10.09.2008
REPONSE AU COMMENTAIRE DE LINA
Chers amis blogueuses et blogueurs.
Je suis entrain de préparer différents textes : d’abord le bilan de mon séjour au Canada, et de ce que j’ai vécu pendant le congrès de L’IASD, puis des récits de rêves qui je pense vous intéresseront.
Mais Lina a déposé un commentaire de l’interprétation du dernier rêve du petit chaton. Il convient que je réponde en priorité. Ma réponse est longue et je vous demande de ne pas m’en vouloir, si elle ne vous intéresse pas. De plus, il est difficile d’y intégrer des illustrations pour l’égayer. A bientôt donc pour des récits moins techniques.
Christiane
Voici la réponse au commentaire de Lina.
Un nouveau commentaire vient d’être posté sur votre blog à la suite de la note UN PETIT RÊVE IDIOT...ET POURTANT, SI ON SAVAIT... :
« Bonjour, je ne suis pas vraiment d’accord avec votre vision de ce rêve. Le rêve, par définition, renvoie au rêveur essentiellement. C’est justement parce que les liens mère/fille sont très noués qu’il est justement intéressant que la rêveuse se penche un peu plus sur elle-même, et non sur sa fille. Ce que vous évoquez de l’éducation qu’elle a apportée à sa fille peut être intéressant. Mais selon, ce qui me paraît plus essentiel (huile essentielle) c’est ce qui s’est joué pour la rêveuse à l’âge qu’a aujourd’hui sa fille et qui, inmanquablement, la ramène à la problématique qui teinte toutes ses relations. Pourquoi cette cabane en bois lui rappelle-t-elle une maison coloniale où l’on se fait servir ? Qui a servi qui ? Servi de servitude ? Et tant d’autres questions sur la rêveuse... Cdlt »
Bonjour Lina,
Voilà longtemps que je voudrais revenir sur mon blog, mais j’ai d’autres d’activités qui m’attendent aussi. Votre commentaire me donne donc l’occasion et le plaisir d’écrire enfin quelques lignes. Je répondrai volontiers à votre commentaire qui m’intéresse beaucoup. J’y répondrai longuement.
I Peut-on donner une définition de la fonction du rêve ?
Le rêve renvoie-t-il obligatoirement au rêveur et à son enfance ?
Vous écrivez : « Le rêve, par définition, renvoie au rêveur essentiellement. »
Je dois vous dire que pour ma part, je suis bien embarrassée pour donner une définition définitive du rêve. Depuis le temps que j’étudie le monde intérieur, l’inconscient de chacun qui s’exprime avec le langage du rêve, j’ai constaté que le rêve exerce de multiples fonctions. On le voit partout intervenir, dans toutes les circonstances. Il ne renvoie pas forcément à l’enfance, au contraire, il prépare à l’avenir.
C’est bien ce que je démontre par des exemples concrets et vécus tout au long des pages de mon blog.
- Il y a des rêves qui préparent le rêveur aux événements du lendemain ou des jours suivants.
- Il y a des rêves prémonitoires qui annoncent des événements dix ans, vingt ans à l’avance.
- Il y a des rêves qui donnent des solutions aux inventeurs. Ils montrent des inventions à faire et indiquent comment les réaliser. J’en ai donné trois exemples frappants dernièrement.
- Il y a des rêves qui viennent vous faire le diagnostic de votre état de santé et comment guérir.
- On rencontre des rêves qui sont de véritables radiographies du corps et qui disent au médecin comment opérer.
- D’autres vous disent comment faire l’amour ou vous conseillent sur le choix de votre partenaire.
- Certains vous parlent de votre situation professionnelle ou financière et vous donnent de sages conseils.
- Il existe aussi des rêves qui viennent vous demander de transmettre un message à une autre personne pour la prévenir d’un danger.
- On connaît encore bien des exemples de rêves reçus par les hommes politiques, par les artistes de tout art.
- Bien des personnes vous raconteront qu’une personne aimée qui vient de mourir leur est apparue en rêve et leur a parlé.
Vous trouverez des exemples de tous ces rêves sur mon blog. La liste est longue et illimitée. Et j’en passe et des plus beaux.
C’est pourquoi, quand vous affirmez :« Le rêve, par définition, renvoie au rêveur essentiellement », il ne me semble pas possible d’abord de donner une définition du rêve, et ensuite surtout une définition aussi restrictive. Les exemples foisonnent où le rêve ne parle pas du rêveur lui même, il ne lui demande pas de se pencher sur lui-même mais vient répondre à des questions qu’il se pose sur le moment. Ces ne rentrent pas dans le cadre que vous délimitez.
Comment cela se fait-il que vous ayez une vision aussi étroite du rêve ? Je me demande pourquoi d’ailleurs vous dîtes : par définition ?
Qui a posé cette définition ? Sur quels critères ? Pourquoi serait-on obligé d’admettre cette définition ?
II Objectif du travail avec le rêve
Vous dîtes aussi :
« Mais selon, ce qui me paraît plus essentiel (huile essentielle) c’est ce qui s’est joué pour la rêveuse à l’âge qu’a aujourd’hui sa fille et qui, immanquablement, la ramène à la problématique qui teinte toutes ses relations.
Je ne comprends pas pourquoi il faudrait ramener la rêveuse à ce qu’elle a vécu à l’âge de sa fille. Votre affirmation ici encore est gratuite et rien ne la justifie. Elle semble partir d’une théorie dont la validité ne m’est pas démontrée et ne correspond pas à mon expérience. Pour moi, quand j’analyse un rêve, je ne m’occupe pas de théorie, je regarde des faits avec un œil toujours neuf et sans a priori, pour éviter d’emprisonner le rêveur dans une grille d’interprétation.
Le rêve parle d’un petit chaton, il ne parle pas de Cinthia en petit chaton, mais de sa fille. La première image du rêve pose le sujet du rêve, n’est-ce pas ? Ou alors quel est le sens de ce petit chaton ?
Il convient donc d’étudier le rêve en mettant en relation logique toutes les images les unes par rapport aux autres, et non en extrayant une image de son contexte pour y plaquer un commentaire d’après une théorie préalable.
Le rêve décrit une situation très grave, très alarmante, qui demande une intervention d’urgence : Le petit chat a les yeux brûlés.
Va –t-on se lancer alors dans une longue anamnèse, demander à la rêveuse de parler de son enfance, de ses parents, de son éducation, et la faire revenir parfois pendant des années de consultations hebdomadaires sur son passé, bien souvent de façon inutile, voire délétère (et pourtant toujours lucrative). Pendant tout ce temps là le chaton va devenir aveugle alors que le rêve indique la solution pour le sauver tout de suite.
III La technique de l’interprétation
Je ne comprends pas comment vous interpréter l’image des huiles essentielles. Vous dîtes :
« Ce qui me paraît essentiel, (huile essentielles) » Vous tirez un mot du texte et l’employez à votre gré. Ce n’est pas une analyse exacte et cohérente de l’image.
Vous dîtes :
« Ce qui me paraît plus essentiel (huile essentielle) c’est ce qui s’est joué pour la rêveuse à l’âge qu’a aujourd’hui sa fille et qui, immanquablement, la ramène à la problématique qui teinte toutes ses relations. »
Bigre ! Immanquablement ! Quelle sûreté ! Vous faîtes preuve d’une vision déterministe qui me terrifie ! Je ne suis pas si sûre que la psyché obéisse à vos lois qui apparemment se prétendent universelles.
Vous écrivez aussi :
« Pourquoi cette cabane en bois lui rappelle-t-elle une maison coloniale où l’on se fait servir ? »
D’abord :
Le verbe rappeler que vous employez, montre que pour vous le rêve vient rappeler des faits anciens. Votre technique est donc bien, semble-t-il, de travailler à partir du présupposé théorique que je viens de dénoncer juste ci-dessus, selon lequel le rêve ramènerait au passé et toute image du rêve rappellerait un événement passé.
Je le répète : C’est une théorie en psychologie qui ne correspond pas à mon expérience et à celle d’autres interprètes et que je conteste fermement. Le rêve ne parle pas du passé, il vient préparer à vivre au jour le jour et aux jours qui viennent. Il est nécessaire de le répéter : vous avez une conception terriblement déterministe et étouffante de l’être humain, que je trouve terrifiante, comme si toute relation humaine était fixée dans l’enfance.
La vie est plus créatrice vous savez.
Je préfère cette parole de nos anciens, les philosophes romains qui disaient :
« FATA VIAM INVENIENT » : Les destins trouvent leur chemin.
Oui, je pense que la vie est ouverte et qu’il est inutile, quand on interprète un rêve d’aller fouiller systématiquement le passé de la rêveuse, quand aucune image ne l’indique explicitement dans le rêve.
Jung lui même en 1932, disait déjà qu’il existait de nombreux patients qui, après une longue et minutieuse anamnèse, ne voyaient en rien leur problème disparaître.
Ensuite : Dans l’analyse que j’ai effectuée à propos de la maison en bois , j’ai posé la question :
- QU EST-CE qu’une maison en bois ?
Je n’ai pas demandé : « Que vous rappelle une maison de bois ? Je demande une définition et non un souvenir.
Cinthia m’a répondu : C’EST une maison coloniale.
Elle m’a expliqué ce qu’EST une maison en bois pour elle, elle ne me raconte pas ses souvenirs, puisque je lui demande une définition. Cette maison n’est pas celle de son enfance, puisqu’elle a vécu en HLM.
Par ailleurs, Vous employez le terme « cabane en bois ».
Cinthia n’a pas employé le mot cabane, mais maison. N’est-ce pas vous qui projetteriez votre propre conception de la maison en bois dans l’image de Cinthia. Vous auriez pu dire aussi « chalet ». Pourquoi cabane ?
Je souligne ce détail, parce que la façon dont je procède n’est pas la même que la vôtre. J’étudie minutieusement, rigoureusement les images avec logique et cohérence.
Votre remarque est donc très intéressante et tout à fait bienvenue sur mon blog, puisqu’elle permet de mettre en évidence différentes approches et techniques pour interpréter les rêves.
Rappel et références
En ce qui me concerne, j’ai étudié toutes les approches des différentes écoles en Europe comme aux Etats Unis, j’ai suivi des cours, j’ai suivi des thérapies didactiques. Je l’ai expliqué sur mon site : http:www.christiane-riedel.fr. J’ai beaucoup cherché et travaillé avec les rêves, me refusant à me limiter à une seule école. J’ai fait ensuite mon choix. Je vous donne ici le fruit de mon expérience.
Si cela vous intéresse, j’ai expliqué la façon dont je procède dans la première partie de mon livre « RÊVES A VIVRE ».
J'y explique, entre autres approches, sur quatre vingt pages, l’excellente technique de l’interview, créee par la psychologue américaine le Dr. Gayle DELANEY, professeur en psychologie clinique.
Gayle est à ma connaissance une des rares personnes au monde capable d’interpréter les rêves. Ses livres sont extrêmement bien faits, documentés, riches, simples, intelligents, et CRITIQUES. Et avant tout, toute affirmation chez elle est toujours expliquée et justifiée. vous pouvez visiter son site au: www.gdelaney.com.
Je vous recommande donc aussi la lecture de son livre qui vient de paraître en Français : « LA CLE DES RÊVES » chez AdA. c'est un ouvrage de base indispensable.
Si cela vous intéresse aussi, j’ai donné plus d’une centaine d’exemples d’interprétations dans mon livre « AMOUR ET SEXE DANS VOS RÊVES », chez Trajectoire.
J’ai exposé plusieurs exemples qui démontrent l’invalidité de la théorie selon laquelle le rêve ramènerait au passé.
Dernière remarque : je ne comprends pas ce que signifie « servi de servitude ». La formule est jolie et brillante mais … ?
J’espère, Lina, avoir répondu à votre commentaire. Je vous invite à revenir prochainement sur mon blog pour y découvrir de nouveaux rêves que je suis en train de préparer. Je souhaite vivement qu’ainsi vous en veniez progressivement à élargir votre conception de la vie intérieure et peut être à analyser les rêves de façon plus ouverte et plus efficace.
Avec ma cordiale sympathie
Christiane
11:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interprétation des rêves, Christiane Riedel, Gayle Delaney
05.07.2008
VOYAGE A MONTREAL
Chers blogueuses et blogueurs, Le jour J arrive et je pars lundi à Montréal. J’ai été très longuement occupée par la préparation des différentes conférences et du séminaire d’interprétation des rêves. Mon séjour se déroulera en deux temps : La première semaine, je participerai au Congrès International pour l’Etude des Rêves organisée par l’IASD, « International Association for the Study of Dreams ». J’y ferai deux conférences : - Le sens des scénarios sexuels dans les rêves - Le rôle que les rêves ont joué et jouent toujours dans ma vie Site : www.asdreams.org/2008 La deuxième semaine, je poursuivrai les conférences dans le cadre du Centre « Vox Populi », à Montréal. Voici le sujet de ces conférences : Le 15 juillet : Les rêves et la santé Le 16 et le 17 juillet : Les rêves prémonitoires Le18 juillet : Les relations sexuelles dans les rêves Site : www.evenementsvoxpopuli.com Puis j’animerai un séminaire de week-end sur l’interprétation des rêves, le 19 et 20 juillet, toute la journée. Après cette période d’intense activité, je reviendrai le 21 Je ne vous proposerai donc pas d’étude sur mon blog d’ici fin juillet. Sur place, je tâcherai de recueillir pour vous toutes sortes d’informations et d’images D’ici là, je vous souhaite un mois de juillet très agréable, plein de soleil et d’ombre rafraîchissante. A bientôt Christiane

09:04 Publié dans Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, Congrès de l'IASD, Voxpopuli, Montréal 2008
29.06.2008
UN PETIT RÊVE IDIOT...ET POURTANT, SI ON SAVAIT...
Cinthia me connaît depuis 12 ans. Quand elle a un rêve, elle en cherche vite la signification et me téléphone. Son premier rêve faisait trois pages ! Alors, sur mon conseil, elle a demandé à ses rêves de lui envoyer des rêves courts, qui ne demandent pas trop de temps pour l’interprétation. Car Cinthia téléphone d’outre mer.
Et depuis, ses rêves ne font que quelques lignes.
Depuis douze ans qu’elle me téléphone de temps en temps, sa vie a été transformée. Elle pourra vous le dire. Ce n’est pas que sa vie soit plus facile. Non. Elle a son lot d’épreuves et de fatigue, comme chacun de nous, mais, grâce à ses rêves, elle sait, comment les traverser et adopter l’attitude et les activités adéquates.
Dernièrement elle m’appelle et me raconte son rêve :
Rêve :
Je me vois avec un chaton blanc et roux.
Nous sommes en danger et je dois quitter avec lui l’endroit où nous nous trouvons, une maison en bois. Au moment de partir le petit chat tombe dans une cuvette où il y a des huiles essentielles. J’ai très peur, car cela lui brûle atrocement les yeux. Je lui frotte les yeux avec une serviette et au moment où je crois qu’il peut rester aveugle, je me rends compte qu’il ouvre grand les yeux.
Bien sûr, nous n’y comprenons rien ni l’une ni l’autre. C’est la technique de l’interview qui va nous aider à y voir plus clair.
Interprétation
Qu’est-ce qu’un chaton ?
C’est un petit animal tout mignon, on a envie de le protéger, il joue tout le temps et au début il fait ses petites crottes partout dans la maison.
A quoi cette description correspond-elle actuellement dans la vie quotidienne de la rêveuse ?
Cinthia ne voit pas.
Je poursuis donc mon enquête.
Qu’est-ce qu’une maison en bois ?
C’est une maison coloniale très agréable comme on les construisait autrefois. On y menait une vie tranquille, on était servi. La vie n’y était que du plaisir.
Je reprends alors les deux descriptions et demande :
Un petit animal qui passe son temps à jouer dans un cadre de vie très agréable, comme autrefois, où l’on est servi et où l’on n’a que du plaisir, à qui cela vous fait-il penser ?
- Mais c’est Marine, c’est ma fille , s’exclame Cinthia!

Elle sort avec son copain, ou bien avec ses copines.
Elle passe son temps devant la télévision et au téléphone.
Sans se gêner, elle dérange tout le monde dans la maison avec tous ces passages et tout ce bruit.
Ah oui, s’écrie Cinthia, c’est bien ça, elle fait ce dont elle a envie, elle laisse ses petites crottes partout !
Je ne suis pas contente après Marine, qui profite et ne s’en fait pas. Ca ne va pas du tout en ce moment. Elle plane complètement.

quelqu’un d’essentiel ?
- Oh la la ! Mais si ! C’est tout à fait ça !
J’ai très peur, cela lui brûle atrocement les yeux
L’adolescente est tellement convaincue de son importance qu’elle en est éblouie. Elle ne voit plus la réalité, elle est aveuglée par son orgueil.
Je lui frotte les yeux avec une serviette.
Voilà comment soigner Marine. Lui mettre une serviette sur les yeux, lui frotter les yeux, lui faire voir de façon insistante avec une serviette.
Une serviette. Le jeu de mots est évident : serviette : êtes servie ou t’es servie.
Eh oui, l’adolescente est servie, et il faut qu’elle s’en rende compte pour accepter de changer.
L’expression « frotter les yeux », correspond à celle de « frotter les oreilles ».
Cinthia va corriger sa fille, la réprimander, la reprendre, éventuellement la punir, et lui apprendre à vivre pour pouvoir s’intégrer à la vie commune.
Je crois que le petit chaton peut rester aveugle
Dans sa tâche éducative, Cinthia va passer par des moments de doute et la gracieuse adolescente risque de rester sur son point de vue, de garder ses exigences, sa désinvolture, son inconscience.
Je me rends compte qu’il ouvre grand les yeux.
Le chaton est sauvée. Le rêve montre le résultat des efforts de la maman pour redresser la situation. Son intervention va ouvrir les yeux à l’inconsciente adolescente. Marine va comprendre qu’elle est servie comme une reine et qu’elle ne peut pas continuer à vivre de cette manière.
A la maman maintenant de mener sa dure tâche d’éducation, urgente et indispensable, car, si rien n’est fait, la situation menace d’empirer, le danger règne.
Marine est intelligente, l’épreuve va la faire sortir de l’inconscience du petit chaton pour l’amener à devenir une jeune fille plus consciente des réalités de la vie.

13:12 Publié dans Et soit-disant petits rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, chat, christiane riedel, consultation
15.05.2008
UN RÊVE EXTRAORDINAIRE
Chères blogueuses et chers blogueurs,
Je n’arrive pas à trouver le temps pour vous raconter des rêves et vous en donner l’interprétation, comme je le fais d’habitude. Aussi, pour garder le plaisir de vous parler des rêves, pour continuer aussi à satisfaire votre intérêt et votre curiosité, je vais vous raconter aujourd’hui un rêve, qui ne nécessite aucune interprétation. Cette présentation me demande beaucoup moins de travail et de temps. Vous verrez, c’est un rêve très surprenant.
Vous resterez comme moi, ébahi, en constatant, une fois de plus, que le rêve sait bien des choses, que nous ignorons complètement à l’état de veille. Et c’est dans la nuit, qu’il vient nous les expliquer.
Voici cet exemple étonnant :
En 1893 l’archéologue américain Hilprecht était professeur à l’Université de Pennsylvanie
Il y occupait la chaire des études assyriennes. La civilisation assyrienne s’épanouit 2000 ans avant Jésus Christ dans ce qui forme aujourd’hui le nord de l’Irak.
Hilprecht se heurtait à un véritable casse tête : depuis plusieurs semaines il essayait vainement de déchiffrer des textes cunéiformes écrits sur deux morceaux d’agate.
Il pensait que ces deux morceaux étaient les fragments de bagues. L’une des pièces remontait peut être selon lui à 1500 ou 1600 ans avant J.-C. , mais il ne savait pas comment dater l’autre.
Un soir où il avait durement travaillé à ce sujet, il s’endormit et fit le rêve suivant.
« Il se voit avec un prêtre qui le conduit à la chambre des trésors du temple de Nippour.
Et le prêtre lui dit :
- Les deux fragments, que dans votre publication vous étudiez séparément pages 22 et 26, vont ensemble et ne sont pas des fragments de bagues.
Voici leur histoire :
Le roi Kurigalzu (1300 ans avant J. C. ) nous adressa un message :

Quelques temps après, nous reçûmes l’ordre, nous les prêtres, de faire une paire de boucles d’oreilles en agate pour la statue du dieu Ninib.

Les deux fragments qui vous ont donné tant de tracas en font partie. Si vous les mettez ensemble, vous aurez la confirmation de ce que je vous dis. Mais vous n’avez pas trouvé le troisième morceau au cours de vos recherches, et vous ne le trouverez jamais. Sur ces mots le prêtre disparut.
Hilprecht se réveilla sur le champ, réveilla sa femme, lui raconta son rêve, se précipita dans son bureau pour examiner les fragments. Il fut ébahi, bouleversé de constater que tous les détails donnés par son rêve se vérifiaient. Il put déchiffrer l’inscription sur les deux anneaux mis ensemble et il lut : Kurigalzu, prince Bel, offre ceci en présent à son seigneur, le dieu Ninib, fils de Bel. »


17:50 Publié dans Grands rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, rêve d'Hilprecht, roi Kurigalzu, dieu Ninib
21.03.2008
UN RÊVE, CE VENDREDI, IL Y A 2008 ANS

Quelques mois plus tard, l’ange apparaît à nouveau pour ordonner à Joseph de s’enfuir en Egypte pour protéger l’enfant du massacre organisé par le roi Hérode. Et c’est encore dans un rêve !
Que seraient le Nouveau Testament et deux mille ans de vie spirituelle en Occident, sans ce rêve, qui sauve la vie de l’enfant Jésus ?
Et que dire, quand on évoque le récit suivant, dont on ne parle jamais, à un tel point que quand je le mentionne, on me regarde d’un œil soupçonneux et l’on ne me croit pas. Ce récit se trouve dans l’Evangile selon Mathieu, ch.27, versets 11 à 25.
Il y a aujourd’hui 2008 ans, le Christ comparait au tribunal devant le gouverneur romain à Jérusalem, chargé de la justice.
Le gouverneur est Ponce Pilate, qui passe, selon certains, pour un gouverneur dur et rusé.
Il trouve devant lui un homme qui vient d’être battu par les Juifs, montés par les prêtres.
Ils accusent Jésus d’être un rebelle qui se prétend roi et menace le pouvoir de l’empereur romain. Pilate interroge le prisonnier et reste très étonné de ne pas recevoir de réponses, ou alors des réponses qui le troublent et l’inquiètent : cet homme déclare que son royaume n’est pas de ce monde.
Il ne trouve aucun motif pour condamner cet homme. Il cherche à le sauver. Il connaît la coutume juive de libérer un prisonnier au moment de Pâques. Un criminel vient d’être condamné, Barrabas. Pilate demande alors aux prêtres qui accusent le Christ :
« Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ ? »
Et le texte rajoute : « Car il savait que c’était par jalousie que les prêtres avaient livré Jésus. »
Et à ce moment là,…chose inouïe,… inimaginable dans notre société :
Un homme entre dans le tribunal et s’annonce comme le serviteur de la femme de Ponce Pilate. Il demande à être reçu par le gouverneur, auquel il vient transmettre un message urgent de sa femme.
En pleine séance, il vient dire au gouverneur que sa femme le supplie de ne pas se mêler de cette histoire. « Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste, car dit-elle, elle vient d’avoir le jour même un rêve qui l’a tourmentée, et où elle a beaucoup souffert à cause de cet homme.
Cela, le serviteur le dit-il publiquement ? En tous cas, le juif Mathieu, le futur évangéliste, rapporte son intervention.
Pilate écoute le messager, puis reprend la séance. Que fait-il ? Il tergiverse, il essaie de sauver le Christ, il s’indigne de voir les Juifs exiger la mort d’un innocent et demander la grâce pour un meurtrier. Lui, le juge, il ne trouve aucun motif d’accusation. Révolté, il se penche vers la foule au bord de l’émeute, et s’écrie :
- Quel mal a-t-il fait ?

il se lave les mains :
« Je suis innocent du sang de ce juste, déclare-t-il ; cela vous regarde. »
Le gouverneur vient de montrer publiquement qu’il n’est pas responsable de la mort du Christ.
Qu’est-ce qui a pu pousser Pilate à déclarer que le Christ était un juste ? Au delà de sa conviction personnelle, n’est-ce pas l’expression que sa femme a employée ?
« - Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ! »
Peut-on imaginer aujourd’hui qu’un juge au tribunal s’interrompe au cours de la séance ...
pour entendre un message de son épouse, qui lui demande de tenir compte de son rêve à elle, avant de juger l’accusé ?
C’est bien là un témoignage formidable que les rêves étaient reconnus et respectés de façon générale dans l’Antiquité, tant par les Juifs que par les Romains, comme par ceux qui vont devenir les premiers Chrétiens. Et les personnages les plus éminents en tenaient compte pour prendre leurs décisions, prenant en considération leur rêves, comme ceux de leur femme !

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15.03.2008
UN NOUVEL ARTICLE
UN ARTICLE SUR LES RÊVES EROTIQUES
Mon livre « Amour et Sexe dans vos rêves », que l’éditeur de la maison « Trajectoire » m’avait demandé d’écrire fin 2005, reçoit apparemment de plus en plus d’intérêt de la part des médias et sur Internet. L’an dernier sur Internet le portail « Doctissimo » m’a interrogé sur les rêves érotiques. Cette année, je viens d’être interviewée par le portail « mysmooze » également sur le même sujet.
Je vous ai dit la dernière fois que j’étais en train répondre aux questions posées et que cela, entre autres, me prenait pas mal de temps.
Voilà, maintenant, c’est fait, et cet article a donné lieu à une collaboration harmonieuse et féconde avec la journaliste Levana Siboni.
Vous le trouverez sur : www.mysmooze.com à compter du dimanche16 mars à minuit une. Il restera en page d’accueil pendant 24 h et rejoindra ensuite les rubriques consacrées à la sexualité.
Je vous invite à vous y rendre le jour venu et vous souhaite bonne lecture.
A bientôt
Christiane
Portail : Vie de couple MySmooze : www.mysmooze.com
MySmooze est le premier portail web entièrement consacré au couple.
Partenaire de la vie à deux, MySmooze.com est un portail gratuit qui aborde, dans une totale liberté de ton et avec un souci constant de divertir tout en informant, absolument toutes les problématiques du couple. Des plus intimes aux plus matérielles. Des plus répandues aux plus ciblées.
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Pour vous aider, MySmooze.com s’articule autour de onze rubriques : sexualité, psycho, bien-être, lifestyle, patrimoine, mode, beauté, loisirs, vie pratique, people et astro. Des plus sérieuses au plus futiles, toutes les préoccupations des couples modernes sont abordées, toujours sous un angle novateur. Articles quotidiens, brèves, reportages vidéo, tests, sondages, le contenu de MySmooze.com est toujours vivant. Il est alimenté par une équipe de journalistes qui sollicitent sur chaque sujet témoignages et avis d’experts.
Vie de couple MySmooze
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11.03.2008
UN PETIT MOT A MELINA ET A MES LECTEURS
J’ai été très touchée, Mélina, quand vous m’avez si gentiment écrit votre déception de ne rien trouver de nouveau sur mon blog au bout d’une semaine.
J’aurais du vous prévenir depuis quelques temps. Je vous ai en effet annoncé que j’ai été invitée cet été au Canada au Congrès de l’Association Internationale pour l’Etude des Rêves et au Centre de rencontres « Vox Populi » à Montréal.
Je dois y faire au moins quatre conférences, et trois séminaires. C'est là une longue préparation, qui me prend beaucoup de temps.
De plus, en ce moment, j’ai des articles à écrire. Ce ne sont pas toujours pour de grands journaux, mais peu importe, le travail est le même.
Je me consacre aussi à mes ateliers et mes consultations.
Et j’ai une famille.
Tout cela pour vous expliquer que, pour le moment, je n’ai vraiment plus autant de temps pour écrire pour mon blog.
Peut être cela n’a-t-il l’air de rien, mais je dois vous dire qu’un article sur mon blog me demande plusieurs jours de travail, entre l’interprétation du rêve, la rédaction, la validation par le ou la rêveuse, la recherche des images sur Google et enfin la transposition sur blogspirit, qui prend bien deux heures à trois heures. La mise en place des images est un processus qui donne souvent des difficultés.
Avez-vous déjà lu tous les articles qui se trouvent dans les archives ? Il y en a plus d’une cinquantaine depuis un an. Ils vous permettront peut être de satisfaire votre intérêt en attendant ?
Votre attente, Mélina, me fait plaisir et honore mon travail. Je suis désolée de ne pas toujours y satisfaire rapidement, mais je pense que maintenant, vous saurez ce qui se passe.
J’apprécie tous les commentaires, ils sont les bienvenus, même si je n’y réponds pas tout de suite.
A bientôt
Christiane
11:27 Publié dans Carnet du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, interprétation, christiane riedel, congrès IASD Montréal, Vox Populi
27.02.2008
UNE VIERGE INQUIETANTE
L’interprète, qui analyse les rêves, ne passe pas une journée sans éprouver une surprise. Chaque rêve est une déroute, et offre un message inattendu. Pas de règle, pas de système,
seule l’individualité compte et ce qui lui convient à elle, dans sa différence, à ce moment de son existence.
C’est cette surprise que je voudrais partager avec vous aujourd’hui.
Que je vous raconte :
François est un jeune garçon, bientôt teenager, débordant de vitalité, de sensibilité et de naturel.
La semaine dernière, pendant qu’il goûtait en revenant de l’école, le voilà qui s’exclame :
- Maman, j’ai eu un rêve, cette nuit, c’était bizarre, j’ai eu peur, il faut que je te le
raconte !
Elisa, sa maman, travaille avec moi et sait combien il est important de prendre les rêves en considération, de les noter et de les interpréter. Elle a donc immédiatement écrit ce que son fils lui disait, et puis elle m’a téléphoné.
Le rêve m’a plongée dans la stupéfaction. Je vous laisse en juger.
Rêve
Au début je suis en pompier avec un casque, dans ma chambre
et je vois au loin les champs.
A un moment, dans le champ, on voit la Vierge qui marche, elle est en statue, toute blanche.
Ca fait bizarre quand elle marche : elle est toute raide ; ses jambes ne plient pas, mais se lèvent à tour de rôle pour avancer ! De plus, on ne voit rien de sa tête, on ne voit pas son visage, pas ses yeux, pas sa bouche.
Puis la Vierge traverse le champ, et se dirige vers les maisons. Je me dis :
« - Elle veut du mal ; elle veut du mal aux gens. »
Ensuite j’entends : « François, François » et je me réveille. C’est toi, maman, qui me réveille. »
Interprétation
Consternation ! Que comprendre ? Pour l’instant, Elisa n’a pas les associations de son enfant. Nous ne pouvons que préparer l’interprétation. Pour cela, nous examinons les images pour en tirer les déductions logiques.
Je suis dans ma chambre
L’image du lieu au début d’un rêve indique la situation dont le rêve va parler. Il s’agit ici de la chambre, donc, sans doute, de la vie personnelle, intime, du jeune garçon.
Je suis en pompier, avec un casque
Le pompier a pour objectif d’éteindre le feu d’un incendie.
François pourrait donc se trouver dans la situation d’un pompier qui lutte contre un danger, qui pourrait provoquer des effets très destructeurs. L’incendie dans les rêves attire souvent l’attention sur un excès de pensées négatives, qui perturbent.
Je rappelle éventuellement à Elisa ce que j’ai écrit dans mon livre « Amour et Sexe dans vos rêves », en m’adressant au rêveur :
« Vous cogitez de façon permanente dans votre tête pour essayer de comprendre la vie, dont les lois vous échappent. ne seriez vous pas hyper-perfectioniste, trop volontariste, trop exigeant avec vous même ou avec les autres ? En tous cas, vous vous échauffez l’esprit, vous êtes embrasé par votre sujet. (p 224, à l’article « incendie »)
En quoi cela concerne-t-il François ? La suite viendra infirmer ou confirmer cette proposition d’interprétation acquise par l’expérience.
Une chose est sûre, le garçon doit se protéger au niveau de la pensée, il est invité à changer sa façon de penser.
Et la suite alors ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
Je vois les champs
Les champs sont la vie de la terre, du corps. Ils désignent la vie naturelle, qui, au rythme des saisons et grâce au travail de l’homme, assure la fécondité. Les champs parlent ainsi de la vie du corps de la vie naturelle et instinctive, qui conduit l’homme à son épanouissement.
On voit la Vierge qui marche, elle est toute blanche, en statue.
La Vierge
François n’a reçu aucune instruction religieuse, mais il a déjà entendu parler autour de lui de la Vierge, quand par exemple, en vacances, ses parents l’ont emmené visiter des églises. Il sait qu’elle est la mère du Christ, qui selon la tradition, est né du Saint Esprit. La Vierge n’a donc pas eu de rapport avec l’homme, elle n’a pas commis le péché de chair. Elle est l’image de la femme divinisée qui n’a pas de rapport sexuel, relation, qui, selon l’Eglise catholique, serait la faute humaine.
Elle est toute blanche, en statue
A la différence d’autres rêves, où la Vierge, peut fort bien, comme d’autres figures divines, apparaître vivante, ici elle est une statue. Elle correspond donc à une représentation que l’humain s’en est fait, que l’humain s’est fabriquée.
Elle est toute blanche. Elle est pure, sans tache, immaculée. Elle n’a pas de sang, pas de vie instinctive, pas de corps. Elle est une idée désincarnée, un idéal de pureté, de perfection. La Vierge représente une vie sans sexualité et sans péché.
Que peut-on déduire de ces deux images ?
En fait, le rêve souligne à notre jeune garçon deux dangers:
D’abord des pensées négatives qui perturbent, puis l’image d’une vie sans sexualité, marquée par une condamnation : la relation amoureuse est quelque chose de mal ; il conviendrait de vivre dans un idéal de pureté, comme l’a inculqué la longue tradition catholique. Ce serait l’image de la Vierge qui surgit dans les champs, cette idée qui vient s’imposer.
Que se passe-t-il alors ? Qu’advient-il de cette représentation, fabriquée, de la femme sans péché, qui n’a pas de rapport sexuel avec l’homme, ou plus généralement cette représentation de la virginité ?
La suite du scénario est catastrophique.
C’est bizarre comme elle marche
Cette statue ne marche pas, elle est rigide, sans souplesse, elle ne plie pas les genoux, elle lance la jambe en avant, comme certaines troupes militaires.
On ne voit pas sa tête, pas de visage, pas d’yeux, pas de bouche
Elle n’a rien d’humain, elle ne présente pas d’individualité, elle ne montre pas sa façon de voir, ni sa façon de parler ou d’embrasser. C’est une masse artificielle non individualisée, qui ne pense pas, qui ne sent pas, qui ne communique pas. C’est un principe sans âme.
Le scénario catastrophe s’accentue :
Cette statue de la Vierge, cette représentation religieuse rigide, qui refuse la sexualité, vient blesser les humains. Et François se fait la réflexion en lui-même :
Elle veut du mal aux gens.
Le danger est généralisé, et concerne tout le monde, les hommes, les femmes, les enfants.
Tel est l’avis du rêve de cet adolescent. Telle est la mise en garde personnelle que lui adresse le rêve, à lui.
Mais qu’est-ce que cela veut donc dire ? Elisa et moi nous retrouvons embarrassées et un peu inquiètes. Nous pouvons bien analyser le scénario, mais seules les associations du rêveur pourront faire comprendre son rêve, le moment venu.
Le dimanche, Elisa bavarde avec son fils et ils décident de regarder le rêve ensemble.
J’ai alors invité la jeune femme à venir vous raconter elle-même ce qui s’est passé. C’est donc Elisa qui parle maintenant.

François me regarde interloqué. Sa lèvre tremble.
- Mais non maman, pas du tout, comment tu peux imaginer ça ?
- Ecoute, mon chéri, je ne sais pas, je cherche seulement, je tente juste une hypothèse, pour voir. Il y a quelque chose, dont le rêve vient te parler, mais c’est toi seul qui sait de quoi il s’agit. Il s’est passé quelque chose la veille du rêve, qui t’a beaucoup dérangé. T’as parlé avec quelqu’un ? Il t’est arrivé quelque chose ?
François se tait, je le sens mal à l’aise.
- Maman, je ne sais pas si je peux te parler…Ecoute…J’ vais te dire …A l’école, les copains…
… il y a les grands,…
… ils parlent tout le temps de sexe, ils font des gestes, …
et le garçon, mal à l’aise, enfonce le pouce d’une main dans l’arrondi de deux doigts de l’autre,
… ils parlent de chatte,
et puis ils disent des choses sales. Ca m’a dégoûté.
Oh Maman, ça me gêne de te parler de tout ça !
- Mais je suis là pour t’écouter et t’aider.
Je me sens très émue, je prends la main de mon enfant, je me mets à lui parler des choses de la vie, de l’amour, des premières approches…

Et j’entends dans ma tête les vers délicats de Victor Hugo :
« J’entrais dans ma treizième année. O feuilles vertes !
Jardins ! croissance obscure et douce du printemps. »
- Mais seulement, tu ne le fais pas sur le canapé devant la télévision, tu le fais seulement quand tu es tout seul, dans ta chambre. C’est ton intimité.
Je sens la main de mon fils, qui serre plus fort la mienne.
- Maman, le rêve, c’est extraordinaire, il est venu quand j’en avais besoin. Ecoute, j’étais tout retourné, c’était dégueulasse comme ils parlaient du sexe, les copains. Je trouvais ça si dégueulasse que je me suis dit que, moi, je ne ferais jamais l’amour et que je ne voulais pas avoir d’enfant.
Là, j’ai sursauté. C’était donc ça, l’image de la Vierge !
Ah ! Maintenant tout s’explique :
Je reprends alors les images du rêve, je les examine avec François à l’éclairage de ce qu’il vient de dire, et François s’écrie :
- Ah, Maman, le feu, j’ai compris : c’est quand je m’enflamme dans mes pensées ! Le pompier qui doit éteindre le feu, c’est moi qui dois arrêter ces idées fausses de croire que l’amour c’est sale et de pas vouloir faire l’amour !
Je reste estomaquée. Voilà, c’est dit, c’est compris. Et François poursuit :
- Que j’ai bien fait de te raconter mon rêve ! Que c’est bête, j’en ai eu d’autres et je les ai laissé partir. Merci Maman, merci !
Nous étions là, l’un et l’autre, les yeux brillants, dans l’émotion, dans la joie de parler ensemble si ouvertement, si simplement, la joie de se confier à son parent adulte, la joie d’aider son enfant sur les chemins de la vie. Par dessus tout, rayonnait l’émerveillement de constater qu’on n’y avance pas seul, mais que les rêves sont là, pour nous guider.
Et moi, sa maman, je lui transmettais cette expérience profonde, primordiale de la relation avec l’inconscient, que j’ai vécue, avant lui, grâce à l’interprète, qui m’a interprété mes rêves. J’avais l’impression de faire partie d’une longue chaîne.
Pendant tout notre échange, nous nous sommes tenu la main.
J’ai embrassé mon fils et je l’ai confié à la nuit.
Je suis redescendue dans le séjour et je me suis assise sur le canapé, bouleversée, reconnaissante.
J’ai vu François glisser, pieds nus, dans la cuisine, il a bu un verre d’eau et, en passant dans le couloir, s’est penché par la porte et a chuchoté :
- Merci Maman, merci !
Et moi, j’ai dit merci aux rêves.

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21.02.2008
DRÔLE DE RÊVE AU DÎNER
Je dînais dernièrement avec quelques amis et nous bavardions agréablement autour de la table.
Rêve
- Voilà : j’étais à la maison avec mon chien Auguste.
- Il a un nom épatant ton chien !
- Oui, hein ! Attends la suite ! Je voyais Auguste par derrière, debout sur ses pattes et je voyais sa queue et ses coucounettes, mais elles étaient énormes !
Et je me disais : Oh la la ! Il a besoin d’aller voir sa belle, il faut absolument qu’il se soulage ! Pauvre bête ! Il va éclater !
Nous éclatons tous de rire !
- Toi, t’en as des rêves marrants !
- Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire, demande Laurette ?
Interprétation
Et nous voilà partis. Mes amis connaissent tous la technique de l’interview et tout le monde pose les mêmes questions en même temps :
- C’est quoi un chien ?
- C’est un animal domestique qui garde la maison.
- Et c’est comment un chien ?
- D’habitude, un chien c’est fidèle.
- Il est comment ton chien Auguste ?
- C’est un bon toutou, répond Laurette, mais qu’est-ce qu’il est gueulard ! Quand il m’énerve trop, je l’envoie promener, je le mets dans la cour et ferme la porte.
Brigitte lui demande : - Alors, à qui ou à quoi ça te fait penser, à l’intérieur ou à l’extérieur de toi, une façon d’être fidèle mais gueulard qui t’énerve quelquefois ?
Laurette regarde son interlocutrice :
- A qui ou à quoi ça me fait penser ? A l’intérieur de moi ? C’est vrai que je pique parfois des crises ! Oui, mais je ne vois pas où j’ai des coucounettes, moi, s’exclame-t-elle en pouffant de rire !
- D’accord ! Et à l’extérieur de toi, ce serait qui ou quoi , demande Kamel ?
- Bon, ce n’est pas le chien lui-même, je ne vois pas pourquoi le rêve viendrait me parler des coucounettes d’Auguste !
Laurette nous voit sourire :
- Ah oui ! C’est ça ! Vous croyez qu’Auguste… c’est Karl, mon mari ?
Karl, le verre à la main, dresse l’oreille.
- Eh bien, regarde, faisons les vérifications ! Est-ce que ton mari est fidèle demande Claude d’un air narquois.
Karl repose son verre sur la table.
- Dis donc toi ! Mais bien sûr qu’il est fidèle, qu’est-ce que tu crois, s’exclame Laurette, qui caresse gentiment la joue de son mari, assis à côté d’elle !
- Est-ce qu’il est gueulard, ton mari, dit Brigitte et elle jette un coup d’œil à Karl ?
- Ah, pour ça, oui, t’es quand même tout le tout le temps en train de râler ! C’est pas vrai ?
- Si, il y a un peu de ça, reconnaît Karl, qui se ressert un verre.
- Et ça t’énerve, demande Brigitte à Laurette ?
- Souvent oui ! Il y a même des fois où ça m’exaspère et à ce moment là, je ne l’écoute plus, oui, c’est ça, je ferme la porte et je l’envoie promener !
- Bon, dit Kamel, eh bien, il semblerait bien que ton chien Auguste, ce soit ton mari. Mais dis donc ! Je te signale quand même qu’Auguste, c’est le titre donné aux empereurs romains qu’on doit vénérer !
- C’est tout un programme s’exclame Karl, le mari, qui boit une large gorgée de vin !
- Je poursuis l’enquête et propose :
- Alors, maintenant, regardons ce que dit le rêve. Laurette,tu vois Auguste avec des coucounettes énormes…
Tout le monde éclate de rire !
- Et tu te dis qu’il a besoin d’aller voir sa belle…
Laurette a posé sa fourchette, un peu interloquée.
- Ah ? C’est ça ? Elle regarde son mari avec un peu d’embarras.
- Mais je ne savais pas que les rêves prennent comme ça soin de moi, s’écrie Karl ravi ! Il faudrait que tu te les fasses interpréter plus souvent ! Dis donc, c’est vrai que, ces temps ci, c’était plutôt métro boulot, mais au dodo, il n’y avait pas grand chose !
- Mon toutounet chéri, dit Laurette en riant ! On va rattraper ça ce soir ! Elle se lève, se tourne vers lui et lui saute au cou pour lui faire un gros bisou plein de tendresse.
Et voilà ! Les rêves, c’est magique.

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16.02.2008
QUAND, EN RÊVE, ON FAIT L’AMOUR AVEC SA MERE
Dans les pages précédentes, je vous ai promis que je vous parlerais du fameux rêve de Jules César, que je n’avais pas eu le temps d’évoquer à l’émission du MORNING sur M6.
Voilà un rêve, qui nous surprend. Ce rêve a été raconté par l’historien romain Suétone ( 69 à 125 après J.-C.), qui écrivit la biographie de Jules César ( 100 à 44 avant J.-C.).
Qui était cet homme, qui reçut un rêve pareil ?
César était un homme remarquable, orateur et écrivain de talent, grand homme de guerre, endurant au combat et habile stratège, homme d’état de génie qui parvint à imposer son absolutisme aux Romains. A 16 ans, il épouse Cornelia, fille de l’adversaire de Sylla, dictateur de Rome.
Sylla lui demande de la répudier, César refuse, ce qui lui vaut d’être exilé en Asie, où il s’engage dans l’armée. Puis il poursuit une carrière politique. Veuf à 30 ans, César se remarie.
Peu après, il est nommé magistrat en Espagne pour assister le consul en matière financière et criminelle. Il remplit sa fonction avec brio.
Durant son séjour, il se trouve à la ville de Cadix pour rendre justice. Là, une nuit, il rêve qu’il viole sa mère.
Ce rêve lui trouble l’esprit. Il le raconte autour de lui. Comme c’était l’habitude dans l’Antiquité, il se rend au temple et demande aux prêtres - interprètes de rêves, appelés aussi devins, de lui expliquer cette image qu’il ne comprend pas.
Les prêtres – interprètes de rêves lui disent alors qu’il violera Rome, sa mère patrie, en lui imposant sa volonté malgré ses résistances. Et plus encore, ils « déclarent que ce rêve lui annonce l’empire du monde, cette mère qu’il a vue soumise à lui, n’étant autre que la terre notre mère commune ». Ce sont là les paroles des interprètes, rapportées par Suétone.
Que se passe-t-il alors ?
Le lendemain de son rêve, Jules César passe près du temple d’Hercule
et voit la statue d’Alexandre ( 356-323 avant J.-C.), qui, deux cents ans plus tôt, avait conquis le monde jusqu’à l’Inde, et était mort à 33 ans, terrassé par une fièvre mortelle.
César admire ce grand conquérant, et, raconte l’historien, on l’entend pousser « un profond soupir, il déplore son inaction, et se reproche de n'avoir encore rien fait de mémorable à un âge où Alexandre a déjà conquis l’univers ».
Son rêve et l’interprétation donnée par les interprètes ne lui quitte pas l’esprit, et sur le champ, « il demande son congé, afin de revenir à Rome pour saisir le plus tôt possible les occasions de se signaler. »
Ainsi il apparaît justifié de penser que ce rêve a fait comprendre à Jules César qu’il deviendrait le maître du monde. Et il n’a plus tarder à faire en sorte que cette réalité symbolique virtuelle se concrétise dans le monde de la matière.
Personne à l’époque de Jules César, ni lui-même, ni les interprètes de rêves, ni l’entourage, ni l’historien Suétone n’a eu l’esprit assez grossier pour prendre ce rêve au niveau littéral et soupçonner César de vouloir violer sa mère.

Ce chercheur, héritier de l’art de l’interprétation des rêves des Egyptiens et des Grecs a écrit un traité célèbre d’interprétation des rêves : « La clé des Songes » (aux éditions Librairie Philosophique J. Vrin ) Il y propose plus de 20 interprétations différentes du rêve où le fils a une relation sexuelle avec sa mère.
Voici ce qu’Artémidore propose par exemple :
« Pénètre-t-on sa mère chair contre chair, dans la position que certains disent conforme à la nature (position par devant) et alors qu’elle vit encore, si le père qu’on a est bien portant, on sera en haine de son père à cause de la jalousie, qui existe aussi dans le cas des autres rivaux ; si le père est malade, il mourra : car celui qui a vu ce rêve aura la tutelle de sa mère à la fois comme fils et comme mari."
Artémidore souligne la haine et la jalousie qui peuvent régner entre le père et le fils, et montre le sens symbolique de l’acte amoureux.
Mais aujourd’hui, certains Freudiens, à la suite de leur maître à penser, se croyant au fin du fin dans la connaissance de l’âme humaine, prétendraient que ce rêve, comme le rêve de César serait l’expression et la réalisation d’un désir inavoué. Et pourtant Freud a lu l’œuvre d’Artémidore. Comment cela se fait-il qu’il ait fallu attendre des milliers d’années avant que quelqu’un se rende compte que le petit garçon voulait coucher avec sa mère ? Eh bien, les parents et la famille, et ceux qui se penchaient sur l’âme humaine avant Freud étaient vraiment d’aveugles imbéciles ! Et il fallait attendre le doctrinaire de la psychanalyse pour inventer de toutes pièces le complexe d’Œdipe.
L’ennui, c’est que l’interprétation donnée à César s’est révélée exacte. César a bien imposé son pouvoir et établi son empire sur toute la terre d’alors. Mais peut être préfère-t-on le soupçonner d’inceste et s’obstiner à une interprétation freudienne ? César, lui, a vu sa vie transformée par ce rêve et l’interprétation qui lui en fut donnée alors. Quel aurait été l’effet de l’interprétation freudienne ?
L’ennui, c'est encore, c’est surtout qu’on ait accepté pour vraie l’élucubration malsaine d’un esprit névrosé. Malgré de nombreuses et violentes critiques, cette idée perdure, elle est devenue un préjugé courant qu’on sort à tout bout de champ ! Comment cela se fait-il que les Français, qui se veulent les champions de l’esprit critique, aient gobé une telle bizarrerie à mettre sur le compte des divagations mentales ? Et comment cela a t-il pu se faire que les soit disant observations cliniques aient été tordues, orientées de façon tendancieuse, pour venir soutenir ce dogme ?
(Vous pourrez vous reporter sur mon blog au 11 08 2007, où j’ai déjà étudié ce point.)
Je ne cesserai jamais de m’élever contre la pauvreté d’esprit qui a sévi au XX ème siècle en Occident, qui a permis à des tyrannies politiques et intellectuelles de ravager l’Europe. Pour moi, Freud, Hitler, Marx, font partie de ces doctrinaires nés au XIXème siècle qui feront la honte de l'histoire du XXème. Ils ont, entre autres, emprisonné et torturé les âmes.
Mais alors, comment interpréter les rêves, où le fils fait l’amour avec sa mère ?
Je vais répondre à cette question en détail, et point ne sera besoin d’aller consulter un freudien qui n’a pas dépassé ses bêtises, et incapable d’interpréter les rêves.
Premier point : Il convient d’abord de s’interroger sur l’image où on fait l’amour.
Quel en est le sens ?
Faire l’amour, c’est se rapprocher de l’autre, de la façon la plus intime, c’est épouser, embrasser, adopter l’autre. L’image décrit le fait que l’on est en train d’intégrer une certaine façon d’être.
Deuxième point : Il faut maintenant s’interroger sur l’image de la mère.
Quel en est le sens ?
C’est là que je rappellerai encore la nécessité de pratiquer la technique de l’interview. Il faut poser au rêveur plusieurs questions :
1) Qu’est-ce qu’une mère ?
C’est celle qui met au monde, surveille la croissance, éduque et mène son fils à la vie d’homme.
2) C’est comment une mère ?
Il faut demander au rêveur comment il voit sa mère, ses qualités, ses défauts, ses habitudes de comportement. C’est au rêveur de fournir ces précisions. Les rêveurs vous répondront souvent la même chose. Pour eux, la mère est aimante, patiente, elle prend soin des enfants, de la maison, elle est attentive aux petites choses de la vie quotidienne. Elle porte la charge de la vie.

- 2) Ce peut être aussi une personne extérieure, qui se comporte à l’égard du rêveur COMME une mère.
Ce peut être alors une formatrice, une enseignante, une initiatrice avec laquelle le rêveur travaille et apprend. Dans ce cas, il est question d’adopter ce que cette femme transmet, d’épouser son point de vue et sa conception des choses.
Quatrième point : Il s’agit maintenant de regarder comment ce scénario est vécu.
Plusieurs possibilités se présentent :
A) Le rêve est positif
a) Il se peut que le rêveur n’exprime aucun jugement, ne ressente aucune émotion sur le fait de faire l’amour avec sa mère. C’est comme ça, c’est tout.
b) Il peut éprouver du plaisir à faire l’amour avec sa mère, le rêve laisse une impression de satisfaction.
Dans ces cas, adopter le comportement comme celui de la mère est le conseil donné par le rêve ; l’image indique que cette transformation est positive, valable, constructive.
B Le rêve est négatif
Si au contraire, pendant le rêve lui même, le rêveur se sent mal à l’aise, se réveille angoissé, le voilà prévenu de ne pas adopter le comportement comme celui de sa mère.
Faire l’amour peut être aussi la façon de chercher et prendre son plaisir. Ici cette image signifie qu’avec une semblable attitude, le fils cherche à profiter de sa mère, à en tirer son plaisir. Par exemple, lui soutirer de l’argent ou se faire accorder une faveur indue, en la « baisant » et elle se fait « avoir ».
C’est au rêveur de chercher par lui même ce à quoi le rêve fait allusion.
Conclusion
Je vous fournis ici la méthode pour comprendre par vous-même ce genre de scénario. On ne peut pas donner une interprétation unique et définitive, valable pour tout le monde. C’est à vous de vous poser les questions, de noter vos réponses et de chercher en vous la situation dont parle le rêve. Dans l’interprétation des rêves, il n’y a pas de solutions toute faites, générales, il n’y a que des solutions individuelles qui seules sont pertinentes, mais qui demandent, pour être trouvées, un esprit créatif.
Je vous donne le mode d’emploi. Maintenant, c’est à vous de jouer !

