26.04.2009

LA FESSEE 1

Les rêves ne viennent pas vous dire des choses que vous savez déjà. Ils vous montrent des aspects de la réalité que vous ne voyez pas, parce que le conscient n’a qu’un point de vue limité, alors que celui de l’inconscient est infiniment plus vaste et plus sage. C’est pourquoi ils provoquent souvent de l’incrédulité, de fortes résistances et du rejet.

Voici maintenant  le rêve d’une maman, qui a éprouvé une immense surprise, lorsque le rêve lui a exposé son point de vue si déroutant.

 

Je connais de longue date Nina, qui poursuit un travail d’interprétation de ses rêves avec moi. Voici ce qui lui est arrivé.

La douce et gentille Nina vient de divorcer. Elle chérit son petit Vivien qu’elle élève seule. Elle lui a arrangé une jolie chambre pour qu’il se sente bien.

 

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Un jour, elle entend son fils appeler des copains par la fenêtre et l’aperçoit penché dangereusement au dehors. Elle se précipite et ramène son petit bonhomme à l’intérieur. Effrayée, elle lui explique gentiment qu’il ne doit jamais recommencer.

Quelques jours plus tard, elle retrouve Vivien dans la même position, l’arrache de la fenêtre, et encore pâle, tremblante de frayeur, explique de nouveau au petit garçon le danger encouru.

Vivien regarde alors sa maman et lui dit :

- Maman, donne moi une fessée ! 

Nina, choquée, ne comprend pas. Elle ne lui en a jamais donné. Vivien insiste :

- Si, si Maman.

- Mais, mon chéri, tu as compris ce que je t’ai dit. Pourquoi voudrais-tu une fessée ?

-Si Maman, donne moi trois coups de règle en fer sur les fesses.

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La maman est interloquée, mais le petit garçon est si sûr, si naturel et sérieux qu’elle sent que sa demande est juste pour lui.

Prenant sur elle, elle baisse le pantalon et son fils se place les fesses à l’air sur ses genoux. Ca lui crève le cœur, mais elle lui administre quand même trois coups de règle en fer qui lui font pousser un cri de douleur.

Elle tremble,  elle a plus mal que lui.

Vivien se relève, se tourne vers sa maman et lui dit :

« Merci maman, tu as été gentille. »

 

Nina a pris une claque ! Toute sa vie elle a essayé d’être une gentille petite fille, une gentille femme, une maman douce et gentille, elle a toujours cherché à faire plaisir autour d’elle, donner du bonheur.

 

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Et voilà que son enfant vient de lui apprendre qu’elle est gentille de lui faire mal, qu’elle est gentille de lui infliger une punition juste, qui le libère, le débarrasse sur le champ de sa faute. Gentille, méchante ?

Gentille, ne serait-ce pas plutôt donner à son enfant ce dont il a besoin et non pas forcément chercher à lui faire plaisir ?

Elle n’a jamais oublié cette histoire, elle a appris qu’une punition corporelle juste peut avoir aussi une efficacité éducative. Mais donner des coups, ça, à elle, ça lui a fait très mal.

 

Quelques années plus tard, Vivien, adolescent, se laisse influencer par des copains voyous du quartier. Nina se désespère pour le cadrer comme elle peut. Elle vient de s’opposer à son fils qui lui parle très mal.

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Le soir, soucieuse, tourmentée, elle a du mal à dormir. La nuit, elle reçoit un rêve :

Rêve

Elle voit la façade grise du HLM en face de chez elle. On vient d’y peindre un tag. La peinture, toute fraîche, est jaune, brillante, très belle. Nina regarde les grosses lettres qui illuminent le mur et lit :

murs2.jpg

 

FRAPPE !

Elle se réveille. « Frappe ! » Voilà le conseil du rêve dans les circonstances actuelles : Frapper son fils.Le lendemain, Vivien se montre odieux, grossier, insolent. Nina est outrée, elle pense à son rêve, prend son courage à deux mains et gifle le garçon qui en reste ahuri. Il prend conscience qu’il a dépassé les limites, il demande pardon et obéit.

Nina n’en revient pas.

L’effort qu’elle a fait l’a exténuée, mais elle l’a fait. Elle a suivi le conseil de son rêve et en a vu la conséquence immédiatement. Dans son cas à elle, c’était ce qu’elle devait faire.

Ca aussi, la maman ne l’a jamais oublié.

 

Je vous raconterai la prochaine fois la suite de l’histoire, parce que des années plus tard …il y a une suite.   

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Illustrations

Je remercie les artistes et photographes dont les œuvres m’ont permis d’illustrer mon blog.

Petit garçon avec sa maman :http://magazine-avantages.fr

Ado : http://26.img.v4.skyrock.net


 

Commentaires

Bravo Cristianne, une histoire crustillon. c'est vrai qu'aujourd'hui avec l'interdiction de frapper le moindre coup dans ce pays, cette rêve a dèmontré que ce n'est pas été pour le meilleur. Malheureusement dans d'autre pays tel le nord afrique et le capo verde, c'est l'homme qui a le droit (en société) de frapper la femme
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Ecrit par : Morcas | 01.05.2009

il faut savoir pour une maman meme a l adolescense ;quand un enfant en colere ne respecte pus rien, meme une fessée qui peux etre moins dangereux, quune gifle; claquer les fesses de son fils dans sa chambre sur le slipe de bones claques sur les fesses ,lui dire tu te comporte come un sale gosse tu sais combien je t aime ,et faire la paix, et pardonner imediatement en embrassant son fils; meme un grand adolescent bien elevé seras surpris; et trouveras que son attitude envers se parents a depassé les bornes; ma feme avec notre fils qui avait un sacré caractere a agis comme ca; c est plus rapide ;qu une punition de privation d ordi ;de sortie ;et au lieux d avoir un ados qui vous fait la geule; mon fils recevait 3a4 fessées par an ;ma fille une ou deux fessées par an au moment de l adolescense ,avant 13 ans elle n as jamais recu de fessées, surtout dans la chambre , sur la culotte ou le slipe pour le garcon, ce genre de fessées dois rester dans la famille, on ne dois pas humilier les enfants ,nous avons obtenu de bon resultat ,surtout ne pas prevenir la famille, grands parents ,cousins, copains ,copines ,c est a la maman de reagir; en tant que pere, j ai approuvé la punition en disant vous savez que maman est juste; elle vous aime ;avec cette methode retro maintenant, nous avons eu des enfants ben elevés; et qui n on jamais eu de rancune ,au contraire il en rie, maintenant au repas de famille ,tu te souviens maman ,les enfants dans une famille c est l amour qui compte, et savoir encourager ,et valoriser ces enfants ma femme cest servie dune pantoufe, qui rougie bien les fesses sans danger;a l adolescense apres la fessée, le probleme etait reglée ,vite donné, vite pardonné ,vite caliné ,l incident etait finis, et nos enfants se sentaient soulagés que l histoire etait finis ,et l ambiance familiale etait calme chaleureuse, les ados savent ,quand il merite une punition ,et souvent ils sont soulagé que leurs parents les aiment ,et qu il on recu un avertissement; un ados qui n as pas de limites; seras en soufrance ,mes parents se desinteresse de moi; ils son indiferents a mes problemes ,toujours avoir la confiance de ses enfants ;je vois autour de moi des gosses en soufrance ,desamparé au moment de l adolescense ,c est terrible les parents n ayant jamais donné de limites ,les limites c est a 18 mois, quand l enfant commence a prendre consciense ,que par la douceur on le fait obeir, jamais donnée de fessées tres petite avant l age de 5 ans ,amicalement

Ecrit par : jean marie | 08.05.2009

Bonjour Jean Marie,

Je vous remercie très vivement d’avoir pris le temps d’écrire votre long commentaire. J’apprécie beaucoup vos explications simples et franches. Votre femme et vous avez fait preuve de cet amour instinctif et juste, qui sait quand un enfant mérite d’être corrigé.
L’enfant le sait lui-même aussi, comme le montrent les réactions de Vivien et Juliette, que je viens de raconter sur mon blog.

Malheureusement, beaucoup de mamans sont influencées par des idées, des théories psychologiques variées, auxquelles elles attribuent, à tort, d’être valables dans tous les cas. Elles ont peur de « traumatiser » l’enfant à vie, elles se culpabilisent et sont complètement déroutées, comme Nina et Caroline. Elles ne savent pas suivre leur mouvement de révolte intérieure, qui leur signale qu’elles doivent marquer fermement à leur enfant la limite à ne pas dépasser. Souvent, leur instinct naturel est dénaturé par une conception trop idéaliste, une volonté d’être des mères parfaites, de peur de nuire à l’enfant, de peur de lui faire mal.

De nos jours, dans notre société civilisée, l’instinct a été perdu, les réactions spontanées, naturelles, sont immédiatement contredites, contrariées et bloquées par toutes sortes de raisonnements, et de règles de comportement, de principes généraux. On ne sait souvent plus où sont les limites, on ne sait plus les marquer. Il arrive aussi, comme à l’école, qu’on ne puisse plus les marquer. L’autorité a été bafouée, on en voit souvent les conséquences dramatiques, voire tragiques.
Sans doute pourrait-on voir là une des raisons du mal être d' ados, comme de professeurs, de parents.
Quand l’instinct est perdu dans la vie quotidienne, c’est à ce moment là que le rêve intervient la nuit pour conseiller, aider à rétablir l’équilibre.

Et vous savez, Nina, qui était seule avec ses soucis, a été très touchée que son rêve la conseille, elle en a éprouvé une profonde reconnaissance. Le rêve l’a éduquée à éduquer son fils.

Cependant, il ne faut pas manquer de souligner que si le parent est trop sévère, le rêve viendra aussitôt le signaler en sonnant l’alarme, chez le parent, comme chez l’enfant.
Avec le rêve, il n’existe pas de règle générale, il existe avant tout l’individu en particulier et seul le rêve peut savoir ce qui lui convient, à lui, personnellement à ce moment là. C’est pourquoi, à mon avis, il est si important de savoir interpréter les rêves.

Merci encore de votre intéressante participation.

Christiane Riedel

Ecrit par : Christiane Riedel | 08.05.2009

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