Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • UN DRÔLE DE FAISEUR DE TEMPS, UN SACRÉ BONHOMME !

    Chères blogueuses et chers blogueurs,

    Pour aller dans le sens de l'actualité, nous venons d'étudier quatre cas qui traitent de l'écologie, de la santé de notre planète terre, des évènements climatiques. Nous avons pu alors constater que règne une corrélation entre le monde intérieur et le monde extérieur : les processus de la vie psychique semblent bien exercer un effet déterminant sur les évènements concrets de la vie sur terre.

    À mon grand plaisir deux commentaires sur mon blog sont venus soutenir ce point de vue.

    Avant d'aborder mon étude d'aujourd'hui, je voudrais donc en priorité remercier Michel et Catherine de leurs précieuses observations au sujet des faiseurs de pluie ou de beau temps. Je ne sais si vous avez pu lire et profiter de ces deux notes, c'est pourquoi je vous les présente ici. Chacune vient à sa façon soutenir notre propos.

    Voici le commentaire concentré, très abstrait, voire mathématique de Michel :

    " Je voudrais faire un rapprochement entre le St-Esprit chrétien et la représentation graphique complète du Tao qui est lui aussi une "règle de Vie".
    D'un côté la troisième personne (St-Esprit) consubstantiel du Père (Énergie) et du "Fils" (Matière) que l'on retrouve d'ailleurs dans l'équation d'Einstein E=mC2, ou c'est la fonction mathématique qui EST cette même troisième "personne/sagesse/règle ", de l'autre le base gua et ses 8 diagrammes qui détermine une règle de passage du yin au yang.
    Tout système dit "binaire" est en fait composé de deux entités qui n'existent que grâce à une règle qui encadre et dirige le passage d'une part de la première personne dans la seconde et vice-versa. En fait tous ces systèmes sont des trinités, sont trimaires... et non dimaires.
    Cette conception fait une unité dans la conception chrétienne et le tao et même la conception de toutes autres religions monothéistes comme l'Islam (Souffi entre autres). Cette troisième Personne, c'est aussi l'Âme de l'Homme, la Sofia de certains. La réalité est "une" mais sa représentation est multiple tout comme le langage. "

    Merci à vous, Michel, de ces explications recherchées et très instuctives.

    Catherine, quant à elle nous apporte le témoignage remarquable qu'un maitre spirituel soufi a écrit il y a environ 950 ans :

    " Le Cheikh Ali Farmadhi (mort en 1078 ) soulignait déjà une importance de ce que croient les soufis ; aussi, a-t-il écrit :
    - Le «monde invisible» interpénètre à tout moment et en différents lieux la réalité ordinaire. Ce que nous prenons pour inexplicable est en réalité dû à cette intervention. Les gens ne reconnaissent pas la participation de ce «monde» dans le nôtre parce qu’ils croient connaître la cause réelle des événements.
    En fait, ils ne la connaissent pas.
    Ce n’est que lorsqu’ils parviennent à garder présente à l’esprit, la possibilité qu’une autre dimension affecte parfois les expériences ordinaires, que cette dimension peut leur devenir accessible.
    Nous avons évolué et nous acceptons enfin de percevoir ce qui nous était étrange, de comprendre que Tout EST déjà ; ce Tout attend que notre esprit s’en serve car il nous est attribué, consacré.

    Merci à vous, Catherine de votre contribution si claire et fort bienvenue.

    Maintenant, comme je vous l'ai annoncé dans mon dernier post, je vais vous raconter l'histoire folle d'un autre faiseur de temps, un cas grave, l'histoire énorme de quelqu'un qui priait tous les jours et n'avait pas la langue dans sa poche.

    Je vous ai présenté le général Patton.

    Patton[1].jpg

    Accrochez-vous !

    Je vous préviens : ma chronique sera sans doute assez longue, mais, ici, seule une étude détaillée et progressive nous permettra de voir la corrélation entre le monde intérieur et le monde extérieur.

    Un drôle de général, un sacré bonhomme !

    Le général Patton est un homme qui prie Dieu tous les jours, sans se soucier des cadres religieux. Il est protestant épiscopalien, il connait très bien la Bible et va au culte le dimanche, il aime aussi aller prier à la messe ; il considère que la réincarnation est une réalité et pense qu'il fut guerrier dans l'Antiquité, ce qui, selon lui, lui a développé ses dons de stratège et ses dons psychiques de clairvoyance.

     

    3coat[1].JPG

    Ce grand costaud, qui se moque des normes, va suivre sa voix intérieure et prier comme il le sent, avec ses mots, et plus encore avec ses tripes, pour demander de l'aide pour libérer l'Europe de l'invasion nazie.

    Quelle aide ?

    Allons voir !

    Nous sommes en décembre 1944.

    Le général Patton, dans une offensive éclair formidable, vient de libérer la France de la Normandie à la Lorraine." Actions écrasantes, avances foudroyantes, partout la victoire". Les Armées Alliées, à l'Est dans les Ardennes, sont prêtes à envahir l'Allemagne.

    Mais depuis le mois de septembre 1944, la pluie, incessante, tombe et harcèle les soldats. La pluie, c'est la grande préocupation, le tourment permanent du général commandant en chef de la troisième armée américaine. Il en a assez de voir ses soldats se battre contre la boue et les inondations autant que contre les Allemands

    Le 8 décembre, à Nancy, le Général Patton convoque l'aumônier de son armée et lui déclare :

    - Pasteur, nous devons faire quelque chose si nous voulons gagner la guerre. Est-ce que vous avez une bonne prière pour le temps ?

    L'aumônier fait remarquer que les gens de son état n'ont pas l'habitude de prier pour demander du beau temps, pour aller ensuite tuer des hommes. Le Général rétorque :

    - Est-ce que vous êtes en train de me faire un cours de théologie ou est-ce que vous êtes l'aumônier de la troisième Armée ? Je veux une prière.

    L'aumônier rédige sur le champ une prière et la porte à Patton. La voici :

    "Père tout puissant et très miséricordieux, nous T'implorons humblement de bien vouloir, de par Ta grande bonté, restreindre ces pluies immodérées contre lesquelles nous avons eu à lutter. Veuille nous accorder un beau temps pour la bataille. Daigne prêter l'oreille à nos prières, nous les soldats qui t'invoquons pour que, armés par Ta puissance, nous puissions avancer de victoire en victoire, nous puissions écraser nos ennemis, les mettant hors d'état de poursuivre leur oppression et leur oeuvres perverses, pour que nous puissions établir Ta justice parmi les hommes et les nations. Amen."

    Le général demande alors de tirer la prière en 250.000 exemplaires puis il dit à l'aumônier :

    - Asseyez-vous un instant, je veux vous parler de cette affaire de la prière.

    Je crois fortement en la prière.

    Il y a trois moyens pour que les hommes obtiennent ce qu'ils veulent. Ce sont en planifiant, en travaillant et en priant.

    Toute grande opération militaire nécessite une planification soigneuse, ou de la réflexion.

    Puis il vous faut alors des troupes bien entraînées pour mettre en exécution. C'est ce qui s'appelle travailler.

    Mais entre la planification et l'exécution il y a toujours une inconnue. Cette inconnue s'appelle défaite ou victoire, échec ou succès. Cette inconnue, c'est la façon dont les acteurs réagissent quand survient véritablement l'épreuve.

    Certains appellent ça avoir une bonne occasion qui se présente, avoir une chance. Pour moi je l'appelle Dieu.

    Dieu a sa part, sa marge d'intervention en toute chose. C'est là que la prière entre en ligne de compte.

    Jusqu'à maintenant, dans la troisième armée, Dieu a été très bon avec nous. Nous n'avons jamais fait retraite, nous n'avons souffert d'aucune défaite, d'aucune famine, d'aucune épidémie. C'est parce que beaucoup de ceux que nous avons laissés à la maison, prient pour nous. Nous avons eu de la chance en Afrique, en Sicile et en Italie. C'est simplement parce que les gens ont prié pour nous.

    Mais nous, nous devons aussi prier pour nous-mêmes.

    Un bon soldat ne se fait pas seulement par la réflexion et le travail. Dans chaque soldat, il y a quelque chose qui descend plus profondément que ne le font la réflexion et le travail. Ce sont ses tripes.

    C'est quelque chose que le soldat a dans sa structure à l'intérieur de lui. C'est un monde de vérité et de puissance qui le dépasse. Avoir une grande vie, ça n'est pas seulement fournir du rendement par la pensée et le travail. Il faut aussi que l'homme reçoive un apport par une prise d'alimentation. Je ne sais pas comment vous appelez cet apport, mais moi j'appelle ça Religion, Prière ou Dieu."

    Patton poursuit :

    "Nous devons arriver à ce que non seulement les aumôniers prient, mais aussi tous les hommes de la Troisième Armée. Nous devons demander à Dieu d'arrêter ces pluies. Ces pluies sont la marge où se tient la victoire ou la défaite.

    Si tous nous prions, [ ce sera comme ce que dit le Dr Alexis Carrel, ce sera l'une des formes d'énergie les plus puissantes que l'homme puisse générer], ce sera comme de brancher sa prise sur un courant dont la source est au ciel. Je crois que la prière effectue le passage du courant. C'est là que réside la source de l'énergie".

    SoldierPraying-AD.jpg

     

    Le 14 décembre la prière est distribuée aux troupes.

    Vers le 15 décembre 1944 le général Patton vient de se réveiller à 3 heures du matin avec un rêve.

    Il perçoit de façon intense que les troupes allemandes sont en train de lancer une offensive secrète pour aller s'emparer du port d'Anvers et priver ainsi les troupes américaines de leur ravitaillement. Les ennemis s'apprêtent donc à rompre les lignes alliées qui avancent dans les Ardennes. Le Général Eisenhower ignore tout du plan allemand, de même que ses services de renseignements.

    Patton, le clairvoyant, lui, à 3 heures du matin, dicte à son secrétaire toute la marche à suivre pour la contre-offensive. Les opérations à mener viennent de lui apparaître en rêve. Il ordonne à une partie de ses troupes de se préparer à se mettre en route d'urgence.

    La pluie incessante a maintenant laissé place à la neige et la neige tombe en un rideau épais qui bloque tout, tout est blanc, le sol, l'air autour de soi, et le ciel au dessus. On ne voit rien, on n'entend rien, on n'arrive pas à avancer, on gèle.

    Le 16 décembre a lieu l'offensive allemande secrète dont Patton vient de rêver. Les Allemands surgissent de façon inattendue, la surprise est totale, ils avancent "comme une lame de couteau chaud dans une motte de beurre". Ils approchent la victoire.

    Leur objectif est de se rendre maîtres d'un noeud routier stratégique d'une importance vitale, qui se trouve dans le petit village de Bastogne en Belgique .

    Or ce noeud routier est défendu par la 101ème Aéroportée de la Troisième Armée dirigée par Patton : c'est une division de l'armée de terre, spécialement entraînée à l'assaut aéroporté. Elle se compose de 11.000 hommes qui bloquent l'avancée des troupes allemandes. Ce point de résistance ne doit pas se rompre.

    Mais le 16 décembre, 60.000 soldats allemands encerclent les 11.000 soldats américains dans Bastogne.

    bastogne2.JPG

    Le 19 décembre, trois jours plus tard, Eisenhower apprend les nouvelles du front et prend conscience du danger. Très inquiet, il convoque ses généraux, Il demande à Patton d'envoyer des renforts à Bastogne. Patton promet de libérer Bastogne le jour de Noël, mais les conditions météorologiques effroyables empêchent toute avancée.

     

    661px-Tanks_and_Infantrymen_on_the_way[1].jpg

     

    Pendant ce temps, les assiégés, sous le commandement du Général Mc Auliffe, se défendent héroïquement et attendent les renforts. Le temps épouvantable rend impossible tout ravitaillement aérien. Les hommes se battent dans des conditions cruelles, ils manquent de tout, ils n'ont pas de vêtements d'hiver, pas de munitions, pas de nourriture, pas de moyens médicaux.

    Le 22 décembre, le commandement allemand somme le général Mc Auliffe de se rendre.

    Résolu à poursuivre la lutte, même sans espoir, Mc Auliffe répond par un vigoureux et célèbre :

    " Nuts" !

    Ce qui veut bien dire :

    " Allez vous faire foutre !"

    Et de son côté le chef de la Troisième armée désespère de ne pouvoir lui porter secours.

    Le 23 décembre, à 50 km de Bastogne, Patton s'arrête à Luxembourg-Ville. Il entre dans la chapelle de la Fondation Pescator, s'avance jusqu'au crucifix au dessus de l'autel,...

    1208122382 patton pescator.jpg

    Il retire son casque avec ses 3 étoiles, se met à genoux et prie. Il prie à haute voix pour demander la victoire de ses troupes à Noël. Ses paroles sont sténographiées par un des officiers de l'État-Major.

    Seigneur, c'est Patton qui Te parle.

    Ces derniers quinze jours ont été des étapes sur le chemin de l'enfer. Pluie, neige, encore plus de pluie, toujours plus de neige. Je commence à me demander ce qui se passe dans Ton quartier général.

    Dis-moi un peu, de quel côté es-Tu ?

    Ça fait trois ans que les aumôniers de mon armée m'expliquent que nous menons une guerre sainte. Cette guerre, disent-ils, est une nouvelle croisade, sauf que nous sommes montés sur des tanks et pas sur des chevaux de bataille. Ils répètent avec insistance que nous avons traversé l'Atlantique pour anéantir l'armée allemande et leur Führer athée, de façon à ce que l'Europe puisse retrouver la liberté de religion.

    Jusqu'à maintenant j'étais d'accord avec eux, car Tu nous as accordé Ta coopération sans réserve. Grâce à une mer calme et un ciel bleu en Afrique notre débarquement a été une énorme réussite et cela nous a aidé à éliminer Rommel. La campagne en Sicile fut relativement facile et Tu nous as fourni un temps excellent quand notre attaque blindée a traversé la France, c'est la plus grand victoire militaire que tu m'aies accordée, et de loin.

    Tu m'as souvent donné d'excellents conseils quand, en tant que chef d'armées, j'avais des décisions difficiles à prendre, et Tu as conduit et fait tomber les unités allemandes dans mes pièges, ce qui a permis de les éliminer relativement aisément.

    Mais maintenant Tu paries sur un autre cheval. On dirait que que Tu as donné à von Rundstedt tous tes atouts pour reprendre des forces, et, franchement, il nous a sacrément cassé la gueule.

    Mon armée n'est ni entraînée, ni équipée pour faire la guerre en hiver. Et comme Tu le sais, ce temps convient mieux aux Esquimaux qu'à des cavaliers sudistes.

    Maintenant, Seigneur, je ne peux pas m'empêcher de penser que je T'ai offensé d'une manière ou d'une autre. Que tout d'un coup Tu as perdu toute sympathie pour notre cause. Que Tu es de mèche avec ce von Rundstedt et son dieu colleur de papiers peints. (1)

    Tu sais, sans que je Te le dise, que notre situation est désespérée.

    Evidemment, je peux prétendre à mon état major que tout se déroule comme prévu, mais il est inutile de Te déclarer que ma 101ème division aéroportée se bat à Bastogne contre des éléments déchaînés, et que ces tempêtes continuelles rendent tout ravitaillement impossible, même par les airs. J'ai bien envoyé un de mes meilleurs généraux, Hugh Gaffey, avec sa 4ème division blindée, au nord à ce noeud routier crucial pour secourir la garnison encerclée, mais il trouve bien plus difficle de supporter Ton foutu temps que ces fichus Boches.

    ardennes.jpg

    Je n'ai pas l'habitude de me plaindre sans raison, mais de la Meuse à Echternach mes soldats souffrent des supplices de damnés. Je me suis rendu aujourd'hui dans plusieurs hôpitaux, ils sont tous remplis de soldats brûlés par le gel, et les blessés restent jonchés dans les champs parce qu'on ne peut pas les ramener pour les soigner.

    J'y ai vu des choses horribles, mais il y a pire encore. Mes forces aériennes sont complètement paralysées au sol à cause du manque de visibilité et des pluies incessantes.

    Ma technique de combat exige une aide précise des chasseurs bombardiers, et si mes avions ne peuvent pas voler, Tu peux me dire alors comment je peux les utiliser en artillerie aérienne ?

    Mes avions de reconnaissance n'ont pas pris l'air depuis quinze jours et je n'ai pas la moindre idée de ce qui se trame derrière les lignes allemandes.

    Sacré nom d'un chien, Seigneur ! Je ne peux pas combattre dans l'obscurité. Sans Ta coopération au niveau du temps, je ne peux pas connaitre exactement les dispositions des armées allemandes.

    Et bon sang ! Dans ces conditions, comment puis-je mener une attaque intelligente ?

    Avec tout ce que je Te dis, tu dois penser que je déraisonne, mais j'ai perdu toute patience avec Tes aumôniers qui me racontent que les conditions météorologiques actuelles sont typiques d'un hiver dans les Ardennes et que je dois avoir confiance.

    La confiance, la patience, j'en n'ai rien à foutre ! Tu n'as qu'à Te décider pour savoir de quel côté Tu es. Tu dois me venir en aide et comme ça je pourrai expédier dans l'autre monde l'armée allemande toute entière et l'offrir en cadeau d'anniversaire à ton fils, le Prince de la Paix.

    Seigneur, je n'ai jamais manqué de raison. Je ne Te demande pas l'impossible. Je ne Te réclame même pas un miracle. Tout ce que je te demande, ce sont quatre jours de beau temps.

    Donne-moi une éclaircie de quatre jours pour que mes avions puissent sortir, pour aller chasser, bombarder et repérer les cibles, pour que je puisse utiliser ma magnifique artillerie.

    Donne-moi quatre jours de soleil pour sécher cette putain de boue,

    article-0-0F3546E200000578-263_964x641 couleur.jpg

    comme ça mes tanks pourront rouler, et mes soldats d'infanterie, mal équipés, affamés, pourront recevoir des munitions et des rations.

    J'ai besoin de quatre jours pour envoyer von Rundstedt et son armée impie vers leur Walhalla.

    Je suis malade quand je vois tous nos jeunes Américains aller inutilement à l'abatoir, et si Tu me donnes quatre jours avec un temps qui nous permette de nous battre, je Te livrerai en échange assez de Boches pour tenir Tes comptables occupés derrière leur régistre pendant des mois."

    Patton incline la tête, attend un moment puis termine par ...

    "Amen".

    Et alors ?

    Quelques heures plus tard, ...

    3699240647 sourire.jpg

    ...une éclaircie apparaît...

    Oui, le beau temps revient ! Un temps magnifique, non pas durant 4 jours, mais pendant toute une semaine !

    Et le 25 décembre 1944, comme Patton l’avait annoncé, les troupes sont sur place, prêtes à l’attaque.

    Maintenant, des forces gigantesques sont en place : 600.000 soldats américains, 500.000 soldats allemands, tous aussi valeureux les uns que les autres, vont s’affronter les jours suivants dans les Ardennes belgo-luxembourgeoises.

    L'armée de Patton avance héroïquement jusqu'à Bastogne qui est délivré le 26 décembre 1944.

    Ce fut la plus grande, la plus sanglante et la plus héroïque bataille de la guerre en Europe.

    80.000 soldats américains, 100 000 soldats allemands se sacrifièrent en cette fin d’année 1944.

    5461155_l[1].jpg

     

    29134[1].jpg

    Hommage soit rendu à tous ces braves.

    Merci à ces soldats américains qui, dans cette bataille des Ardennes, ont donné leur vie pour notre liberté.

    Hommage aussi aux soldats allemands qui ont servi leur patrie.

     

    Le 27 décembre au matin, Patton entre dans une petite chapelle, s'agenouille et prie :

    "Seigneur, c'est moi Patton, me revoilà. Seigneur, il me semble que Tu as été bien mieux informé de la situation que moi. Ce temps épouvantable qui m'a fait tellement juré contre Toi, eh bien, c'est ce temps qui a amené l'armée allemande à se suicider. Ca, Seigneur, ça a été un coup éclatant de stratégie militaire et je m'incline humblement devant Ton suprême génie".

    Qui est donc cet homme ? Quel lien formidable il a avec son Dieu qui l'habite !

    Que s'est-il donc passé ?

    Les Allemands avaient attendu l'arrivée du mauvais temps avec l'hiver pour lancer leur attaque à la mi-décembre. Ils comptaient sur le brouillard et les tempêtes de neige permanentes, pour empêcher les avions américains de soutenir les troupes au sol.

    Mais le mauvais temps eut pour effet de ralentir aussi leurs troupes. Les routes étroites dans les Ardennes, la résistance américaine acharnée firent le reste pour faire échouer leur planning.

    Et dans l'attente, les soldats allemands perdirent leurs forces et se retrouvèrent épuisés. Epuisées également les réserves d'essence. Le retour du beau temps et l'arrivée des forces américaines leur furent fatales. Les nazis avaient lancé leurs dernières forces dans la bataille des Ardennes, ils ne purent pas s'en relever et perdirent la guerre.

    Voilà pourquoi Patton considéra que le mauvais temps avait amené l'armée allemande à se suicider. Et déjà le 27 décembre il avait prévu l'issue de la guerre un mois plus tard.

    Le 1er janvier 1945, pour les voeux du Nouvel An, Patton remercia ses soldats avec ces paroles :

    « Vaillants soldats, vétérans, vous avez été trempés par le feu et le sang et vous êtes devenus de l'acier pur ».

    Un mois plus tard, le 15 janvier 1945, les armées allemandes se replient, elles ont perdu la Bataille du Saillant.

    general_patton_and_quote_card-p137612830246738447qi0i_400[1].jpg

    Conclusion

    Le général Patton, avec ses hommes, s'est battu pour libérer la France et l'Europe. Il s'est battu pour honorer le Prince de Paix. Pour ce, il s'est adressé à l'Eternel Dieu des Armées, à ce dieu si bien connu des Juifs de l'Ancien Testament, dont il retrouve des accents dans sa prière.

    Il lui fallait avoir quelque chose dans les tripes, qu'il appelait " Religion, Prière ou Dieu. "

    Il a su, chez ses hommes, animer par la prière cette force intérieure qui insuffle confiance, courage, résistance, héroïsme au coeur de l'épreuve et de la souffrance.

    Et ce dieu, semble- t-il, a écouté les prières :

    - celles de 250.000 soldats de la Troisième Armée,

    - celles des autres soldats et des familles.

    - celles, acharnées, de ce général puissant qui parlait à Dieu en direct, sans politesse.

    Et il semblerait bien que Dieu non seulement ait entendu et écouté, mais aussi exaucé ces prières.

    Une fois encore nous constatons que le monde intérieur et le monde extérieur se parlent, correspondent et "se répondent dans une ténébreuse et profonde unité".

    Et pour finir je vous laisse le commentaire frappant d'un observateur au sujet de ces événements :

    "Je trouve cette prière très puissante.

    - Faire prier 250 000 hommes ensemble.

    - Une armée bloquée par un rude hiver, ce sur quoi avait compté l'ennemi.

    - Avoir ce rêve révélateur.

    - Et prier le Ciel.

    - Changer cette chute de neige en un déluge de fer et de feu sur l'ennemi et en faire la victoire.

    - Je crois que depuis l'antique traversée de la mer Rouge par Moise et les siens, l'humanité n'a plus connu pareil événement céleste pour changer son destin." (2)

    soldat en prière.jpg

    Notes

    (1) Hitler a eu en effet pour métier de coller des papiers peints, avant de se lancer dans la politique.

    (2) Pour Noël 2015 j'ai déposé sur mon blog cette même prière de Patton formulée au moment de Noël, le 23 décembre 1944. Gilbert nous a donné le plaisir de lire sa formidable comparaison en commentaire.

     

    Bibliographie

    Vous retrouvez de multiples informations sur internet.

    http://gregsegroves.blogspot.fr/2015/03/pattons-prayer-okay-god-whose-side-are.html

    http://www.historynet.com/battle-of-the-bulge

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.

    Patton priant dans la chapelle de la Fondation Pescator le 23 décembre 1944

    : historiasegundaguerramundial.com

    Tank qui passe à côté d'un véhicule qui a glissé sur la glace et est tombé dans le fossé : peopleus.blogspot.com

    Soldats mourants dans la neige, par l'artiste française Marie Elise : ardenneweb.eu

    Patton après sa prière, quand le soleil vient éclairer son visage, peint par l'artiste française Marie Elise : ardenneweb.eu

    Soldat en prière :

    http://inchristourhope.over-blog.com/la-pri%C3%A8re-la-respiration-du-soldat-1/2




     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • SAUVER LA TERRE ET FAIRE LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

    Chers amis, chères blogueuses et chers blogueurs,

     

    Depuis plusieurs semaines je vous ai emmenés dans l'étude de trois rêves dont le sujet s'avère être en fait un des grands sujets d'actualité : l'écologie. En effet ces trois rêves répondent exactement à la définition de l'écologie qui cherche à "créer un meilleur équilibre entre l'homme et son environnement naturel ainsi qu'à la protection de ce dernier".

    Dans ces trois rêves, si ces rêves ont été compris correctement, l'inconscient montrerait qu'il existe un lien entre la vie amoureuse des jeunes femmes et la qualité de la vie sur la terre qui les environne.

                                         321462@2x Mucha rêverie de la nuit et du soir.jpeg

    Ces trois rêves nous ont alors amenés à chaque fois à nous poser la question :

    Y aurait-il un rapport entre le monde extérieur et le monde intérieur ?

    La qualité de notre environnement terrestre, extérieur, conscient serait-elle en relation avec la qualité de notre vie intérieure, instinctive, que les alchimistes appelaient «notre terre intérieure», dont l’autre nom encore est l’inconscient ?

    Notre terre extérieure serait-elle malade, parce que notre terre intérieure serait maltraitée?

    Serait-ce alors qu'en soignant sa Terre intérieure, sa Nature instinctive et spirituelle, on soignerait aussi la Nature, la Terre concrète et matérielle à l’extérieur ?

     

    Cette question a pu vous paraitre saugrenue, irréaliste, insoutenable, voire grotesque ou ridicule.

    Et pourtant, d'autres personnes, autrement plus éminentes que moi, se sont déjà posé cette question et y ont donné réponse il y a plus de cent ans.

    Qui donc ?

    Eh bien pour vous le dire, je vais vous emmener aujourd'hui bien loin sous d'autres cieux, et je vais vous raconter une histoire absolument vraie. Je vous emmène en Chine et vous allez découvrir l'histoire absolument invraisemblable du faiseur de pluie.

    Mais d'abord, il me faut vous présenter Richard Wilhelm, un ami de Jung.

    Richard Wilhelm est un missionnaire luthérien allemand, qui, à la fin du 19 ème siècle, part évangéliser en Chine.

    AVT_Richard-Wilhelm_3929.jpg

    Comme les Jésuites au XVIIème siècle, il constate la profonde spiritualité qui anime les Chinois. Son but est alors non pas de fonder une nouvelle église en Chine, mais d'être un témoin de l’amour du Christ. Il déclare que c’est ainsi que se propagera, sans conflit politique, l’Eglise Spirituelle Universelle, dont la civilisation chinoise constitue, selon lui, une forme authentique.

    Le pasteur allemand fonde alors une école pour développer le dialogue culturel entre la Chine et l’Occident chrétien.

    L’école acquiert très vite une grande notoriété auprès des autorités allemandes et chinoises.

    L’école se trouve dans la ville de Tsing Tao, Qingdao en chinois, un port situé au nord de la Chine, où les Allemands ont construit une importante base navale comme base de colonisation.

    La ville a reçu le statut politique de concession territoriale allemande.

    chine.jpg

    C'est à dire que le gouvernement chinois octroie aux Allemands le droit de participer à la gestion de la ville, de siéger au conseil municipal et de le surveiller. Ce statut protège également la ville et garantit ses habitants de l'immunité en cas de troubles.

    A côté de cette école, notons aussi pour l'anecdote, que les Allemands, en 1903, ouvrent pour leur besoin une brasserie à Tsing Tao ; la bière de Tsing Tao devint la plus réputée des bières chinoises.

    Mais l'oeuvre du pasteur allemand ne s'arrête pas à la création de son école. La vie le conduit vers une activité exceptionnelle qui, au cours du temps, a eu un immense rayonnement international, rayonnement qui ne cesse de croître encore de nos jours.

    Voici comment :

    En 1912 des révoltes se multiplient en Chine et conduisent au renversement de la dynastie manchoue. Les hauts fonctionnaires du régime déchu se trouvent exposés au plus grand danger et viennent chercher refuge dans les concessions étrangères, comme la concession allemande de Tsing Tao où réside Richard Wilhelm.

    La réputation de Wilhelm attire de nombreux dignitaires : le ministre de l'Instruction et son vice ministre se réfugient dans la concession allemande.

    Une coopération exceptionnelle s'installe entre le vice-ministre de l'Instruction et Richard Wilhelm.

    Le vice ministre de l'Instruction, Lao Naï Suan, est un sage, un authentique lettré, dont la femme est une descendante directe de Confucius. Il voit dans Richard Wilhelm celui à qui il pourrait confier les trésors de la civilisation chinoise dans la tourmente.

    Ces trésors se présentent sous deux facettes :

    La philosophie de Confucius

    Le sage confie donc à Richard Wilhelm le soin de conserver l'oeuvre et la philosophie de Confucius. Ainsi, grâce à la coopération de ces deux hommes éminents, une bibliothèque est créee, consacrée à l’œuvre et à la philosophie de Confucius.

    AVT_Confucius_2804.jpg

    Le Yi King

    Mais surtout, le sage chinois confie au pasteur allemand le trésor de la civilisation chinoise, le livre oraculaire vieux de plus de quatre mille ans: le Yi King.

    C'est ainsi que pendant deux ans il va travailler avec Wilhelm à traduire le Yi King en allemand. Le vénérable maître à penser chinois initie donc Wilhelm à l’enseignement secret du "Livre des mutations" et lui confie la mission de le transmettre aux Occidentaux afin que le livre puisse renaître et rayonner sur une terre nouvelle.

    L’enseignement terminé et l’oeuvre achevée, Wilhelm à la retraite est rappelé en Allemagne alors que le maître Lao Naï Souan quitte ce monde.

    En 1920 Wilhelm confie sa traduction du Yi King à son ami Carl Gustav Jung. Jung fait alors connaitre ce monument à l'Occident.

    Et Jung en parlant de ce livre écrit plus tard :

    " Je prends ce risque parce que je suis maintenant dans ma huitième décennie et que les opinions changeantes des hommes ne m'impressionnent plus : les pensées des vieux maîtres ont pour moi plus de valeur que les préjugés philosophiques de l'esprit occidental.»

    Il faudra attendre encore un demi-siècle pour qu'un grand lettré inspiré, Etienne Perrot, traduise en 1970 le Yi King en français.

    51KXd72KZ2L._SX319_BO1,204,203,200_yi king.jpg

    Depuis lors, de nombreuses autres traductions ont été publiées.

    Mais revenons à cet homme remarquable que fut Richard Wilhelm. Dans l'éloge funèbre que Jung fit de son ami, il déclara avoir reçu de lui plus que de quiconque. Oserait-on alors accuser Jung ou Richard Wilhelm de raconter des balivernes ?

    Eh bien !

    C'est justement lui, Richard Wilhelm, qui a raconté à Jung l'histoire absolument invraisemblable du faiseur de pluie ! Il en a été le témoin objectif. Et c'est justement Jung qui a fait connaitre cet événement à l'Occident.

    Voici donc maintenant l'histoire du faiseur de pluie.

    "La province où séjournait Richard Wilhelm fut frappée d'une grande sécheresse. Pendant des mois pas une goutte d'eau ne tomba et la situation devint catastrophique.

    Les catholiques firent des processions, les protestants firent des prières, et les chinois brûlèrent des bâtons d’encens et tirèrent des coups de fusil pour effrayer les démons de la sécheresse. Finalement, les Chinois décidèrent d'aller chercher dans une province voisine un vieil homme, dont on disait qu'il était "faiseur de pluie".

    Quand le vieil homme arriva avec les délégués dans la province desséchée, il demanda qu'on mette à sa disposition une petite maison. Il s'y enferma pendant trois jours.                                                   

    chinois méditant.jpg

    Le quatrième jour, des nuages s’amoncelèrent à une époque de l’année où aucune neige n’était prévisible et... il se produisit une forte chute de neige, en quantité inhabituelle.

    Tant de rumeurs circulèrent au sujet de cet extraordinaire faiseur de pluie que Wilhelm voulut en avoir le coeur net et alla voir le faiseur de pluie. Il lui demanda comment il avait fait.

    En vrai européen, Wilhelm lui dit:

    « - Ils vous appellent le faiseur de pluie, pouvez-vous me dire comment vous avez produit de la neige ? "

    Le chinois répondit :

    "- Je n’ai pas fait la neige, je n’en suis pas responsable.»

    « - Mais qu’avez-vous fait durant les trois jours ?»

    « - Oh, cela, je puis vous l’expliquer. C’est simple. Je viens d’un pays où les choses sont ce qu’elles doivent être. Ici les choses ne sont pas dans l’ordre ; elles ne sont pas comme elles devraient être d’après l’ordre céleste, aussi le pays tout entier est-il hors du Tao. (Quand je suis arrivé dans ce pays ici, je ne me suis plus trouvé en Tao *,) je n'étais pas non plus dans l’ordre naturel des choses, parce que j’étais dans un pays qui n’était pas dans l’ordre, aussi la seule chose que j’avais à faire était d’attendre trois jours, jusqu’à ce que je me retrouve en Tao, et alors, naturellement, le Tao fit la neige."

    symbole-décoratif-floral-de-yin-et-yang-tao-112635665.jpg

    Le Tao, qu'est-ce donc ? Comment en parler en quelques mots ? Je ne suis pas spécialiste, vous me pardonnerez donc mes larges insuffisances.

    Le Tao est le principe divin à l'origine de toute chose, il est le chemin, la voie. Être en tao, c'est être en harmonie avec le principe divin, la nature.

    Dans la conception taoïste, il règne une continuité entre la nature et l'homme, entre le monde de l'esprit, de la vie, de la psyché * et celui de la matière, dans laquelle l'esprit, la vie se manifestent et prennent forme concrète. Se placer dans cette continuité, dans cette solidarité entre la nature et l'homme est la voie de la sagesse qui permet d'influencer le monde phénoménal. Le monde intérieur, l'inconscient et le monde extérieur, le monde du conscient sont liés et ne font qu'un.

    Pour les savants, cela s'appelle l' "Unus Mundus". Et n'est-ce pas là justement ce que nous ont appris les rêves que nous venons de voir ?   

    Capture.JPG

    Cette histoire vous laisse-t-elle dubitatif, vous parait-elle bien lointaine et sujette à caution ? C'est une vielle histoire qui date de plus de 100 ans, dans un pays aux antipodes du nôtre ? Une histoire de faiseur de pluie ? Une histoire où l'homme peut influencer le temps ?

    Attendez !...Maintenant, vous allez voir,...

    Il n'y a pas que le vieux chinois qui influence le temps...Écoutez :

    Voici la même histoire, mais cette fois-ci très proche de nous. Elle s'est passée en Italie il y a 30 ans, en 1989.

    "Dans une petite paroisse du sud de l’Italie, au mois de mai de l’année 1989, on est à la veille d’une grande fête qui attirera tous les environs. C'est un pèlerinage pour vénérer deux martyrs qui protègent régulièrement les vignobles de la région de tout accident.

    On doit dire la messe en plein air, processionner, et les arcs de triomphe remplissent les rues pavoisées. Mais le temps est exécrable et le baromètre baisse dangereusement.

    Pourtant le bon curé ne se trouble pas.

    Le soir est venu, un paroissien remarque :

    "- M. le Curé, je crois que le diable s'est mis de la partie et que notre fête est compromise.

    Possible, réponds le prêtre, mais le bon Dieu pourrait lui aussi se mettre de la partie. Allons, bonsoir et préparez vos cordes vocales pour qu’elles puissent vibrer aux oreilles de la foule. "

    Le lendemain matin, le soleil est au rendez-vous ! Incroyable !

    Messe sur la grande place publique et le soir, plus de 2000 personnes participent à la procession !

    Quand tout est fini, le même paroissien vient voir le curé et commente :

    "- Tout de même, M. le curé, vous avez bien prophétisé, le bon Dieu, lui aussi, s’est mis de la partie.

    Et le curé de répondre :

    - Je vous l’avais bien dit. J’avais promis à mes martyrs d’avoir une foi à transporter des montagnes. Quand j’ai achevé mon bréviaire, hier soir, c’était minuit, et toujours la pluie.

    Alors, je me suis mis à genoux, j’ai dit un Rosaire.

    Après, il pleuvait moins. Je dis un second rosaire, je vais à la fenêtre, il ne pleuvait plus, mais toujours des nuages.

    Alors, j’ai continué.

    À chaque chapelet, il me semblait que la Sainte Vierge donnait un coup de balai dans le firmament.

    Vers trois heures et demie, le ciel était bleu et au matin, un superbe soleil ! Vous savez le reste !"

     

    Peut être savez-vous que je suis d'origine protestante et que mon grand père était pasteur ? Les protestants n'accordent aucune place à Marie dans leur dévotion. Et pourtant, moi la protestante, je m'incline devant ce récit, où la même réalité s'exprime : quand l'âme se met en accord avec la Force de toutes choses, quel que soit le nom qu'on lui donne, alors le monde extérieur et le monde intérieur s'accordent et l'harmonie règne sur la terre.

    Avez-vous trouvé un moyen plus sûr de sauver la planète ?

    jp2-230510-1.jpg

    La prochaine fois je reviendrai sur une histoire semblable, énorme, celle de quelqu'un qui priait tous les jours et qui n'avait pas la langue dans sa poche...

     

    Notes

    * J'ai rajouté cette explication pour plus de clarté.

    * N'oublions pas que le mot psyché signie "âme" et non intellect.

    Bibliographie

    Le récit du faiseur de pluie a été relaté par Etienne Perrot dans les cahiers publiés par la Fontaine de pierre : extrait cahier 22 1983

    Le récit du faiseur de beau temps :

    Source : https://www.etoilenotredame.org/actualites/le-rosaire

    Illustrations

    Je remercie les artistes et les photographes dont les oeuvres m'ont permis d'illustrer mon blog.

    "Les heures du jour," de l'artiste tchèque Alfons Mucha, 1860-1939. Ces deux tableaux font partie d'un quadriptyque représentant " Éveil du matin", Éclat du jour" et ici "Rêverie du soir" et Repos de la nuit".

    Richard Wilhelm

    https://it.wikipedia.org/wiki/Richard_Wilhelm#/media/File:Bundesarchiv_Bild_137-020287,_Tsingtau,_Deutsche_Schule.jpg

    Tao

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Qingdao#/media/Fichier:Qingdao_in_NEA.svg

    Tao

    http://esotcelt.unblog.fr/2007/01/09/tao-to-king-livre-ii-aphorisme-trente-huit-38-vertu-action-justice-rites-apparences/

    Saint Jean Paul II en prière

     

  • COMMENT SOIGNER MON CERISIER ?

    Chères blogueuses et chers blogueurs,

    Je viens reprendre aujourd'hui l'étude commencée dernièrement sur un grand sujet d'actualité, à savoir l'état catastrophique dans lequel se trouve la terre. J'ai tenté d'apporter de mon côté le grain de sel des rêves en posant quelques questions :

    - L'inconscient, étant souvent si bienveillant, envoie-t-il des rêves qui offriraient des solutions au problème de la planète ?

    - Quels sont alors ces rêves qui pourraient nous éclairer ?

    - Pourrait-on découvrir dans ces rêves une ou des constantes qui nous permettraient d'hasarder quelques déductions cohérentes, voire d'hasarder une éventuelle solution  ?

    Nous avons ainsi étudié deux rêves : " Menace de catastrophe planétaire" et " Sauver la planète"; ces deux rêves nous ont amenés à poser l'hypothèse suivante :

    Y aurait-il un rapport entre le monde extérieur et le monde intérieur ?

    La qualité de notre environnement terrestre extérieur serait-elle en relation avec la qualité de notre vie intérieure, instinctive, que les alchimistes appelaient «notre terre intérieure», dont l’autre nom encore est l’inconscient ?

    Notre terre extérieure serait-elle malade parce que notre terre intérieure serait maltraitée ?

    Voici donc aujourd'hui le troisième volet de cette étude originale. Nous allons voir un rêve qui vient répondre à la question en plein dans le sujet : " Comment soigner mon cerisier ?"

    Circonstances

    Carole, dynamique psychothérapeute dans la quarantaine, est bien consciente de l’importance de la vie sexuelle. Elle en parle à ses clients, et, pour elle même, elle est bien consciente aussi de la vigilance que la vie sexuelle réclame. Elle a donc une approche très saine des besoins de son corps et vit proche de son instinct. Ce n’est donc pas cet aspect de la vie qui la préoccupe. Ce qui la tracasse en ce moment, c’est le cerisier de son jardin qui se met à dépérir sans raison.

    malade.jpg

    Elle ne sait pas comment le soigner et décide de se confier à son rêve, qui si souvent l'a déjà conseillée avec bienveillance et précieusement aidée. Avant de s'endormir elle pose donc la question «Comment soigner mon cerisier»? Et elle reçoit ce rêve :

    Rêve : Des framboises et du basilic

    Je me trouve dans le jardin de mon voisin d'à côté. Je suis en train d’y cueillir des framboises que je mets dans mon panier en osier. Le voisin me dit de ne pas en prendre beaucoup, car il veut en faire des confitures.

    Je rentre chez moi, je m'aperçois que je n'ai pas ma clé, j’ai peur soudain de l’avoir perdue, d’autant plus que je n’en ai qu’une. Je retourne alors dans le jardin et la trouve sous les framboisiers. Je la prends et retourne à la maison.

    Dans la cuisine, Jean-Luc est là. Il me fait la surprise de préparer une recette pour le déjeuner. Il m’explique que pour cette recette, il avait besoin de basilic.

    Analysons maintenant les différents symboles.

    Je cueille des framboises que je mets dans mon panier en osier

    Les framboises : Ces petits fruits rouges évoquent tout de suite par leur exquise saveur les délicieux plaisirs du corps féminin.

    raspberry.jpg

    Mon panier : Le panier est un réceptacle qui peut désigner le bas-ventre. Mais Carole pense aussi tout de suite à l’expression «mettre la main au panier» et en déduit que son panier, dans son rêve, représente non seulement son bas-ventre mais aussi son fondement, dont les synonymes, plus ou moins vulgaires, sont la croupe, les fesses, le cul.

    Le panier est donc une image pour désigner la partie de son corps liée à la sexualité.

    Je mets des framboises dans mon panier en osier

    Ce panier en osier aurait pu aussi être en paille. Et pourquoi donc le rêve choisit-il ce matériau ? Écoutez...Vous entendez ? "Osier" , osier qui joue avec «Oser y est». Il est question d’oser. Avec le panier en osier, il est question d’oser quelque chose au niveau de sa vie sexuelle.

    L’image indique que notre rêveuse ose cueillir les plaisirs de son corps. Elle ose se satisfaire elle-même.

    woman in love.jpg

    Le voisin d’à côté me dit de ne pas en prendre beaucoup :

    Le voisin représente une facette de la rêveuse, qui souhaite restreindre la cueillette et limiter les délices de l'auto-érotisme.

    Il veut en faire des confitures : Carole ne veut pas toucher aux fruits pour les garder pour plus tard.

    Que veut donc dire le rêve avec ces framboises, ces plaisirs solitaires qu’il ne convient pas de cueillir, mais au contraire de laisser sur le buisson, et puis, ces confitures à consommer ultérieurement?

    Je demande alors à la jeune femme:

    - A quoi cela vous fait-il penser dans votre vie sexuelle, des plaisirs solitaires que vous osez mettre dans votre panier, en vous interdisant d’en cueillir beaucoup, parce qu’il faut les garder pour plus tard ?

    Carole me répond tout de suite:

    - Mais c’est exactement ce qui se passe, j’ai très envie en ce moment de me satisfaire moi-même, parce que mon ami est absent, et je sens souvent monter le désir en moi. Mais j’évite de me caresser toute seule parce que je veux me garder pour lui. Je veux lui réserver, lui conserver toute mon énergie amoureuse.

    Serge-Marshennikov-Girl-with-wheat-hair.jpg

     

    Voyons la suite du rêve. Que montre t-il ?

    Je rentre chez moi, je m'aperçois que je n'ai pas ma clé, je crois l’avoir perdue, je la retrouve sous les framboisiers.

    Quand Carole renonce aux fruits rouges pour se réserver pour son ami, que se passe-t-il alors ? Elle a égaré sa clé sous les buissons.

    Quelle est cette clé qui ouvre sa porte? Vous avez tout de suite compris que cet objet allongé représente le clitoris, qui ouvre la porte aux plaisirs amoureux.

    Que nous apprend donc le rêve ? Quand la rêveuse refuse de satisfaire ses désirs sexuels par elle-même pour réserver ces plaisirs avec son ami, elle égare sa clé, elle affaiblit sa capacité de jouissance. L’abstinence, le manque d’entraînement fait perdre de la vitalité à cet organe si sensible.

    Il y a dix ou vingt ans le sujet de la masturbation féminine était encore tabou. On en parlait à peine, mais les rêves en parlaient tout haut. Je le voyais souvent dans les rêves des unes et des autres.

    Quelqu'un aussi ne s'y est pas trompé, c'est le célèbre sexologue le Dr Gérard Leleu qui en 2005 dans son livre «La caresse de Vénus» insiste et explique : " Le clitoris est en quelque sorte "la clé"de la sexualité féminine". Et il recommande :

    Que les femmes pratiquent régulièrement l’auto-stimulation clitoridienne, car c’est la meilleure préparation à l’union sexuelle.

    Le docteur Leleu souligne aussi que cette auto-stimulation doit avoir lieu déjà chez la fillette.

    La-caree-de-Venus.jpg

    Ainsi le célèbre sexologue donne aux femmes le même conseil que le rêve.

    De mon côté, en 2006 paraissait mon livre "Amour et sexe dans vos rêves", préfacé justement par le Dr Gérard Leleu. J'y ai étudié le sujet au chapitre 4 et 5 en particulier et j'ai expliqué plusieurs rêves qui soulignent les bienfaits de la masturbation. ( Rêves n° 23, 24, 26, 60, 66)

     

    41IZrWUwiZL._SX314_BO1,204,203,200_Amour et sexe.jpg

    Vous trouverez également sur le blog un rêve "renversant":

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/archive/2008/11/30/le-reve-therapeute-ch-6.html

    Retrouvons maintenant Carole qui rentre avec sa clé.

    Une fois chez elle, la rêveuse constate que quelqu'un, Jean Luc, est venu lui préparer à manger.

    Qui est Jean Luc ? C'est un ami jardinier, c'est celui qui prend soin de la terre et doit savoir comment soigner le cerisier.

    Quel est le rapport entre ces deux images ?

    Ainsi, quand la rêveuse reconnait la nécessité de satisfaire ses besoins instinctifs, comme son corps le réclame, elle a entre les mains la clé qui lui révélera l' enchantements des sens. Et c'est à ce moment là qu’apparaît Jean-Luc, le dynamisme en elle qui prend soin du jardin de son corps et prépare des aliments savoureux.

    Jean-Luc m’a préparé une recette. Et pour sa recette il a besoin de basilic.

    Carole entend le mot «basilic» dans deux sens différents.

    D’une part le mot "basilic" s'applique à une plante aux larges feuilles, qui développe un goût fort, sain et savoureux. Ne serait-ce pas là une image de l'intimité féminine ?

    Basilic.jpeg

    Mais notre amie entend aussi le mot "basilique", qui désigne une église, un lieu sacré où réside le divin que l’on vient rencontrer.

    450px-Vatican-StPierre-Interieur.jpg

    Que signifie ce rapprochement entre basilic et basilique ?

    Avec le basilic, la rêveuse savoure son intimité et la joie des sens conduit alors à la basilique intérieure, là où s’accomplit la rencontre avec le divin en soi. C'est parce qu'on entre dans le sanctuaire de la divinité que le plaisir sexuel prend son intensité paradisiaque. Sensualité et spiritualité sont mêlées.

    Jean-Luc

    C’est dans cette perspective que le prénom de Jean-Luc prend aussi tout son sens. On peut se demander en effet pourquoi le rêve choisit cet ami jardinier alors que la rêveuse en connaît plusieurs. Et n’y aurait-il pas là encore une fantaisie du rêve ? Voyons un peu.

    Luc vient du grec " leukos" qui veut dire «lumière»; et tout le monde sait que l'anagramme de Luc est «cul». Qu’il existe dans le fondement du "cul" une source de lumière, c'est bien ce que veut dire en argot érotique les expressions «faire reluire» ou « illuminer» qui signifient : "donner un orgasme". Le jeu de mot sur Luc / cul reprend donc l'enseignement donné par basilic / basilique.

    Et Jean? Que donne ce nom si je joue et inverse les syllabes? En/an,…je /ge, "ange".

    Ainsi, en toute tranquillité, je déduirai que dans le fondement se trouve un force qui fait jaillir la lumière et relie à la divinité. Et pourquoi pas?

    Est-ce choquant ? Le sexuel et le spirituel sont les deux pôles instinctifs de l’éros, les deux faces d’une même réalité de l’âme. L’âme qui s’exprime dans l’amour est autant de nature animale que spirituelle. " L'orgasme est le vécu dans le corps de l'extase qui anime l'âme".(1)

    canova 2.JPG

     

    Nous voici arrivés maintenant au sens du rêve :

    Le guide intérieur vient conseiller à notre amie de s’autoriser, en l’absence de son ami, à savourer seule les plaisirs érotiques. Elle est aussi invitée à être bien consciente que, même seule dans cette jubilation, là aussi le divin est présent, comme quand elle est dans les bras de son ami.

    Carole n’en revient pas! Pour elle, en voilà une surprise! En voilà une initiation!

    Une question se pose maintenant : quel est le rapport avec la question que Carole avait posée en s’endormant? «Comment soigner mon cerisier ?»

    Le rêve vient montrer à la jeune femme que pour soigner le cerisier de son jardin extérieur concret, elle doit prendre soin de sa Terre, de son corps, son jardin intérieur symbolique, elle doit oser cueillir les plaisirs sensuels même solitaires, en sachant que la Terre comme son corps sont le temple de la divinité.

    Alors, en reconnaissant la dimension sacrée de son corps, en soignant sa Terre intérieure, sa Nature instinctive, elle soigne aussi la Nature, la Terre à l’extérieur d’elle.

    Et très humblement c'est ainsi, selon le rêve, qu'elle peut soigner son cerisier.

    cerisier en fleurs.jpg

     

    Conclusion

    Je viens de vous exposer trois rêves, des rêves de femmes où il est question de sauver la terre, de soigner la terre malade, l'arbre malade.

    Ces trois rêves semblent insister sur le même point. Tous les trois invitent les rêveuses à changer leur mode de penser : au lieu de prétendre maîtriser leur vie avec des idées, que le rêve juge fausses, tyranniques, voire destructrices, elles auraient tout bénéfice à faire plus grande place à la vie instinctive et sexuelle, qui n'a rien à voir avec les cogitations intellectuelles.

    À partir de ces trois rêves, pourrions-nous nous autoriser à en déduire qu'il s'agirait là d'un conseil général ?

    Serait-ce alors qu'en soignant sa Terre intérieure, sa Nature instinctive, on soignerait aussi la Nature, la Terre à l’extérieur ?

    Mais respecter sa vie instinctive, ça fait vraiment populo, c'est tellement prosaïque, trivial, voire "franchouillard" n'est-ce pas ? Ça parait franchement vraiment trop benêt et trop simplet,.

    Et vous me direz :

    " - Voyons Christiane, arrêtez un peu avec vos sornettes ! Sauver la planète exige des interventions énormes au niveau planétaire, des moyens autrement plus importants à l'échelle du monde, et pas de tout petits moyens intimes, particuliers, au niveau individuel. Mais vous vous rendez compte des bêtises que vous dîtes ?

    Je sais. Mais pourquoi donc le rêve n'inviterait-il pas chacun, là où il en est, à tenter de retrouver l'écologie la plus ancienne, l'écologie basique primitive ?

    Et pourquoi donc la juste activité de milliards d'êtres ne pourrait-elle pas influencer la planète ?

    Qu'est-ce qu'il vaut mieux ?

    - Sécher l'école pour aller manifester pour sauver la planète ? Ou bien :

    - Suivre les cours et cultiver son jardin secret, sous le regard souriant des dieux qui font fleurir la terre ?

    Possible correspondance entre ces moments, où " dans une ténébreuse et profonde unité" la terre intérieure et la terre extérieure "se répondent" ?

    Ne serait-ce pas là le Ba Ba de l'écologie instinctive ?

    Le rêve semblerait-il inviter chaque écologiste, qui se bat pour la planète, à non pas suivre son intellect et ses calculs, mais à  d'abord honorer son corps et la force d'amour sensuel qui l'habite, parce que cette force est l'expression en lui de la divinité qui protège et gouverne la terre ?

    Vous savez bien que le rêve ne vient pas dire des choses que l'on sait déjà. Il vient montrer ce que l'on ne voit pas.

     

    le jardin de monnet à Giverny.jpg

     

    Bibliographie

    (1) Cette citation est extraite du livre de Christiane Riedel "Amour et sexe dans vos rêves", éditions Trajectoire, p. 10. Elle a été écrite par le Dr Gérard Leleu dans son introduction de mon livre, pour présenter l'optique des rêves, tels que je les ai exposés au cours des pages de ce livre.

     

    Illustrations

    Je remercie les artistes dont les oeuvres, tableaux et photographies m'ont permis d'illustrer mon blog.

    Je remercie en particulier l'artiste russe contemporain Serge Marschennikov, dont je ne me lasse pas d'admirer la splendeur et le raffinement avec lequel il peint les femmes.

    Cerisier malade : greffer.net

    Panier, framboises et roses, tableau de l'artiste anglaise du XIXème siècle, Eloise Harriet Stannart, 1829-1915. fr.wahooart.com

    Jeune femme endormie : Serge Marshennikov. Ce tableau fait partie d'une série appelée " Women in love".

    https://widowcranky.com/2017/12/02/women-in-love-serge-marshennikov/

    Girl with wheat hair, Serge Marshennikov

    Basilic :123RF.com

    Basilique : Intérieur de la basilique St Pierre à Rome, au Vatican. Wikipedia.org/wiki/Fichier

    Eros et Psychée : Psychée ranimée par le baiser de l'Amour, du sculpteur italien Antonio Canova, 1757-1822. L'oeuvre nécessita 6 années de travail, de 1787 à 1793 ; Musée du Louvre. adjine.canalblog.com

    Cerisier en fleurs : booksofdante.wordpress.com

    Le jardin de Claude Monnet à Giverny du peintre français Claude Monnet, 1840-1926

     

     

     

  • LES RÊVES ET LES DÉFUNTS

     

    Chères blogueuses, chers blogueurs

    Le calendrier des fêtes vient me rappeler que nous voici au 1er novembre, à la fête de la Toussaint, consacrée au souvenir des défunts et des saints.

    5425166970_1cb6e52dfruines d'Eldena.jpg

    En cette occasion, je viens de lire un article daté d'hier le 31 octobre, article fort intéressant sur le site chrétien international " Aleteia". Il y est question des rêves avec les défunts. (1) Alors, immédiatement, j'ai eu envie de vous en parler.

    Je viens d'avoir l'immense satisfaction de constater que les prêtres commencent à s'intéresser aux rêves. Ainsi le père exorciste Paul Marie * évoque le sujet des communications entre les vivants et les morts.(1)

    Il souligne que ces pratiques ne sont pas admissibles et que, depuis environ 2600 ans, dialoguer avec les morts est interdit dans la Bible, dans le livre du Deutéronome, ch. 18, v. 9 et suivants.

    Cet interdit n'est pas sans raison.

    Que deviennent en effet la relation et le dialogue personnels avec Dieu, si des entités autres s'introduisent, rivalisent et finalement usurpent dans l'âme la place qui est due à Dieu ? À ce dieu "jaloux", qui par ses prodiges prouve sa suprématie et exige l'exclusivité ?

    N'y a-t-il donc aucun moyen de communication possible entre ceux qui sont sur terre et ceux qui sont dans l'au-delà ? Existerait-il, peut être, quand même, un seul cas, "un exemple" de "bonne pratique", qui permettrait d'être en relation avec les disparus ?

    Eh bien oui.

    Et voici ce que relate le père Paul Marie :

    "À l’occasion de son anniversaire, une jeune femme perdit son frère subitement. Or cette sœur était très liée à son frère, et elle a vécu ce deuil de façon très profonde. Elle priait souvent pour lui.

    Un jour, dans son sommeil, il lui est apparu, il avait un très beau visage de jeune homme, paisible, serein, mais triste, un peu en souffrance…

    rencontre.jpg

    Et le prêtre ajoute :

    Dieu peut permettre que, pendant le sommeil, nous ayons un songe où les défunts viennent nous visiter pour nous réconforter ou faire appel à notre collaboration."

    Je ne cache pas ma joie de lire le récit touchant de cette expérience, même si le père Paul Marie la rapporte très sobrement.

    Et maintenant, me permettez-vous de vous raconter à mon tour une expérience semblable, l'expérience bouleversante qui fut la mienne après la mort de ma mère ?

    J'avais seize ans.

    Ma mère était morte quelques semaines plus tôt. Elle avait eu un cancer au cerveau et avait été opérée. Mais, la tumeur avait gravement touché le cerveau et le chirurgien fut obligé de nettoyer très profondément. Après l’opération, ma mère, revenue à la maison, perdit le mouvement et la parole. Paralysée, muette, elle décéda trois mois plus tard.
    Peu après, une nuit, je rêvai :
    J’étais dans une chambre que je ne connaissais pas. Je voyais ma mère allongée dans un lit, sous les draps.

    Je pleurais.

    Et puis... à mon immense stupéfaction... je vis ma mère... bouger.
    Elle s’assit dans le lit.

    Complètement perturbée, je me dis :

    " - Ce n’est pas possible :

    - primo, ma mère était paralysée, donc elle ne peut pas bouger ;
    - secundo, elle est morte, donc elle peut encore moins bouger."
    Ahurie, je vis alors ma mère poser ses pieds par terre, se lever et se mettre à marcher.

    Je raisonnai à nouveau:

    " - Ce n'est pas possible :

    - primo ma mère était paralysée, donc elle ne peut pas bouger.

    - secundo, elle est morte, donc elle peut encore moins bouger."

    Sidérée, je la vis venir vers moi en riant, et, m'ouvrant tout grand les bras, elle me dit joyeusement :
    - «
    Mais Christiane, je suis vivante, je suis vivante !

    Je me suis réveillée, remplie de bonheur.

    Depuis, la vie après la mort est devenue pour moi une évidence.

    Que les défunts puissent venir dans les rêves parler aux vivants, eh bien, mon rêve n'en est qu'un exemple parmi une multitude !
    Les deux rêves que je viens de vous exposer se passent d’interprétation et parlent en direct, sans énigme. Ce genre de rêves est connu depuis toujours et partout, il est fréquent et, si vous êtes attentifs, vous rencontrerez autour de vous des rêveurs qui, eux aussi, ont reçu des messages semblables.

     

    1128836778.jpg

     

    Notes

    * Le père Paul Marie est recteur d’un sanctuaire marial en Italie et exorciste depuis 25 ans au diocèse de Beauvais et de Modène, il est également président de l’Association internationale pour la Délivrance (IAD).

     

    Documents sur internet

    (1) Interview du père Paul Marie

    https://fr.aleteia.org/2019/10/31/peut-on-parler-avec-les-morts/?utm_campaign=Web_Notifications&utm_source=onesignal&utm_medium=notifications

     

    Jai déjà fait le récit de mon expérience sur le blog, dans une étude d'une dizaine d'articles sur les rêves prémonitoires.

    http://christiane-riedel.blogspirit.com/apps/search?s=mais+Christiane+je+suis+vivante&search-submit-box-search-3477=OK

     

    Illustrations

    Les ruines d'Eldena du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich

    Rencontre : espritsciencemetaphyique.com/proche-decede.htlm

    Croix dans la solitude, tableau du peintre américain Thomaq Cole, 1801-1848