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Noël

  • NOËL, NOËL, JOYEUX NOËL !

     

    Voici encore Noël, et je me sens perplexe.

    A quoi ça sert de fêter Noël, de célébrer la naissance d'un enfant il y a plus de 2000 ans ?

    Mais qu'est-ce que j'en ai à faire, moi, de l'arrivée d'un bébé dans une étable ?

    Qu'est-ce que ça a d'ailleurs d'extraordinaire ? Combien de femmes autrefois ont-elles accouché, seules, dans les champs, ou dans des masures misérables, sans que personne ne s'en soucie ? D'autres même, à notre époque, entourées d'anges de feu, ont accouché sous les bombes.

    Alors, somme toute, que, dans une nuit paisible, une femme, entourée par son mari, mette au monde un enfant, même dans une étable, est-ce que c'est une performance ? Franchement, ça ne mérite quand même pas qu'on en parle encore 2000 ans après !

    Oui je répète, qu'est-ce que j'en ai à faire, moi ?

    Et aujourd'hui, c'est devenu le prétexte de tous ces cadeaux, de toute cette bouffe ad nauseam !

     

    Mais qu'est-ce que nos ancêtres ont donc trouvé d'attrayant dans cette histoire absurde de vierge enceinte ?

    Résonnent dans ma tête le vieux chant glorieux de Noël :

    " Il est né le divin enfant,

    Jouez hautbois, résonnez musettes,

    Il est né le divin enfant

    Chantez tous son avènement."

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    Un enfant divin, à ce qu'on raconte ? Fort belle affaire ! Bravo à cette femme, Marie, aimée et visitée par le dieu, comme bien d'autres d'ailleurs dans l'antiquité, qui eurent la même grâce : ne serait-ce que la reine Maia, la mère de Bouddha ou la princesse Europe, qui donna son nom à notre continent.

    Mais qu'est-ce que j'en ai à faire, moi ?

    Résonne dans ma tête la noble interrogation que lancait, il y a 300 ans, à l'ange Gabriel, le poète mystique Angélus Silésius :

    "Que me sert, ô Gabriel, que tu salues Marie,

    Si tu n’as pas le même message pour moi ?"

    Oh ! Que cet appel du fond de l'âme ébranle toutes les croyances !

    Moi je ne veux pas croire ! Je veux savoir !

    Croire ne m'intéresse pas.

    Je veux bien croire que Louis XVI a été guillotiné, parce qu'on me l'a raconté. Mais je n'y étais pas, je n'étais pas témoin, je ne l'ai pas vécu.

    La naissance de Dieu dans l'homme, je n'y crois pas ! Moi, je veux le vivre !

    Comme ça, je saurai !

    Et je cherche des témoins, qui me racontent qu'eux aussi ils ont reçu directement la visite personnelle de l'ange ou même de Dieu. Et plus encore, des témoins qui me racontent une visite qui vient leur annoncer que le divin s'incarne dans leur âme.

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    Alors ce jour là, je saurai que Noël est vrai.

     

    Eh bien voilà : j'ai bien mené mon petit discours rebelle et goguenard jusqu'au bout. Maintenant, la raisonneuse en moi s'incline et est bien obligée de laisser la place à l'interprète de rêves, qui s'avance tête haute.

    Et, forte de son expérience, l'interprète de rêves en moi affirme :

    "- Oui, je sais, je sais que le divin s'incarne dans l'humain, j'en ai fait l'expérience et les rêves le proclament."

    Entendu, mais mon témoignage ne suffit qu'à moi-même, et pas plus.

    Eh bien, qu'à cela ne tienne ! En voici d'autres.

    Chères blogueuses, chers blogueurs, je vous confierai en exemple l'expérience de deux rêveuses, Claire et Lydie, qui ne se connaissent pas. L'une et l'autre ont reçu le message de l'Annonciation.

    Effarées,elles se sont confiées à l'interprète de rêves.

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    Je vous laisse à la même émotion que j'ai éprouvée à les entendre.

     

    De nos jours comme il y a deux mille ans, comme Marie, Claire et Lydie aspirent au divin. Dans le recueillement, elles s'adressent à Dieu et lui murmurent qu'elles s'abandonnent à Lui.

    "Seigneur, que Ta volonté se fasse en moi et par moi." (1)

    Une nuit, Claire entend en rêve une femme lui dire :

    "A l'ombre de sa lumière tu es".

    Elle ne comprend pas.

    Quelques jours plus tard, Claire qui ne connait pas bien la Bible, veut la regarder. Elle la prend en mains, l'ouvre et reçoit un choc : elle tombe sur les paroles de l'Ange à Marie :

    " La Puissance du Très haut te couvrira de son ombre". (2)

    Ce sont les mêmes paroles que dans son rêve : "A l'ombre de sa lumière tu es".

    Claire est une douce dingue, illuminée sans doute.

     

    Oui, mais voilà : Lydie fait la même expérience. Dans son rêve, elle entend une voix lui dire :

    " Tu es la vierge Marie".

    Ne croyez pas que Claire et Lydie se soient prises pour la réincarnation de Marie ou pour des femmes exceptionnelles. Non, elles ont été complètement perturbées.

    Leur rêve vient leur proclamer Noël, leur annoncer que l'Esprit de Dieu se manifeste dans leur âme et les choisit pour s'incarner. Alors Claire et Lydie se sont "réjouies en Dieu..., parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante" (3)

    Noël, Noël, Dieu vient s'incarner dans l'humain.

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    Et vous savez quoi ?

    C'est même là le destin de toute âme, la mienne, la vôtre. Le destin de notre âme est d'être épouse divine, de s'offrir à Dieu, de l'accueillir en nous et Lui permettre de prendre forme dans notre vie quotidienne, notre vie charnelle, matérielle, concrète.

    Et cela nous le voyons s'accomplir dans les rêves, celui de Claire, celui de Lydie et de tant d'autres, hommes et femmes, qui n'en parlent pas.

    Voilà le sens et le mystère des rêves. Voilà ce vers quoi ils nous conduisent, nuit après nuit. C'est dans les rêves et les visions que Dieu nous indique comment il veut se manifester à travers nous, dans notre différence, comment Il vient s'incarner secrètement et s'occulter dans l'humain.

    Noël ! Noël !

    Ainsi notre âme donne naissance en nous à l'enfant de Dieu.

    Désormais, dans les souffrances, les épreuves, dans les humbles bonheurs du quotidien et dans les grands joies, l'âme qui s'est offerte, reçoit la fécondité de l'Esprit.

    Me reviennent alors en tête les vers sublimes du poète mystique du XXème siècle, Charles Péguy :

    " C'est une gageure, il manque de nous, il dépend de nous

    Que le grand ne manque pas du petit,

    Que le tout ne manque pas d'une partie,

    Que l'infiniment grand ne manque pas de l'infiniment petit,

    Que l'éternel ne manque pas du périssable...

    Que le Créateur ne manque pas de sa créature." (4)

    Désormais, notre âme, notre parcelle d'infini, vit cette incarnation. Elle poursuit sa route, dans la confiance la plus absolue. Quoiqu'il arrive, elle vit le seul amour qui au delà de tout attachement terrestre peut la combler, parce que lui seul est infini et donne sens à sa vie.

     

    Noël ? Mais bien sûr Noël ! Noël, il y a 2019 années ? Oui, c'est vrai, je le sais.

    Explosion de joie et de reconnaissance !

    Joyeux Noël à vous tous, mes chères blogueuses, mes chers blogueurs. Joyeux Noël !

     

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    Bibliographie

    (1) Le célèbre clairvoyant américain Edgar Cayce a suggéré de se concentrer sur cette affirmation quand on se recueille en se tournant vers Dieu.

    (2) La Bible, Evangile de Luc, ch.1, v. 35

    (3) La Bible, Evangile de Luc, ch. 1, v. 47 et 48

    (4) "Le porche du mystère de la deuxième vertu". Charles Péguy, Éditions Poésie Gallimard, p. 81

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.

    La Vierge de la Guadeloupe, de Salvator Dali, peinte en 1949

    Annonciation : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com

    Vierge apeurée, trouvée sur Google image, peinture placée dans l'église protestante St Mathew à Auckland en Nouvelle Zélande : gentside.com

    La Madonne de Port Lligat de Salvator Dali, peinte en 1950

    La Madonne de Port Lligat, détail.

     

     

  • INCARNATION A NOËL ET DIVINISATION

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    Charles Péguy a écrit :

    C’est une gageure, il manque de nous, il dépend de nous

    Que le grand ne manque pas du petit,

    Que le tout ne manque pas d’une partie,

    Que l’infiniment grand ne manque pas de l’infiniment petit.

    Que l’éternel ne manque pas du périssable.”

     

      

    Poursuivant son inspiration, reprenant ses mots, je rajouterai inversement :

    C’est une gageure, il manque de nous, il dépend de nous

    Que le petit ne manque pas du grand,

    Que la partie ne manque pas du tout,

    Que l’infiniment petit ne manque pas de l’infiniment grand

    Que le périssable ne manque pas de l’éternel.

     

    Chers amis

    Joyeux Noël

    Que Dieu vous bénisse en ce jour

     

    Christiane

     

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    Bibliographie

    Charles Péguy : “Le porche du mystère de la deuxième vertu” , Poésie chez Gallimard, p.83

     

    Illustration

    La naissance à Bethléem du peintre contemporain Arkabas : jésus.catholique.fr

    Détail du même tableau : picasaweb.google.com

     

  • TOUS MES VOEUX

    Mes chers amis, blogueuses et blogueurs,

     

    Comme vous sans doute, je suis prise par les activités tourbillonnantes de fin d’année. J’ai hâte de vous retrouver bientôt sur mon blog pour poursuivre les récits des péripéties oniriques qui se déploient entre la nuit et le jour.

    Mais je ne veux pas manquer de vous souhaiter de belles fêtes de Noël, cette péripétie si ancienne et si nouvelle, qu'on oublie de nos jours, et qu'il arrive aux rêves de nous rappeler.

    Je vous souhaite aussi une heureuse année 2012 et bien sûr beaucoup de bonheur à entrer plus encore dans le monde des rêves qui réserve tant de surprises, de découvertes et de richesses insoupçonnées.

     

     

    rêves,interprétation des rêves,Christiane Riedel,Noël

     

    Avec tous mes vœux chaleureux

    Christiane

      

    Illustration

    Nativité de l’artiste mexicain contemporain Octavo Ocampo, maître des illusions d’optiques.

     

  • LES RÊVES ET LA RECHERCHE DU DIVIN , ETUDE 1

    QUE ME SERT, Ô GABRIEL, QUE TU SALUES MARIE,

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    SI TU N'AS PAS LE MÊME MESSAGE POUR MOI ?

     

    Voici Noël la semaine prochaine, où l'on célèbre la naissance de l'enfant, dans lequel le Divin vient s'incarner. Après deux mille ans, qu'en est-il aujourd'hui de ce message de la Bible, de cette tradition spirituelle occidentale ?  Que vaut pour nous la naissance d'un enfant divin ? En quoi sommes-nous concernés par cette affaire ?

    C'était bien là aussi l'apostrophe du poète allemand Angelus Silesius, qui au 17ème siècle s'écrie :

    Que me sert, ô Gabriel, que tu salues Marie,

    Si tu n'as pas le même message pour moi ?

     

    A quoi cela me sert-il en effet de savoir qu'une femme ait porté en elle la divinité ? Ce que je veux, moi, avec d'autres, c'est vérifier personnellement l'existence de cette réalité, sinon, pour moi, elle n'existe pas.

    Voici un rêve qui, avec des images d'aujourd'hui, atteste l'existence de cette réalité à une femme d'aujourd'hui. L'annonce en a été faite à Dora.

    Dora est une femme sans prétention. Elle cherche à mieux comprendre qui elle est et vient d'entreprendre un travail avec ses rêves qui la guident. Et voici qu'à son tour, elle reçoit une révélation.

     

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     Rêve : Un parfum nommé PRESENCE

    Je suis dans une pièce où les volets sont fermés. Il y règne une lumière assez sombre, brun brillant, dorée. Je vois à gauche, sur une tablette, une bouteille de parfum. Dessus est inscrit le mot PRESENCE.

     

    Interprétation :

    Avec la première image, le rêve indique le sujet dont il va parler.

     

    Une pièce aux volets fermés

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    La lumière du jour est exclue de cet espace. Cette lumière désigne le soleil, la faculté du conscient qui donne une certaine façon d'éclairer les choses, de voir et de comprendre la vie. Le rêve parle ainsi d'emblée de se fermer à la vision consciente extérieure, pour entrer dans un espace intérieur sombre, où les choses apparaissent différemment, entrer dans l'inconscient et les rêves qui en sont le langage.

    Cette entrée ne peut avoir lieu qu'en se fermant, en s'isolant dans la solitude et le retrait.

    Les alchimistes, ces champions de l'œuvre intérieure, l'ont sans cesse déclaré. Ils conseillaient une grande prudence, ils recommandaient de garder « un vase bien clos ».

    « Fais attention que ta porte soit bien et solidement fermée », disaient-ils.

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     Le moi et ses points de vue limités, les avis des autres, les influences exercées par les modes de pensées environnants sont tenus à l'écart. Le dialogue avec le monde intérieur par les rêves exige une attention exclusive.

     

    Il règne une lumière sombre, brun brillant, dorée.

    La rêveuse s'est ainsi concentrée sur son obscurité intérieure, d'où émane une sombre clarté. Cette lumière ne peut apparaître que dans l'obscurité, elle naît de cette obscurité.

    La rêveuse voit alors luire une autre lumière, une nouvelle façon d'éclairer les choses.

    Tel est l'éclairage clair-obscur fourni par les rêves.

     

    La lumière brun brillant

    Cette lumière intérieure est brune, de la couleur de la terre, de ce qu'il y a de plus humble, banal, prosaïque.

    Cette couleur, dit la rêveuse, est en fait celle de la merde.

    Cette image symbolise la « materia prima », la matière première de notre vie, l'inconscient qui nous habite, constitué de cette foule de faits intérieurs, nocturnes et diurnes, qui défilent dans notre âme, sans que nous y fassions attention, ou que nous sachions les comprendre. Ce sont nos pensées, nos sentiments, nos émotions, nos ressentis, nos intuitions, tous ces mouvements intérieurs, invisibles du monde extérieur.  Ce sont aussi nos agitations, nos soucis, nos problèmes, appelés les « emmerdes », qui assombrissent notre vie, dont nous prétendons qu'elle devrait toujours être riante.

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    La lumière brun brillant, dorée

    Mais cette lumière est aussi paradoxalement brillante, dorée. Que signifie cette image ?

    L'or

    Ce métal inaltérable symbolise ce qui est le plus précieux aux yeux des humains. 

    Les alchimistes, qui savaient fabriquer l'or, parlaient de leur or non vulgaire, l'or intérieur, la présence du divin dans l'âme. La lumière de la divinité se révèle quand l'être conscient entre dans sa profondeur, y descend, regarde les images qui apparaissent. Quand ce travail s'effectue dans l'humilité, à l'abri de toute influence extérieure, le rêveur prend alors contact avec sa réalité intérieure, avec son ombre, ce brun qui lui répugne, avec « sa merde », comme celle de tout un chacun. C'était là le conseil de l'alchimiste Morien le Romain, qui disait :

     «  Prends cette chose qui est foulée aux pieds sur ses tas de fumier, sinon, voulant monter sans échelle, tu tomberas sur la tête. »

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    D'autres, indiquaient de même comment trouver l'or philosophale :

    « - Il est jeté sur les chemins, disaient-ils, foulé aux pieds par les passants, ou encore :

    « - Il est extrait d'un endroit méprisable : « in  stercore invenitur », on le trouve dans les excréments ».

    La divinité se présente dans ce qu'il y a de plus bas, dans ce que l'on méprise en soi.

    C'est dans ce qu'il y a de plus petit et de plus méprisé que se révèle la divinité.

    N'est-ce pas le message de Noël ?

    N'est-ce pas ce que s'exclame Marie qui a mis au monde l'enfant divin ?

    « - Il a regardé la bassesse de sa servante. »

     

    Le parfum

    Quand la rêveuse prend contact avec l'inconscient, jaillit alors de l'obscurité une nouvelle clarté, une nouvelle lumière, une nouvelle conscience, qui, elle, ne vient pas des lumières du moi extérieur, elle vient de l'intérieur, de la gauche.

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    C'est alors que la rêveuse découvre une bouteille de parfum.

    A partir d'une matière dense et solide, l'artisan, l'artiste a tiré un liquide subtil qui a concentré, exalté tous les arômes. Avant de se dilater en respirant ces essences enivrantes, il convient de se rappeler que le parfum représente un produit très élaboré obtenu après des distillations répétées. Dans les rêves il symbolise un travail sur soi permanent, qui permet de parvenir à la quintessence, la divinité en soi.

    Le parfum du rêve indique ainsi qu'à la suite de longs efforts dans son laboratoire intérieur la rêveuse parvient à un état essentiel de l'être, entre en relation avec ce qu'il y a de plus subtil en elle, qui la transporte à un autre niveau de conscience.

    Le parfum fait pressentir la divinité à l'œuvre dans l'humain.

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    PRESENCE

    Le parfum s'appelle PRESENCE. Le travail intérieur où le conscient, guidé par les rêves, explore l'inconscient, conduit à une conscience renouvelée. L'air que la rêveuse respire, la qualité de l'atmosphère spirituelle est désormais imprégnée d'une odeur subtile, d'une vibration invisible mais perceptible par le nez, le ressenti.

    Cette essence, cette quintessence, cette qualité suprême de l'être s'appelle « PRESENCE ». La rêveuse prend contact avec sa réalité profonde, elle ressent à l'intérieur d'elle même la présence de la divinité qui l'habite et l'accompagne.

    Le Christ ne disait-il pas : « Le Royaume des Cieux est au dedans de vous ? »

    Le rêve vous conduit à votre royaume intérieur.

     

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     Quand vous analysez un rêve, il faut toujours vous rappeler que ses images correspondent soit à un bilan, soit à une possibilité. Si donc vous recevez des indications comme je viens d'en évoquer, il s'agit en toute sincérité de garder un cœur simple et reconnaissant et de se rappeler que le destin qui vous échoit est celui de toute âme humaine, le but de votre incarnation.

     

    Je vous laisse avec ces vers écrits il y a 1600 ans :

     

    Je t'ai aimé bien tard

    Beauté ancienne et toujours nouvelle,

    Je t'ai aimé bien tard !

    Tu étais au dedans de moi-même,

    Et moi, j'étais en dehors de moi-même.

     

    C'était en ce dehors que je te cherchais,

    En me ruant sur ces beautés, pourtant crées par toi,

    J'y perdais ma propre beauté.

    Tu étais avec moi, mais moi, je n'étais pas avec toi...

     

    Tu m'as appelé, tu as crié

    Et tu as triomphé de ma surdité.

    Tu as brillé, tu as fait resplendir tes rayons

    Et tu as chassé les ténèbres de mon aveuglement.

     

    Tu as répandu l'odeur de tes parfums :

    J'ai commencé à les respirer et j'ai soupiré après toi.

    J'ai goûté la douceur de ta grâce

    Et j'ai eu faim et soif de toi...

     

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    Illustrations

    Je remercie les artistes et les photographes dont les œuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.

    Gabriel, de l'artiste italien Giovanni Bellini vers 1465

    Annonciation de l'artiste anglais Dante Gabriel Rossetti (1828-1892)

    Angeleyes :http://laurent.picsinthebox.com

    Prière : lysdesaron.com

    Porte fermée :http://www.accent.chaumont.fr

    Lumière sombre :http://farm4.static.flickr.com

    Prends cette chose...sur les tas de fumier : Extrait de l'œuvre de l'artiste alchimiste allemand Michel Maier, 1617, « Symbola aureae mensae duodecim nationum, cité par Etienne Perrot dans « La voie de la transformation, éditions la Fontaine de Pierre, p. 58

    Spirale jaune rouge et violette de Sophie Dumont

    Parfum : http ://thumbs.dreamstime.com

    Parfum : http ://guerlain, eau de parfum Idylle

    Parfum : http://www.ludimaginary.net

    Nativité : ?

    Citation : Saint Augustin ; Confessions, livre X, XXVII,38, Les belles Lettres, T.II, paru en 1926

  • LES CADEAUX DE NOËL : POINT DE VUE D'UN RÊVE D'ENFANT

    LES CADEAUX

    Beaucoup d’entre nous ont gardé dans un coin de leur cœur le souvenir enchanté de Noël, de l’instant où leurs désirs étaient comblés. Nous avons toujours envie, quelque part, de nous faire gâter, de recevoir des cadeaux, de voir tous nos vœux se réaliser. Et ce désir est parfois si fort que le rêve vient alors la nuit nous instruire et nous éduquer, nous montrer son point de vue qui peut nous paraître si surprenant.
    Aujourd’hui, je voudrais vous raconter un rêve merveilleux et terrifiant, mais combien pédagogique !
    Il a été reçu par Nathalie, une petite fille de six ans, comme toutes les autres petites filles.
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    C’était à Noël, elle passait ses vacances chez ses grands parents.
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    Elle me raconta son rêve et les circonstances où il survint :
    « La veille de Noël, nous dînions tous attablés en famille. Mon grand père nous demanda à nous ses petits enfants si nous croyions au Père Noël. Nous lui répondîmes tous que si le Père Noël n’existait pas, les lutins seraient au chômage. Il éclata de rire et déclara que nous avions bien raison.
    Lorsque le dîner fut terminé, j’allai me coucher, tout en pensant à ce que mon grand père avait dit. J’avais peur : Si le père Noël n’existait plus, alors, nous n’aurions plus de cadeaux.
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    Cela m’inquiétait beaucoup. Je m’endormis bientôt.
    Je fis un rêve atroce, pire qu’un cauchemar.


    Rêve
    C’était la veille de Noël. Nous étions tous en train de dîner chez mes grands parents, comme cela venait d’avoir lieu en effet. Tout d’un coup, dehors, le ciel devint sombre, et à l’intérieur de la maison, tout changea.
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    Le sapin de Noël avait pris un air diabolique.
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    Les guirlandes devinrent affreuses,
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    Elles se mirent à faire des grimaces féroces, atroces.
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    Je m’aperçus que tout le monde avait disparu je ne sais où.
    Ce fut alors que le Père Noël apparut accompagné de lutins. Il était habillé en noir,
    97923fcc0164e5d641cbaf338d69f011.gif et portait sa hotte pleine de cadeaux sur le dos.
    Il déposa sa hotte devant moi.
    Dedans c’était plein de cafards.
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    Il m’en donna un.

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    BOUM ! Le cafard explosa.
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    Je croyais que c’était fini, que j’allais me réveiller, mais le rêve se poursuivit, toujours plus horrible. Mon grand père arriva et voulut me protéger, mais les lutins l’enfermèrent dans le placard. A ce moment là je pris une guirlande et me mis à fouetter le Père Noël. Les lutins éclatèrent en larmes et dirent que si je tuais le Père Noël, ils seraient tous au chômage.
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    Alors j’ai posé ma guirlande et je me suis réveillée.




    Interprétation
    Quel cauchemar ahurissant ! Que peut-il vouloir dire à cette petite fille ?
    Avec une sagesse très grave, le rêve tente de lui faire comprendre qu’à Noël il ne s’agit pas seulement de recevoir des cadeaux. Si l’on ne songe que par rapport à soi même, alors les cadeaux deviennent de la pourriture, ils gâtent et corrompent, et sitôt reçus, ils explosent à la figure, ne fournissent aucune satisfaction. Prenons garde alors de ne point gâter, pourrir nos enfants en les couvrant à Noël de cadeaux.
    S’agit-il pour autant de condamner le Père Noël en le fouettant, comme tente de le faire la petite Nathalie ? Certainement pas, à l’avis de tous et du rêve également, cela plongerait les lutins dans la tristesse et le chômage.
    Les lutins sont ces humains de petite taille, qui viennent aider les humains de grande taille.

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    Ils fabriquent dans le secret toutes sortes de petits trésors destinés aux humains. Avec presque rien, mais avec astuce, ingéniosité et amour, ils transforment la matière en objets qui ravissent les adultes.
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    Si on supprime le Père Noël et les cadeaux qu’on offre aux autres, alors on prive les lutins de leur activité créatrice, les enfants perdent l’occasion de chercher à faire plaisir, de se creuser la tête pour trouver des idées de cadeaux et les réaliser.
    Rien ne vient alors stimuler leur créativité ni leur habileté manuelle. Les petits lutins sont au chômage et pleurent devant cette perspective désolante.

    A cette petite Nathalie, le rêve enseigne déjà que la fête de Noël ne consiste pas seulement à être gâtée par les adultes. Elle ne doit pas oublier que Noël, c’est aussi pour les petits l’occasion de penser aux autres, d’inventer, de confectionner avec amour des petits cadeaux, comme le faisaient les lutins des légendes d’autrefois.

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    Ces petits lutins, symbolisent ici les impulsions créatrices qui transforment la matière grâce à leur esprit et leur activité.
    Il y a de la joie à recevoir, mais aussi à offrir, surtout si un enfant, avec d’humbles moyens, a tout sorti de son cœur, de sa tête et de ses mains.
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    Illustrations
    Je remercie les artistes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.
    Diable rouge : diable origami : http.www.korimage.free.fr
    Grimaces : grimaces-du-973.skyrock.com
    Explosion : www.infos-du-net.com
    Lutins : creaturesimaginaires.ifrance.com

    Je ne retrouve pas les coordonnées de certaines illustrations. Je prie les auteurs de ne pas m’en tenir rigueur, et de bien vouloir me les indiquer. Je les donnerai alors immédiatement sur mon blog.