas l'acte de générosité ultime, l'acte de suprême bonté ?

    Voilà une image spontanée de la divinité qui se présente en rêve et que l'intellect n'a pas élaborée.

     

    Regardons un deuxième rêve :

    Je voyais un homme debout au pied de mon lit. Il me regardait. Il portait une robe comme dans l’Antiquité.

    J’ai compris que c’était le Christ. Il tenait une épée dans la main.

     

    Il portait une robe comme dans l’Antiquité.

    Dans le rêve précédent, il s'agit d'un uniforme militaire, ici d'une robe comme dans l'Antiquité. Le vêtement indique que l'homme du rêve est lié à l'Antiquité. C'est ce détail qui fait comprendre à la rêveuse que l'homme qui la regarde est le Christ.

     

    Il tenait une épée dans la main.

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    Qu'est-ce qu'une épée ?

    C'est une arme munie d'une lame en acier blanc, appelé pour cette raison arme blanche. A la différence de l'arme à feu qui fonctionne par explosion et propulse des projectiles au loin, l'épée s'utilise en combat rapproché, on affronte son ennemi en face. L'épée fonctionne par la force de la main, elle sert à faire mal, à blesser, à tuer, à mettre l'ennnemi dans l'impossibilité de se défendre ; dit clairement elle sert à perforer, couper, trancher le corps de l'adversaire.

    Doux Jésus !

     

    Conclusion

    Le rêve invite la rêveuse à réviser l'image qu'elle a du Christ de paix et de bonté pour la compléter avec son contraire, un Christ qui lutte, affronte les conflits, fait mal et détruit son adversaire.

    Oeuvrer avec bonté, oeuvrer pour la paix mais aussi faire mal, faire du mal, être malfaisant, est-ce que cela ne fleurerait pas de loin le souffre ?

    Voilà pourquoi il y a quelques siècles l'Eglise avec l'Inquisition a fait brûler les rêveurs.

     

    Je vous présente maintenant non pas un rêve, mais une vision

    Monseigneur Oliver Dashe Doeme, évêque au Nigeria a reçu en fin 2014 une vision où le Christ lui est apparu.

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    Je vous invite à regarder tout de suite la brève vidéo sur son expérience :

    http://www.christianophobie.fr/videos/la-video-du-dimanche-un-eveque-nigerian-beneficiaire-dune-apparition#.VmqSSPnhAdU

     

    Alors qu'il était en train de prier dans sa chapelle devant le St Sacrement, il reçut cette vision et raconte.

    Et là le Seigneur est apparu. C’était Jésus avec une épée dans la main.

    Tremblant j’ai dit : - Seigneur qu’est- ce que c’est ?

    Il n’a rien dit, il a juste étendu les bras vers moi avec l’épée dans ses mains.

    J’ai alors étendu mes mains et j’ai reçu l’épée.

    Aussitôt que je l’ai reçue, elle s’est changée en chapelet.

    Et ensuite le Seigneur a parlé :

    - Boko Haram is gone, Boko Haram is gone, Boko Haram is gone.

    Boko Haram, c’est fini.

    Il a dit cela trois fois et ensuite a disparu.

     

    Puis l’évêque interprète sa vision. Il ne parle que du rosaire et invite à prier la Vierge Marie avec le rosaire pour libérer le pays de Boko Haram.

    Croix-Rosaire.jpg

     

    Que dire de la prédiction ?

    - Boko Haram is gone, Boko Haram is gone, Boko Haram is gone.

    Boko haram c'est fini, la parole est répétée trois fois, comme c'est toujours le cas quand le divin parle dans un rêve ou d'une vision.

    baga-boko-haram-2015-5.jpg

     

    Quand on connait un peu le monde de l'inconscient , on sait par expérience qu'une prédiction donnée en rêve se réalise en général deux à trois ans après. Il nous reste donc à attendre pour vérifier l'exactitude ou non de cette prédiction.

     

    Commentaire

    Cette vision est très troublante, parce qu'elle est ambiguë.

    D’abord l'évêque voit l’épée et demande ce que c’est. Mais il sait bien ce que c’est ! Pourquoi le demande-t-il ? Est-ce comme si il ne voulait pas voir cette épée ? Et le Jésus de sa vision ne lui répond même pas.

    L'évêque souligne ensuite que Jésus lui donne un rosaire. Il passe totalement sous silence le moment juste avant, où Jésus lui remet dans les mains une épée.

    Et pourtant ! Quel geste d'importance !

     

    Que penser de cette épée qui devient un rosaire ?

    Une épée est une arme pour blesser et mettre son ennemi hors d'état de nuire. Pourrait - on dire que chaque coup d'épée donné pour défendre le Christ devient une prière qui fait reculer Boko Haram ?

    Se battre et prier, ne serait-ce pas là ce que demande le Christ ?

    Prier, concrètement, tout le monde comprend ce qu'il faut faire,

     

    Mais l'épée ?

    Concrètement, comment faire usage de cette épée ?

    Il y a mille ans les chevaliers l'ont su, lors des croisades : ils mirent leur épée et leur vie au service du Christ.

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    Il y a bientôt 500 ans, en 1571, les Vénitiens, les Génois, les Espagnols, les Maltais, les Savoyards, s'allièrent avec le pape contre les Turcs pour lutter contre l'expansionisme musulman qui menaçait l' Occident chrétien. Ils furent vainqueurs à l'extraordinaire bataille navale de Lépante. Le pape avait demandé à chacun de prier la Vierge dans un rosaire universel. Le soir de la bataille, il eut une vision qui lui apprit la victoire. La nouvelle ne parvint à Rome que 19 jours plus tard.

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    500 ans plus tard, vers1925, au Mexique, les catholiques, poursuivis par le gouvernement, soumis à la torture prolongée pour les faire abjurer leur foi, puisque la mort ne suffisait pas, prirent les armes pour défendre leur foi.

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    Certains mettent en avant que l'Évangile interdit toute forme de violence, y compris pour défendre le Christ. Cette affirmation rapide repose soit sur une une incontestable ignorance des textes soit sur une sélection tendancieuse.

    En effet, comme le signale le très discret philosophe Willeime, "il existe un décalage considérable entre l'image populaire de Jésus-Christ, messager de l’amour et de la paix universelle, et ce qui est rapporté à de nombreux endroits sur lui par les évangiles." (2)

    Voici deux exemples où le Christ n'est pas un modèle de pacifisme :

    Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.”(3)

    Ne pensez pas que je suis venu apportez la paix sur la Terre, je suis venu apporter non la paix, mais l’épée”.(4)

    christ épée.PNG

     

    Comment réagir devant ces paroles redoutables prononcées par Jésus lui-même ?

    Doute

    Perplexité

    Embarras

    Conflit intérieur

    Conflit spirituel.

    Où est la haute autorité qui tranchera ? Celle de la Bible il y a 2000 ans ? Celle de l'Église et de ses Pères ? Celle des rêves, dont certaines images confirment aujourd'hui que le Christ apporte l'épée, comme il le fait l'an dernier dans la vision de l'évêque du Nigéria ?

    Quel affreux dilemme. Quel douloureux dilemme.

    En rester là ?

    Non.

    Je conclue simplement avec Willeime:

    " Un regard honnête sur l’ensemble des évangiles montre, à qui est sincère et a banni ses préjugés, que les valeurs humanistes n’étaient pas le coeur doctrinal des premiers chrétiens."

     

    Dieu est-il pacifiste ?

    J'ai consacré sur mon blog plusieurs études de rêves sur cette question pour pouvoir répondre avec assurance que ce n'est pas toujours le cas. Il semblerait que tout soit question de circonstances.

    Vous trouverez ci-dessous les liens pour lire ces études sur mon blog.

    J'ai approfondi ce sujet jusqu'à l'indicible, avec de nombreux rêves à l'appui, dans la deuxième partie de mon livre, suivant en cela les travaux de recherche de Carl Gustav Jung et d'Etienne Perrot.

    Et pour nous, pour vous qu'en est-il ?

    Avez-vous reçu des rêves à ce sujet ?

     

    La prochaine fois je vous parlerai du Général Patton qui a libéré la France. Nous passerons quelques moments avec lui en décembre 1944, juste avant Noël, en coeur de la bataille des Ardennes,

    Nous verrons comment cet homme qui avait la foi la plus vive en Dieu considérait le problème que nous avons rencontré aujourd'hui.

    patton.jpg

     

    Bibliographie

    (1) Actes des apôtres, ch, 10, v. 2

    (2) http://www.willeime.com/noire-jesus.htm

    (3) La Bible, Luc, Ch.12, v. 49

    (4) La Bible, Luc, ch.12, v. 51

     

    Études guerrières sur mon blog

    Les rêves et les chefs d’états ou d’armées

    Le rêve de Gédéon

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/05/11/la-nuit-porte-conseil-ou-l-inspiration-de-gedeon.html

     

    Au sujet d'Alexandre le Grand, 300 ans av. J.C.

    1

    Rêve d'Alexandre qui lui permit de conquérir l'imprenable ville de Tyr

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/08/08/un-celebre-jeu-de-mots.html

     

    2

    Comment deux rêves de deux personnes qui ne se connaissaient pas sauvèrent la ville de Jérusalem ( Alexandre et le grand prêtre de Jérusalem)

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/08/24/alexandre-et-le-grand-pretre-jaddus-a-jerusalem2.html

     

    Au sujet de Jules César

    1

    L'extraordinaire rêve de Jules César

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/09/16/le-reve-de-jules-cesar.htm

     

    2

    Rêve de la femme de Jules César qui lui annonce la mort de son mari

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/09/29/le-reve-et-la-mort-de-jules-cesar.html

     

    Au sujet d' Abraham Lincoln

    Son rêve lui annonce sa mort et il ne fait rien pour l'éviter

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2011/12/12/le-reve-et-la-mort-d-abraham-lincoln.html

     

    Au sujet du chancelier Bismarck :

    Comment un rêve lui annonça qu'il gagnerait la guerre contre l'Autriche

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/04/le-reve-de-bismarck-mon-interpretatio-et-une-autre.html

     

    Au sujet du Général Patton

    Comment ses rêves le guidaient pour libérer la France, la Belgique et le Luxembourg en 1944

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/19/les-reves-d-un-general-ahurissant.html

     

    Au sujet d'un diplomate hollandais

    Comment un diplomate fut guidé par son rêve pour travailler pour la paix pendant la guerre froide dans les années 80

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2012/03/28/le-reve-d-un-diplomate-hollandais1.html

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes et les photographes qui m'ont permis d'illustrer mon blog.

     

    - Aux Philippines, statue du Christ tombée de son socle au-dessus des ruines de l’église Notre-Dame de Lumière à Loon, qui était la plus grande église de Bohol avant le séisme du 15 octobre. © OIM 2013 (Photo de Joe Lowry)

     

    - Militaires : defense.gouv.fr

     

    - Christ miséricordieux : christroi.overblog.com

     

    - Christ militaire : commons.wikipedia.org

     

    - Épée : laforgedestempliers.com

     

    - Évêque au Nigeria : rtve.es

     

    - Rosaire : fr.yoyowall.com

     

    - Tueries par Boko Haram : les-crises.fr

     

    - Croisé : gerogiaconservative.net

     

    - Bataille de Lépante : guide-martine.com

     

    - Christ à l'épée : tableau du peinte Van der Weyden, peintre primitif flamand, 1400 - 1464

     

    - Général Patton :historiasegundaguerramundial.com

  • 6 DE LA COULEUR DE LA DIVINITÉ

    Chers amis, blogueuses et blogueurs,

     

    Depuis mon dernière article je n’ai pas arrêté de travailler, j’ai bossé plus que jamais, mais ce n’était pas pour mon blog. Aujourd’hui, j’ai enfin le temps et le plaisir de vous retrouver et de poursuivre mon étude sur les rêves dans la Bible.

    Je vous ai parlé de cette Force qui s’est montrée si bienveillante envers le roi Salomon. Je voudrais revenir maintenant sur le premier rêve de la Bible, celui d’Abram qui a été fort peu étudié ; il semble trop mystérieux, incompréhensible, on l’élude.

    Pourtant le récit est absolument exemplaire, c’est même le premier classique du genre, comme je vais vous le montrer, en le comparant à des rêves et des expériences actuels.

     

    Je vous ai raconté le tourment d’Abram qui n’a pas de fils, et à l’état éveillé, sa vision où Dieu vient le consoler. Puis l’Eternel demande à Abram de préparer un sacrifice avec différents animaux. Une fois le sacrifice prêt, au coucher du soleil, Abram est pris par le sommeil et il rêve.

    Voici ce que la Bible raconte au livre de la Genèse, ch. 15, v.12-13 :

     « Au coucher du soleil un profond sommeil tomba sur Abram » ;

    maroc-tiznit-coucher-de-soleil-sur-ciel-menacant[1].jpg

    et voici « une obscurité terrifiante » vint l’assaillir. Et l’Eternel dit à Abram…

    Dieu annonce alors à Abram l’avenir de ses descendants sur quatre générations.

     

    L’écrivain biblique ne peut pas s’exprimer plus clairement sur un fait que personne ne veut accepter :

    Il dit expressément que c’est dans le rêve que l’Eternel Dieu vient parler à Abram. Sur ce blog, cela finit par devenir une rengaine !

    Ensuite il raconte que l’Eternel parle en se présentant dans une obscurité terrifiante. La présence de la divinité se caractérise donc par les ténèbres, le noir et la terreur.

     

    Mais sans doute, cela reste-t-il incompréhensible, puisque les traducteurs font preuve du plus grand embarras pour traduire ce passage. On peut lire par exemple :

    - l’angoisse le saisit dans une profonde obscurité (1)

    - Abram fut accablé de sommeil et aussi de frayeur dans l'obscurité profonde.(2)

    - Abram fut surpris d'un profond sommeil, et il tomba dans un horrible effroi, se trouvant comme tout enveloppé de ténèbres. (3)

    - une grande et sombre terreur s’empara de lui (4 )

    - un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une horreur de grande obscurité tomba sur lui. (5)

     

    ciel-noir-1[1].jpg

    Quelles traductions emberlificotées !

    Des synonymes variés tentent de décrire la sensation qu’Abram ressent pendant dans son rêve : frayeur, angoisse, horrible effroi, sombre terreur, horreur.

    Les traducteurs sont embarrassés ; on ne comprend pas bien ce qu’ils veulent dire parce qu’eux-mêmes, probablement, ne comprennent pas l’expérience que décrit le texte. C’est la traduction 3 qui me semble la plus juste.

    - Abram fut surpris d'un profond sommeil, et il tomba dans un horrible effroi, se trouvant comme tout enveloppé de ténèbres.

    Les Grecs et les Romains disaient de la même manière que quand on était saisi par une torpeur insurmontable, il ne fallait pas résister au sommeil, c’était que le dieu voulait vous parler.

    A mon avis, Abram éprouve une sensation terrifiante parce qu’une réalité objective, ténébreuse et noire, qui le dépasse, surgit à sa conscience : c’est l’expérience de la présence de la divinité.

    Pour ma part je propose de traduire simplement :

    « et voici une obscurité terrifiante vint l’assaillir. »

     

    Comment est-ce je peux me permettre de corriger les traducteurs ? Certes, je ne connais pas du tout l’hébreu, mais un peu les rêves, et, depuis que je les fréquente, j’en ai acquis une certaine expérience que les traducteurs n’ont pas.

    Qu’est-ce qui justifie ainsi mon interprétation ? Ce sont les rêves de personnes actuelles, qui, dans leurs rêves ou à l’état d’éveil, vivent la même expérience que celle du juif Abram, qui vécut il y a environ 3800 ans.

    Cette expérience présente deux caractéristiques bien mises en évidence par le texte biblique : le noir et l’effroi. Ces caractéristiques sont constantes.

    Bien que, de façon généralisée, Dieu soit considérée comme une pure lumière, l’expérience intérieure, vécue en particulier dans un rêve, dans le saisissement, montre que le noir le plus noir, les ténèbres les plus affreuses sont aussi l’effet de la présence divine.

    C’est bien ce que montrait le rêve de Marine, qui, assaillie par le noir, plus noir que le noir, a senti une force qui la portait. (blog : 17 août 2013)

    C’est bien ce que montrent aussi les deux rêves suivants que j’ai choisis pour vous. L’un et l’autre ont été reçus par des femmes actuelles.

     

    Le rêve de Murielle

    Murielle a beaucoup cherché à se rapprocher du divin. Elle a suivi plusieurs démarches spirituelles qui la conduisent vers la Lumière. Célibataire, vivant dans la chasteté, elle a participé à de multiples séminaires, à des pèlerinages à Jérusalem, elle s’est imposé des entraînements intensifs de méditations et de prières, de jeûnes aussi, et des rites de purification.

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    Hélas, ce forcing, qui ne respectait pas son corps, porteur de la divinité, l’a finalement précipitée au plus bas et l’a plongée dans une très grave dépression.

    Je dois dire que j’ai souvent remarqué autour de moi que les personnes qui s’adonnent à des exercices spirituels, ceux de certains yogas comme ceux de certaines communautés catholiques, se retrouvent souvent en état dépressif. Pour y échapper, elles accentuent les exercices dits spirituels et après quelques heures de bien être, retombent dans leur dépression.

    C’est bien aussi le cas de Murielle : à force de vouloir monter, elle s’est retrouvée au plus bas. A force de vouloir contempler la lumière, elle en a été aveuglée : en effet, elle a été assaillie par une crise où elle s’est littéralement, physiquement retrouvée aveugle et à l’hôpital, en camisole chimique. Après plusieurs semaines à l’hôpital et des mois de souffrances, elle a réussi à s’en sortir. Et elle a décidé de ne plus chercher à s’élever à la dimension céleste par une quelconque pratique.

     

    Elle rêve alors :

    Rêve : Une ombre noire rentre dans ma chambre

    J’ai vu devant moi dans ma chambre une silhouette noire. C’était une hauteur noire. Je me suis réveillée, mon cœur battait à grands coups. C’était une impression tellement forte, c’était comme si j’avais senti une présence. J’étais très effrayée.

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    Quelque chose d’effrayant est apparu dans son rêve, qu’elle a ressenti comme une présence, décrite comme « une hauteur noire ».

    Que signifie « une hauteur noire », expression surprenante, très intéressante, très révélatrice ?

    La jeune femme a cherché à s’élever dans les « hautes » sphères spirituelles, lumineuses. Maintenant qu’elle y a renoncé et elle mène une vie, « au ras des pâquerettes », tout en bas, voilà qu’ « une Hauteur » lui apparaît : c’est « le Très Haut » qui vient se manifester à elle… et il est noir et effrayant.

     

    Le rêve de Rachel

    Le rêve qui suit est plus « clair » encore. Rachel raconte :

    Rêve : Plus loin dans le noir… tu meurs

    Je cherche Dieu. Je suis en chemin. J’ai laissé ma voiture sur le côté de la route dans la montagne et je continue à pied. D’un côté à droite, la pente donne à pic sur la vallée, de l’autre à gauche, la roche s’élève de façon abrupte. Je marche, j’avance et j’arrive à un col. Je sais qu’après ce col je vais rencontrer Dieu.

    J’arrive au sommet et le chemin tourne à gauche.

    Col-de-la-Colombiere-6306[1].jpg

    J’entre dans le nouvel espace où je vais trouver Dieu. Je suis là, debout et je découvre :

    Sur ma gauche, je vois la montagne, elle est mariée au ciel, on ne peut pas les distinguer l’une de l’autre. Le ciel est noir, si noir que c’en est effrayant.

    Au centre, en face moi mais au loin, je devine un cirque immense de couleur noire, c’est un cirque dont on ne voit rien.

    A ma droite, il y a le chemin sur lequel je viens d’arriver, avec le col juste derrière moi.

    Je regarde le sol, c’est une espèce de gadoue gluante, pleine d’eau, une boue glissante.

    Je sais que si je fais un pas de plus, je mets le pied dedans, je glisse et je ne pourrai plus me relever.

    Je sais que si je regarde plus avant, ce noir est tellement effroyable que je meurs.

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    Je me réveille.

     

    Rachel a reçu la réponse à sa recherche. Le rêve lui fait la grâce d’approcher le mystère terrifiant de la Divinité et lui fait comprendre qu’il est mortel pour tout humain de vouloir contempler le divin face à face. Les Grecs avertissaient déjà contre cette tentation. Toutes les humaines qui ont désiré et voulu que Zeus, leur divin amant, se révèle à elles directement, sont mortes en le voyant.

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    Une fois encore, dans ce rêve comme dans les autres, la présence de la divinité, dont l’apparition ne tue pas, se caractérise par un noir effroyable.

    Le théologien et philosophe allemand Rudolf Otto (1869-1937), reconnu de façon internationale, l’a souligné fortement dans son livre « Le Sacré » (6) :

    « Cet élément étrange, de type répulsif, inspirant « la terreur », déconcerte ceux qui ne veulent admettre dans la divinité que bonté, douceur, amour, familiarité… »

     

    La remarque de Rudolf Otto écrite il y a un siècle, en 1917, souligne l’ expérience millénaire, que notre société refuse de voir.

    Dans notre conception occidentale traditionnelle, le noir est considéré de façon générale comme mauvais et diabolique ; Dieu est bon et lumineux et son ennemi Satan est mauvais et noir. Cette conception dualiste et simpliste, qui contredit le témoignage biblique le plus ancien, est profondément ancrée dans la mentalité occidentale. Elle y a pris l’importance d’une croyance absolue, elle a usurpé la dimension d’une vérité métaphysique.

    Mais la croyance n’est pas l’expérience.

    Croire intellectuellement à une idée est facile et superficiel, et une affirmation et son contraire sont tout aussi valables l’une que l’autre. La croyance n’a pas la dimension, la puissance saisissante, épaisse et convaincante d’une expérience vécue, éprouvée dans le corps, dans une émotion bouleversante et inoubliable.

    Oui, selon de multiples témoignages, le divin, quand il se manifeste, se présente dans le noir, et le noir plus noir que le noir, et il est ressenti comme une réalité objective.

    Et pourquoi le noir ne serait-il pas une manifestation de la divinité ?

    Est-ce à l’homme d’en décider ?

     

    J’espère que mon étude aujourd’hui va aider certains d’entre vous à mieux comprendre et respecter ce genre d’expérience, à se familiariser avec cette force étrange et sombre qui demande à être accueillie. Autrefois, il y a bientôt 4000 ans avec Abram, comme aujourd’hui, avec Marine, Murielle, Rachel, cette expérience se présente dans les ténèbres, le noir et l’effroi.

     

    Rappelez-vous maintenant l’expérience profonde et émouvante que Caroline a éprouvée devant le noir. Je l’ai racontée sur mon blog.

    Caroline avait posé la question à son rêve :

     «- Est-ce que Dieu existe ? » (8)

     

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2009/05/index.html

     

    Et vous verrez la réponse du rêve :

     

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2009/06/05/l-incubation-de-caroline-2-dieu-existe-t-il.html

     

    Bibliographie

    (1) Bible du semeur, 2000

    (2) Bible de la Colombe, 1978

    (3) Traduction Abbé Fillion, 1895

    (4) Bible en français courant 1982

    (5) Bible de Chouraki

    (6) Le sacré, Rudolf Otto, p.36, Petite Bibliothèque Payot.

    (7) silhouette noire dans la chambre

    http://outre-vie.forumactif.com/t16750p30-silhouette-noire-dans-la-chambre

    (8) « Le rêve de Caroline 1 : Dieu existe-t-il ? »

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2009/05/index.html

    suivi de « Le rêve de Caroline 2, réponse du rêve »

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2009/06/05/l-incubation-de-caroline-2-dieu-existe-t-il.html

     

    Illustrations

     

    Je remercie les photographes dont les photos m’ont permis d’illustrer mon blog.

     

    Coucher de soleil :payetmamyenvoyage.kazeo.com

    Méditation : machronique.com

    Sentier en montagne : randonneesmontagne.over-blog.com

    Le col de la Colombière : randonneesmontagne.over-blog.com

    Sémélé mourant à l’apparition de Zeus, de Gustave Moreau, 1826-1898

     

  • 5 UNE FORCE BIENVEILLANTE

    Mon étude la dernière fois était intitulée « Une Force qui porte ». Le titre de celle ci sera « Une Force bienveillante ». Nous allons voir maintenant cette force à l’œuvre dans le rêve de Salomon.

    Je mettrai le vieux récit biblique au présent, pour le faire sortir des poussières du passé.

    Nous voici il y a environ 3000 ans, en 950 av. J.-C., 1000 années se sont écoulées depuis Abraham. Ses descendants forment un peuple qui s’est installé sur la terre de Canaan annoncée à leur ancêtre.

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    David, leur roi, après 40 années de règne, sent sa fin approcher.

    Devant « l’Eternel qui l’a délivré de toutes les détresses » (1) il a juré que son second fils Salomon lui succéderait. Il a donné la préférence à ce « jeune ado » de douze ans. Il le fait appeler et avant de mourir il lui donne ses derniers ordres, ses ultimes recommandations : (2)

    « - Je m’en vais par le chemin de toute la terre. Fortifie-toi et sois un homme ! » Et le vieux roi lui demande de marcher fidèlement devant Dieu dans la droiture, de tout son cœur et toute son âme.

    « Observe les commandements de l’Eternel ton Dieu, en marchant dans ses voies et en gardant ses lois…selon ce qui est écrit dans le livre de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras. »

     

    Quelques années plus tard, Salomon s’allie par mariage avec la fille de Pharaon.

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    Puis, il décide de célébrer l’Eternel, ce dieu qu’il aime. Comme il n’y a pas de temple à Jérusalem, il se rend à Gabaon, où se trouve le haut-lieu le plus important pour cette cérémonie.

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    Le jeune roi offre un sacrifice grandiose : rien de moins que mille bêtes, ovins et bovins, disparaissent en holocaustes, c’est à dire qu’elles sont entièrement consumées par le feu sur l’autel. Rien n’est récupéré : ni la peau, ni les cornes pour les utiliser, ni la viande pour s’en nourrir. C’est une perte pure et simple.

    Dans l’antiquité, un sacrifice a souvent lieu dans un but intéressé, on établit un marché et l’animal offert est la monnaie d’échange pour obtenir la faveur du dieu. Cependant, ici, la perte est trop énorme pour que le marché paraisse même équitable : pour un peuple de pasteurs, sacrifier 1000 têtes de bétail, cela représente une immense perte à court et à long terme, un manque à gagner incalculable, un renoncement total à des gains futurs.

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    On peut ainsi affirmer avec juste raison que pour débuter son règne Salomon fait vraiment un don d’amour à l’Eternel, comme le souligne l’écrivain biblique.

    Voilà donc un tout jeune homme qui semble déjà faire preuve d’une grande qualité : il se montre désintéressé et n’a pas peur de perdre des biens matériels.

     

    Après la cérémonie, Salomon passe la nuit à Gabaon. Et là il reçoit un rêve.

    Dans le rêve, Dieu va le mettre  à l’épreuve. Le fils de David est-il vraiment aussi désintéressé qu’il veut le faire paraître ? Pourquoi a-t-il décidé un sacrifice aussi énorme ? Est-ce vraiment pour donner à l’Eternel la preuve de son amour ? N’a-t-il pas tout de même une idée derrière la tête ?

    Le rêve organise alors un scénario où les véritables motivations du roi vont se révéler. Un dialogue s’instaure et Dieu va « sonder les entrailles » du dormeur.

     

    Rêve

    Dieu lui apparaît et lui dit :

     « - Demande ce que tu veux que je te donne.

    Et Salomon dans son rêve répond :
    -Tu as témoigné une grande bienveillance à ton serviteur David mon père, parce qu'il vivait fidèlement selon ta volonté, de façon juste et avec un cœur droit. Tu lui as conservé cette grande bienveillance et tu lui as accordé un fils qui siège aujourd'hui sur son trône.

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    Maintenant, Eternel mon Dieu, c'est toi qui m'as fait régner, moi ton serviteur, à la place de mon père David, alors que je ne suis encore qu'un petit adolescent et que je ne sais pas gouverner.

    Voilà ton serviteur au milieu de ton peuple que tu as toi-même choisi, un peuple nombreux qui ne peut être dénombré ni compté, tant il est nombreux.

    Veuille donc donner à ton serviteur un cœur intelligent pour administrer la justice pour ton peuple, afin qu'il sache discerner entre le bien et le mal ! Sans cela, qui pourrait administrer la justice pour ton peuple qui est si nombreux ?

     

    Regardons cette réponse :

    Elle met en évidence différentes qualités :

    - Salomon est capable de gratitude : il est conscient de tout ce que Dieu lui a accordé, il le reconnaît et souligne deux fois combien Dieu s’est montré bienveillant envers lui et son père.

    - Il est aussi remplie d’humilité : il vient d’arriver au pouvoir et se rend bien compte de  son inexpérience, de la faiblesse de son jugement pour discerner le bien du mal et rendre justice.

    - Il a le sens de ses responsabilités, le souci de gouverner dans l’intérêt de son peuple.

    - Enfin, il n’exerce pas le pouvoir pour servir ses intérêts personnels, il se présente comme le serviteur de son divin interlocuteur.

     

    Rendre grâce à Dieu des faveurs qu’il lui accorde, Le servir, servir Son peuple, voilà les désirs qui anime le jeune roi au plus profond de lui même. Oui, vraiment le petit jeune homme inexpérimenté est un homme désintéressé, qui aime le Seigneur son Dieu de tout son cœur et de toute son âme.

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    Quelle est la suite du rêve. Comment Dieu réagit-il ?

    Cette demande de Salomon plait au Seigneur.

    Alors Dieu lui dit :
    - Puisque c'est là ce que tu demandes, et que tu ne demandes pour toi

    ni longue vie,

    ni richesse,

    ni la mort de tes ennemis,

    mais l'intelligence nécessaire pour exercer la justice avec droiture,

    eh bien, je vais réaliser ton souhait.

    Je te donnerai un cœur sage et intelligent, comme à personne dans le passé, ni dans l'avenir.

    De plus, je t'accorde ce que tu n'as pas demandé :

    la richesse et la gloire, de sorte que pendant toute ta vie aucun roi ne t'égalera.

    Enfin, si tu marches dans les chemins que j'ai prescrits, si tu obéis fidèlement à mes lois et mes commandements, comme ton père David, je prolongerai tes jours.

     

    Salomon se réveille avec ce rêve présent à l'esprit. Il rentre à Jérusalem, il offre de nouveaux des sacrifices d’actions de grâce et fait un festin à tous ses serviteurs.

    Jamais aucun roi d’Israël n’eut un règne aussi brillant que celui de Salomon. Il fit construire le temple de Jérusalem, il assura à son peuple la paix et la prospérité.

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    Nous verrons la prochaine fois comment ce dieu bienveillant peut aussi fort bien changer d’attitude.

     

    Bibliographie

    (1) La Bible 1 Rois, 1, 29

    (2) 1 Rois, 2, 3

    «  petit adolescent » : traduction de Chouraki

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.

    Salomon : onehundreadlocks.unblog.fr

    La femme de Salomon : carameletchocolat.com

    Gabaon : jerryandgod.com

    Troupeau de vaches : fr.fotolia.com

    Palais : images.toolcharger.com

    En prière :specularity.wordpress.com

    Le jeune roi Salomon : brightmorningstar.blog.com