09.04.2009
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A QUELQUE 2000 ANS

Voici le Vendredi de Pâques, le jour où le Christ fut condamné et crucifié.
En cette occasion, je voudrais vous montrer comment dans la vie de cet homme, de sa naissance à sa mort, les rêves sont présents et interviennent dans son entourage pour indiquer comment se comporter à son égard. Pour lui, comme pour tous les humains de par le monde, toujours et partout, les rêves viennent donner inlassablement, à chacun, des conseils et des indications. On commence à s’en souvenir ou à s’en apercevoir.
Je ne soulignerai jamais assez fort le rôle que les rêves ont joué dès sa naissance dans la vie de cet homme Jésus, considéré comme le fils de Dieu. Qu’on se rappelle déjà avant sa naissance, comment Joseph voit dans son rêve l’ange Gabriel lui demander de prendre soin de Marie, une jeune femme de son entourage, qui est enceinte, mais pas de lui ! A quel moment est-ce que Joseph voit l’ange ? C’est dans son rêve.
Quelques mois plus tard, l’ange apparaît à nouveau pour ordonner à Joseph de s’enfuir en Egypte pour protéger l’enfant du massacre organisé par le roi Hérode. Et c’est encore dans un rêve !
Que serait le Nouveau Testament et toute la vie spirituelle de deux mille ans, sans ce rêve, qui sauve la vie de l’enfant Jésus ?
Et que dire, quand on évoque le récit suivant, dont on ne parle jamais, à un tel point que quand je le mentionne, on me regarde d’un œil soupçonneux et l’on ne me croit pas. Ce récit se trouve dans l’Evangile selon Mathieu, ch.27, versets 11 à 25.
Il y a aujourd’hui quelque 2000 ans, le Christ comparait au tribunal devant le gouverneur romain à Jérusalem, chargé de la justice.
Le gouverneur est Ponce Pilate, qui passe, selon certains, pour un gouverneur dur et rusé.


Il trouve devant lui un homme qui vient d’être battu par les Juifs, montés par les prêtres.
Ils accusent Jésus d’être un rebelle qui se prétend roi et menace le pouvoir de l’empereur romain. Pilate interroge le prisonnier et reste très étonné de ne pas recevoir de réponses, ou alors des réponses qui le troublent et l’inquiètent : cet homme déclare que son royaume n’est pas de ce monde.

Pilate ne trouve aucun motif pour condamner cet homme. Il cherche à le sauver.
Il connaît la coutume juive de libérer un prisonnier au moment de Pâques. Un criminel vient d’être condamné, Barrabas. Pilate demande alors aux prêtres qui accusent le Christ :
« Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ ? »
Et le texte rajoute : « Car il savait que c’était par jalousie que les prêtres avaient livré Jésus. »
Et à ce moment là,…chose inouïe,… inimaginable dans notre société :
Un homme entre dans le tribunal et s’annonce comme le serviteur de la femme de Ponce Pilate. Il demande à être reçu par le gouverneur, auquel il vient transmettre un message urgent de sa femme.

En pleine séance, il vient dire au gouverneur que sa femme le supplie de ne pas se mêler de cette histoire. « Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste, car dit-elle, elle vient d’avoir le jour même un rêve qui l’a tourmentée, et où elle a beaucoup souffert à cause de cet homme.Cela, le serviteur le dit-il publiquement ? En tous cas, le juif Mathieu, le futur évangéliste, rapporte son intervention.

Pilate écoute le messager, puis reprend la séance. Que fait-il ? Il tergiverse, il essaie de sauver le Christ, il s’indigne de voir les Juifs exiger la mort d’un innocent et demander la grâce pour un meurtrier. Lui, le juge, il ne trouve aucun motif d’accusation. Révolté, il se penche vers la foule au bord de l’émeute, et s’écrie : "- Quel mal a-t-il fait ?"

Pour s’entendre répondre : "- Crucifie le ! Crucifie le !"
Et pourquoi ? Parce qu’il se déclare le Fils de Dieu. Le gouverneur se sent de plus en plus troublé, il prend peur : le rêve de sa femme, les déclarations du Christ sur son identité confirmée par les Juifs, voilà qui devient une vilaine affaire qui le dépasse.
Pilate tergiverse à nouveau, cherche à relâcher Jésus, mais les Juifs s’acharnent, il comprend qu'il n’arrivera à rien. Il faut que cette affaire soit vite expédiée. La Pâque juive arrive le surlendemain dimanche, avec un immense rassemblement de Juifs à Jérusalem. Il pourrait y avoir des manifestations, des troubles. Le gouverneur veut le calme. Alors il demande qu’on lui apporte de l’eau. Et devant la foule, dans un geste symbolique, il se lave les mains :

« Je suis innocent du sang de ce juste, déclare-t-il ; cela vous regarde. » Le gouverneur vient de montrer publiquement qu’il n’est pas responsable de la mort du Christ.
Qu’est-ce qui a pu pousser Pilate à déclarer que le Christ était un juste ? Au delà de sa conviction personnelle, n’est-ce pas l’expression que sa femme a employée ? « - Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ! »
Peut-on imaginer aujourd’hui qu'un juge au tribunal s’interrompe au cours de la séance pour entendre un message express de son épouse, qui lui demande de tenir compte de son rêve à elle, avant de juger l’accusé ?

C’est bien là un témoignage formidable que les rêves étaient reconnus et respectés de façon générale dans l’Antiquité, tant par les Juifs que par les Romains, comme par ceux qui vont devenir les premiers Chrétiens. Et les personnages les plus éminents en tenaient compte pour prendre leurs décisions, prenant en considération leur rêves, comme ceux de leur femme !

Illustrations :
Je remercie les artistes qui m’ont permis d’illustrer mon blog
Le Christ de St Jean de la Croix, vision du mystique espagnol peinte par Salvator Dali
Le rêve de Joseph, par Goya, peintre espagnol 1746-1828
La fuite en Egypte par Giotto (1266-1337 )
Ponce Pilate campé par l’acteur Richard Burton
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
Tête d’homme antique : portrait de Fayoum
Ecce Homo de Antonio Ciseri, 19ème siècle
Pilate se lave les mains : peintre inconnu
Photo du tribunal de Nuremberg en 1945
Tête de femme antique : portrait de Fayoum
18:54 Publié dans 6 Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, christ, jésus, joseph, vendredi saint, christiane riedel, rêves bibliques
09.04.2007
MORT PAR DÉCAPITATION

Voici maintenant un autre rêve de mort
DÉCAPITATION
En cette période de Pâques, il n’est pas inutile d’évoquer le mythe de l’Occident chrétien, la mort et la résurrection du Christ. En effet, le monde intérieur, l’inconscient des occidentaux est marqué par l’image du Christ, et les rêves y font souvent allusion, bien plus souvent qu’on ne le pense. Ainsi apparaissent des images de crucifixion, de mort, et surtout de messe, qui célèbre la mort et la résurrection, la mort qui conduit à la renaissance. Ce thème, qui se retrouve dans tous les mythes, apparaît donc souvent dans les rêves des occidentaux avec les images de la passion du Christ. Le rêve vient alors montrer au rêveur qu’un processus de transformation prend place, décisif mais difficile, douloureux.
Voici un rêve très éloquent qui va nous servir d’exemple.
- Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains.
A ce moment là, elle sent le couperet sur sa nuque et se réveille.
Les paroles, qu’elle prononce en rêve, sont celles du Christ sur la croix, au moment où il expire. On constate bien ainsi que le mythe chrétien est présent dans l’inconscient. ( La Bible, Luc ch.23, v.46)
Que signifie ce rêve pour la rêveuse ? Elle renonce à donner la priorité à sa vision égotique de la vie, à ses façons de vouloir contrôler le cours des choses par la tête, la réflexion et les calculs, dans l’espoir de tout organiser selon ses conceptions et ses intérêts à elle. Elle reconnaît qu’une force la dépasse qui sait mieux qu’elle. Au moment où elle va expirer, elle demande à genoux à cette Force, humblement, simplement de diriger désormais son esprit et de l’inspirer.
La rêveuse n’est pas morte, non, elle est devenue plus vivante.
11:20 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christ, mort inspirer, rêve, expirer, décapitation
RÊVES DE MORT
MICHEL SE BAT AVEC LA MORT
Bonjour Michel,
Les rêves ne parlent pas toujours de sexe ou d’amour, ils abordent tous les sujets de la naissance à la mort, et en ces jours de Pâques qui commémorent ce qui s’appelle la passion et la mort du Christ, il apparaît bien que le point commun entre la passion et l’amour, c’est la souffrance.
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La tendance actuelle est d’oublier la mort, la souffrance pour estimer que la vie doit être plaisante et facile. Si souvent les rêves invitent en effet à accorder au plaisir la place qui lui revient, ils viennent aussi préparer aux difficultés. Ces moments difficiles sont souvent des moments de changements nécessaires, qui conduiront à un élargissement de l’être. Ces étapes de transformation apparaissent souvent dans les rêves avec les images de la mort. Devenir quelqu’un d’autre, c’est renoncer à certains comportements, mourir à une façon d’être, pour aller vers autre chose, qu’on ignore. Tout ce travail sur soi est douloureux mais tout le cours de la vie est marqué par des transformations permanentes.
Le rêve de Michel en est l’exemple
J’ai fait dernièrement un rêve qui me laisse froid dans le dos.
Je me sauve de la mort, elle me court après et je me débat avec elle. À un moment donné je me retrouve par terre couché sur le dos, et j’entend une voix très réaliste me dire: « Ce ne sera pas long ».
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FAIRE UN RÊVE ?
Vous avez écrit : « j’ai fait un rêve ». Vu le contenu du rêve, il est évident que ce n’est pas vous, à l’état conscient qui avez « fait » ce rêve ». Comment dire alors ? Je vous propose quelques expressions :
- j’ai eu un rêve
- j’ai reçu un rêve (je préfère)
- un rêve m’est venu
- un rêve m’a visité (très biblique ou amérindien)
- je me souviens d’un rêve
INTERPRETATION DE VOTRE RÊVE
Vous avez raison d’évoquer le sens symbolique de votre rêve. Il ne parle pas de la mort de votre corps sur la terre. Il vous prévient d’un profond bouleversement dans votre façon de vivre, si bien que vous allez concevoir les choses autrement, faire des choix différents selon de nouvelles références, selon des expériences qui vous auront appris que la vie est toujours plus vaste.![]()
Cependant ces transformations n’ont rien de plaisant ni de facile, surtout si vous les traversez seul, sans l’aide de l’interprète de rêve qui, pour y être passé lui même, connaît ce chemin, en connaît les images dans les rêves, et les épreuves sur la terre.
Je me sauve de la mort et me débats avec elle
Votre rêve précédent de l’amérindienne montrait que, de façon inadéquate, vous vous protégez de tout affrontement avec le feu, comme s’il s’agissait d’eau. Vous cherchez donc à échapper à l’épreuve transformante, probablement à l’épreuve vitale du feu, de ce qui vous brûle et vous fait mal. Est-ce la passion amoureuse ou une autre forme de passion ? La passion implique l’élan, l’ardeur, le feu, la fougue, l’ambition, le désir. Passion, qui vient du latin passio, signifie aussi souffrance comme le mot patience, de même origine. On parle bien de la passion du Christ, vécue dans ces jours de Pâques.
Ainsi, dans un premier temps, vous fuyez, comme tout un chacun, devant les occasions que la vie vous présente, et qui vous amèneraient à regarder la mort en face, à accepter de vous changer. C'est vous qui devez reconnaître à quels comportements concrets cette image fait allusion dans votre vie quotidienne;
Je me retrouve couché par terre sur le dos
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Mais vous n’êtes pas le plus fort. Vous allez reconnaître que vous ne maîtrisez pas la direction de votre vie. Votre monde intérieur, appelé l’inconscient, vous amène à des expériences imprévues, vous perdez vos défenses et êtes exposé dans toute votre vulnérabilité, sur le dos.
Vous allez être cloué à terre, vous allez descendre complètement de vos idées et entrer en contact complet avec la réalité de la terre, au plus bas, au plus dur. Cet état s’appelle l’humilité et l’abandon.
Quelle sera la forme concrète de cette épreuve, je ne saurais le préciser. A chacun son chemin personnel.
J’ai évoqué ce passage par la mort dans mon livre « Amour et sexe dans vos rêves », au chapitre sur le feu, p. 218, surtout avec le rêve n° 55.
J’en ai longuement parlé également dans mon livre « Rêves à Vivre », dans la deuxième partie, aux chapitres 15 et 16, intitulés :
- Le dépouillement et la mort de l’ego
- La mort et la renaissance
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C’est pour tout le monde et chacun, qui passe par ces épreuves, et pour vous aussi, Michel, que j’ai écrit ces pages, parce qu’à notre époque, on ne parle plus de ces expériences fondamentales, cruciales. On les fuit, mais elles sont à l’essence même de la vie et la rencontre avec l'autre en vous, qui est vous-même, plus vous-même que vous-même. Certains qui font cette expérience diront qu'ils ont touché l'essence de la vie, ou leur part divine. L'apôtre Paul lui a écrit : "Ce n'est plus moi qui vit, c'est Christ qui vit en moi."
Un dernier mot : Plus vous entrez dans votre difficulté, plus vous adhérez à ce processus intérieur pénible, et plus la transformation est rapide. Pour vous, « ce ne sera pas long ».
11:10 Publié dans Vos rêves interprétés | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rêve, mort, transformation, résurrection, christ, interprétation
